Lausanne
La moitié des champignons contrôlés n'est pas comestible
- Share
- Tweet /home/clients/a0d505b655321b17f8ff9c921bca9d03/lfm/wp-content/plugins/mvp-social-buttons/mvp-social-buttons.php on line 72
https://www.lfm.ch/wp-content/uploads/2025/10/pierre-alain-leresche-le-controleur-officiel-de-la-ville-de-lausanne-verifie-les-champignons-qui-lui-sont-amenes-au-boscal-du-chalet-a-gobet-a-lausanne-1000x600.jpg&description=La moitié des champignons contrôlés n'est pas comestible', 'pinterestShare', 'width=750,height=350'); return false;" title="Partager sur Pinterest">
Menacé de disparition, le contrôle des champignons reste plus que jamais indispensable. A Lausanne, plus de la moitié des spécimens présentés se révèlent impropres à la consommation. Rencontre avec le contrôleur officiel de la ville, Pierre-Alain Leresche, qui connaît les bois et leurs hôtes comme sa poche.
"L'année a plutôt été bonne pour les champignons, mais avec le dérèglement climatique, les saisons se décalent. Après une belle poussée printanière, plus grand-chose jusqu'à début septembre", observe M. Leresche, tout en examinant les bolets bais amenés par un retraité dans les locaux du Chalet-à-Gobet.
Forestier-bûcheron de formation, Pierre-Alain Leresche exerce sa mission depuis près de vingt ans. Pour lui, le contrôle public des champignons n'est pas un "luxe", mais une mesure de protection vitale.
"En moyenne, plus de la moitié des champignons qui me sont amenés sont non comestibles ou trop vieux", constate le responsable, tout en pesant et contrôlant le panier d'un Lausannois. Verdict: "Pas un seul de bon".
Même les cueilleurs expérimentés ne sont pas à l'abri. L'un d'entre eux arrive avec sa récolte soigneusement triée dans des petits paniers compartimentés. Repérés par l'oeil expérimenté de Pierre-Alain Leresche, quelques spécimens finissent malgré tout au rebut.
Ne pas laisser traîner
"L'an dernier, sur 250 kilos contrôlés, 130 ont dû être jetés", relate le contrôleur. Et mieux vaut ne pas trop tarder avant de venir: "Une dame m'a amené 700 grammes de chanterelles cueillies quatre jours plus tôt... fichues!", note-t-il.
Au Chalet-à-Gobet, le contrôle est gratuit et réservé aux particuliers. Entre 200 et 600 contrôles sont effectués chaque année, et, cette saison, déjà plus de 300, note M. Leresche.
Dans d'autres cantons, le service devient parfois payant, comme par exemple dans certaines communes fribourgeoises. Une mesure jugée contre-productive. "Si les cueilleurs doivent payer, ils ne viendront plus faire vérifier leur récolte".
Engouement pour la cueillette
Il faut dire que la cueillette des champignons connaît un engouement certain depuis le Covid. Notamment chez les urbains "qui ont redécouvert la nature. Pendant la pandémie, je jetais jusqu'à 25 kilos par jour", se souvient M. Leresche.
"C'est devenu une mode et les réseaux sociaux n'arrangent rien", confie-t-il. "Deux ou trois photos postées en ligne, et tout le monde se précipite dans les bois".
Contrôlant le panier d'un champignonneur de Chexbres, M. Leresche l'avertit gentiment: malgré les quelques champignons trop vieux ou véreux éliminés, la cueillette fait "plus de deux kilos, la limite journalière autorisée dans le canton de Vaud". Il risque donc une amende.
Le responsable qui assure les permanences le lundi matin, le mardi après-midi et le mercredi matin, rappelle que le site de l'Association suisse des organes officiels de contrôle des champignons (Vapko) répertorie l'ensemble des contrôleurs et leurs horaires.
Tradition fragilisée
L'association fête d'ailleurs ses 100 ans ce week-end à Lyss (BE). Mais l'heure n'est pas qu'à la célébration: en vingt-cinq ans, près d'un tiers des postes de contrôle ont disparu en Suisse. Dans plusieurs cantons, l'obligation de contrôle a même été supprimée.
"La Suisse est le seul pays au monde à offrir ce service que beaucoup nous envient. Et pourtant, la Confédération est en train de l'abandonner, pour des raisons budgétaires, comme elle le fait avec le centre antipoison Tox Info (145)", s'inquiète M. Leresche.
