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Économie

Blanchiment dentaire à Lausanne: mieux informer le personnel

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L’identification formelle des dangers, concernant notamment les produits et les équipements de travail, laisse à désirer dans certains établissements de blanchiment dentaire lausannois, selon un rapport de l'Inspection du travail (photo prétexte). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

L'Inspection du travail Lausanne (ITL) s'est penchée sur les établissements de blanchiment dentaire dans le cadre d'une campagne de prévention. Face à l'essor de cette activité, le rapport montre la nécessité de renforcer l'information du personnel sur les produits utilisés ainsi que sur les mesures de protection à mettre en place notamment en matière d'équipements de travail.

"Les nouveaux marchés de l'esthétique et du bien-être se développent rapidement et n'exigent souvent pas de formation spécifique. Cela se fait dans certains cas au détriment des règles de santé et de sécurité au travail, pour le personnel, comme pour la clientèle", s'inquiète lundi dans un communiqué Emilie Moeschler, municipale des sports et de la cohésion sociale.

"C'est le cas par exemple avec la mode du blanchiment dentaire portée notamment par les réseaux sociaux". Après les ongleries en 2022 et les salons d'épilations au laser en 2023, l'Inspection du travail Lausanne (ITL) a souhaité faire le point et sensibiliser le public ainsi que les travailleurs sur les risques possibles de cette pratique.

Dangers pas identifiés

La campagne, menée avec Unisanté, s'est déroulée au printemps et en été 2024 dans dix établissements lausannois. Les contrôles ont mis en évidence l'absence dans tous les établissements de documents qui permettent l'identification formelle des dangers, concernant notamment les produits et les équipements de travail.

La grande majorité des établissements n'a d'ailleurs jamais fait appel à des spécialistes de la sécurité au travail. Un seul d'entre eux a pu présenter une analyse de risques pour la protection de la maternité.

Concernant l'utilisation des produits, 40% des établissements visités recourent au peroxyde d'hydrogène pour blanchir les dents à des taux de concentration au-delà des 6% recommandés par l'Office fédéral des denrées alimentaires et des affaires vétérinaires et par la législation en vigueur.

Dans une situation, la personne n'avait pas la formation requise pour manipuler ce produit ni la supervision nécessaire d'un ou d'une professionnelle de la santé dentaire. Au-delà de certaines concentrations, le peroxyde d'hydrogène a des effets irritants ou corrosifs sur la peau, les yeux et les voies respiratoires, relève l'ITL dans son rapport.

Lampes pas toujours certifiées

Quant aux lampes LED utilisées pour intensifier l'effet du blanchiment, deux tiers des établissements ne possédaient pas de certificats de conformité ni de manuels d'instructions de ces lampes, constate Christelle Courtois, inspectrice du travail.

Quatre établissements sur dix utilisaient même des lampes sans la certification CE qui atteste qu'elles répondent aux exigences de sécurité, de santé et de protection de l'environnement de l'Union Européenne. Or, les lampes à LED des groupes 2 et 3 peuvent occasionner des lésions oculaires graves.

Tous les établissements disposaient d'équipements de protection pour leur clientèle. Seuls 40% utilisaient des gants adaptés à l'utilisation de produits chimiques.

Les établissements visités ont reçu un rapport indiquant les manquements ainsi que les solutions pour y remédier. L'ITL se tient à disposition de toute entreprise pour fournir les informations relatives au domaine de la santé et de la sécurité au travail. Les rendez-vous sont gratuits, précise-t-elle.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Argentine: l'affaire de la monnaie $LIBRA revient hanter Milei

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Les nouvelles révélations de presse sont accusatrices pour le chef de l'Etat Javier Milei (archives). (© KEYSTONE/FR172124 AP/KENA BETANCUR)

L'affaire d'une monnaie numérique que le président argentin Javier Milei avait promue sur le réseau social X en 2025 revient hanter l'exécutif argentin, après de nouvelles révélations de presse. Des députés veulent réactiver une enquête parlementaire.

En février 2025, Javier Milei avait relayé sur X un projet de cryptomonnaie, la $LIBRA, avant de se rétracter quelques heures plus tard. Entretemps la monnaie avait bondi puis s'était effondrée.

Selon les travaux d'une commission d'enquête parlementaire, plus de 114'000 portefeuilles virtuels avaient subi des pertes dans l'opération, 500 d'entre eux pour plus de 100'000 dollars américains, tandis qu'à l'inverse 36 ont gagné plus d'un million chacun.

Cette commission, présidée par l'opposition, a conclu dans son rapport en novembre à une "escroquerie présumée". Mais son pouvoir étant limité, elle avait demandé au Parlement d'évaluer si M. Milei avait commis "un manquement".

