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Lausanne

Aide sociale vaudoise: économie potentielle de 250 millions (étude)

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Une étude épingle la gestion des deniers vaudois en matière d'aide sociale (illustration). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Vaud pourrait économiser quelque 250 millions de francs par an avec une gestion plus efficiente de l'aide sociale, sans diminuer les prestations aux bénéficiaires, s'il optimisait ses dépenses à la manière du canton de Berne, pointe une étude indépendante mandatée par la Chambre vaudoise du commerce et de l'industrie (CVCI). Ce document classe le canton comme le deuxième moins efficient en la matière au niveau national.

L'étude avait pour objectif d'"analyser l'efficience de l'administration dans le canton de Vaud et mieux comprendre comment sont dépensés les impôts des Vaudoises et des Vaudois", indique la CVCI mardi dans un communiqué publié en marge de l'étude réalisée par Swiss Economics.

Cette analyse s'est attachée à comparer les "performances de l'administration vaudoise" avec celles des cantons de Berne et Zurich, considérés comme similaires en termes de démographie, d'infrastructures publiques et de diversité économique. Les auteurs se sont focalisés sur "les dépenses cantonales les plus importantes, à savoir la formation et la sécurité sociale", explique la CVCI.

Changer de débat

Il en ressort que le canton de Vaud se montre plus efficient que les deux autres en matière de formation, avec des dépenses nettes par élève inférieures en matière de scolarité obligatoire. Un constat qualifié d'"agréable" par la CVCI. En revanche, "le bât blesse dans le domaine de la sécurité sociale", relève-t-elle.

Selon l'étude, en matière de dépenses à l'aide sociale au sens strict, "le canton de Vaud (...) enregistre des coûts nettement supérieurs à ceux des cantons de Berne et de Zurich, alors que les prestations (...) restent comparables à celles des autres cantons". En clair, les contribuables vaudois paient plus d'impôts, sans que les bénéficiaires de l'aide sociale ne touchent plus que ceux des autres cantons.

"Ces résultats permettent de sortir du débat qui lie automatiquement des baisses d’impôts à des coupes dans les prestations publiques impliquant des répercussions négatives sur la population", tonne la CVCI.

Vaud avant-dernier devant Soleure

L'étude a établi un classement des cantons suisses en matière d'efficience de l'aide sociale, en corrigeant les biais dus à la taille des ménages, à la proportion des ménages monoparentaux et à la densité de la population. Le canton de Berne en ressort champion avec 99% d'efficience, devant Shaffhouse (98%), tandis que Vaud se classe en avant-dernière position avec une efficience de 78%, juste devant Soleure (76%). Zurich se situe en milieu de classement, avec 93%.

"Le canton de Vaud pourrait économiser environ 22% de ses dépenses pour l'aide sociale au sens large s'il était aussi efficient que le canton présentant les meilleurs résultats (...). Sur la base des coûts de l'année 2022, il en résulterait des économies estimées d'environ 250 millions de francs dans l'aide sociale au sens large", conclut Swiss Economics.

Impôts et subsides LaMal

Parmi les causes du manque d'efficience, la CVCI pointe du doigt la croissance de 16,3% du nombre d'équivalents plein temps (EPT) par habitant dans le secteur public entre 2011 et 2022 dans le canton de Vaud. Cette valeur a augmenté de 5,5% dans le canton de Zurich et diminué de 17,6% dans le canton de Berne à la même période.

La CVCI dénonce également le fait que les revenus fiscaux du canton de Vaud ont augmenté d'environ 2,5% par an depuis 2004, alors que l'augmentation s'est limitée à environ 1,5% par an à Berne et à Zurich. Elle souligne également la forte hausse des dépenses vaudoises en matière de contributions à l'assurance-maladie. En effet, Vaud a contribué à hauteur de 519 millions de francs en 2023, contre 358 millions pour Zurich et 279 millions à Berne.

"Le canton de Vaud a tout pour mieux faire", conclut la CVCI. Parmi les solutions, elle prône notamment de baisser de 12% l'impôt sur le revenu et la fortune (initiative populaire), de lier les subsides à l'assurance-maladie au taux d'activité des personnes concernées et de valoriser la formation professionnelle en réévaluant l'accès au gymnase.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Hockey

Théo Rochette signe pour un an aux Red Wings

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Théo Rochette a signé pour un an aux Red Wings. (© KEYSTONE/ANDREAS BECKER)

Après Attilio Biasca, un deuxième international suisse évoluant en National League va découvrir la NHL.

