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Loi énergie: églises et châteaux pourront rester illuminés la nuit

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Les parlementaires vaudois se sont prononcés en faveur d'une extinction imposée des vitrines, enseignes et autres procédés de réclame lumineux des commerces (magasins, restaurants, bars, etc) de 23h00 à 06h00, sauf évidemment en cas d'activité (photo symbolique). (© Keystone/SALVATORE DI NOLFI)

Après deux semaines de pause automnale, les députés du Grand Conseil vaudois ont repris mardi les travaux sur la grande réforme de la loi sur l'énergie. Ils n'ont toujours pas bouclé le premier débat, mais ont notamment abordé la question de l'éclairage de l'espace public et des bâtiments non résidentiels. La cathédrale de Lausanne et le château de Chillon pourront rester illuminés toute la nuit.

Il s'agissait déjà de la quatrième séance consacrée à cette révision de la loi sur l'énergie (LVLEne), ses 80 articles et les plus de 90 amendements proposés par la Commission de l'environnement et de l'énergie (CENEN). Toujours en première lecture, les discussions ont repris à l'article 44 pour se terminer à l'article 68 en fin de séance. L'éclairage la nuit et les subventions pour les rénovations énergétiques des bâtiments ont été les sujets les plus disputés.

Les parlementaires se sont finalement prononcés en faveur d'une extinction imposée des vitrines, enseignes et autres procédés de réclame lumineux des commerces (magasins, restaurants, bars, etc) de 23h00 à 06h00, sauf évidemment en cas d'activité. Ils ont refusé un amendement de l'élu PLR Grégory Bovay qui voulait réduire cette extinction de minuit à 05h00.

Quid du patrimoine?

Le débat s'est ensuite porté sur les bâtiments, édifices et monuments historiques ou symboles patrimoniaux. Alors que le gouvernement et la commission défendaient une certaine marge de manoeuvre en excluant ceux-ci des restrictions d'éclairage nocturne, la députée PLR Laurence Cretegny a proposé un amendement afin de ne pas leur accorder d'exception.

A droite, plusieurs députés ont martelé le "devoir d'exemplarité" pour ce type de monuments historiques et patrimoniaux. A gauche, on a notamment défendu la liberté des communes pour gérer l'éclairage public des monuments. "Il est dommageable de mettre sur pied d'égalité un fast-food et une cathédrale" dans cette loi, a dit pour sa part le vert Alberto Mocchi.

L'amendement a été nettement refusé. En clair: la cathédrale de Lausanne, le château de Chillon, un bâtiment ou monument touristiquement emblématique, tous pourront potentiellement rester illuminés de 23h00 à 06h00 du matin.

Des dividendes qui font débat

Ce sont ensuite les dispositions financières de cette réforme de la loi sur l'énergie qui ont fait débat. Le plénum a assez clairement refusé un amendement de la commission prévoyant de verser les dividendes perçus par l'Etat au titre de participation à des sociétés actives dans le domaine de la production et la distribution d'énergie au fonds cantonal pour l'énergie.

A droite, ils ont été plusieurs à défendre le fait qu'il ne fallait pas allouer directement les dividendes de Romande Energie, par exemple, soit environ 15 à 16 millions suivant les années, au seul secteur de l'énergie, mais dans les caisses centrales de l'Etat. Au gouvernement de gérer ces entrées d'argent et de garder la liberté d'affectation de ces sommes, selon plusieurs députés.

Même le ministre de l'environnement Vassilis Venizelos, en charge de cette réforme législative, s'est montré défavorable à cet amendement. "Le fonds pour l'énergie devrait se monter à 200 millions de francs à la fin 2025. Nous avons assez des ressources pour accompagner la transition énergétique ces prochaines années", a-t-il affirmé.

Enfin, les parlementaires ont validé une autre proposition de la commission, qui ne figurait donc pas dans le projet initial de loi du Conseil d'Etat: une subvention complémentaire en soutien des propriétaires et, par ricochet, en protection des locataires.