Une pétition demande désormais au Parlement le rétablissement obligatoire des bureaux de contrôle dans tous les cantons. Près de 3000 signatures ont déjà été recueillies.
Intoxications toujours nombreuses
Et de rappeler l'importance de ce contrôle: si 45 tonnes ont été contrôlées l'an dernier en Suisse, quelque 750 cas (personnes ou familles entières) d'intoxication ont été recensés.
"Les champignons, c'est traître et les erreurs peuvent être fatales. Un empoisonnement à l'amanite phalloïde est fatal et, si la personne peut être sauvée, c'est vite un million de francs de frais médicaux", rappelle M. Leresche, qui intervient aussi auprès des hôpitaux.
Il tord au passage le cou à une idée reçue: "Contrairement à sa réputation, la célèbre amanite rouge à pois blancs n'est pas mortelle. Sa cousine blanche, l'amanite printanière, l'est en revanche".
Oublier les applications
Pierre-Alain Leresche rappelle qu'en Suisse, quelque 8000 espèces de champignons sont recensées. Parmi elles, 70 sont hautement toxiques et une dizaine mortelles. La liste officielle des comestibles validée par la Vapko en compte 150. Pour lui, on peut "oublier les applications mobiles censées reconnaître les espèces. Elles se trompent dans 80% des cas".
Lorsqu'un doute subsiste, le contrôleur goûte parfois un petit morceau, qu'il recrache immédiatement: "Deux champignons qui se ressemblent comme deux gouttes d'eau peuvent avoir l'un un goût de champignon, l'autre de farine, à l'instar de certaines galères, explique-t-il.
Et de conclure par les recommandations d'usage: "Ne pas consommer de champignons plus d'une fois par semaine, toujours bien cuits et surtout contrôlés".
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Lausanne
Arrondissements: Aigle gagne un siège et Lavaux-Oron en perd un
La répartition des sièges de députés vaudois par arrondissements subira une légère modification pour la prochaine législature 2027-2032. Pour l'élection au Grand Conseil du 28 février 2027, l'arrondissement d'Aigle gagne un siège, tandis que l'arrondissement de Lavaux-Oron en perd un. Il n'y a pas d'autres changements pour les autres régions.
Le Conseil d'Etat a adopté un arrêté fixant le nombre de mandats de député attribués aux arrondissements et sous-arrondissements sur la base de la population vaudoise arrêtée au 31 décembre 2025, a-t-il indiqué jeudi lors de ses décisions hebdomadaires. Pour rappel, il y a 150 députés au Parlement cantonal pour treize arrondissements et sous-arrondissements.
La répartition se fera ainsi: 9 membres pour Aigle (au lieu de 8), 8 pour la Broye-Vully, 8 pour le Gros-de-Vaud, 2 pour le Jura-Nord vaudois/La Vallée, 15 pour le Jura-Nord vaudois/Yverdon, 26 pour Lausanne/Lausanne-Ville, 5 pour Lausanne/Romanel, 11 pour Lavaux-Oron (au lieu de 12), 16 pour Morges, 19 pour Nyon, 15 pour l'Ouest lausannois, 2 pour Riviera-Pays-d'Enhaut/Pays-d'Enhaut et 14 pour Riviera-Pays-d'Enhaut/Vevey.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Les rêves terrestres et colorés d'Otobong Nkanga exposés au MCBA
Le Musée cantonal des Beaux-Arts (MCBA) à Lausanne présente le travail de l'artiste plasticienne Otobong Nkanga. Faisant corps avec la Terre, la Nigériane tisse un lien viscéral avec la nature et l'environnement dans des oeuvres oniriques et colorées.
"Je pense la Terre comme un être, comme notre corps: l'eau, l'air, l'arbre, la pierre, la plante sont des êtres comme notre corps", aime à dire Otobong Nkanga, née à Kano au Nigeria en 1974. Dans cette intense connexion, la part de rêve jouit d'un espace prépondérant. D'où le titre de son exposition monographique: "I dreamt of you in colors".
Cette phrase - "J'ai rêvé de toi en couleurs" -, elle la doit à sa mère. "Je me souviens, quand j'étais plus jeune et que je pensais à ce que je voulais faire dans le futur, j'avais peur d'être artiste, je ne voyais pas le futur. Ma mère m'a dit: 'j'ai rêvé de toi en couleurs quand je t'ai portée'", confie-elle volontiers aux médias. Et d'ajouter: "Je suis parfois tellement dans le monde des rêves que le réel m'échappe".
