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Économie

Travail au noir: un député PLR souhaite serrer la vis

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A l'échelle suisse, Vaud figure parmi les plus engagés en matière de contrôle sur le terrain. En 2023, ce sont 2389 contrôles de chantiers qui ont été menés dans le cadre de la Convention quadripartite sur le contrôle des chantiers (CCCVD), contre 1034 en 2010, soit plus du double (archives). (© Keystone/ANDREE-NOELLE POT)

Le député PLR et entrepreneur vaudois Pierre-André Romanens veut serrer la vis en matière de travail au noir. Il a déposé cette semaine une interpellation et un postulat au Grand Conseil pour demander au Conseil d'Etat s'il entend renforcer la loi et les contrôles sur le terrain.

"Le travail au noir demeure un problème structurel aux conséquences importantes: perte de recettes fiscales et sociales, atteinte aux conditions de travail, et distorsion de concurrence au détriment des entreprises respectueuses des règles. Ça ne peut plus continuer comme ça", affirme à Keystone-ATS M. Romanens. "Il faut serrer la vis, faire plus de répression, mais pas seulement, il faut aussi miser sur la prévention, et ne plus subir le travail au noir".

"Ce sont des sommes colossales qui sont soustraites aux assurances sociales et au fisc. C'est une catastrophe, une plaie pour notre canton", poursuit-il. Cette économie informelle est estimée à près de 7% du Produit intérieur brut (PIB) cantonal, soit à quelque cinq milliards de francs, selon les chiffres qu'il avance.

Les contrôles ont déjà doublé

Le parlementaire est le premier à reconnaître que Vaud a été un canton pionnier en matière de travail au noir. "Le canton est tout sauf laxiste, mais il ne peut pas tout faire tout seul. Certes, il faut encore plus de moyens, notamment pour les contrôles sur le terrain, mais également un rôle renforcé des fédérations par secteur voire des syndicats", estime-t-il.

A l'échelle suisse, Vaud figure en effet parmi les plus engagés en matière de contrôle. Par exemple, en 2023, ce sont 2389 contrôles de chantiers qui ont été menés dans le cadre de la Convention quadripartite sur le contrôle des chantiers (CCCVD), contre 1034 en 2010, soit plus du double.

Pour l'élu PLR, il reste deux domaines particulièrement problématiques: celui du second oeuvre, notamment les entretiens de jardins, ainsi que celui des nettoyages. "La concurrence déloyale y est terrible", commente-t-il. Le phénomène est aussi présent dans les secteurs du bâtiment, de la restauration, des services à la personne et, probablement, dans certaines activités numériques.

Il prend des formes diverses: absence de déclarations, fausses qualifications d'indépendant, emploi sans autorisation ou encore écarts entre le taux de travail déclaré et le travail réellement effectué.

Réviser la loi sur l'emploi?

Dans son interpellation, M. Romanens demande au Conseil d'Etat s'il compte prochainement réviser la loi sur l'emploi (LEmp), datant de 20 ans, incluant un renforcement du dispositif de lutte contre le travail au noir. Il interroge aussi le gouvernement sur sa disposition à examiner la possibilité de déléguer une partie des contrôles aux organes paritaires des conventions collectives, en complémentarité avec les dispositifs existants comme la CCCVD.

Son postulat demande au gouvernement la possibilité de mettre en oeuvre une campagne de sensibilisation cantonale contre le travail au noir, avec les partenaires sociaux et les communes. L'idée serait de mieux informer sur les risques juridiques, sociaux et économiques liés au travail non déclaré, en s'adressant aux employeurs, aux travailleurs, mais aussi au grand public, notamment dans les domaines de l'économie domestique ou des services de proximité.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

USA: des parlementaires suisses mènent des discussions économiques

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La délégation AELE-UE du Parlement suisse mène actuellement des discussions aux États-Unis. Le président de la délégation AELE-UE est Damian Müller (à gauche), conseiller aux États lucernois du PLR. (© Parlamentsdienste)

Une délégation de l'Assemblée fédérale suisse s'est entretenue ces derniers jours à Washington avec des membres du Congrès et des représentants économiques américains. Les perspectives d'un éventuel accord commercial bilatéral ont notamment été abordées.