Le président Milei s'est toujours défendu d'avoir "promu" la cryptomonnaie, plaidant qu'en tant que "techno-optimiste", il avait voulu donner de la visibilité à un projet susceptible de financer des PME argentines du secteur de la technologie. Il s'était ensuite rétracté, réalisant n'être "pas au courant des détails".

Cinq millions de dollars

Mais ce week-end, le quotidien La Nacion a publié des extraits de messages présumés entre un entrepreneur lobbyiste des monnaies numériques, connu de M. Milei, et un promoteur américain de la $LIBRA.

Selon la presse, une expertise du téléphone de ce lobbyiste, Mauricio Novelli, indiquerait que certains des échanges porteraient sur un "accord" présumé pour un soutien de M. Milei au projet de $LIBRA, moyennant une somme de 5 millions de dollars.

Enfin, l'expertise aurait révélé des échanges téléphoniques entre Mauricio Novelli, Javier Milei et sa soeur Karina, secrétaire générale de la présidence, dans les heures précédant le lancement de la $LIBRA. Ces échanges n'ont, pour l'heure, pas été confirmés de source judiciaire.

"Mafia médiatique", a laconiquement commenté sur X Javier Milei. Mais pour le président de l'ex-commission parlementaire Maximiliano Ferraro, les dernières révélations attestent "une trame de coordination directe entre les opérateurs du monde de la cryptomonnaie, des opérateurs très marginaux, et le cercle proche du président". Il n'y a "rien d'improvisé ni d'accidentel" de sa part, estime-t-il.

La commission avait remis en novembre ses conclusions à la justice pour alimenter l'enquête pénale en cours sur l'affaire. Mais lundi, le député Ferraro a indiqué à la presse vouloir déposer plainte contre le procureur enquêteur pour "obstruction" et "possible dissimulation".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Économie

Le retour du double nom est acté

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Le ministre de la justice et police Beat Jans soutient ce changement. (© KEYSTONE/PETER SCHNEIDER)

Les couples mariés pourront à nouveau porter un double nom de famille. Le Conseil des Etats s'est finalement rallié au National sur les derniers points.

Les deux Chambres étaient d'accord sur le principe: toutes les possibilités devaient être ouvertes, avec ou sans trait-d'union et dans l'ordre souhaité. Mais la vision divergeait sur le principe du "nom de famille".

La semaine passée, la Chambre du peuple a fait un pas vers la Chambre des cantons. Le choix est en principe fait individuellement, mais les époux peuvent choisir un nom de famille préalablement au choix de la combinaison.

Ce compromis laisse toutes les possibilités ouvertes. Et il a convaincu le Conseil des Etats lundi. Il a également cédé sur le nom de célibataire qui sera aboli.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Hausse en février du nombre de nuitées hôtelières

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La période des vacances de ski semble avoir souri aux hôtliers, selon les premières bribes de données distillées par l'OFS. (archive (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Le secteur hôtelier suisse a enregistré en février une progression de 2,1% du nombre de nuitées en comparaison annuelle.

Fréquentations des hôtes autochtones et des visiteurs étrangers ont contribué dans des proportions identiques à cette évolution, selon des chiffres "expérimentaux" publiés sur une base mensuelle lundi par l'Office fédéral de la statistique (OFS).

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Les aspirants locataires confrontés à la pire pénurie depuis 2014

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La gentrification progresse au coeur des grandes agglomérations, repoussant en périphérie les ménages les moins aisés. (archive) (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

La situation sur le marché suisse du logement reste tendue et les candidats à la location sont confrontés à la pire pénurie depuis 2014, constate lundi l'Office fédéral du logement dans un relevé annuel.

S'appuyant sur l'évolution des dernières années, l'OFL doute en outre d'un rééquilibrage de l'offre et de la demande dès l'année en cours.

"L'amélioration de la situation pour les personnes à la recherche d'un logement dépend essentiellement de la croissance du nombre de ménages. Or celle-ci devrait se situer en 2026 dans une fourchette similaire à celle de l'année précédente," expliquent les experts fédéraux.

Le phénomène complique la recherche de logements abordables pour les ménages à revenus faibles ou moyens notamment, aussi bien en milieux urbains que dans les zones de montagne. Sont cités comme critiques les régions de Zurich, Genève, Lucerne, Zoug, Saint-Moritz, Coire ou encore Interlaken Zweisimmen.

Les ménages établis de longue date dans leur foyer en revanche ont bénéficié d'un effet stabilisateur de la baisse des coûts de financement sur les loyers des baux en cours, qui s'est également répercutée sur les coûts d'utilisation.

L'accès à la propriété du logement de son côté demeure limité. Seules quelques régions réservent encore cette possibilité aux ménages de la classe moyenne inférieure. Et ceux de la classe moyenne supérieure se heurtent aux limites de leurs capacités financières dans les zones de l'Arc lémanique, en région zurichoise ou encore à Bâle-Campagne.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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