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Etudiants et chercheurs s'unissent contre les mesures d'économie

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A l'image de l'Université de Lausanne, l'ensemble des hautes écoles suisses seraient durement impactées par le plan d'austérité de la Confédération, estiment les membres de la coalition (image prétexte). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Une coalition d'associations étudiantes, de chercheurs, de syndicats et de partis de gauche a vu le jour en Suisse romande pour combattre le programme d'allègement budgétaire 2027 de la Confédération. Elle a présenté ce lundi  une résolution commune et a annoncé des actions sur les campus romands et au niveau national.

Doublement voire quadruplement des taxes d'études, diminution des contributions au Fonds national pour la recherche, le projet du Conseil fédéral viendra "empirer une situation déjà insoutenable au vu de la précarité des personnes en formation et des chercheuses et chercheurs, et de l'inégalité d'accès aux études supérieures", a dénoncé Léa Ziegler, du syndicat SSP devant la presse réunie à Lausanne.

La coalition s'oppose "fermement aux coupes de 460 millions de francs par an, voulues par le Conseil fédéral dans le domaine de la formation, de la recherche et de l'innovation", indique le texte de la résolution. "Notre coalition défend la vision d'un service public de la formation et de la recherche qui soit de qualité et accessible à toutes et tous sans discrimination", poursuit le document.

Taxes discriminatoires

Pour la coalition, ce plan ne ferait qu’empirer la situation de précarité des personnes en formation et des chercheurs.

Léa ZieglerSyndicat SSP

Selon les mesures prévues, les taxes annuelles de l'Université de Fribourg passeraient de 1440 à 2880 francs pour les Suisses, et de 1440 à 6960 francs pour les étrangers, a précisé Léa Ziegler. A St-Gall, elles passeraient de 2000 à 4000 francs pour les Suisses et de 5800 à 23'200 francs pour les étrangers. "Cela créerait une division xénophobe entre les étudiants et sélectionnerait les étudiants avec plus de capacités financières", s'est-elle insurgée.

Maxime Oswald, de la Fédération des associations d'étudiants de l'Université de Lausanne (UNIL), s'est inquiété de la hausse croissante du nombre d'étudiants précaires, déjà confrontés à la hausse des loyers et des coûts de la vie, auxquelles viendrait s'ajouter la hausse des taxes d'études.

Maxime Oswald Fédération des associations d'étudiants de l'UNIL

Chercheurs précarisés

La baisse de la contribution fédérale au Fonds national suisse de la recherche scientifique (FNS) résulterait en des suppressions de postes et de projets de recherche. Des coupes bien malvenues selon les intéressés, comme l'explique Philipp Walch de l'Association du corps intermédiaire et des doctorants de l'UNIL.

Philipp Walch Association du corps intermédiaire et des doctorants de l'UNIL

Ces coupes auraient également des conséquences directes sur l'enseignement selon Antoine Chollet, chercheur en pensée politique à l’Université de Lausanne et membre du syndicat des services publics.

Antoine Chollet Chercheur à l’UNIL et membre du SSP

Pour Léa Ziegler, du syndicat des services publics, ce programme pourrait non seulement affecter l’entier de la communauté académique mais aussi la collectivité publique.

Léa ZieglerSyndicat SSP

Mobilisation visée

La résolution, soutenue par plus de 30 organisations, sera transmise au Conseil fédéral dans le cadre de la procédure de consultation. Elle servira également de base pour informer la communauté académique des mesures en cours de discussion à Berne, ainsi qu'à mobiliser sur les campus et dans la rue, ajoute Léa Ziegler.

Des actions auront lieu ces prochaines semaines dans les universités de Genève, Fribourg, Lausanne et Neuchâtel. Elles consisteront notamment en des rassemblements et des stands d'information. Une grève étudiante aura lieu dans les HES genevoises.

Bien que centrée sur la Suisse romande, la coalition dispose de relais en Suisse alémanique. Une journée nationale d'actions est prévue cet automne.

