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Lausanne

Conforama accusé d'avoir trompé les consommateurs

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Le groupe Conforama est passé au Tribuanl lundi à Lausanne, accusé d'avoir pratiqué de fausses promotions. (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Accusé d'avoir pratiqué de fausses promotions, Conforama Suisse a fait face à la justice lundi au Tribunal d'arrondissement de Lausanne. Le Ministère public a exigé une sanction "qui fasse mal", tandis que la chaîne de magasins s'est défendue de toute tromperie.

Il est reproché à la société basée à Ecublens (VD) d'avoir utilisé de faux "prix barrés" lors de ses promotions. Des prix censés montrer le tarif d'un article avant le rabais (ou issus de la concurrence) mais qui, en réalité, n'auraient jamais été pratiqués.

C'est la Fédération romande des consommateurs (FRC) qui, à l'issue d'une vaste enquête, a dénoncé cette pratique et porté plainte en avril 2019.

Le Ministère public vaudois s'est ensuite emparé de l'affaire, menant ses propres relevés, pour arriver à la conclusion "d'une triche systématique" sur "la totalité ou la quasi-totalité" des promotions de Conforama, a affirmé lundi le procureur Stephan Johner.

Se référant à plusieurs exemples - son acte d'accusation liste près de 100 promotions prises au hasard -, il a dénoncé une "violation crasse et flagrante" des normes en matière d'affichage des prix.

Le discounter a certes le droit de se démarquer avec ses promotions, sauf qu'il s'agit ici "de mensonges", de comparaisons "trompeuses" réalisées "avec des prix fantaisistes", a-t-il dit. Tant la concurrence que les consommateurs ont été "lésés", a-t-il ajouté.

Sanction inédite

Dans la foulée, le conseil juridique de la FRC, Jean Tschopp, a insisté sur le caractère "intentionnel" des pratiques de Conforama, sur "des irrégularités qui ont persisté" durant plusieurs années. Le groupe était "conscient de ses manquements et il s'en est accommodé", a-t-il affirmé.

Pour le Ministère public, Conforama doit être reconnu coupable d'infraction à la loi fédérale sur la concurrence déloyale. Le procureur a réclamé une sanction "qui fasse mal" à l'entreprise "mais sans la mettre en danger."

Se basant sur le résultat opérationnel de Conforama, il a estimé qu'une amende minimale de 1,5 million de francs devait s'appliquer, à laquelle il fallait ajouter une créance compensatrice (pour le préjudice subi) de 1,5 million également.

Cette sanction, qui serait inédite en Suisse pour une telle affaire, doit "mettre fin aux dérapages" et "envoyer le message que tout n'est pas permis" en matière de promotions, a affirmé Jean Tschopp.

Bugs informatiques

Du côté de la défense, les avocats de Conforama ont plaidé l'acquittement. Clara Poglia et Michaël Jakubowski ont critiqué "l'approche simpliste" du Ministère public, lorsqu'il affirme que l'entreprise a mis en place "un système intentionnel et généralisé" pour tromper le consommateur.

Selon eux, il n'y a jamais eu "d'instructions" de la part des dirigeants de Conforama pour afficher de telles comparaisons de prix. Si des erreurs ont pu se produire, elles seraient dues à "des bugs", à un système informatique dépassé qui a été changé depuis.

Les avocats de la défense ont également jugé que l'échantillon présenté par le procureur dans son acte d'accusation n'était pas "sérieux", en comparaison du nombre d'articles vendus par Conforama. Ils ont encore critiqué l'amende et la créance compensatrice exigées par le procureur, des montants jugés "arbitraires" et "trouvés au bol".

Verdict en fin de semaine

Interrogé lundi matin, le représentant de Conforama Suisse, l'un des membres de sa direction, a aussi assuré qu'il n'y avait jamais eu "tricherie ou tromperie". Lui aussi a parlé d'un système informatique "vieillot" qui a pu occasionner des "erreurs humaines" dans la gestion des promotions.

