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Élections cantonales vaudoises

L'UDC Pascal Dessauges lance sa campagne

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Marc-Olivier Buffat, président du PLR Vaud, Pascal Dessauges, candidat UDC et Jacques Nicolet, président de l'UDC Vaud lancent la campagne de Pascal Dessauges pour l'élection complémentaire au Conseil d'Etat du 17 mars. (Photo : CS)

Après ses adversaires de gauche, au tour de Pascal Dessauges de lancer sa campagne. Le préfet du Gros-de-Vaud est le candidat de l’UDC pour l’élection complémentaire au Conseil d’Etat.

Soutenu par le PLR, Pascal Dessauges ambitionne de renverser la majorité de gauche au gouvernement . Il veut aussi ramener un siège à l’UDC, absent du Conseil d'Etat depuis le décès de Jean-Claude Mermoud en 2011. Face à la presse ce lundi, Pascal Dessauges a esquissé son programme politique. Il appelle notamment à renforcer la responsabilité individuelle. Le candidat UDC veut par exemple alléger la fiscalité des personnes physiques pour leur garantir un pouvoir d’achat décent. Pascal Dessauges :

Pascal DessaugesCandidat UDC

Parmi les mesures évoquées, l'impôt sur les successions doit par exemple être supprimé. L’UDC veut encore « diminuer l’attractivité du social », maîtriser les coûts de la santé via la réorganisation du CHUV ou encore promouvoir l'apprentissage. Bref, le parti se veut une alternative à la politique menée par le gouvernement ces dernières années. Le président de l’UDC Vaud, Jacques Nicolet :

Jacques NicoletPrésident UDC Vaud

Présenté comme un candidat « rassembleur, pragmatique et engagé », Pascal Dessauges a déjà fait le plein de voix lors du congrès du PLR. Une bonne entame de campagne selon lui :

Pascal DessaugesCandidat UDC

Les thèmes de campagne résonnent aux oreilles de Marc-Olivier Buffat, président du PLR Vaud. Il réaffirme le soutien de son parti au candidat UDC :

Marc-Olivier BuffatPrésident PLR Vaud

Le budget de campagne de Pascal Dessauges est de 80'000 francs contre 240'000 pour la socialiste Rebecca Ruiz. En plus de ces deux candidats poids lourds, 3 personnes sont en lice pour reprendre le siège de Pierre-Yves Maillard : Jean-Michel Dolivo d’Ensemble à Gauche, Anaïs Timofté du POP et Axel Marion pour le PDC. Le premier tour du scrutin aura lieu le dimanche 17 mars.

 

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Vassilis Venizelos seul Vert en lice pour le Conseil d'Etat vaudois

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Les Verts lancent Vassilis Venizelos dans la course au Conseil d'Etat vaudois (archives). (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Les Verts lancent Vassilis Venizelos dans la course au Conseil d'Etat vaudois. A une écrasante majorité, ils ont renoncé samedi à présenter un ticket à deux. L'écologiste fera liste commune avec les trois socialistes sortantes pour conserver une majorité de gauche.

Le parti a plébiscité cette formule à 3 + 1 - trois PS plus un Vert - qui a permis à la gauche de déternir la majorité au Conseil d'Etat depuis dix ans. La direction, et les alliés socialistes, militaient pour cette stratégie en vue de l'élection du 20 mars.

Expérimenté et rassembleur, Vassilis Venizelos, 44 ans, était le favori pour briguer la succession de Béatrice Métraux, qui ne se représente pas. Il a été choisi par 151 voix sur 174. Le député Maurice Mischler était également sur les rangs.

"Le temps presse"

Vassilis Venizelos a énuméré ses priorités environnementales et sociales. Avec en premier lieu, l'urgence climatique: "le temps presse, nous devons faire plus", a déclaré l'Yverdonnois, député depuis 14 ans et conseiller communal depuis 25 ans.

