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Vaud

Facture sociale: des communes mettent la pression sur le canton

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Réunie en assises, une centaine de communes vaudoises ont envoyé jeudi soir un signal fort au Conseil d'Etat sur la facture sociale. Elles remettent en question la clé de répartition actuelle et déclarent "l'état d'urgence" pour les finances communales. Certaines envisagent même une action en justice.

A l'initiative des syndics de Crans-près-Céligny, Robert Middleton, et de Rolle, Denys Jaquet, des Assises de la facture sociale ont été organisées jeudi soir au Casino Théâtre de Rolle. Les deux responsables communaux ont aussi créé le Mouvement contre la facture sociale, un groupe de réflexion et non une nouvelle association intercommunale, aiment-ils à préciser.

L'objectif est de débattre de la facture sociale et exiger que le canton reprenne à sa charge la totalité des quelque 820 millions de francs de l'addition pour 2020, au lieu du principe "moitié-moitié" actuel. Des communes comme Crans-près-Céligny, Rolle et Bursinel ont récemment menacé de ne pas payer leur part de cette facture sociale.

"Plus de 160 personnes représentant 114 communes vaudoises ont participé à ces assises", soit plus du tiers des 309 communes du canton, se félicite Robert Middleton, interrogé par Keystone-ATS. "Villes et villages de toutes les régions du canton étaient représentés", souligne-t-il, se disant "impressionné et ému".

"Ras-le-bol général"

"C'est un gros succès et un message fort envoyé au Conseil d'Etat pour dire que la situation actuelle ne peut plus durer et que des réformes rapides doivent être mises en place", affirme-t-il. "C'est un indicateur du ras-le-bol général des communes, dont beaucoup s'endettent et doivent commencer à emprunter pour faire tourner le ménage communal", constate-t-il.

Les assises ont adopté par acclamation plusieurs conclusions. Elles déclarent "l'état d'urgence pour les finances communales". Elles "soutiennent" l'Union des communes vaudoises (UCV) et l'Association des communes vaudoises (AdCV) dans le cadre des négociations en cours avec le Conseil d'Etat.

Les représentants des communes présentes soulignent par ailleurs que leur action "ne met pas en cause la facture sociale en tant que telle", "ne vise pas la création d'une structure parallèle aux associations faîtières des communes" et "va de pair avec une refonte de la péréquation intercommunale qui répond aux besoins des communes à faible potentiel fiscal".

Durcir le ton

Concrètement, le Mouvement va attendre le dénouement des discussions actuelles entre le gouvernement vaudois, l'UCV et l'AdCV. S'il devaient y avoir trop de concessions faites par les communes, MM. Middleton et Jaquet se réservent le droit de convoquer de nouvelles assises pour élaborer un plan d'action "plus dur".

Les communes de Crans-près-Céligny et de Rolle ont déjà décidé de faire recours au Tribunal cantonal contre les chiffres définitifs de la facture sociale qui seront annoncés par le canton au mois de juin. Un groupe d'étude a été mis sur pied pour examiner les questions de constitutionnalité.

"Selon nous, la facture sociale ne respecte pas l'article 139 de la Constitution vaudoise, qui précise que les communes sont autonomes pour choisir l'affectation de leurs impôts", explique M. Middleton. "Plusieurs communes nous ont indiqué être prêtes à intenter une action collective", relève-t-il.

En décembre dernier, les représentants des communes ont aussi fait entendre leur ras-le-bol lors du débat sur le budget 2020 au Grand Conseil. Ils ont réclamé une nouvelle répartition des charges sociales. A leurs yeux, celles-ci pèsent trop sur les finances des communes et pas assez sur les épaules du canton.

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Vaud

La Verte Séverine Evéquoz élue à la présidence du Parlement

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Séverine Evéquoz a accédé mardi à la présidence du Grand Conseil. (© KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD)

Séverine Evéquoz est la nouvelle première citoyenne du canton de Vaud. L'écologiste a été élue mardi à la présidence du Grand Conseil.

