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Lausanne

Nouveautés dans les conventions signées entre l'Etat et les Eglises

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Les conventions de subventionnement 2025-2029 signées entre l'Etat de Vaud et les Eglises comportent quelques nouveautés ou précisions (archives). (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le Conseil d'Etat vaudois a adopté les nouvelles conventions de subventionnement 2025-2029 avec les Eglises du canton. Si le montant des conventions demeure inchangé, quelques paradigmes sont changés, reformulés ou complétés. Elles abordent par exemple désormais concrètement la question des abus sexuels.

"Après plusieurs mois de discussions constructives avec l'Eglise évangélique réformée du canton de Vaud (EERV) et la Fédération ecclésiastique catholique romaine du canton de Vaud (FEDEC-VD), puis avec la Communauté israélite de Lausanne et du canton de Vaud (CILV), le Conseil d'Etat a approuvé les nouvelles conventions de subventionnement de ces trois institutions pour la période 2025-2029", a annoncé jeudi le gouvernement dans un communiqué.

Sur le plan financier, les conventions reconduisent donc les montants versés jusqu'à cette année, soit un total de 63,5 millions de francs pour l'année 2025.

Cette enveloppe est répartie à raison de 33,2 millions pour l'EERV, 30,2 millions pour la FEDEC-VD et de 141'000 francs pour la CILV, a précisé à Keystone-ATS Jean-Luc Schwaar, directeur des affaires institutionnelles et des communes au sein du Département des institutions, du territoire et du sport (DITS).

Formation et organe indépendant

Si le volume des subventions est inchangé, les textes des conventions se distinguent de celles conclues antérieurement sur plusieurs points. Principale nouveauté: ils contiennent désormais "l'engagement des Eglises et de la CILV de mettre en place un dispositif de protection de l'intégrité de la personne et de prévention des abus, notamment d'ordre sexuel".

"Si ce dispositif était déjà en place dans les Eglises, il figure dorénavant concrètement en noir sur blanc dans les conventions", souligne M. Schwaar. "Il comprend des formations destinées au personnel des Eglises, ainsi que la création d'un organe indépendant de ces dernières qui est chargé de recueillir et d'instruire les signalements provenant de victimes d'abus, et de dénoncer les faits à la justice en cas de soupçon d'infraction pénale", précise-t-il.

Focus sur les missions

Autre modification, les conventions "se concentrent désormais sur les missions exercées par les Eglises au service de tous, et ne sont plus construites par rapport aux postes de travail octroyés à ces dernières", explique M. Schwaar. "Cette nouvelle manière de procéder s'inscrit dans le cadre constitutionnel et légal applicable au subventionnement des Eglises", rappelle-t-il.

Ce "changement de paradigme" permet à l'Etat d'avoir "un meilleur suivi de l'affectation des subventions versées au travers des rapports d'activité annuels des Eglises, tout en offrant aux Eglises une plus grande marge de manoeuvre dans leur gouvernance", relève encore le directeur des affaires institutionnelles et des communes.

Le contenu des conventions décrit également "de manière complète" quelles sont les prestations que les Eglises et la CILV offrent à la population, "montrant ainsi le rôle que jouent ces institutions dans notre société actuelle", note aussi le Canton, tant au niveau de "valeurs sociétales que de cohésion sociale". Enfin, le principe de l'indexation de la part "masse salariale" est expressément stipulé.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Projet de décharge à Chavornay: le Canton poursuit ses études

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Un projet de décharge cantonale est à l'étude sur la commune de Chavornay (VD), au grand dam de sa population (archives). (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le Conseil d'Etat vaudois poursuit son processus d'étude d'un projet de décharge à Chavornay sur le lieu-dit "La Verne". Il a décidé de lancer une procédure de plan d'affectation cantonal valant permis de construire. Cette nouvelle étape permet uniquement d'ouvrir une procédure de planification et ne vaut donc pas une autorisation du projet de décharge.

"La procédure comporte différentes étapes dont une mise à l'enquête publique, incluant notamment une étude d'impact sur l'environnement et des démarches d'information auprès du public. Ce n'est qu'à l'issue de cette procédure que le projet de décharge pourrait être approuvé", a indiqué jeudi le gouvernement dans ses décisions hebdomadaires.

Le site sur lequel est envisagé ce projet de décharge est inscrit au Plan sectoriel des décharges (PSD) et au Plan de gestion des déchets (PGD) en tant que site prioritaire. Il répond à la clause du besoin, rappelle le Canton.

Pétition citoyenne déposée

Prévue sur le lieu-dit de "La Verne", la décharge doit accueillir des matériaux de type A et B. Il s'agit respectivement de matériaux d'excavation non pollués (A) ainsi que de matériaux inertes, c'est-à-dire des matériaux d'excavation faiblement pollués et des déchets de chantier tels que béton, briques, tuiles ou verre (B). La durée de l'exploitation du site serait de dix ans environ.

