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Lausanne

Sécurité après le derby: Lausanne durcit le ton et exige de nouvelles mesures

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Pour le municipal lausannois en charge de la sécurité Pierre-Antoine Hildbrand, il faut instaurer des bus dédiés au supporters afin de limiter les perturbations lors des cortèges les jours de match. (photo d'archives)(© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Les déprédations survenues dimanche soir en marge du match entre le Lausanne-Sport et le Servette FC ne resteront pas sans suite. L'incendie de 40 câbles en gare de Lausanne provoqué par un engin pyrotechnique a lourdement perturbé le trafic ferroviaire entre Lausanne et Renens. La Municipalité de Lausanne, par la voix de son conseiller municipal en charge de la sécurité Pierre-Antoine Hildbrand, réclame des mesures supplémentaires.

Pierre-Antoine Hildbrand Municipal lausannois en charge de la sécurité

Des billets nominatifs et des bus pour les supporters

Face à l'ampleur des dégâts et aux nuisances répétées, les autorités lausannoises travaillent sur plusieurs axes pour durcir le ton. Pierre-Antoine Hildbrand regrette notamment que le Parlement fédéral ait refusé, il y a quelques mois, l'introduction des billets nominatifs, une mesure que la Ville juge pourtant nécessaire. «Nous demandons des mesures plus strictes à l'égard des supporters violents», souligne-t-il, précisant que Lausanne fait face à une situation particulière en raison de l'éloignement de la gare par rapport au stade.

L'une des solutions préconisées est la mise en place de bus spéciaux pour acheminer les supporters adverses directement depuis leur base de départ jusqu'au stade. Cette organisation, déjà rodée pour le hockey, permettrait d'éviter les cortèges à travers la ville et les zones sensibles comme les Plaines du Loup. «Nous souhaitons qu'il y ait une prise en charge par bus des supporters des équipes adverses de façon à ne pas perturber la vie des habitants», explique l'élu lausannois.

Qui paiera la facture ?

La question de la responsabilité financière est au centre des préoccupations. Les coûts pour les CFF se chiffrent en centaines de milliers de francs, sans compter les frais indirects liés aux dispositifs de sécurité et à la protection civile. Pour Pierre-Antoine Hildbrand, la position est claire: «Les premiers responsables des dégradations, ce sont les vandales».

À défaut de retrouver tous les coupables, la Ville estime que les organisateurs et la Swiss Football League doivent aussi prendre leurs responsabilités. «Tant qu'on ne trouvera pas les coupables, bien ils sont à la charge de ceux qui sont obligés de prendre des mesures comme la Ville de Lausanne ou les CFF», indique le municipal en charge de la sécurité.

Progresso activé

Des sanctions ont déjà été prononcées dans le cadre du dispositif Progresso, un modèle en cascade utilisé par les cantons pour lutter contre la violence dans le sport. Ce système comprend quatre niveaux de mesures progressives. Le Servette FC écope d’une sanction de niveau 2. Lors des deux prochains matchs du club genevois, l’entrée au stade se fera de manière plus stricte via une vidéosurveillance. Celle-ci permettra d’identifier tous les supporters. Ce niveau prévoit aussi une obligation de participer à des séances avec les autorités pour les 3 prochains matchs sous peine d’amende. Des mesures ont également été prises contre le Lausanne Sport. Le club se voit notifier d’une sanction de niveau 1, à savoir une obligation pour le club et les supporters de dialoguer avec les autorités pour les trois matchs à venir, avant et après chaque rencontre.

Interview réalisée par Sophie Vassutine

Adaptation web avec IA

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2 Commentaires

1 commentaire

  1. Curty

    18 février 2026 à 06:52

    Bravo aux autorités qui prennent le taureau par les cornes. Pourquoi faciliter l'accès aux transports, aux stades au milieu d'une population seine avec ce genre de supporters extrêmes qui veulent et cherchent à semer la zizanie ''gratuitement ''à chaque sorties. Y'en a marre de voir et constater le manque de respect dans nos transports, nos villes et nos stades. Soyez plus sévères. Merci

  2. Serge Ducommun

    18 février 2026 à 11:57

    C'est incroyable comme les choses changent très vite a la vue des votations du 08 Mars 2026. Les candidats se transforment en magiciens des temps moderne....superbe...