Le candidat soutient un renforcement du service public, en particulier du système de santé, qui a joué un rôle-clé lors de la pandémie. Il veut s'engager pour une "égalité de fait, et lutter contre le sexisme, le racisme, l'homophobie ou la transphobie", a-t-il déclaré. "Avec mon coeur, mes idées, je suis prêt à entrer en campagne. La défaite n'est pas une option, nous avons une obligation de résultats", a-t-il ajouté sous les applaudissements.

Davantage d'ambition

Quelques voix se sont élevées pour demander que le parti, poussé par la vague verte, fasse preuve de davantage d'ambition et présente deux candidats. Le député et ancien syndic d'Epalinges, Maurice Mischler, s'était mis à disposition. Vu l'urgence climatique, il a fait valoir que deux Verts n'étaient pas de trop pour défendre les valeurs écologistes. Glissant au passage que "le gouvernement actuel n'est pas satisfaisant en matière environnementale".

Cette stratégie n'a pas convaincu, car jugée trop risquée. Les trois conseillères d'Etat sortantes présentent un bon bilan et pourraient passer dès le premier tour, laissant potentiellement les deux Verts seuls au deuxième tour, a relevé la cheffe de groupe Rebecca Joly qui a demandé de "privilégier la sécurité".

Les délégués l'ont suivie par 157 voix contre 12 et 3 abstentions. Pour certains membres, il était en outre inconcevable que les Verts présentent deux hommes à cette élection.

Progresser au Grand Conseil

En 2022, l'enjeu principal est de renforcer la députation verte au Grand Conseil, où la gauche a une "réelle chance" de remporter la majorité, ou en tout cas de progresser, selon le président de parti Alberto Mocchi. Les Verts ont cinq ans pour préparer l'avenir et présenter deux candidats en 2027, ont réclamé quelques voix.

Carmen Tanner, co-syndique d'Yverdon-les-Bains, a plaidé pour l'alliance avec les socialistes. "J'entends l'urgence climatique actuelle, mais elle ne doit pas nuire à notre capacité fédératrice. Nous devons ensemble rafler la mise", a-t-elle dit à ceux qui critiquaient la tiédeur verte de certains élus socialistes.

Avec les socialistes

La semaine dernière, les socialistes ont relancé, par acclamation, leurs trois sortantes dans la course au Conseil d'Etat. Nuria Gorrite, Cesla Amarelle et Rebecca Ruiz devraient facilement repartir pour un tour au sein de l'exécutif.

Le PLR, qui détient actuellement trois sièges, présente trois candidats: la sortante Christelle Luisier ainsi que les conseillers nationaux Isabelle Moret et Frédéric Borloz. L'UDC part avec Michaël Buffat. Ensemble à Gauche (EàG) lance cinq candidats. Premier verdict le 20 mars, après le premier tour.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Venizelos et Mischler candidats à la candidature chez les Verts

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A l'issue du délai, deux candidats verts, Vassilis Venizelos et Maurice Mischler, briguent un siège au Conseil d'Etat vaudois (Photo d'illustration © KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

A l'issue du délai, deux Verts sont sans surprise sur les rangs pour l'élection au Conseil d'Etat vaudois: les députés Vassilis Venizelos et Maurice Mischler. Le parti décidera de sa stratégie et élira son ou ses candidats lors d'une assemblée générale le 20 novembre.

Le délai de candidature a échu lundi soir. Les deux candidats vont désormais faire le tour des sections locales pour aller à la rencontre des membres, écrivent les Verts vaudois mardi dans un communiqué.

Dans sa lettre de motivation, le favori Vassilis Venizelos, 44 ans, 35 ans de Conseil communal à Yverdon-les-Bains et 14 ans de Grand Conseil, annonce ses priorités: l'urgence climatique, les leçons à tirer de la crise sanitaire et une politique proactive en matière d'égalité.

Duo nécessaire

Municipal d'Epalinges, Maurice Mischler, 55 ans, estime qu'il n'y aura pas trop de deux représentants verts au Conseil d'Etat vaudois face à une catastrophe programmée. Député depuis 2016, il rappelle également son expérience de dix ans au sein de l'exécutif de sa commune, qui s'étend à tous les domaines.