Armée et AVS

Pour mémoire, les 59 mesures d'économies proposées par le Conseil fédéral visent à alléger les finances fédérales de 2,7 milliards de francs en 2027 et de 3,6 milliards de francs en 2028. Selon le gouvernement, leur mise en place est indispensable notamment pour accélérer l'accroissement des ressources de l'armée et financer la contribution de la Confédération à l'AVS.

Sophie Vassutine et Keystone ATS 

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Ecole: feu vert pour le financement d'une application école-famille

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L'application mobile veut simplifier les échanges entre l'école et les familles (photo symbolique). (© Keystone/LAURENT GILLIERON)

Le Grand Conseil vaudois a accepté mardi un crédit de 5,4 millions de francs pour financer la digitalisation des échanges entre l'école et les parents d'élèves. Il s'agit de mettre en place un portail de communication destiné à faciliter et structurer ce type d'échanges.

En avril dernier, le Département de l'enseignement et de la formation professionnelle (DEF) a lancé la phase-test de cette application de communication sécurisée dans une classe de 4e année de Crassier. "Son objectif est de pouvoir mieux communiquer, plus simplement et plus directement, avec un système harmonisé", a expliqué le chef du DEF Frédéric Borloz devant le plénum.

Face aux inquiétudes de certains députés du "tout numérique" voire de la disparition du cahier de communication en papier, le ministre de l'éducation a tenu à les rassurer: l'application mobile ne remplace pas l'agenda. Elle est un élément supplémentaire pour renforcer et simplifier les relations entre les familles et l'école, a-t-il insisté.

Tout comme d'autres députés, M. Borloz a aussi souligné la nécessité d'un système plus sécurisé, ce qui sera le cas avec cette nouvelle plateforme, sous la houlette de l'Etat, articulée autour de la souveraineté numérique, et avec donc une attention particulière portée à la protection des données. L'infrastructure d'hébergement est, en effet, implantée sur le territoire vaudois.

Evolutif et intégratif

Ce portail se veut évolutif et intégratif. Il sera dans un premier temps déployé dans une version simple, comparable à des solutions existantes sur le marché. L'idée est de remplacer des pratiques informelles et peu adaptées, tels que les groupes de messageries instantanées sur WhatsApp, explique le gouvernement dans son exposé des motifs et projet de décret (EMPD).

L'objectif est de disposer d'un outil de communication fiable, efficace et accessible, notamment multilingue, permettant la diffusion d'informations pratiques et générales. A terme, la plateforme pourra être enrichie de fonctionnalités supplémentaires (résultats scolaires, moyennes, informations pédagogiques, etc), toujours dans le but d'améliorer la relation entre l'école et les familles.

M. Borloz a aussi rappelé que l'école vaudoise, c'est 100'000 élèves, 15'000 enseignants, 140'000 élèves avec le postobligatoire. La quantité de documents imprimés pour informer les élèves et leurs parents tout au long de l'année est "considérable", a-t-il relevé.

Grâce au crédit voté mardi, l'application va être progressivement déployée dans d'autres classes dans cinq établissements (Lausanne, Moudon, Lucens, Yverdon-les-Bains et Bex). A terme, il sera par exemple possible d'annoncer une absence, de poser un congé joker ou de consulter les notes. Une fois éprouvée, l'application pourra être généralisée à l'ensemble des écoles obligatoires.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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143 interpellations en lien avec la rue de Genève 85

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La conférence de presse était notamment présentée par le procureur général Eric Kaltenrieder (au centre), le conseiller municipal lausannois Pierre-Antoine Hildbrand (2e depuis la gauche) et le commandant de la Police municipale de Lausanne Olivier Botteron (2e depuis la droite). (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Une grosse opération commune entre la Police municipale de Lausanne et la Police cantonale vaudoise s'est déroulée entre février et octobre 2025 à la rue de Genève 85. Elle a mené à l'incrimination de 187 personnes au cours de 28 actions ciblées.