Les habitants de Chavornay se sont mobilisés contre ce projet. Un groupe de citoyens, accompagnés d'une délégation municipale, a remis en janvier dernier une pétition en ce sens, munie de 1600 signatures, au Grand Conseil vaudois.

Les pétitionnaires craignent une atteinte à leur qualité de vie et à leur sécurité en raison des poussières et du trafic accru des camions que cette décharge générerait. Ils s'inquiètent également pour la biodiversité et la faune locale ainsi pour les surfaces agricoles menacées par le projet.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Initiative des 12%: une "arnaque", selon la gauche et les syndicats

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Parmi les opposants à l'initiative populaire vaudoise dite des 12%, le conseiller national Benoît Gaillard (PS/VD) s'est montré particulièrement virulent mercredi contre une baisse d'impôts "démentielle" pour les plus aisés" (archives). (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le comité unitaire vaudois "Non à l'initiative 12%" a lancé sa campagne mercredi. Il dénonce une baisse d'impôts "inégalitaire et dangereuse" pour les prestations publiques. Il appelle la population à rejeter cette initiative dans les urnes le 27 septembre prochain.

Le texte des milieux patronaux et économiques, intitulé "Baisse d'impôts pour tous: redonner du pouvoir d'achat à la classe moyenne", est présenté par ses initiants "comme une baisse d'impôts générale". "En réalité, cette arnaque est un cadeau fiscal massif de près de 300 millions de francs, capté avant tout par les très hauts revenus et les très grandes fortunes", ont résumé devant la presse les partis de gauche (PS, Vert-e-s, POP et EAG) et les syndicats.

Parmi ces opposants, le conseiller national Benoît Gaillard (PS/VD) s'est montré particulièrement virulent. "Derrière le slogan trompeur d'une baisse d'impôts pour toutes et tous, cette initiative est une opération à large échelle de redistribution démentielle de l'argent pour les plus aisés", a-t-il affirmé à Lausanne. "Le 1% des plus riches du canton bénéficierait de la moitié du résultat de cette baisse", a-t-il assuré.

"Casse du siècle"

M. Gaillard n'a pas hésité à parler de "véritable arnaque" et du "casse du siècle". "Son mécanisme est profondément injuste et inefficace: plus on gagne, plus on possède, plus on reçoit", a renchéri le député écologiste Kilian Duggan, pour qui le texte "rate sa cible sociale et politique". La présidente du PS Vaud, Oriane Sarrasin a, elle, critiqué une initiative "populiste".

Les chiffres sont sans appel, selon le comité du "Non": sur les 100 millions de baisses de l'impôt sur la fortune, 85% iraient aux 10% les plus fortunés, tandis que 70% des Vaudoises et Vaudois "n'en verraient tout simplement pas la couleur".

"Sur l'impôt sur le revenu, le chiffre de 12% n'est pas correct, car 7% ont déjà été accordés par le Grand Conseil. Sur les 5% restants, près des trois quarts du cadeau fiscal seraient captés par le quart des contribuables les mieux payés, alors que les revenus les plus bas ne recevraient rien", argumentent les opposants au texte.

Attaque contre les services publics

Autre argument: dans le contexte financier actuel du Canton de Vaud, "dégradé et austère", priver l'Etat de près de 300 millions dès 2027 "n'a rien d'anodin": c'est une attaque frontale contre la capacité du canton à financer les prestations publiques essentielles à la population, a dit en substance la députée de la gauche radicale Céline Misiego.

La large coalition du "Non" a également fustigé les initiants qui, selon elle, "refusent toujours de dire clairement où ils entendent couper pour financer leur cadeau fiscal". "Leur stratégie est simple: promettre une baisse d'impôts en évitant soigneusement le débat sur ses conséquences concrètes pour les services publics".

Présents aussi à la conférence de presse, plusieurs syndicats ont tenu à donner des exemples concrets. Comme celui-ci: un salarié gagnant 450'000 francs par année profiterait d'une baisse d'impôt de 5100 par an, alors qu'une famille avec deux enfants devrait, elle, se contenter de 260 francs. En résumé, selon eux: "beaucoup pour celles et ceux qui ont déjà le plus, presque rien pour les classes moyennes et populaires".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne: un secteur naturel au cimetière du Bois-de-Vaux

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Les pratiques funéraires évoluent et une partie croissante de la population exprime le souhait de pouvoir bénéficier de sépultures plus durables et plus proches de la nature, selon la Ville de Lausanne (archives). (© Keystone/ANTHONY ANEX)

Lausanne disposera prochainement d'un secteur naturel au cimetière du Bois-de Vaux. Pensé pour répondre à l'évolution des attentes de la population en matière de pratiques funéraires plus respectueuses de l'environnement, cet espace proposera des inhumations intégrant des principes écologiques.

"Les pratiques funéraires évoluent et une partie croissante de la population exprime le souhait de pouvoir bénéficier de sépultures plus durables et plus proches de la nature. Afin de répondre à cette sensibilité, la Ville de Lausanne créera un secteur dédié au sein du cimetière du Bois-de-Vaux", indique-t-elle mardi dans un communiqué.

