Rejoignez-nous

Lausanne

Vaud veut mieux connaître et cartographier son sous-sol

Publié

,

le

Le Canton de Vaud veut continuer à renforcer la filière de la géothermie (archives). (© Keystone/VALENTIN FLAURAUD)

Le Canton de Vaud veut mieux connaître son sous-sol. Il mise gros et lance un vaste programme de prospection géologique à hauteur de 20 millions de francs sur cinq ans. Objectif: mieux identifier le potentiel de ce sous-sol vaudois et les enjeux liés à son exploitation. Il soutient aussi la géothermie en lançant dès cet été un appel à projet avec une première enveloppe de 5 millions de francs.

"Les ressources et fonctions du sous-sol constituent un levier-clé de la transition énergétique et climatique. Notre sous-sol est extrêmement riche, mais on le connaît peu et mal. Nous voulons monter en puissance et en compétence pour mieux connaître notre sous-sol et trouver ces ressources afin de les exploiter durablement", a déclaré vendredi à Lausanne le ministre de l'environnement et de l'énergie Vassilis Venizelos.

C'est dans ce contexte que le Conseil d'Etat lance un programme cantonal de prospection du sous-sol vaudois. Il adresse ainsi une demande de crédit de 19,9 millions de francs au Grand Conseil. Ce plan s'accompagne d'une proposition de modification de la Loi sur les ressources naturelles du sous-sol (LRNSS), qui précise la mission du Canton pour conduire de telles investigations.

Rendre plus visible

Concrètement, ce montant permettra de réaliser des campagnes de reconnaissance du sous-sol (sismique 3D, acquisition de données dans les forages). Mais aussi de renforcer les connaissances sur les eaux souterraines (recherche de nouvelles ressources d'eau potable), d'étudier les possibilités de stockage du CO2 ou de chaleur, ou encore d'analyser le potentiel de valorisation de ressources stratégiques, comme l'hydrogène blanc.

M. Venizelos a rappelé que cette démarche s'inscrit dans la volonté du gouvernement d'augmenter la souveraineté et donc la sécurité énergétique du canton, de renforcer sa capacité d'adaptation aux changements climatiques et de réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Couverture en besoins de chaleur

Dans le même temps, le Canton veut continuer à renforcer la filière de la géothermie. Le conseiller d'Etat a souligné que la géothermie dans son ensemble - profonde et peu profonde - pourrait couvrir 35% des besoins vaudois en chaleur à l'horizon 20250. Le Canton table sur la construction d'une vingtaine de sites de production géothermique d'ici là.

Les services de M. Venizelos vont lancer durant cet été un appel à projets doté d'une enveloppe initiale d'environ 5 millions de francs. Ce financement est destiné à soutenir deux à trois projets d'acteurs privés, en particulier pour des projets de géothermie à moyenne profondeur visant à un usage indirect de la chaleur. Ceux-ci ne sont pas forcément couverts par des fonds fédéraux.

A ce jour, dix entreprises sont au bénéfice de seize permis de recherche en surface, douze campagnes de prospection sismique ont été réalisées (220 km de nouvelles lignes en 2D et 480 km2 d'acquisition en 3D) et trois forages d'exploration ont été menés (Lavey-les-Bains, Montagny-près-Yverdon et Vinzel), tous par des acteurs ou consortiums privés.

Minimiser les échecs

Ces trois forages se sont soldés par un demi-échec. Les deux premiers ont été interrompus à cause d'un débit trop faible et celui de Vinzel en raison d'une eau pas assez chaude. Mais ils ont permis de récolter de nombreuses données, a nuancé le conseiller d'Etat en charge du Département de l'environnement (DJES).

Les investigations se concentrent principalement sur l'Arc lémanique et le Plateau vaudois, des régions présentant à la fois un fort potentiel énergétique et d'importants besoins en énergie thermique. Malgré les avancées récentes, aucun projet n'a encore permis de réunir l'ensemble des conditions nécessaires à une mise en oeuvre opérationnelle.

"Il y aura encore des échecs, mais l'objectif de notre programme de prospection est de les minimiser", a affirmé Renaud Marcelpoix, chef de la division Géologie, sols, déchets et eaux souterraines. L'idée est de mieux comprendre comment les eaux souterraines circulent dans le sous-sol profond du Jura vers le Plateau, en dézoomant la zone plus petite des permis de recherche pour l'élargir à une échelle régionale, à un bassin plus large, a-t-il expliqué en substance.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture
Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Lausanne

Lausanne se penche sur le racisme dans l'espace public

Publié

le

La 20e Semaine d'actions contre le racisme (SACR) à Lausanne se tient du 16 au 25 mars prochain (photo symbolique). (© Keystone/CHRISTIAN BEUTLER)

Comme d'autres villes, Lausanne lance sa 20e Semaine d'actions contre le racisme (SACR). Dès lundi et jusqu'au 25 mars, la Ville et ses partenaires proposeront tables rondes, expositions, performances, films et ateliers, soit plus de 40 événements sur le thème du racisme dans l'espace public.

"Cette thématique invite à s'interroger sur la notion d'espace public en tant que bien commun, sur les discriminations qui s'y produisent et les solutions pour y faire face", indique la Ville de Lausanne dans un communiqué. La quarantaine d'événements réuniront public, spécialistes, professionnelles et professionnels ou encore membres d'associations pour échanger sur le sujet.