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Lausanne

Conseil d'Etat VD: Jean-François Thuillard en tête au 1er tour

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Le candidat UDC Jean-François Thuillard arrive en tête du 1er tour de la complémentaire dans le canton de Vaud. (© Keystone/CYRIL ZINGARO)

Jean-François Thuillard et Roger Nordmann n'ont pas réussi à clairement se départager lors du 1er tour de l'élection complémentaire au Conseil d'Etat vaudois. L'UDC (45,05%) l'a emporté sur le fil sur le socialiste (44,24%), mais tout se jouera au 2e tour le 29 mars.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Lausanne: zoom sur les films de Claire Denis à la Cinémathèque

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Claire Denis sera présente lors de la projection au cinéma Capitole (archives). (© KEYSTONE/EPA/GUILLAUME HORCAJUELO)

La Cinémathèque suisse, à Lausanne, consacre un cycle à l'oeuvre de la réalisatrice française Claire Denis. Elle projette quatorze de ses films, dont sa dernière oeuvre "Le cri des gardes" en avant-première le 17 mars prochain.

La réalisatrice sera présente lors de cette projection organisée en collaboration avec le FIFDH. Le film est en effet montré en compétition au Festival du film et forum international sur les droits humains qui se tient du 6 au 15 mars à Genève.

Tourné en anglais avec Matt Dillon et Isaach de Bankolé, le film se situe quelque part en Afrique de l'Ouest, sur le chantier d'une grosse entreprise. Un soir, un homme se plante devant les barrières pour réclamer le corps de son frère, ouvrier mort sur le site le jour même. Ce huis clos est librement inspiré de la pièce de Bernard-Marie Koltès, "Combat de nègre et de chiens", écrite en 1979.

Avec ce film, Claire Denis retourne en Afrique pour raconter une histoire de colonialisme, économique cette fois-ci, une thématique qui l'a suivie tout au long de sa carrière. En 1988, son premier film "Chocolat" mettait en scène une famille blanche vivant au Cameroun à la veille de l’indépendance, avec déjà Isaach de Bankolé.

Figure marquante

Claire Denis est une figure marquante du cinéma contemporain français et international. Elle passe son enfance en Afrique avant d’étudier le cinéma en France. Elle réalise des courts-métrages et assiste des cinéastes reconnus comme Jacques Rivette, Roberto Enrico, Costa-Gavras ou encore Wim Wenders.

Elle a réalisé une trentaine de films dont "Nénette et Boni", Léopard d'or en 1996 au festival de Locarno, "Beau Travail", présenté à la Mostra de Venise en 1999, ou "Trouble Every Day" avec Béatrice Dalle et Vincent Gallo, projeté en 2001 au festival de Cannes. Après "Un beau soleil intérieur" (2017) avec Juliette Binoche, elle retrouve l’actrice pour "High Life" (2018).

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Lausanne: l'Institut Maïeutique fête ses 70 ans et ouvre ses portes

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Fondé en 1955 par Giovanni Mastropaolo, l’Institut Maïeutique à Lausanne est un lieu d'accueil et de soins ancré dans son environnement urbain (photo symbolique). (© Keystone/ENNIO LEANZA)

A Lausanne, l'Institut Maïeutique fête ses 70 ans. A l'occasion de cet anniversaire symbolique, ce lieu d'accompagnement des jeunes adultes en souffrance psychique invite le public à deux journées de portes ouvertes les 12 et 13 mars dans ses locaux du quartier de Marterey.

"Ces journées conviviales offrent l'occasion de découvrir les espaces récemment rénovés de l’hôpital de jour, de passer un moment avec l'équipe et les jeunes, et d'échanger autour des pratiques de soin. Ces rencontres permettent également de mieux comprendre le rôle singulier que joue l'Institut Maïeutique dans le contexte lausannois et romand", indiquent ses responsables dans un communiqué.

Fondé en 1955 par Giovanni Mastropaolo, l'Institut Maïeutique est un lieu d'accueil et de soins ancré dans son environnement urbain. Dès sa création, son fondateur a souhaité accompagner les personnes en souffrance par la mobilisation de leurs ressources et en favorisant leur insertion sociale, rappellent ses responsables.

Place centrale de la culture

Au fil des décennies, l'Institut a développé une approche fondée sur la participation à des groupes thérapeutiques à médiation et le partage de la vie quotidienne. Une équipe interdisciplinaire dispense des soins de qualité et une place centrale est accordée à la culture comme un véritable outil d'ouverture tant au monde externe qu'interne.