Ce nouvel espace accueillera des tombes alignées, attribuées sans distinction de religion. Les inhumations y respecteront plusieurs principes destinés à limiter l'impact environnemental des sépultures, explique la Municipalité.

Les cercueils devront être réalisés en bois non traité issu notamment de forêts régionales, les vêtements portés par les personnes défuntes devront être biodégradables et les soins de thanatopraxie ne seront pas autorisés, précise-t-elle.

Tombes végétalisées

Afin de garantir le respect de ces principes, une directive municipale ainsi qu'une charte d'engagement destinée aux familles et aux entreprises de pompes funèbres encadreront les conditions d'inhumation dans ce secteur. L'aménagement du lieu privilégiera également des matériaux renouvelables et une approche paysagère plus naturelle, souligne la Ville.

Les tombes seront végétalisées et les ornements volontairement limités afin de préserver l'harmonie du lieu. Seules des fleurs naturelles pourront être déposées et les éventuels monuments funéraires devront être réalisés en pierre naturelle provenant de Suisse ou des pays limitrophes, est-il encore indiqué.

Le secteur envisagé se situe dans une partie actuellement désaffectée du cimetière du Bois-de-Vaux. Le projet fera encore l'objet d'une validation du plan d'aménagement par les autorités compétentes en matière de patrimoine, selon la Ville.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Nouvelle double voie Morges–Perroy: le tracé a été validé par Berne

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Le projet prévoit la création d’une nouvelle double voie d'environ 13 kilomètres entre Morges et Perroy, dont 10 km de tunnel. (© CFF)

Une étape-clé est franchie pour la double voie ferroviaire de Morges-Perroy. Les CFF et l'Office fédéral des transports (OFT) ont validé et arrêté son tracé définitif. Il fera 13 km, dont 10 km en tunnel. Sa mise en service est envisagée au plus tôt à l'horizon 2043.

A la suite du mandat confié par l'OFT en septembre 2024, les CFF ont analysé une trentaine de variantes et identifié un tracé de référence pour la poursuite de l'avant-projet en vue de la construction de la nouvelle ligne Morges–Perroy. Le choix de ce tracé a été validé par l'OFT jeudi dernier. Cette décision constitue une étape déterminante dans le développement de cette infrastructure, indiquent mardi l'OFT et les CFF dans un communiqué.

Le projet prévoit la création d’une nouvelle double voie d'environ 13 kilomètres entre Morges et Perroy. Il y aura une section à l'air libre d'environ 2 kilomètres au départ de la gare de Morges en direction de Genève jusqu'au Boiron, puis le tunnel d'environ 10 kilomètres depuis la zone du Boiron jusqu'au lieu-dit du Chêne, à Perroy, et ensuite une section à l'air libre d'environ 1 kilomètre à Perroy, détaillent les deux parties prenantes.

"Ce tracé présente deux avantages majeurs. Il permet de limiter l'impact sur les zones habitées, les terres agricoles et le bâti environnants. Le tunnel couvre en effet environ 75% du tracé et ses accès sont situés dans des lieux éloignés des concentrations urbaines. Enfin, il offre les meilleures conditions pour maintenir l'exploitation de la ligne actuelle durant la phase travaux sur un des axes les plus fréquentés du pays", expliquent-elles.

Amélioration des cadences

La nouvelle voie Morges–Perroy est un des éléments nécessaires pour pouvoir poursuivre le renforcement progressif de l'offre sur l'axe Genève–Lausanne. Elle permettra des bénéfices significatifs pour la clientèle, rappellent l'OFT et les CFF.

Et de citer une cadence des RegioExpress et InterCity Genève–Lausanne au quart d'heure (contre une demi-heure aujourd'hui), une cadence à la demi-heure systématisée dans toutes les gares du RER Vaud Lausanne–Morges–Allaman, ainsi qu'une capacité du transport de marchandises améliorée sur l'axe Lausanne–Genève.

Ces améliorations d'offre sont également tributaires d'autres projets d'augmentation de la capacité sur l'axe (notamment la transformation et la modernisation des gares de Genève et de Morges), est-il souligné.

Gros travail avant l'enquête publique

"Le choix du tracé de référence est une étape intermédiaire mais importante de la phase d'avant-projet. Les prochaines années seront consacrées à affiner le tracé, définir les méthodes de construction, poursuivre les études environnementales, consolider les coûts et élaborer les plans détaillés", relèvent encore l'OFT et les CFF.

"Les procédures d'autorisation, de mise à l'enquête publique et de consultation permettront également d'associer les communes concernées, les partenaires institutionnels et toutes les parties prenantes", ajoutent-ils.

Le projet Morges–Perroy se déroule selon le calendrier prévu jusqu'ici, assure-t-on. La phase d'avant-projet en cours va se poursuivre jusqu'en 2029, tandis que la mise à l'enquête publique est attendue en 2033. La mise en service du nouvel ouvrage est envisagée "à ce stade au plus tôt à l'horizon 2043".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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