Ce double ticket a peu de chances d'être validé: la direction du parti milite pour une candidature unique, au vu de la majorité de gauche du Conseil d'Etat. Selon elle, l'enjeu se situe plutôt au niveau du Grand Conseil. Le gouvernement compte actuellement une élue, Béatrice Métraux, qui ne se représente pas.

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Les trois socialistes du Conseil d'Etat vaudois repartent pour un tour

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Rebecca Ruiz, Nuria Gorrite et Cesla Amarelle (de gauche à droite) ont annoncé jeudi à Bussigny qu'elles se représentaient au Conseil d'Etat vaudois. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Nuria Gorrite, Cesla Amarelle et Rebecca Ruiz souhaitent se représenter aux élections cantonales de mars prochain pour le Conseil d'Etat vaudois.

Leur annonce, jeudi matin devant la presse dans un café de Bussigny, ne constitue pas une surprise, tant il semblait évident que toutes trois désiraient rempiler. "Ce n'est pas la fin d'un suspense insoutenable", a d'ailleurs reconnu Nuria Gorrite.

La validation de leur ticket à trois devrait aussi être une formalité, le 13 novembre à Lausanne lors du congrès du Parti socialiste vaudois. Aucune autre candidature socialiste, en théorie possible, n'a émergé. "Nous serions déjà au courant si c'était le cas", a estimé Mme Gorrite.

Même si rien n'est encore acté, une nouvelle alliance avec les Verts semble se dessiner pour l'élection au Conseil d'Etat (1er tour le 20 mars, 2e tour le 10 avril). "Cette alliance est naturelle et elle a fait ses preuves", a continué la présidente du gouvernement vaudois.

Nuria GorriteCandidate à la candidature au Conseil d'Etat

"Nous nous engageons très sereinement dans cette alliance", a renchéri Cesla Amarelle, soulignant que lors des dernières élections communales, la progression des Verts ne s'était pas faite au détriment du PS. Une sérénité du trio qui s'est ressentie au moment de se présenter face à la presse.

Cesla AmarelleCandidate à la candidature au Conseil d'Etat

Outre le Conseil d'Etat, les trois candidates ont promis "une implication complète" pour les élections au Grand Conseil, où la gauche espère pour la première fois prendre la majorité. "Nous serons très présentes sur le terrain pour appuyer les listes dans nos districts respectifs", a relevé Rebecca Ruiz. Un enjeu également souligné par Cesla Amarelle :

Cesla AmarelleCandidate à la candidature au Conseil d'Etat

Projets à poursuivre

Tour à tour, les trois socialistes ont insisté sur le fait qu'elles formaient "une équipe soudée". Et que cette solidarité s'avérait plus que jamais nécessaire pour affronter les défis actuels et futurs. "Le canton a besoin de personnalités qui ont envie de créer du lien, pas de gens qui divisent", a dit Nuria Gorrite. Une vraie solidarité entre les trois ministres comme le confirme Rebecca Ruiz :

Rebecca RuizCandidate à la candidature au Conseil d'Etat

Rebecca Ruiz a aussi remarqué que la crise du coronavirus avait "renforcé" leur conviction d'avoir "un Etat solide et agissant qu'il ne fallait surtout pas affaiblir."

Cesla Amarelle a également insisté sur l'importance de poursuivre les projets qu'elles avaient "mis sur les rails" ces dernières années. De quoi imaginer qu'elles souhaiteraient, en cas de réélection, conserver leur département.

"Nous sommes candidates au Conseil d'Etat, pas à un département", a toutefois relevé Nuria Gorrite, rappelant que la distribution des départements, ou leur éventuelle modification, se ferait dans le cadre du gouvernement.

Elues entre 2012 et 2019

La Morgienne dirige elle-même le Département des infrastructures et des ressources humaines depuis son entrée en fonction en 2012. Cesla Amarelle a accédé au Conseil d'Etat cinq ans plus tard, en tant que cheffe du Département de la formation, de la jeunesse et de la culture.