De retour dans la salle du Parlement après avoir été assermentés en matinée à la cathédrale, les députés ont accordé 120 voix à Séverine Evéquoz (sur 146 bulletins valables). La Lausannoise de 41 ans, première vice-présidente jusqu'ici, était la seule candidate en lice pour succéder à Laurence Cretegny.

"Vos débats seront ma priorité", a-t-elle promis à ses collègues lors de son discours d'intronisation. "Exprimez-vous, débattez de vos idées, faites vivre votre liberté d'expression!", leur a-t-elle lancé. Conseillère communale à Lausanne de 2013 à 2017, elle a rejoint en 2017 le Grand Conseil, où elle a été réélue en mars dernier en obtenant le meilleur score des écologistes dans l'arrondissement de Lausanne.

Sur le plan professionnel, la native de Chessel, dans le Chablais vaudois, travaille depuis 2019 comme collaboratrice scientifique à l'Office fédéral de l'environnement (OFEV). Elle y oeuvre pour un projet visant à développer la biodiversité et la qualité paysagère dans les agglomérations.

La Verte, qui a suivi un apprentissage de fleuriste avant de devenir ingénieure en gestion de la nature, a auparavant travaillé pour la Ville de Lausanne et le Canton de Genève.

Anciennes présidentes en exemple

Interrogée par Keystone-ATS, Séverine Evéquoz explique être "consciente de la dimension" d'une présidence du Grand Conseil. Si elle se sait désormais plus exposée, elle assure aborder cette année législative "avec confiance". Pour l'affirmer, elle met en avant "un solide parcours" politique et professionnel, ainsi que sa capacité d'être "à l'écoute des autres".

Cette passionnée de montagne, membre du Club alpin suisse, estime aussi avoir "l'endurance" suffisante pour répondre à la charge de travail et répondre aux sollicitations. Elle explique aussi avoir réduit son taux de travail, qui passera de 80 à 50% à l'OFEV durant l'année à venir.

Séverine Evéquoz dit également s'inspirer des deux présidentes qui l'ont précédée, Sonya Butera et Laurence Cretegny, qui ont notamment "su conduire le Parlement durant la crise du coronavirus".

La Lausannoise ne regrette pas de devoir renoncer aux débats durant l'année à venir. "Le rôle de deuxième et première vice-présidente m'imposait déjà une telle posture. J'y suis préparée", remarque-t-elle. Si elle accepte de s'effacer en tant que Verte, elle souligne qu'elle ne le fera pas en tant que politicienne vaudoise avec, comme objectif, de "faire rayonner le Parlement".

Séverine Evéquoz sera épaulée par le Vert'libéral Laurent Miéville et l'UDC Jean-François Thuillard, élus mardi respectivement premier et deuxième vice-président. Les élections de mardi après-midi ont aussi permis de placer Patrick Simonin (PLR), Stéphane Montangero (PS), François Cardinaux (PLR) et Céline Misiego (Ensemble à gauche - POP) au Bureau du Grand Conseil.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

La nouvelle législature vaudoise peut commencer

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Les membres du futur Conseil d'Etat vaudois, de gauche à droite, Valérie Dittli, Vassilis Venizelos, Frédéric Borloz, Isabelle Moret, Nuria Gorrite, Rebecca Ruiz et Christelle Luisier lors de la cérémonie d'installation et d'assermentation des membres du Grand Conseil et du Conseil d'Etat vaudois ce mardi 28 juin 2022. (© KEYSTONE/Valentin Flauraud)

Les députés et élus vaudois de la nouvelle législature ont prêté serment ce mardi matin à Lausanne. Dans une cathédrale pleine, les nouvelles autorités vaudoises ont symboliquement lancé une législature 2022-2027 qui débutera officiellement vendredi.

« Je le promets »… Un serment qui a résonné de nombreuses fois ce matin au sein de la cathédrale de Lausanne. Les 150 députés du Grand Conseil et les sept membres du Conseil d’Etat ont ainsi prêté serment, lors d'une cérémonie très protocolée, et devant une cathédrale pleine. Avant cela, le cérémonial traditionnel s'est déroulé notamment sur l'esplanade du Château, avec la salve de 23 coups de canon, la fanfare de la police cantonale et le défilé des milices vaudoises.