L'opération était placée sous la conduite du Ministère public. "La stratégie visait à s'attaquer simultanément au trafic de stupéfiants, au blanchiment d'argent et à la présence de personnes qui n'étaient pas les occupantes et occupants légitimes des appartements de cet immeuble", ont fait savoir la Ville de Lausanne et l'Etat de Vaud mardi dans un communiqué diffusé lors d'une conférence de presse.

Les actions ciblées ont donné lieu à 82 perquisitions dans des chambres ou des studios et mené à 143 interpellations. Selon les premiers éléments, le trafic de stupéfiants a généré "plusieurs millions de francs" de bénéfice.

Des fraudes aux assurances sociales ont aussi été découvertes. Le propriétaire de l'immeuble, le gérant ainsi que le concierge font l'objet de procédures pénales.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Présidence du Conseil d'Etat: appel à un retour au tournus annuel

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Pour la législature actuelle, c'est Christelle Luisier, à gauche, qui incarne la tête du gouvernement vaudois pour cinq ans. Lors de la précédente législature, c'était la socialiste Nuria Gorrite, à droite (archives). (© Keystone/CYRIL ZINGARO)

Au Grand Conseil vaudois, une initiative demande d'instaurer une présidence annuelle tournante du gouvernement au lieu d'une présidence quinquennale unique pour toute la durée d'une législature. Munie d'une trentaine de signatures, elle a été renvoyée mardi à une commission pour examen.

Le texte a surtout été cosigné par des députés de gauche et vert'libéraux, mais aussi deux parlementaires PLR et un UDC. Il est porté par l'élu écologiste David Raedler. Si le plénum devait accueillir favorablement cette initiative, qui nécessite une modification partielle de la Constitution, la population vaudoise serait amenée à se prononcer.

Pendant plus d'un siècle, le Canton de Vaud a fonctionné avec un système de présidence annuelle tournante au sein du Conseil d'Etat. Ce n'est qu'avec la nouvelle Constitution du 14 avril 2003 que le Canton a rompu avec cette tradition en instaurant une présidence pour la durée de la législature, rappellent les initiants. Actuellement, seul le canton de Bâle-Ville fait de même.

La présidence de législature avait été à l'époque justifiée par la nécessité d'assurer la "cohérence" de l'action gouvernementale et l'articulation de ce rôle avec le programme de législature. La volonté était aussi de garantir ainsi un fonctionnement "dynamique, harmonieux et positif" de l’exécutif cantonal. Vingt ans plus tard, ces voeux sont demeurés en partie vains, avec un système qui crée plus de risques qu'il n’amène d'avantages, selon les signataires.

Eviter la personnalisation du pouvoir

"La présidence de législature crée un déséquilibre au sein du collège gouvernemental: une seule personne concentre en effet pendant cinq ans la représentation institutionnelle, la conduite des séances et la coordination des départements. Cette prééminence fragilise la collégialité, qui est pourtant le fondement du gouvernement vaudois et du système exécutif suisse", a relevé David Raedler devant le plénum.

"Elle confère par ailleurs à la personne occupant la présidence une visibilité politique plus importante sur toute une législature, ce qui nuit à l'équilibre entre les forces politiques représentées au gouvernement. Et alors que la cohérence de l'action gouvernementale est naturellement essentielle, elle est assurée bien davantage par le programme de législature et la culture collégiale immanente à notre système que par la personne du président", a-t-il résumé.

L'initiative présentée mardi suggère donc un retour au tournus annuel, avec une présidence élue par le collège gouvernemental. Elle précise que le mandat ne peut être renouvelé immédiatement, ce qui garantit la rotation effective. Elle stipule également que la personne présidente sortante ne peut être élue vice-présidente l'année suivante, ce qui évite tout contournement du principe de rotation.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Observatoire des précarités: bilan "très positif" après 4 ans

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Les distributions de nourriture durant la crise du coronavirus en 2020 (ici à Lausanne) avaient révélé l'ampleur de la précarité en Suisse (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

En 2020, la pandémie de coronavirus avait révélé au grand jour l'ampleur de la précarité en Suisse. Deux ans plus tard, la Haute école de travail social et de la santé Lausanne (HETSL/HES-SO) créait un observatoire dédié à cette thématique. Aujourd'hui, alors que la structure vient de fêter ses quatre ans, sa responsable, Emilie Rosenstein fait le point avec Keystone-ATS.