Aujourd'hui, l'Institut propose toujours un cadre thérapeutique et des solutions d'hébergement au coeur de la cité. Il développe parallèlement de nombreux partenariats et projets en lien avec le rétablissement, la vie sociale et la participation communautaire. Il participe notamment au projet pilote Villes et santé mentale, porté conjointement par le CHUV et la Ville de Lausanne.

Fidèle à son approche humaniste, l'Institut fait évoluer ses pratiques afin de répondre aux enjeux contemporains. Il propose ainsi aux jeunes des thématiques actuelles - telles que la santé sexuelle, l'écologie ou les médias - visant à renforcer leur autonomie et leur inclusion dans la société.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

VTT, secours ou canyoning: les guides de montagne se diversifient

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Les guides de montagne cherchent à diversifier leurs activités (image symbolique). (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Certains guides de montagne enrichissent leur offre au-delà de l'alpinisme, motivés surtout par leur passion. Mais cette diversification s'est aussi accélérée du fait des nouvelles conditions climatiques.

En Suisse, près de 300 guides sont formés au canyoning. Un module facultatif pour le VTT existe aussi depuis une vingtaine d'années, suivi par une dizaine de guides du bureau de Verbier (VS) en 2023.

"Il existe aussi des formations de spécialiste de travaux sur corde, par exemple dans la construction ou l'élagage, pour lesquels les guides sont assez prédestinés", complète Pierre Mathey, secrétaire général de l'Association suisse des guides de montagne.

D'autres professionnels poursuivent en parallèle leur second métier d'ambulancier, en travaillant dans le secours héliporté. Ces compétences trouvent un écho auprès de leurs clients, puisque certains les sollicitent pour des courses en haute montagne incluant des moments de formation au secours alpin.

"De manière générale, la volonté de se former et d'acquérir de l'autonomie est en augmentation chez nos clients", observe Pierre Mathey. "S'adapter fait partie du métier de guide depuis toujours", ajoute le spécialiste, qui voit en cette diversification une continuité plus qu'une révolution.

Mais ces nouvelles compétences offrent tout de même des opportunités: "Si une course en haute montagne est impossible, je peux proposer un plan B attrayant en canyoning et éviter d'annuler la sortie", souligne Nicolas Simon, guide de montagne qui propose aussi des vols en parapente.

Difficultés climatiques

En 2019, une étude de l'Université de Lausanne notait une tendance à la diversification pour des activités "qui ne se pratiquent pas en haute montagne", face à des conditions estivales devenues "hasardeuses" en raison du changement climatique.

Les guides interrogés, issus de la région de Chamonix, pointent l'augmentation des chutes de pierres ou le manque de couverture neigeuse sur les glaciers en été. L'hiver est aussi touché, mais différemment: "les conditions peuvent changer radicalement en quelques jours à cause des variations de température rapides et de grande amplitude", constate Pierre Mathey.

Dans un sondage mené par l'Association suisse des guides de montagne en 2024, une moitié d'entre eux indiquaient modifier leurs activités pratiquées face aux effets du changement climatique.

Pierre Mathey nuance: si ces nouvelles conditions exigent davantage d'agilité, "nous ne sommes pas en situation de remplacer complètement certaines activités par d'autres." Selon lui, le territoire alpin offre de nombreux lieux alternatifs vers lesquels les alpinistes peuvent toujours se rediriger, en Suisse ou dans les massifs frontaliers.

Ne pas dépendre d'une seule activité

"Ma passion pour d'autres activités a clairement été ma principale motivation", clarifie Alex Glasner, également ambulancier. "Mais dans un monde et une nature qui change, ne pas dépendre d'une seule activité est une situation très confortable", reconnait-il.

"En 2024, un tiers des guides vivaient de leur métier à 100%", contextualise Pierre Mathey. Les deux autres tiers pratiquent à temps partiel ou comme appoint lors des pics touristiques. En écho, Alex Glasner ajoute que si les guides ont toujours été multitâches, il a le sentiment que "la diversification a rarement été aussi importante qu'aujourd’hui."

Toutefois, même si ces alternatives se développent et que certains guides se spécialisent, ces activités restent marginales sur le nombre total de journées guidées, indique Pierre Mathey. Elles peuvent toutefois permettre de combler les périodes de creux touristique.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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