Quant à Rebecca Ruiz, elle a rejoint l'exécutif cantonal à la faveur d'une élection complémentaire en 2019, organisée après le départ de Pierre-Yves Maillard. La Lausannoise est en charge du Département de la santé et de l'action sociale.

Autres candidats déjà connus

Pour mémoire, dans les autres partis vaudois, le PLR présentera la sortante Christelle Luisier ainsi qu'Isabelle Moret et Frédéric Borloz. L'UDC partira avec Michaël Buffat.

Les Verts n'ont pas encore validé leur stratégie, mais ils devraient lancer Vassilis Venizelos, seul candidat en lice à ce stade. Les plus petits partis n'ont pas encore annoncé de candidats.

Robin Jaunin avec Keystone-ATS

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Béatrice Métraux ne briguera pas un nouveau mandat

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Béatrice Métraux ne briguera pas un nouveau mandat au Conseil d'Etat vaudois. (Image d'archive - ©KEYSTONE/SANDRA HILDEBRANDT)

Elle ne repartira pas pour un tour. Béatrice Métraux ne se représentera pas à sa propre succession au Conseil d’Etat vaudois.

Pas de nouveau mandat pour la ministre Verte élue en 2011. Béatrice Métraux annonce ce matin dans les colonnes de l’Echo du Gros-de-Vaud qu'elle ne se présentera pas à sa propre succession aux élections cantonales de mars prochain. «Je pars l’esprit serein et fière du travail accompli», c'est ce qu'elle déclare dans le journal de sa région. A 66 ans, elle souhaite passer le relais "à la nouvelle génération."

Béatrice MétrauxConseillère d’Etat en charge de l'environnement et la sécurité, VD

Pas de surprise du côté du parti cantonal qui dit comprendre sa décision et être prêt avec la relève. Le président des Verts Alberto Mocchi tient à saluer le bilan de Béatrice Métraux.

Alberto MocchiPrésident des Verts vaudois

Et elle, quel est son bilan premier bilan de 20 ans d’engagement politique?

Béatrice MétrauxConseillère d’Etat en charge de l'environnement et la sécurité, VD

Béatrice Métraux est entrée au château Saint-Maire en janvier 2012 en tant que ministre de l'intérieur, après avoir remporté une élection complémentaire pour remplacer l'UDC Jean-Claude Mermoud, décédé en septembre 2011. Son élection avait permis à la gauche de prendre la majorité au Conseil d'Etat.

Majorité de gauche et féminine

La ministre écologiste a ensuite été réélue à deux reprises, en 2012 et 2017, sur un solide ticket rose-vert. Le scrutin cantonal de 2012 avait même conduit à une rare majorité féminine dans un gouvernement cantonal en Suisse, renouvelée cinq ans plus tard.

Au sein du gouvernement, Béatrice Métraux s'est notamment chargée des dossiers sécuritaires. Elle s'est par exemple attelée à augmenter la capacité et à moderniser le parc pénitentiaire vaudois, ainsi qu'à améliorer la coordination de la chaîne pénale.

Sur ce volet sécuritaire, Mme Métraux a été sous le feu des projecteurs lors du meurtre de Marie, tuée par un récidiviste en 2013. "J'y repense souvent", reconnaît-elle dans l'interview accordée à l'Echo du Gros-de-Vaud. "Ça a été un échec du système, mais il a permis de réformer les relations entre les services médicaux et pénitentiaires, et de repenser la prise en charge des détenus", estime-t-elle.

En plus de la sécurité, Béatrice Métraux a repris l'environnement en 2020. Elle y a fait avancer plusieurs dossiers, à commencer par l'élaboration du Plan Climat vaudois.

Critiquée par les jeunes Verts

Cette double casquette sécurité/environnement lui a toutefois valu des critiques. Et notamment à l'occasion de l'évacuation des zadistes du Mormont le printemps dernier. Les jeunes Verts vaudois avaient alors réclamé sa démission. Une nouvelle génération qui est "exigeante et a raison de l'être pour répondre aux défis climatiques", affirme-t-elle.