Avec le MAM de Paris
L'exposition a été conçue avec l'artiste plasticienne et performeuse, tout à la fois peintre, dessinatrice, photographe et vidéaste, et en collaboration avec le Musée d'Art Moderne de Paris. Elle se tient du 3 avril au 23 août à Lausanne, après son passage dans la capitale française du 10 octobre 2025 au 22 février dernier.
"I dreamt of you in colors" réunit des installations emblématiques de la Nigériane, qui vit et travaille à Anvers en Belgique, des séries de photographies, des peintures, des tapisseries et de très nombreux dessins. Certains datent des premières années de création et n'ont encore jamais été exposés à ce jour.
Otobong Nkanga a fait ses études à l'Université Obafemi Awolowo d'Ile-Ife au Nigeria puis à l'Ecole nationale supérieure des Beaux-arts de Paris et à la Rijksakademie d'Amsterdam. Depuis la fin des années 1990, elle aborde dans son travail des thèmes liés à la nature, l'environnement et l'écologie, aux relations entre le corps et le territoire, "créant des oeuvres d'une grande force et d'une grande plasticité", notent les responsables du MCBA.
Pluridisciplinarité
L'artiste "creuse le sillon de questions en lien avec l'extraction minière, l'utilisation des richesses du sol mais aussi le corps dans son rapport à l’espace et la terre". Elle en examine les relations sociales, politiques et matérielles complexes et produit dans une pratique pluridisciplinaire des dessins, peintures, installations, tapisseries, photographies, vidéos, sculptures, céramiques, performances, sons et poésies.
"A partir de son histoire personnelle et de ses recherches témoignant de multiples influences transhistoriques et multiculturelles, elle crée des réseaux et des constellations entre êtres humains et paysages tout en abordant la capacité réparatrice des systèmes naturels et relationnels", explique le musée lausannois.
Otobong Nkanga explore autant la notion de circulation des ressources (matériaux et biens), des gens et de leurs histoires entremêlées, que celle de leur exploitation, marquées par les résidus d'histoires coloniales violentes. "Tout en questionnant la mémoire, elle offre la vision d'un avenir possible".
Le temps d'une visite, le public explore une Terre personnifiée, multicolore, entre réel et onirisme, dont il faut prendre soin comme un être cher. Un voyage organique, chatoyant et poétique.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Les soins infirmiers mis à l'honneur au Palais de Rumine à Lausanne
Le Palais de Rumine à Lausanne met à l'honneur les soins infirmiers dans une exposition. Intitulée "Soins infirmiers: passé, présent... et futur?", elle évoque la contribution des soins infirmiers à la santé de la population tout en examinant les stéréotypes qui lui sont souvent associés. C'est à découvrir dès jeudi et jusqu'au 31 mai.
L'exposition est le fruit d'une collaboration entre l'Institut des humanités en médecine CHUV-UNIL et l'Institut et Haute école de santé La Source. Elle a été financée par le Fonds national suisse de la recherche, ont indiqué mercredi ses organisateurs.
"Avant d'être une science ou une profession, le soin est un geste profondément humain. Il traverse nos vies, du premier souffle jusqu'au dernier, dans des gestes simples: écouter, veiller, protéger. Mais derrière ces gestes se cache une histoire passionnante, faite d'innovations, de luttes et d'humanité", écrivent-ils en préambule.
Au Palais Rumine, l'exposition invite le public à vivre une expérience immersive: images, sons et témoignages viennent rappeler que prendre soin n'est jamais anodin. "C'est un acte fondateur de toute société", est-il souligné.
Deux pionnières
Aux origines du soin moderne, c'est tout d'abord une vision humaniste des soins qui est dévoilée avec les pionnières du 19e siècle, Florence Nightingale, en Angleterre, et Valérie de Gasparin, en Suisse (fondatrice de l'école de La Source à Lausanne). Elles ont transformé le soin en savoir et en profession. Leurs écrits et combats ont ouvert la voie à une vision nouvelle: former, observer, comprendre, reconnaître la valeur du travail infirmier.
Dans la tourmente des crises, le visiteur plonge ensuite dans le 20e siècle marqué par les guerres mondiales, les épidémies et les urgences sanitaires. Lettres, photographies et objets racontent l'engagement des infirmières et infirmiers, "souvent invisibles, parfois héroïques, toujours essentiels".