La délégation suisse AELE/UE s'est entretenue mardi avec Jamieson Greer, représentant américain au commerce, et deux membres républicains du Congrès. La délégation a abordé le processus parlementaire suisse et soutenu la nécessité d'un large soutien politique pour tout accord futur, a déclaré mercredi le président de la délégation Damian Müller (PLR) à Keystone-ATS. Les délégations ont aussi échangé leurs points de vue respectifs sur les mandats de négociations actuels.

Mercredi, des tables rondes ont été organisées avec différents experts américains en matière de commerce et de douanes, dont les parlementaires suisses en ont tiré des retours très intéressants, selon M. Müller. Quant à savoir si des droits de douane plus élevés apporteraient réellement une valeur ajoutée aux États-Unis, les représentants de différentes organisations se sont montrés très sceptiques, en raison du coût de la vie.

Au cours de ses rencontres, la délégation a souligné que la Suisse était un partenaire économique important des États-Unis, un investisseur étranger de premier plan, un contributeur majeur à la recherche et au développement et un créateur d'emplois de haute qualité dans de nombreux États américains.

Mercredi en début de soirée, heure suisse, la délégation suisse s'est rendue dans l'État de l'Indiana, un site important pour l'industrie pharmaceutique et médicale dans le Midwest américain. Jeudi, des entretiens avec le directeur de Roche Diagnostics à Indianapolis sont notamment au programme.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Climat

A Lourtier, le pont militaire installé cet été a été démantelé

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Le pont militaire provisoire, une structure métallique de 51 mètres de long, avait été installé cet été au-dessus du torrent du Fregnoley entre Champsec et Lourtier (VS) dans le Val de Bagnes (image d'archive). (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Le pont militaire provisoire construit entre Champsec et Lourtier (VS) au-dessus du torrent du Fregnoley a été démantelé. L'ouvrage avait été mis en service le 2 juillet dernier afin de rétablir la liaison routière entre les deux villages, coupée par une lave torrentielle un mois auparavant.

Il aura fallu une dizaine de jours et une quinzaine de personnes pour démonter tous les modules de la structure métallique de 51 mètres de long. Les dernières pièces ont été évacuées par camion mercredi et les derniers travaux s'achèveront jeudi. La mission de l'armée dans la région touche donc à sa fin.

Le pont militaire provisoire, construit en vingt jours l'été dernier, aura été en place un peu moins de huit mois. Et il aura surtout rétabli l'accès au Haut Val de Bagnes, coupé du reste de la vallée pendant un mois après la lave torrentielle du 2 juin, qui avait emporté le pont fusible du Fregnoley.

Utilisation temporaire

Au départ, l'ouvrage provisoire n'aurait pas dû être en place au-delà du mois de novembre, le pont ne pouvant être exposé au sel de déneigement. Il avait donc été fermé à la circulation à ce moment-là.

Mais l'armée avait accepté de le laisser à disposition jusqu'à la fin du mois de février. Il s'agissait d'avoir une solution de secours pour l'hiver, dans le cas où une lave torrentielle faisait "sauter" une nouvelle fois le pont fusible.

Il n'y a pas eu besoin d'utiliser le pont militaire durant ce laps de temps, a signalé à Keystone-ATS Antoine Schaller, secrétaire général adjoint de la commune de Val de Bagnes. Et d'exprimer sa reconnaissance envers l'armée pour son aide et son intervention, qui ont permis "de participer au soutien de la population".

Bientôt un nouvel accès

Dorénavant, la circulation se fait via le pont fusible remis en fonction, le temps qu'un autre accès sécurisé soit établi. Les autorités communales comptent sur l'achèvement prochain du chantier de la route de contournement de la Sasse, en rive gauche de la Dranse. La fin des travaux et sa mise en service est attendue pour mi-avril.

La route "a été construite en un temps record", explique Antoine Schaller. Elle est "quasiment finalisée".

Toujours dans la zone, une future galerie routière doit permettre de rejoindre Lourtier, Finnay et Mauvoisin depuis Champsec. L'objectif: que les automobilisites puissent franchir, par tous les temps, le lit du torrent du Fregnoley.

Long de 102 mètres, le tunnel devrait être mis en service pour la fin de l'année 2026. Les 77 premiers mètres devraient être terminés pour juin et les 25 mètres suivants pour septembre. Durant les mois qui suivent, la réalisation de la digue définitive en rive droite devra être finalisée.

Territoire très exposé

La région du Haut Val de Bagnes, en particulier la zone du Fregnoley, est particulièrement exposée aux laves torrentielles, en hiver comme en été. Plusieurs ouvrages ont ainsi été mis en place ces dernières années pour protéger les villages et la population.