"Lors de la pandémie, plusieurs acteurs du social avaient dû unir leurs forces pour relever des défis ahurissants: assurer des prestations essentielles malgré les mesures de confinement, trouver des solutions pour héberger toutes les personnes sans-abri dans les villes ou encore organiser des distributions massives de nourriture", se rappelle Emilie Rosenstein.

Dans la continuité de la crise sanitaire, la HETSL avait fondé l'Observatoire des précarités en mai 2022 par envie de "garder la précarité en lumière et de fédérer ses acteurs autour d'une cause commune". Quatre ans plus tard, la responsable en tire un bilan "très positif".

"Ma première satisfaction est que nous répondons à un besoin. Alors que l'observatoire n'existait pas encore, des dizaines de partenaires souhaitaient déjà y prendre part." Elle se réjouit également de l'intérêt citoyen qui n'a pas fléchi. "Nous sommes régulièrement interpellés par des médias et des collectivités publiques, c'est un privilège d'avoir pour mission de leur répondre."

Entre recherche et terrain

Les objectifs de la structure sont multiples et consistent entre autres à comprendre les mécanismes qui créent la précarité, à rendre l'action sociale plus adéquate et à favoriser la cohésion sociale. "On se veut une interface entre la production de connaissances et l'action sociale", résume Emilie Rosenstein.

Depuis sa création, l'Observatoire a contribué à la réalisation de 17 études, dont 13 mandatées par des administrations publiques ou des associations. Plusieurs portent sur le thème du non-recours aux prestations sociales, à l'instar du mandat confié par la Direction générale de la cohésion sociale de l'Etat de Vaud pour mieux comprendre les causes et conséquences du non-recours à l'aide sociale.

L'Observatoire est également actif sur le thème du logement. Il a par exemple été sollicité par la Ville de Lausanne pour organiser une journée consacrée au sans-abrisme en septembre 2022. "Cela peut paraître logique, mais c'était la première fois que tous les acteurs s'asseyaient ensemble à la même table. Cela a contribué à identifier des besoins et des solutions", souligne Emilie Rosenstein.

Large spectre

L'équipe opérationnelle, constituée de la responsable et de deux adjointes scientifiques, répond aussi bien aux demandes d'associations locales, qu'à des défis scientifiques d’envergure. L'Observatoire porte ainsi un projet de recherche financée par le Fonds national pour la recherche scientifique (FNS) dans le cadre du programme "Covid et société". "Ces différentes activités illustrent bien le spectre très large que nous couvrons", remarque Emilie Rosenstein.

Une des caractéristiques de l'Observatoire réside aussi dans sa dimension participative. "Tous les points de vue sont bienvenus, y compris ceux des citoyens", insiste la responsable. Des personnes en situation de précarité se manifestent parfois. "Des personnes nous font part de situations de vie ubuesques pour accéder à leurs droits. Certaines participent régulièrement à nos activités. Grâce à elles et à leurs témoignages, nous avons pu faire entendre cette réalité", se réjouit Emilie Rosenstein.

Nouveaux projets

Aujourd'hui, alors que le souvenir du Covid s'estompe dans les esprits, l'Observatoire des précarités reste d'actualité. "La demande de la part des partenaires est toujours bien là, tout comme les problématiques", constate Emilie Rosenstein. Inflation, crise du logement, guerre en Ukraine ou encore transformation du marché du travail mettent sous pression les personnes en situation précaire ainsi que les professionnels qui les accompagnent.

L'équipe ne manque d'ailleurs pas de projets. Parmi ceux-ci, on peut mentionner la rédaction d'une charte pour agir contre le non-recours aux prestations sociales, des travaux sur la thématique des expulsions et la perte du logement, ainsi qu'un futur chantier sur le secteur bas-seuil. "Notre dispositif fait toujours sens", conclut la responsable.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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