Le public découvre ensuite une profession en mutation: l'évolution du rôle infirmier, des progrès techniques à la santé publique, en passant par la prévention et l'accompagnement en fin de vie.
Animations théâtrales
Une frise chronologique retrace aussi les conquêtes et résistances: formations, diplômes universitaires, associations professionnelles, grèves. "Derrière ces jalons, il y a une réalité genrée, à savoir des femmes longtemps invisibilisées malgré des responsabilités immenses", expliquent les organisateurs.
Avec le vieillissement, les maladies chroniques, la santé mentale, la crise environnementale et l'intelligence artificielle, les défis sont immenses. Ils posent des questions centrales qui traversent l'exposition: quel soin voulons-nous pour demain? Et quelle place accorder aux infirmières et infirmiers dans notre société?
Outre des visites guidées, l'exposition propose également des animations théâtrales reproduisant les enjeux du soin où un dialogue pourra s'instaurer entre les différents protagonistes. Le public est en outre invité à déposer ses idées sur un livre blanc, qui recueille les paroles citoyennes, "rappelant que le soin est aussi un enjeu politique et collectif".
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Hockey
Ne pas monter trop haut pour Genève
Malgré une victoire (4-3 ap) arrachée de haute lutte après avoir été mené 3-0 à Lausanne, Genève ne veut pas monter trop haut. Jeudi, le derby lémanique des quarts de finale se jouera à l'acte VII.
L'un des mantras les plus connus dans le sport veut qu'il ne faille ni monter trop haut, ni descendre trop bas. Le fameux "Never too high, never too low" dans la langue de Shakespeare. Cela signifie qu'il ne faut pas s'enivrer d'une douce euphorie à la suite d'une victoire comme celle-ci pour les Genevois, ou de se dire que tout est perdu dans le camp vaudois. Comme toujours en play-off, il s'agit d'appliquer la mentalité du reset.
L'entraîneur du LHC Geoff Ward symbolise parfaitement cet état d'esprit. Pas d'effusion devant la presse, pas de défaitisme, mais des réponses relativement lapidaires. "J'en ai tellement vu dans ma carrière, des deux côtés, rappelle le Canadien. On va se prendre une bière fraîche et être prêt pour le match de jeudi."
En analysant la rencontre un tout petit peu plus en profondeur, Geoff Ward est revenu sur deux actions chaudes, à ses yeux: "Honnêtement la première pénalité qui amène le 3-1 ne me semble pas avoir lieu d'être. Et sur le goal égalisateur, Vesey tient la canne de Caggiula quand il essaie d'aller contrer le tir de Saarijärvi, je ne comprends pas comment on peut manquer ça. Des fois c'est sifflé, des fois non. Maintenant c'est le match VII. On sera prêt pour jeudi."
Dans le camp vaudois, on ne regarde que le résultat final, à savoir la défaite. Et pas la manière. "Une défaite est une défaite, qu'elle se passe comme ça ou si on avait perdu 10-2", juge Geoff Ward.
A Genève, cette remontada doit rester une exception, un moment suspendu. Dès jeudi, tout sera oublié à entendre les joueurs grenat. "Ca fait plaisir, on a montré du caractère, mais la série n'est pas terminée et on a le plus gros match dans deux jours, estime le capitaine des Aigles, Noah Rod. A 3-0, tout le monde avait la tête en bas et c'était aux gars d'expérience de rappeler aux autres que ce n'était pas fini. On ne pourra pas toujours l'emporter de la sorte, mais l'essentiel était de montrer qu'on n'abandonnait pas et d'y aller jusqu'au bout."
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
-
VaudIl y a 2 jours
Harcèlement au CHUV: 155 signalements depuis juillet dernier
-
VaudIl y a 2 jours
Les députés vaudois veulent une interdiction des puffs
-
ÉconomieIl y a 3 jours
Les loyers pèsent "lourdement" sur les ménages, selon l'Asloca
-
LausanneIl y a 2 jours
Alexandre Démétriadès démissionne du Grand Conseil vaudois
-
LausanneIl y a 3 jours
Transports publics vaudois: Mobilis augmente aussi ses prix
-
VaudIl y a 16 heures
Comptes déficitaires mais respectant le petit équilibre
-
VaudIl y a 3 jours
Vaud: un suspect arrêté après 80 vols dans des voitures du canton
-
LausanneIl y a 3 jours
Conseil d'Etat vaudois: Roger Nordmann sera assermenté le 26 mai