En novembre, le village de Lourtier s'est justement doté d’un nouveau système de digues paravalanche, situé le long du torrent. Construit en 2024, le pont fusible du Fregnoley est, quant à lui, un ouvrage en bois, destiné à "sauter" lors de laves torrentielles avait été mis en place après les crues de juillet 2024.

Le pont militaire faisait, lui, partie des mesures urgentes adoptées dans le cadre de la clause générale de police du 18 juin 2025 afin de rétablir rapidement ledit axe de circulation.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Le secteur de la construction amplifie ses recettes en 2025

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Pour 2026, l'indice de la construction s'attend à un chiffre d'affaires d'environ 24,4 milliards de francs dans le secteur principal de la construction, soit une hausse de 1,9% par rapport à l'exercice précédent. (© KEYSTONE/URS FLUEELER)

L'activité de la construction en Suisse a progressé avec un chiffre d'affaires en hausse de 2,1% en 2025, malgré "un contexte économique difficile", annonce mercredi la société suisse des entrepreneurs (SSE).

L'activité de construction dans le bâtiment et le génie civil a généré des revenus en augmentation de précisément 2,1% sur un an à près de 23,9 milliards de francs, fait savoir la SSE dans un communiqué.

La solidité du quatrième trimestre a notamment contribué à ce résultat annuel positif, précise-t-elle. Ainsi, entre octobre et décembre 2025, l'activité de construction a dépassé de 6,3% le résultat enregistré au même trimestre de l'année précédente, "envoyant un signal clairement positif en fin d'année".

Le bâtiment a progressé de 7,5%, la construction de logements restant un pilier important de cette croissance (+4,8%) puisque le pays connaît un besoin élevé d'habitations. Sur ce point, la SSE indique qu'il faudrait 50'000 nouveaux logements par an pour que les loyers et les prix de logements en propriété n'augmentent pas et que la population suisse puisse se loger selon ses besoins.

Les entrées de commandes dans le bâtiment et le génie civil ont pour leur part connu une hausse de 3,7%. La construction de logements s'est montrée particulièrement dynamique, avec une hausse de 11%. "La réserve de projets est certes bien remplie, mais la dynamique devrait s'essouffler en cours d'année en raison du recul des demandes de construction de logements au cours de l'année 2025", précise-t-elle.

Pour 2026, l'indice de la construction s'attend à un chiffre d'affaires d'environ 24,4 milliards de francs dans le secteur principal de la construction, soit une hausse de 1,9% par rapport à l'exercice précédent. "La branche connaît donc une bonne évolution dans un contexte de croissance de l'économie suisse inférieure à la moyenne et de hausse du chômage", relève la faîtière.

Selon elle, la demande restera élevée du fait de la pénurie structurelle de logements, de l'évolution démographique et de l'urbanisation. En outre, le contexte stable des taux d'intérêt améliore la capacité de financement des projets et accroît l'attrait des investissements immobiliers.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Les perspectives économiques s'éclaircissent en février

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Selon l'enquête menée par UBS et l'association CFA Society Switzerland, les pressions inflationnistes devraient une nouvelle fois diminuer dans la zone euro, mais pourraient reprendre de la vigueur outre-Atlantique. (© KEYSTONE/LEANDRE DUGGAN)

La confiance pour l'économie suisse semble se rétablir ce mois-ci, même si l'évolution de l'inflation incite toujours à la prudence. Les anticipations concernant la zone euro et l'économie américaine se sont également nettement améliorées.

Après avoir plongé en janvier, l'indicateur UBS-CFA publié mercredi a progressé de 14,5 points pour s'établir à 9,8 points en février, reflétant un optimisme accru des analystes quant à l'évolution de l'économie helvétique au cours des six mois à venir.

Concernant la zone euro et les Etats-Unis, les perspectives s'éclaircissent également, l'indice progressant respectivement de 15,2 et 26,7 points, à 26,8 et -24,4 points.

Pour ce qui est de l'inflation, la prudence reste de mise. Une majorité des analystes s'attend à ce qu'elle reste à son niveau actuel proche de zéro, tandis que plus d'un quart d'entre eux estiment qu'elle pourrait encore reculer ces six prochains mois.

Selon l'enquête menée par UBS et l'association CFA Society Switzerland, les pressions inflationnistes devraient une nouvelle fois diminuer dans la zone euro, mais pourraient reprendre de la vigueur outre-Atlantique.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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