L'attaquant de Lausanne Théo Rochette a annoncé lundi sur Instagram avoir signé un contrat d'un an avec les Red Wings de Detroit.

Auteur de 23 buts et 27 assists en 53 matches disputés avec les Lions cette saison, le Lausannois de 23 ans retourne en Amérique du Nord pour tenter de s'imposer au sein de la ligue la plus compétitive au monde. Il avait déjà évolué en tant que junior entre 2018 et 2023 au Canada, principalement sous le giron des Remparts de Québec en QMJHL, où il avait inscrit 296 points en 229 matches.

Rochette a ensuite rejoint le LHC en 2023, avant de connaître également ses débuts en équipe nationale. Dans le Michigan, il rejoint une franchise prestigieuse, vainqueure à 11 reprises de la Coupe Stanley, mais qui n'a plus disputé les play-off depuis la saison 2025/16.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Vaud introduit le salaire minimum dans sa Constitution

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Les syndicats et la gauche, ici avec Arnaud Bouverat, co-président du comité unitaire, ont réussi à faire passer l'une des deux initiatives sur le salaire minimum. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le canton de Vaud a rendu dimanche un verdict contrasté sur l'introduction d'un salaire minimum. La population a accepté d'ancrer ce principe dans la Constitution, mais refusé les projets de lois associés.

Les votants ont suivi la gauche et les syndicats en acceptant l'initiative constitutionnelle avec 49,1% des suffrages, contre 45,8% de refus et plus de 5% de votes blancs. Ils ont, en revanche, recalé l'initiative législative qui prévoyait notamment l'introduction d'un salaire minimum de 23 francs l'heure.

Le contre-projet du Conseil d'Etat, qui reprenait le même salaire, mais en faisant primer les conventions collectives de travail (CCT) et en prévoyant plusieurs exceptions, n'a pas davantage convaincu. Il a échoué d'un rien, avec 46,20% de votes favorables et 46,76% de refus. Le taux de participation s'est élevé à 54%.

Nouvelle loi à élaborer

L'initiative législative et son contre-projet ayant été refusés, il reviendra donc au Conseil d'Etat de concocter une base légale afin de respecter ce nouvel article constitutionnel.

Co-président du comité de soutien aux initiatives, Arnaud Bouverat a salué "une première victoire symbolique", même si elle n'amène encore "rien de concret" aux salariés. Avec son introduction dans la Constitution, le salaire minimum est désormais "gravé dans le marbre", a-t-il déclaré à Keystone-ATS.

Le syndicaliste et député socialiste a ajouté que le comité d'initiative était désormais "ouvert" à la négociation avec le Conseil d'Etat, notamment sur les délais d'adaptation pour les branches conventionnées et les exceptions au salaire minimum.

Le Conseil d'Etat a, lui, dit "regretter" que son contre-projet ait été refusé de justesse. Dans un communiqué, il indique qu'il souhaite d'abord analyser les motifs des refus des textes législatifs, puis réunir les partenaires sociaux. Il s'agira alors d'examiner "les voies possibles" pour concrétiser la nouvelle norme constitutionnelle et élaborer "un projet susceptible de réunir un large consensus."

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Balades poussettes: elles marchent pour ne plus être seules

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Des mères en post-partum se retrouvent plusieurs fois par mois dans différentes villes du pays, comme ici à Lausanne. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

A Lausanne comme ailleurs, des mères marchent ensemble pour rompre l'isolement du post-partum. Lancé il y a un an et demi, le projet "Mom Walk Switzerland" a essaimé sous forme de balades poussettes dans une vingtaine de villes du pays.

"Comment il s'appelle déjà?", lance une maman à une autre qui vient d'arriver. A quelques mètres de là, entre deux poussettes : "Ça s'est bien passé ton accouchement?" ou encore "Sympa le chapeau, j'aime bien!" Au bord du lac, dans un parc ou n'importe quel espace en plein air, les rencontres s'organisent.

"Parfois on est vingt, parfois on est deux", constate Bérénice Bohbot, à l'origine du projet des balades poussettes en Suisse. Un message réveille son téléphone : "Bébé trop compliqué, je ne viendrai pas."

"C'est très dur de s'organiser en tant que jeune maman, et de savoir de quoi est faite la journée", poursuit la Néerlandaise de 33 ans, mère d'une petite fille d'un an et demi. Après l'accouchement, "il y a une énorme transformation, un énorme bouleversement."

"J'avais l'impression de vouloir secouer le monde entier et de dire ‘c'est énorme là ce qu'il se passe.' Et on se retrouve tout d'un coup à ne pas pouvoir le partager."