Cette cérémonie a également permis d’introniser Christelle Luisier en tant que nouvelle présidente du gouvernement. Christelle Luisier :

Christelle LuisierFuture présidente du Conseil d'Etat

Cette cérémonie d’assermentation, seule Nuria Gorrite, ministre socialiste sortante, la connaissait. Elle était en effet la seule du collège présente au sein de la cathédrale il y a 5 ans. 4 nouveaux venus pour cette législature, tandis que Rebecca Ruiz et Christelle Luisier ont été élue en cours de mandat.

Nuria GorriteConseillère d'Etat vaudoise

A noter que pour le Grand Conseil, ce sont un tiers des élus qui sont de nouveaux membres de l'hémicycle.

Christelle Luisier, future présidente du Conseil d'Etat vaudois, prononce un discours lors de la cérémonie d'assermentation des membres du Grand Conseil et du Conseil d'Etat vaudois ce mardi 28 juin 2022. (KEYSTONE/Valentin Flauraud)

Ancien conseiller national et syndic d’Aigle et conseiller d’état élu, Frédéric Borloz a tout de même ressenti la symbolique du moment :

Frédéric BorlozFutur Conseiller d'Etat vaudois

Malgré son statut de conseillère d’Etat sortante, Rebecca Ruiz est entrée en fonction au cours de la législature précédente. C’est donc sa première cérémonie complète d’assermentation en tant que ministre vaudoise.

Rebecca RuizConseillère d'Etat vaudoise

Parmi les sept ministres vaudois et les quatre nouvelles tête, le vert Vassilis Venizelos. Il connaît bien les institutions cantonales, lui qui aura siégé durant trois législature au Grand Conseil. Vassilis Venizelos :

Vassilis VenizelosFutur Conseiller d'Etat vaudois

La suite maintenant : l’entrée en fonction officielle, qui aura lieu ce vendredi le 1er juillet. La future Présidente du Conseil d’Etat, Christelle Luisier :

Christelle LuisierFuture présidente du Conseil d'Etat

La législature 2022-2027 débute donc officiellement ce vendredi 1er juillet.

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Lausanne

Hausse de 20% des décès en 2020, retour à la normale en 2021

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L’année 2020 a été marquée par une hausse sensible du nombre de décès liée à la pandémie de Covid-19:+20% par rapport à la moyenne 2015-2019 dans le canton de Vaud (photo prétexte). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

L'année 2020 a été marquée par une hausse sensible du nombre de décès dans le canton de Vaud, liée à la pandémie de Covid-19. Par rapport à la moyenne de 2015-2019, l'augmentation s'élève à 20%, pour un total de 6700 décès (toutes causes confondues) contre 14% au niveau suisse.

Deux périodes de surmortalité sont nettement visibles, au printemps et en automne, avant que les décès ne reviennent dans une fourchette normale en 2021, indique mardi Statistique Vaud dans un communiqué. Le total dépasse les 6300 morts de la grippe espagnole de 1918, même si, par rapport à la population, le taux de 2020 (8,3 décès pour mille habitants) est beaucoup plus bas qu'en 1918 (quelque 19 pour mille).

La surmortalité observée en 2020 concerne avant tout les personnes âgées de 80 ans et plus et, dans une moindre mesure, les 65-79 ans. La hausse est légèrement plus importante pour les hommes (+21%) que pour les femmes (+19%). En 2021, le nombre de décès revient dans la fourchette des valeurs observées ces dernières années jusqu'en novembre, avec cependant une petite hausse en décembre.

A relever que les résultats publiés dans Numerus présentent l'évolution brute des décès (sans prise en compte de l'effet de l'accroissement et du vieillissement de la population). Si, entre 2015 et 2019, la population avait eu une taille et une structure par âge identiques à celles de 2020, la hausse des décès par rapport à la moyenne aurait été de 13%, précise Statistique Vaud.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

A Lausanne, fin du campement sauvage d'urgence pour les SDF

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Le collectif avait installé des tentes dans les jardins de la Haute Ecole (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

L'hébergement d'urgence installé sur les hauts de Lausanne dans les jardins de la Haute école de travail social de Lausanne (HETSL) va prendre fin. Après un mois d'occupation illégale, le collectif 43m2 a annoncé qu'il allait lever le camp d'ici lundi.