Béatrice Métraux va laisser derrière elle 20 ans d'engagement politique. Avant d'accéder au Conseil d'Etat, elle a été municipale à Bottens de 2002 à 2012 et députée au Grand Conseil de 2007 à 2012, où elle a oeuvré comme cheffe du groupe des Verts.

Cette juriste de formation et Française d'origine - elle est née à Arcachon près de Bordeaux - est arrivée en Suisse en 1981. Lorsque l'heure de la retraite politique aura sonné l'été prochain, elle dit vouloir passer du temps avec sa famille, notamment avec son petit-fils et son mari, ancien inspecteur cantonal des forêts.

"Nous sommes encore tous les deux en pleine forme et nous allons sans doute beaucoup marcher. Je vais aussi lire, méditer et continuer à m'engager pour ce canton et ses habitants comme bénévole dans le milieu associatif", explique-t-elle dans le journal local.

Appel à candidatures

Les Verts vaudois ont salué "les deux décennies d'engagement politique fort" de leur ministre "au service des idées et valeurs écologistes". "Elle a su porter la voix de l'environnement et du climat au sein du Conseil d'Etat", écrivent-ils.

Ils ont aussi détaillé le processus qui mènera à sa succession aux élections cantonales du 22 mars 2022. Le parti lance un appel à candidatures qui se terminera le 25 octobre. Une assemblée générale extraordinaire sera ensuite convoquée le 20 novembre pour définir la stratégie verte.

Aucun membre des Verts ne s'est encore annoncé partant. Un favori semble se dégager en la personne du député Vassilis Venizelos. Il a déjà laissé entendre par le passé son intérêt. Interrogé vendredi par Keystone-ATS, il n'a pas voulu faire part de son intention. Le moment est plutôt venu de rendre hommage à Mme Métraux, selon lui.

Autre papable, le député Raphaël Mahaim a indiqué à l'agence de presse qu'il ne sera pas candidat à la candidature. Il préfère se consacrer à son futur mandat au Conseil national à Berne, où il remplacera le démissionnaire Daniel Brélaz en mars prochain. Les Jeunes Verts vaudois ne présenteront pas officiellement de candidat, ont-ils confié.

Un seul candidat?

Pour la suite, le président des Verts vaudois Alberto Mocchi affirme que la direction du parti est "plutôt favorable" à une seule candidature verte pour le Conseil d'Etat, sur une liste commune avec le Parti socialiste au 1er tour. En tous les cas, la relève est prête selon Alberto Mocchi:

Alberto MocchiPrésident des Verts vaudois

Béatrice Métraux est la troisième membre du Conseil d'Etat vaudois à annoncer son départ, après les deux PLR Philippe Leuba et Pascal Broulis.

DOR avec Keystone-ATS.

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Luisier, Moret et Borloz sur le ticket PLR pour le Conseil d'Etat

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Le ticket PLR Vaud gagnant de la soirée (de gauche à droite): Frédéric Borloz, Christelle Luisier et Isabelle Moret. (© Keystone/MARTIAL TREZZINI)

Deux femmes et un homme figureront sur le ticket PLR pour la course au Conseil d'Etat vaudois du 22 mars prochain. Christelle Luisier, Isabelle Moret et Frédéric Borloz ont été désignés mercredi soir par les délégués du congrès du PLR Vaud à Tolochenaz.

Il n'aura fallu qu'un tour de vote, mais un long dépouillement, pour choisir les deux candidats accompagnant la conseillère d'Etat sortante Christelle Luisier, plébiscitée, elle, plus tôt dans la soirée par acclamation. Une "standing ovation" de l'assemblée appréciée par Christelle Luisier :

Christelle LuisierCandidate au Conseil d'Etat - VD

Les résultats ont été très serrés. Au total, 413 membres du parti ont pris part au scrutin. La conseillère nationale Isabelle Moret a obtenu 230 voix et le conseiller national et ancien syndic d'Aigle Frédéric Borloz 227 voix. Ce dernier devance le député au Grand Conseil Alexandre Berthoud de deux petites voix (225 voix). Le député et ancien judoka Sergei Aschwanden ferme la marche avec 138 voix. La majorité absolue était de 206 voix sur 410 bulletins valables.