Sont éligibles à ces subventions complémentaires les propriétaires qui, pour exécuter des travaux d'assainissement énergétique, s'engagent à ne pas résilier les baux à loyer et à ne pas répercuter le coût de ces travaux sur les loyers. La droite a tenté de discréditer ce point, évoquant une "sur-subvention" exagérée. En vain.

A bout touchant du premier débat

La première lecture de cette réforme majeure de la législature actuelle se poursuivra et se terminera mardi prochain. Place ensuite à un deuxième débat courant novembre.

Pour rappel, la révision vise à développer le recours aux énergies renouvelables locales, à diminuer la consommation énergétique, à remplacer les installations de chauffage à énergie fossile tout en renforçant l'accompagnement des différents acteurs impliqués. But: tendre décisivement vers la neutralité carbone en 2050, objectif du Plan climat vaudois, ainsi que vers plus de souveraineté énergétique pour le canton, qui importe 84% de son énergie.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Scolarité à domicile: il faudra obtenir une autorisation

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Le nombre d'enfants scolarisés à domicile a considérablement augmenté depuis 2013 (archives). (© Keystone/GAETAN BALLY)

Le Grand Conseil vaudois se penche actuellement sur une réforme de l'enseignement privé, dans des écoles et à domicile. Il s'agit d'actualiser un cadre légal datant de 1984, avec ce changement central: le passage d'un régime d'autorisation pour l'école à domicile en quittant le public au lieu d'une simple demande comme à ce jour.

Les députés ont entamé mardi le premier débat sur cette révision de la loi sur l'enseignement privé (LEPr). Elle concerne deux axes principaux: l'école à domicile - qui concerne plus d'un millier d'enfants dans le canton (moins de 1% de l'effectif de l'école obligatoire) - et les écoles privées, grandes et petites structures.

S'agissant de l'enseignement à domicile, la grande nouveauté concerne l'introduction d'une autorisation, qu'il est possible d'obtenir deux fois par année ou plus en cas de situation exceptionnelle. Ce système d'autorisation est par exemple déjà en vigueur en Valais, à Fribourg, dans le Jura, à Neuchâtel et Genève.

Il est en outre prévu que le règlement exige un titre du niveau secondaire II (CFC, maturité, diplôme de culture générale par exemple) pour l'enseignement à domicile. La révision prévoit aussi des effectifs supplémentaires pour la surveillance et le contrôle de la scolarité à domicile.

Des finances saines si possibles

Concernant l'école privée, une autorisation d'en exploiter une est désormais introduite. Elle est délivrée à l'institution elle-même, en sus de l'actuelle autorisation personnelle délivrée au directeur ou à la directrice de l'école. L'éventuelle révocation de cette dernière n'empêchera ainsi plus l'école privée de fonctionner.

Le nouveau cadre légal exige aussi qu'une école privée présente une "base économique sûre". Il introduit également un suivi plus scrupuleux des objectifs du Plan d'études romand (PER). Il prévoit aussi la désignation d'un référent pédagogique pour chaque école privée, qui devra répondre de l'élaboration et du respect du programme d'études de l'école.

Le premier débat a, dans les grandes lignes, suivi le "subtil équilibre" trouvé en commission chargée d'examiner cette réforme législative. Le conseiller d'Etat en charge de l'éducation, Frédéric Borloz, a aussi tenu à rassurer les plus grands défendeurs de l'enseignement à domicile et des plus petites écoles privées, notamment chrétiennes.

"Raisonnable et souple"

"L'Etat ne cherche en aucun cas à fermer des écoles privées ni à empêcher l'école à la maison. Il s'agit d'actualiser la loi et de fixer un encadrement plus précis et responsable. Le nouveau cadre légal est raisonnable et souple", a expliqué devant le plénum M. Borloz.