La présidente du tribunal, qui avait initialement prévu une lecture de jugement mercredi, a finalement renoncé en raison de "la complexité" de l'affaire. Elle transmettra son dispositif aux parties "d'ici la fin de la semaine".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Lausanne

Une balade aux sons de la ville

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Cette balade acoustique sensibilise aux bruits de la ville, agréables ou non (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

La commune de Lausanne organise une balade acoustique à la découverte des bruits de la ville, qu'ils soient agréables ou non. Rendez-vous le mercredi 29 avril pour un parcours à pied de deux heures avec plusieurs moments d'écoute et d'échanges.

Cette balade acoustique, qui en est à sa septième édition, est organisée à l'occasion de la journée mondiale contre le bruit. L'objectif est de sensibiliser la population aux bruits urbains, à leurs effets sur la santé et aux moyens mis en oeuvre pour s'en protéger, explique lundi la ville dans un communiqué.

Le parcours mènera du parking de Vennes jusqu'au CHUV en passant par Praz-Séchaud, les Boveresses et Chailly. Les groupes, limités à une quinzaine de personnes, seront accompagnés par un acousticien. Les inscriptions sont ouvertes jusqu'au 27 avril.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

La ferme de Bassenges à Ecublens accueille un nouveau festival

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Le festival se tient dès vendredi à la ferme biologique de Bassenges sur le campus universitaire de l'EPFL (archives). (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La ferme biologique de Bassenges sur le campus de l'EPFL à Ecublens (VD) accueille un nouvel événement. La première édition du Festival Paysan veut célébrer la paysannerie et explorer les enjeux de l'agriculture du futur. Elle se tient sur deux jours, vendredi 17 et samedi 18 avril.

"Le 17 avril marquant la journée internationale des luttes paysannes - et l'assemblée générale d'Uniterre le matin - et face aux tensions grandissantes au sein du monde paysan, le tout nouveau Festival Paysan ambitionne de (re)créer des liens entre agriculture et société civile", indiquent ses organisateurs dans un communiqué.

"Fruit d'une synergie entre différents mouvements, cet évènement inédit vise notamment à aborder les défis et les solutions du monde paysan contemporain. L'ONU ayant consacré 2026 Année internationale des agricultrices, le rôle essentiel des femmes dans l'agriculture et les dynamiques de genre en oeuvre dans la production de notre alimentation seront mis en lumière lors de cette première édition", expliquent-ils.

Tables rondes et animations

Le festival s'adresse à un large public, aussi bien agricole que citadin, insistent les responsables, dont font partie Uniterre et la Ferme de Bassenges. Les chercheurs sont aussi encouragés à venir échanger sur leurs travaux dans le cadre d'un forum agricole, tout comme les organisations actives dans la vulgarisation ou la défense agricole.

Le vendredi, une table ronde abordera la question des femmes dans l'agriculture suisse. Le samedi, la question de l'avenir de la paysannerie et du renouvellement des générations fera l'objet d'une seconde table ronde.

Le Festival Paysan se déploie également autour de nombreuses activités et discussions: démonstrations et ateliers pratiques, activités pour enfants, visites de ferme, échanges entre paysannes pour formuler des revendications, projection d'un film sur les Paysannes vaudoises, marché de producteurs, théâtre avec "Pleine Terre", ainsi qu'un concert chaque soir.

Bail prolongé

Pour rappel, la ferme biologique de Bassenges a obtenu un sursis en septembre dernier. La direction de l'EPFL et le collectif Cambium ont trouvé un accord pour prolonger le bail de quatre ans. Les travaux de transformation des bâtiments du site ne démarreront qu'en 2030.

Initialement, le bail conclu en 2020 pour une durée de six ans avait été résilié avec effet au 31 janvier 2026. A cette date, la micro-ferme exploitée par le collectif devait être définitivement réaffectée en centre scientifique. Cambium avait contesté cette résiliation.

www.festival-paysan.ch

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Environ 850 manifestants contre Israël et Trump à Lausanne

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De nombreux drapeaux, y compris un du Hezbollah libanais. accompagnaient les manifestants à Lausanne. (© KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD)

"Lausanne antisioniste". Environ 850 personnes ont manifesté samedi après-midi dans la capitale vaudoise contre la politique israélienne et celle des Etats-Unis. Comme souvent dans ces défilés désormais, la Suisse n'a pas été épargnée.