Le 30 mai dernier, le collectif avait installé par surprise et sans autorisation à la HETSL un campement sauvage pour accueillir les personnes sans solution de logement, suite à la fermeture estivale d'une partie des structures d'accueil de la ville. Des tentes, un salon et une cuisine collective étaient à la disposition des SDF.

Le lieu sera fermé dès la semaine prochaine. Le collectif explique "avoir poussé aussi loin que possible son engagement. Mais sans le relais des institutions, le maintien de cette structure n'est pas possible", écrit-il dans un communiqué.

Epuisement

"Des gens nous soutiennent, mais nous sommes épuisés. On assure une permanence 24 heures sur 24. Et nous n'avons pas envie de normaliser le travail gratuit", a expliqué mardi une militante à Keystone-ATS.

Ce départ ne répond pas à une menace d'évacuation forcée. Dès le début, la Haute Ecole avait demandé au collectif de quitter les lieux, mais elle n'a "jamais donné de date ou fixé d'ultimatum", ajoute la militante.

Pas de réponse concrète

L'intention du collectif était de rendre visible le besoin en places d'hébergement, durant toute l'année, belle saison comprise. "Mais la municipalité de Lausanne et le canton se renvoient la balle. Aucune réponse concrète n'est apportée", regrette le communiqué. Certes, une table ronde sera organisée fin août et des interventions ont été déposées au Grand Conseil et auprès du Conseil communal.

Le collectif tire un bilan "positif" de l'expérience vécue. "Le fait d'avoir un lieu où se reposer, discuter, cuisiner, dessiner en journée a été apprécié grandement par les bénéficiaires". Au final, à peu près 1540 nuitées ont été comptabilisées, et encore plus de personnes y sont passées, notamment pour y rester en journée.

"Ces derniers temps, une cinquantaine de personnes dormaient sur place", a complété la militante. Le collectif explique aussi avoir exploré de nouvelles manières de penser l'hébergement d'urgence, sortant du système de réservation et/ou de priorisation de certaines personnes.

Malgré la fermeture du lieu, les militants de 43m2 ne vont pas cesser leurs engagements. De nouvelles actions sont en discussion. "Nous sommes en train d'y réfléchir", a ajouté la militante.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Morges interdit l'arrosage des gazons

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Le débit des fontaines sera également réduit (image prétexte). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Malgré les précipitations des derniers jours, les réserves d'eau potable restent à un bas niveau. Pour éviter de mettre en difficulté la distribution d'eau, la ville de Morges a décidé d'interdire l'arrosage des gazons ainsi que tout arrosage automatique de surface verte. Le débit des fontaines sera réduit et l'arrosage des jardins doit se faire de manière "parcimonieuse", en soirée.

La mesure est valable dès à présent et jusqu'à nouvel avis, annonce mardi la municipalité. Après les records de chaleur du mois de mai et la canicule de la mi-juin, associés à de très faibles précipitations depuis le printemps, les réserves en eau du Morand, qui desservent Morges, ont chuté à une vitesse "jamais observée".

Les précipitations de ces derniers jours n'ont de loin pas encore suffi à ramener ces réserves à un niveau satisfaisant, précise un communiqué. Même si la situation est sous "contrôle", la municipalité estime nécessaire de soulager les réserves du Morand.

Les mesures prises incluent l'interdiction d'arroser les gazons ainsi que l'arrosage automatique des surfaces vertes. De plus, le remplissage des piscines de plus de 5 m3 ne peut se faire que sur demande motivée auprès des services industriels.

Les terrains de sport, les promenades et les parcs publics sont arrosés depuis de nombreuses années par l'eau du lac non traitée. Ils ne sont donc pas concernés par les restrictions. Idem pour les propriétaires de citernes de récupération d'eau de pluie.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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