Des élus ont dit craindre de nouvelles contraintes administratives, notamment s'agissant du délai d'obtention d'une autorisation d'école à domicile. Le conseiller d'Etat les a rassurés en évoquant des délais normaux, avant un nouveau semestre, mais plus courts (une à trois semaines) en cas d'urgence (départ en voyage, maladie, mal-être, etc) ainsi qu'un renouvellement tacite par la suite.

Plusieurs amendements ont été discutés lors de cette première lecture. L'un d'eux précise que les écoles privées doivent s’abstenir de tout discours ou pratique qui contreviennent aux principes démocratiques ou appellent à y contrevenir, afin d'éviter par exemple des écoles sectaires. Il a été largement accepté.

Un deuxième débat sera nécessaire. Il aura lieu ces prochaines semaines.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Municipales: les partis dévoilent leurs candidats pour le 2e tour

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Distancé dimanche lors du 1er tour des élections communales, le syndic de Vevey Yvan Luccarini renonce au second tour (archives). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Après le 1er tour des communales vaudoises dimanche, les scrutins à la Municipalité restent particulièrement ouverts dans plusieurs villes du canton pour le second tour du 29 mars. Tour d'horizon après le délai du dépôt des listes, fixé à mardi 12h00.

LAUSANNE: onze candidats, contre 22 au 1er tour, briguent l'un des sept sièges à la Municipalité de Lausanne pour le second tour. L'alliance rose-rouge-verte reste regroupée avec six candidats, le PLR relance ses trois atouts et l'UDC ne part plus qu'avec une seule personne. Ensemble à gauche, ainsi que les Vert'libéraux et le Centre, jettent l'éponge.

A gauche, les sortants Grégoire Junod (en tête du 1er tour) - qui brigue également la syndicature - et Emilie Moeschler (2e) ainsi que le nouveau venu Julien Eggenberger (6e) seront à nouveau entourés des Vert-e-s Natacha Litzistorf (3e) et Xavier Company (4e), tous deux sortants, ainsi que du popiste Xavier Roth (8e) qui va essayer de conserver le siège de la gauche radicale du partant David Payot.

A droite, le PLR repart à trois pour essayer de gagner un deuxième voire un troisième siège, en visant en particulier celui du POP. Le sortant Pierre-Antoine Hildbrand (5e), qui devrait aisément conserver son siège, se relance aux côtés des deux nouvelles venues, les conseillères communales Mathilde Maillard (7e) et Marlène Bérard (9e).

Parti à trois, l'UDC ne lance plus qu'un seul candidat en la personne du député Fabrice Moscheni, qui a obtenu le meilleur résultat dimanche (10e). Enfin, sur les trois candidats "indépendants", un seul rempile pour le second tour, à savoir Bruno Dupont (Stop drogue et narcotrafic).

VEVEY: le syndic de Vevey Yvan Luccarini ne se représente pas au 2e tour après avoir essuyé une grosse déconvenue dimanche, en échouant au 12e rang avec à peine 25% des suffrages. Après une législature mouvementée, entre critiques diverses, rupture de collégialité et longues absences maladie, l'élu de Décroissance Alternatives (da) a préféré renoncer. "La campagne menée de toutes parts contre notre syndic Yvan Luccarini a atteint son but: l'écarter de la Municipalité", déplore la formation de la gauche radicale dans un communiqué.

Personne n'ayant obtenu la majorité absolue dimanche, ils sont encore 11 candidats à viser une place à l'exécutif. Classés respectivement de la 1ère à la 7e place, Laurie Willommet (PS), Antoine Dormond (Vert), Johanne-Saskia Gay (PS), Pascal Molliat (Vevey Libre), Gabriela Kämpf (da), Alexandra Melchior (Verte) et Vincent Imhof (Vert'libéral) se représentent. S'ajoutent Patrick Bertschy (PLR), Elodie Lopez (da) ainsi qu'Oliver Ghorayeb et Bassem El Khansaa (tous deux d'En avant Vevey).