Bardés de nombreux drapeaux palestiniens, les protestataires s'en sont surtout pris à l'Etat hébreu. "Israël, casse-toi, la Palestine n'est pas à toi", ont-ils scandé à plusieurs reprises.

Et de dénoncer aussi les bombardements israéliens qui se sont poursuivis ces derniers jours au Liban, malgré le cessez-le-feu entre les Etats-Unis et l'Iran. Dans la foule, une bannière du Hezbollah, ciblé par l'Etat hébreu, accompagnait quelques drapeaux iraniens.

Sur une pancarte, les portraits du Premier ministre Benjamin Netanyahu et du président américain Donald Trump étaient associés au terme d'"assassins". Juste en-dessous, un reproche au Conseil fédéral, accusé d'être complice.

Le chef de la diplomatie suisse Ignazio Cassis, régulièrement tancé dans les manifestations, était à nouveau ciblé par les centaines de personnes rassemblées. "La Suisse ne peut rester indifférente", a lancé une Iranienne à ses camarades.

Exigence à la Suisse

Accusant Berne de soutenir politiquement et économiquement à la fois Israël et les Etats-Unis, elle a demandé de renoncer à acquérir du matériel militaire de ces deux pays. La Suisse doit condamner "la guerre d'agression" contre l'Iran, a-t-elle insisté.

Sous les huées contre Washington et Israël, elle a estimé que les dégâts allaient prendre "des mois et des années" à être absorbés. Et de dénoncer également les Iraniens expatriés qui sont favorables à une intervention étrangère dans leur pays.

Berne avait dit être "alarmée" par les frappes contre l'Iran, notamment contre les civils et les infrastructures civiles. Mais la Suisse a également considéré que ce pays avait "dépassé" son droit à la légitime défense en s'en prenant aux pays du Golfe.

Autre revendication des manifestants, les sanctions contre Téhéran doivent être levées. "Detrump-toi, l'Iran n'est pas à toi", renchérissait une pancarte à l'égard du président américain. "Iran, Palestine, Liban, même combat", ajoutait un manifestant.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Le Musée de l'absurde fait escale au Jardin botanique de Lausanne

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Le Musée de l'absurde est construit sur une remorque et équipé d'un panneau photovoltaïque pour assurer ses besoins en électricité. Il est "parqué" devant l'entrée principale du Jardin botanique (photo), au parc de Milan, à Lausanne (archives). (© Keystone/LAURENT GILLIERON)

Le Musée de l'absurde vient à nouveau s'installer au Naturéum-Jardin botanique de Lausanne, le temps d'une exposition permanente-temporaire. Intitulée "Rétrospective", elle prend la forme d'une rétrospective constituée d'oeuvres de plusieurs expositions réalisées durant les dix années d'existence du musée insolite. A découvrir jusqu'au 28 septembre prochain.

Parmi les oeuvres exposées, des travaux de Plonk&Replonk, Mix&Remix et d'autres artistes. Certaines oeuvres sont accrochées à l'envers et peuvent être regardées à l'endroit à l'aide d'un rétroscope, explique dans un communiqué la fondatrice et directrice artistique du Musée de l'absurde Sandra Romy.

Le 1er septembre 2025, le musée a soufflé ses dix bougies et afin de célébrer cette décennie durant l'année 2026, la programmation artistique du musée est davantage éclectique et variée, ajoute-t-elle. Des événements et des ateliers ponctuels de création tout public auront lieu en marge de l'exposition. Le musée sera ouvert les jeudis et samedis de 14h14 à 18h18, ou sur demande.

Créé par l'artiste lausannoise Sandra Romy, le Musée de l'absurde a ouvert à Bienne en 2015. Suite à des péripéties qui l'ont mené en 2017 à Vevey puis en 2019 à Lausanne, il a acquis une forme mobile et itinérante en 2023.

Il est désormais construit sur une remorque et équipé d'un panneau photovoltaïque pour assurer ses besoins en électricité. Il est "parqué" devant l'entrée principale du Jardin botanique, au parc de Milan.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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