Depuis février 2025, des mères en post-partum se retrouvent plusieurs fois par mois à Lausanne, à Neuchâtel, à Fribourg, à Bienne ou encore à Zurich. Aujourd'hui, elles sont plus de 3500 à marcher à travers le pays.

Vingt ou deux, peu importe

Entre 65% et 90% de femmes en post-partum disent ressentir un sentiment de solitude, chiffre Bérénice Bohbot. Dans les cas les plus graves, cette détresse peut mener au suicide, qui figure parmi les premières causes de mortalité périnatale en Suisse.

Des mamans se regroupent au Parc de Milan à Lausanne fin mai pour "cette petite bouffée d'oxygène qui, parfois, fait toute la différence."

Plusieurs, fraîchement installées dans la région, ont laissé leurs amitiés à l'étranger. Certaines sont mamans solos. D'autres sont en quête de conseils sur les nuits, l'allaitement, le biberon, mais aussi la recherche d'appartement ou le fonctionnement du système administratif suisse.

"C'est vous les balades poussettes?", demande timidement un couple qui frôle la dizaine de poussettes qui envahit le chemin. Les deux jeunes parents avaient repéré Bérénice et les autres mamans lors d'une autre promenade, totalement au hasard.

"On avait ensuite essayé de venir une fois, mais on n'a pas réussi. Et puis on avait peur que le petit soit trop grand pour venir!" Du haut de ses un an et demi, le "petit" est plus que bienvenu, s'accorde en choeur le groupe.

De la maternité au parc

Ce n'est que lorsque les enfants grandissent - "quand ma grande court partout et ne reste plus dans sa poussette" - que les balades deviennent plus compliquées. Jusque-là, elles se veulent gratuites et accessibles à tout jeune parent ou membre de l'entourage des plus petits.

Lorsque l'organisatrice d'une "mom walk" court après son enfant galopant, une autre maman bénévole prend le relais. Le dispositif, désormais constitué en association, aide des ambassadrices à organiser des balades dans leur région. Des premiers contacts avec les maternités du canton ont déjà été entrepris.

"L'idée, c'est que chaque femme qui accouche dans un lieu de naissance en Suisse sache qu'il y a la possibilité de rejoindre les balades poussettes, conclut Bérénice Bohbot. Et le rêve, le but, c'est d'apporter de la joie dans la maternité, d'être ensemble, d'avoir des copines et de retrouver ce côté communautaire qu'on avait, je pense, jadis."

Quelques centaines de mètres parcourus plus tard, les poussettes ralentissent sous les arbres, à l'abri des chaleurs printanières. "Ah, j'ai aussi acheté ce biberon. Il est bien?"

http://www.momwalk.ch/

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

La mixité homme-femme s'améliore dans l'administration lausannoise

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Le personnel de l’administration lausannoise est presque paritaire (image symbolique). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

L'équilibre entre les femmes et les hommes progresse au sein de l'administration lausannoise. Au 1er janvier 2026, soit une année après le lancement du "défi mixité", les femmes représentaient 49,7% du personnel (+0,5 point de pourcentage sur un an) et 35,2% des responsables d'équipe (+1,8 point).

Certains métiers restent néanmoins encore "fortement genrés" et les femmes sont sous-représentées dans les postes à responsabilités, reconnaît la Municipalité lausannoise, dans un communiqué diffusé vendredi.

Il y a, par exemple, une large majorité de femmes dans les métiers liés à l'enfance (79% dans la Direction Enfance, jeunesse et quartiers), tandis que les hommes sont beaucoup plus nombreux dans les métiers techniques (75% dans la Direction des Services industriels).

La Municipalité dit se réjouir de ce premier bilan "positif" et poursuivre ses efforts. Et de rappeler que le projet vise à améliorer la mixité dans les équipes et augmenter la représentation de femmes dans les postes de cadres.

Pas de quotas

Trois ans après le lancement de ce "défi mixité", soit au 1er janvier 2028, l'objectif est d'atteindre "une progression du nombre de personnes du genre minoritaire située entre 3 à 9 points de pourcentage selon le service", poursuit le communiqué. Cette hausse est attendue pour tous les niveaux hiérarchiques.

"Cet objectif n'est pas un quota à atteindre à tout prix, mais un repère qui oriente l'effort sur la durée, en tenant compte des réalités propres à chaque métier et des contraintes structurelles sur certains marchés de l'emploi", affirme la Municipalité.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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