MONTREUX: il n'y aura pas de 2e tour à Montreux, le nombre de candidats en lice au second tour étant égal au nombre de sièges à repourvoir. Derrière le syndic Olivier Gfeller (PS), réélu dès le premier tour, Irina Gote (PS), Julien Chevalley (PLR), Florian Chiaradia (Vert), Olivier Mark (PLR), Romain Pilloud (PS) et Yannick Hess (PLR) sont élus tacitement. Les candidats qui avaient pris les rangs 8 à 16 dimanche ne se sont pas représentés pour le second tour. La Municipalité montreusienne reste ainsi dominée par la gauche (4-3), mais dans une moindre mesure que lors de la précédente législature (5-2). Pour mémoire quatre des municipaux actuels ne se représentaient pas.

YVERDON: le 2e tour à Yverdon verra, comme prévu, s'affronter un bloc de gauche face à un autre de droite. Les socialistes Julien Wicki - meilleur score dimanche à quatre voix de la majorité absolue -, Brenda Tuosto et Majda L'Mati feront campagne avec les écologistes Carmen Tanner et Benoist Guillard. En face, l'Entente yverdonnoise relance le quintette composé de François Armada, Christian Weiler, Dominique Viquerat (tous trois PLR), Pierre-Henri Meystre (Vert'libéral) et Sophie Pistoia-Grosset (UDC). Les indépendants Ruben Ramchurn et Roland Villard repartent aussi pour un tour. A l'inverse, la liste Solidarité & Ecologie, composée de la députée Mathilde Marendaz et de Rayan Ammon, renonce. La formation se rallie derrière les candidats rose-vert.

NYON: de 13 au premier tour, le nombre de candidats passe à 11 pour le scrutin du 29 mars à Nyon. Arrivé en tête dimanche mais sans obtenir la majorité absolue, le socialiste Alexandre Démétriadès emmène la plateforme rose-verte avec Pierre Wahlen (2e), Stéphanie Schmutz (4e), Nathalie Raya Etter (7e) et Maël Joly (8e). De son côté, l'alliance Centre-Droit Nyon mise toujours sur Olivier Riesen (3e), Roxane Faraut (5e), Daniel Grosjean (6e), Sacha Soldini (9e) et Nina Eggert (10e). Arrivé 13e et dernier dimanche, Salem Fedal (mouvement citoyen nyonnais) retente le coup.

MORGES: tous les candidats en lice dimanche se relancent pour le 2e tour à Morges, hormis évidemment la syndique PLR Mélanie Wyss et la sortante vert'libérale Laetitia Morandi. Toutes deux ont obtenu la majorité absolue dimanche et sont déjà élues. Cinq places sont encore à prendre. Les rangs 3 à 12 étaient revenus dimanche à Laure Jaton (PS), Pascal Gemperli (Vert), Mélanie Mojon (Entente morgienne), Patrick Zurn (PLR), Camille Robert (PS), l'indépendant et ex-PLR Laurent Pellegrino, Floriane Wyss (PLR), Nicolas Heredia (PS), Jean-Bernard Thüler (POP) et Pierre Lukaszewski (UDC).

AIGLE: Le syndic Grégory Devaud (PLR) et le président du Grand Conseil Stéphane Montangero (PS) étant déjà élus, il reste trois places à repourvoir à la Municipalité d'Aigle, qui se disputeront entre quatre candidats: Fabrice Cottier (PLR), Jean-Luc Duroux (Démarche citoyenne), Maude Allora (AlternativeS) et Gabriel Clément (UDC).

RENENS: La majorité des candidats en lice pour le premier tour tentent un second tour de piste à Renens, à l'exception du syndic socialiste, Jean-François Clément, qui a déjà passé la rampe. Les candidats Elodie Golaz Grilli (PLR), Florian Gruber (Vert'lib) et Colin Métraux (UDC), respectivement 5e, 9e et 10e du premier tour se présentent sur une même liste de centre-droit.