Marc-Olivier BuffatPrésident PLR VD

Assemblée record

Après que chaque candidat se soit présenté devant l'assemblée, les 413 membres du congrès, un record, ont largement opté pour un ticket à trois candidats après un court mais animé débat. Ils se sont finalement ralliés à la direction et au comité directeur du parti, qui plaidaient pour trois représentants, tout comme les candidats eux-mêmes.

Aucun des autres candidats ne revendiquant le siège de l'actuelle cheffe du Département des institutions et du territoire (DIT), élue au gouvernement en février 2020 en remplacement de Jacqueline de Quattro, élue en octobre 2019 au Conseil national, Mme Luisier a été plébiscitée par applaudissement. Ancienne députée au Grand Conseil (2012-2020) et ex-syndique de Payerne (2011-2020), elle fêtera ses 47 ans dans cinq jours.

Elus à Berne favorisés

Le choix de faire figurer la conseillère nationale Isabelle Moret, 50 ans, sur le ticket libéral-radical vaudois ne constituait pas une surprise. Son parcours a plaidé en sa faveur, elle qui a été présidente de la Chambre du peuple en 2020, vice-présidente du PLR Suisse durant huit ans et députée vaudoise durant sept ans (1999-2006).

C'est finalement Frédéric Borloz qui a réussi à voler la vedette aux deux étoiles montantes du PLR Vaud, Alexandre Berthoud et Sergei Aschwanden. Son expérience a visiblement fait la différence, mais de justesse. Hors Conseil d'Etat, le politicien de 55 ans a assumé quasiment toutes les fonctions à l'échelle vaudoise.

Frédéric BorlozCandidat au Conseil d'Etat - VD

Il a oeuvré pendant plus de deux décennies à Aigle, dont quinze ans comme syndic. Il a été député au Grand Conseil de 2002 à 2015, avant de partir pour Berne comme conseiller national. Il a aussi présidé les premières années du PLR vaudois entre 2012 et 2018, après la fusion entre radicaux et libéraux. Il faut maintenant prendre la relève des deux machines politiques sortantes, Pascal Broulis et Philippe Leuba.

Frédéric BorlozCandidat au Conseil d'Etat - VD

Pas de limitation des mandats

En ouverture de soirée, le président du PLR Vaud, Marc-Olivier Buffat, a parlé d'un "congrès historique" qui laissera des traces pour longtemps, évoquant le renouvellement de génération voulu par les instances du parti. "La bataille s'annonce compliquée et difficile", a-t-il affirmé, pour garder les trois sièges au futur gouvernement.

Marc-Olivier BuffatPrésident PLR VD

Le PLR est donc le premier parti a officiellement lancer la course au Conseil d'Etat vaudois, dont les élections se dérouleront en mars prochain. Marc-Olivier Buffat :

Marc-Olivier BuffatPrésident PLR VD

La mini-surprise de la soirée aura finalement été le refus par le congrès de modifier les statuts du parti et de dire non à une limitation des mandats électoraux. La direction et le comité directeur du PLR Vaud avait prévu de la fixer à quinze ans au maximum, soit trois mandats, pour un élu PLR au gouvernement cantonal, et de 16 ans au maximum, soit quatre mandats, pour ses représentants à Berne.

Après un débat nourri, l'assemblée a finalement voté de justesse, par 197 non contre 195 oui, de ne pas modifier les statuts actuels.

Avant ce congrès, les deux actuels conseillers d'Etat Pascal Broulis (quatre mandats) et Philippe Leuba (trois mandats) avaient joué les prolongations pour prendre leur décision de se représenter ou non, faisant durer le suspense et agitant les esprits dans le landerneau libéral-radical vaudois. Le ministre de l'économie Leuba a finalement annoncé le 12 août qu'il ne se représentait pas, suivi une semaine après par le ministre des finances Broulis.

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