Les sortants socialistes Patricia Zurcher Maquignat (2e) et Oumar Niang (3e) se représentent, tout comme la sortante écologiste Nathalie Jaccard (4e) et son camarade de parti Sylvain Richard (6e). C'est également le cas des deux représentantes de Fourmi rouge, Carole Castillo et Elizabete Cunha (7e et 8e), ainsi que du candidat de l'Union démocratique fédérale Roland Delapierre (12e). Seul l'UDC Stéphane Montabert (11e) ne se représente pas.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

A Lausanne, les Nymphéas de Monet de la tête aux pieds à Beaulieu

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Le public pourra découvrir "Les Nymphéas" de Claude Monet sous un autre angle avec l'exposition "Imagine Monet", qui s'invite dans les halles de Beaulieu à Lausanne du 11 mars au 28 juin. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Des nénuphars au sol et aux murs: l'exposition immersive "Imagine Monet" s'invite dans la halle 35 de Beaulieu à Lausanne du 11 mars au 28 juin. Avec ce projet, ce sont plus de 200 oeuvres du célèbre peintre français qui sont projetées à 360°.

"Vous allez entrer dans un aquarium fleuri, soyons clair", glisse Annabelle Mauger avant de passer du "Jardin de Giverny" à la prochaine salle. La co-créatrice de l'exposition a pensé le scénario de ce projet immersif sur une surface de quelque 700 mètres carrés.

Ici, l'image "perd la physicalité du tableau et en récupère une autre, celle des voiles, du sol et des murs." De quoi retrouver "l'impression" si chère à Claude Monet (1840-1926), selon les directeurs de ce projet collectif.

Père de l'impressionnisme, l'artiste aura laissé sa "patte" sur des milliers d'oeuvres. Son travail de la lumière, en série, souvent réalisé en plein air - préférablement dans son jardin coloré - s'empresse à saisir l'instant et la sensation.

Pour faire simple, Monet était dans une bataille contre l'académisme et la peinture en tant que reproduction du réel de son époque, raconte Androula Michael, curatrice de l'exposition. La couleur est maître du dessin, qui célèbre surtout la nature et la lumière.

Sortir du cadre

"D'habitude, la couleur est subordonnée au contour et à la ligne, poursuit-elle. Lui vient faire éclater tout ça. Avec les fameuses Nymphéas par exemple, il n'y a pas d'horizon, pas de ciel. Il a voulu faire de l'immersion et dire 'Entrons ensemble dans le tableau'."

"Imagine Monet" mise elle aussi sur l'expérience immersive. A l'image du peintre, le projet invite à sortir du cadre. Après une première salle qui recrée les jardins du peintre à Giverny avec son célèbre pont vert fleuri, une autre salle accueille celles et ceux qui souhaitent en lire davantage sur le parcours et l'oeuvre de l'artiste.

Le troisième espace, coeur de l'exposition, s'ouvre sur de la musique et un défilé d'images d'une trentaine de minutes. Quelque 200 oeuvres y trouvent leur place.

"Il a fallu faire un choix pour montrer l'évolution de sa carrière, articule Androula Michael. Ce ne sont pas seulement des oeuvres projetées en grand. Il s'agit de faire dialoguer les détails."

Oeuvres célèbres

Le public retrouvera, parfois côte à côte, les variations de "Impression, soleil levant" (1872), qui a donné son nom au courant artistique. Mais aussi "Les Coquelicots" (1873), "La Pie" (1868-1869) et "Les Nymphéas", série de plus de 200 tableaux réalisés pendant les trente dernières années de sa vie.

La dernière salle, pensée comme une zone ludique et créative, permet d'ailleurs aux visiteurs de "restituer leurs impressions" en dessinant et en coloriant. Le tout, soit les quatre espaces différents de l'exposition, se déroule sur 2400 m2.

Projet itinérant, "Imagine Monet" est présentée en deuxième européenne, après un premier passage à Stockholm. L'exposition est construite grâce à la technologie "Image totale".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Eleveurs privés de pacage: les députés vaudois demandent une aide

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Le Grand Conseil vaudois demande au Conseil d'Etat de prévoir une aide financière pour les éleveurs qui seront privés de pacage cet été (image symbolique). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Les députés vaudois demandent au Conseil d'Etat de prévoir une aide financière pour les éleveurs dont les bovins seront privés de pâturage cet été en France. Une interdiction prononcée mi-février par la Confédération pour prévenir l'introduction de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) en Suisse.

L'interdiction du pacage - soit le fait d'estiver des bovins sur territoire français - a suscité "l'incompréhension" et laissé de nombreux éleveurs dans "l'expectative", a relevé mardi le député UDC José Durussel, auteur d'une motion renvoyée au Conseil d'Etat.

Environ 160 éleveurs vaudois sont concernés, eux qui estivent chaque année entre 4000 et 4500 bovins (6000-6500 pour l'ensemble de la Suisse romande) sur la chaîne du Jura français, en zone limitrophe entre la Cure et l'Auberson.

Les alpages vaudois étant déjà saturés, de nombreux bovins qui auraient dû paître en France vont rester cet été sur les exploitations en plaine. De quoi engendrer du travail et des coûts supplémentaires, notamment pour financer le fourrage, a relevé José Durussel. L'interdiction du pacage va aussi entraîner des difficultés à respecter les programmes fédéraux liés aux paiements directs.

Demandant que sa motion soit prise en considération de manière immédiate, donc sans passer par une commission, José Durussel a relevé que le temps pressait, sachant que les montées à l'alpage sont prévues dès le mois de mai.

Unanimité

Des députés de tous bords politiques ont apporté leur soutien à cette motion, soulignant "le désarroi" et "l'anxiété" des éleveurs concernés.

Ils ont aussi été plusieurs à déplorer que la Confédération n'indemnise pas les éleveurs, arguant une absence de base légale. "La Confédération ne doit pas se dédouaner. J'invite le Conseil d'Etat à faire pression pour que la Confédération prenne ses responsabilités", a affirmé le PLR Loïc Bardet.

Conseillère d'Etat en charge de l'agriculture, Valérie Dittli a expliqué avoir déjà alerté Berne. Elle a relevé que "la compréhension" était moindre de l'autre côté de la Sarine, les éleveurs alémaniques n'étant pas concernés par cette interdiction. La ministre a "salué" la motion Durussel, ajoutant que ses services s'étaient déjà mis au travail pour chercher des solutions pour épauler les éleveurs touchés.

La motion demande concrètement au Conseil d'Etat "d'élaborer des bases légales afin d'accompagner financièrement les éleveurs privés de pacage pour la saison 2026 et d'anticiper la pérennité du pacage franco-suisse pour les années à venir."

Au vote, elle a été soutenue à une quasi unanimité, seule une poignée de députés préférant s'abstenir.

Risque sanitaire important

La dermatose nodulaire contagieuse (DNC) est une maladie virale provoquée par des piqûres d'insectes. Elle est apparue en juin 2025 en France, entraînant l'abattage complet de plusieurs troupeaux. A ce jour, aucun cas de DNC n'a été révélé en Suisse.

Mi-février, l'Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV) a parlé d'un "risque sanitaire important" pour justifier l'interdiction de l'estivage de l'autre côté de la frontière. Et d'autant plus avec le début de la période active des mouches et moustiques, vecteurs de la maladie.

Non transmissible à l'humain, la DNC provoque de la fièvre, de l'apathie et l'apparition de nodules sur la peau des bovins infectés. Elle est rarement mortelle, mais "peut causer d'importantes pertes économiques", selon l'OSAV, qui aimerait ainsi protéger les 1,5 million de bovins suisses et l'ensemble du secteur agroalimentaire.

Outre Vaud, des éleveurs de l'Arc jurassien et de Genève sont concernés par cette interdiction.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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