Par exemple, deux tables rondes aborderont la situation des Roms dans l'espace public (20 mars) ou le racisme antimusulman (23 mars). Un concert de la rappeuse suisse La Gale (21 mars), la création participative d'une mosaïque qui célèbre la diversité dans l'espace public (20, 21 et 22 mars), des films, spectacles, expositions, témoignages et ateliers complètent ce riche programme. La plupart des événements sont gratuits.

Conférence de lancement

La Semaine d'actions débute avec une conférence et des ateliers intitulés "Racisme et police: ouvrons le dialogue". La soirée de lundi vise à réunir population, institutions, associations et police, afin de partager les points de vue, mieux comprendre les réalités vécues et identifier des conditions favorables à la confiance et à la prévention des discriminations.

La Semaine d'actions contre le racisme est un des axes mis en place par la Ville et son Bureau lausannois pour les immigrés (BLI) pour lutter contre le racisme à Lausanne. Tout au long de l'année, le BLI propose des formations de prévention du racisme destinées aux collectivités publiques, institutions et associations.

Le bureau tient également une permanence, Info-racisme, qui accueille toute personne victime ou témoin d'actes racistes sur le territoire lausannois.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Lausanne

"Zone calme": les tl face aux incivilités sonores

Publié

le

François Greinier, président de la commission du personnel et conducteur aux tl depuis sept ans, ici dépôt de bus des tl sur le site de Perrelet, à Renens. Il espère que le déploiement des "zone calme" à l'avant des bus vont encourager les voyageurs à adopter de bons comportements.(© LFM)

Face à la recrudescence des nuisances sonores dans les transports publics, les tl déploient des « zones calmes » à l'avant de leurs véhicules. Cette mesure, portée par la commission du personnel, vise à garantir la sécurité et la sérénité des chauffeurs comme des voyageurs.

À l'avant des bus lausannois, un nouvel autocollant bleu fait son apparition : un doigt posé sur les lèvres et un téléphone barré. Ce n'est pas qu'une simple suggestion, mais une réponse directe à un ras-le-bol croissant des collaborateurs et des usagers. François Greinier, conducteur aux tl depuis sept ans et président de la commission du personnel, est à l'origine de cette initiative. Conducteur aux tl depuis sept ans, évoque les incivilités auxquelles il a dû faire face.

François Greinier Président de la commission du personnel et conducteur aux tl

Priorité à la sécurité et à la concentration

Pour les chauffeurs, le bruit ambiant n'est pas qu'une question de confort, c'est un enjeu de sécurité routière. « Le fait d'avoir du bruit ambiant, de la nuisance auditive, va amener de l'inconfort, de la fatigue, et à partir de là, accroître tout ce qui touche à la sécurité », explique François Greinier. Les conversations en haut-parleur ou en FaceTime, particulièrement prisées par certains passagers, sont devenues une source de déconcentration majeure.

Le projet a d'abord été testé sur la ligne 9, opérée par les trolleybus à double articulation (TBD). Ces modèles servent de laboratoire pour cette zone de tranquillité qui s'étend désormais jusqu'à la deuxième porte des véhicules. Mais est-ce que ces autocollants permettront vraiment d’apaiser la situation en cas d’incivilités ? La réponse de François Grenier.

François Greinier Président de la commission du personnel et conducteur aux tl

 « On n'est pas là pour interdire»

La mesure s'intègre dans la campagne de sensibilisation plus large des tl intitulée « Et si on voyageait encore mieux ensemble ». L'objectif est de légitimer l'intervention des conducteurs face aux comportements récalcitrants. « Ces autocollants sont un soutien. On rappelle les règles, mais on n'est pas là pour interdire. On est là pour leur expliquer que ce n'est pas sécuritaire pour nous, ni pour les autres passagers », précise le président de la commission du personnel.

Les retours sont pour l'instant encourageants. Dans 90 % des cas, un simple rappel à la signalétique suffit à calmer le jeu : « Soit les gens se taisent, coupent leur téléphone en s'excusant, soit ils vont à l'arrière du bus parce que leur appel est important ».

François Greinier Président de la commission du personnel et conducteur aux tl

Un test sur une année

Le déploiement concerne actuellement l'intégralité de la flotte, soit plus de 200 bus. Les tl se donnent une année pour évaluer l'impact réel de ces zones calmes sur le climat social à bord. Si le succès se confirme, la mesure pourrait devenir une norme pérenne, répondant ainsi aux attentes des seniors et des voyageurs en quête de tranquillité, tout en protégeant la santé des conducteurs face à l'usure du métier.

Interview réalisée par Sophie Vassutine

Adaptation web avec IA

Continuer la lecture

Culture

Une deuxième saison pour le Grand Récital à Lausanne

Publié

le

Khatia Buniatishvili est l'une des pianistes stars invitées pour la deuxième saison du Grand Récital à Lausanne (archives). (© KEYSTONE/AP/GARY GERARD HAMILTON)

Le Grand Récital annonce une deuxième saison à Lausanne. L'événement, qui vise à réunir les plus grands solistes actuels de la musique classique, annonce quatre dates entre septembre 2026 et avril 2027.

La saison s'ouvrira le 16 septembre à la Salle Métropole avec la pianiste vénézuélienne Gabriela Montero, "artiste solaire dont la virtuosité s'allie à une liberté rare", indiquent les organisateurs. Le 7 novembre, c'est une figure mythique du piano, Grigory Sokolov, qui sera à Lausanne.

Le 3 février 2027, cette fois-ci à la salle Paderewski du casino de Montbenon, le Grand Récital inaugurera une nouvelle série "découverte" dédiée à des solistes de premier plan encore inédits dans la région. Avec, comme premier invité, le pianiste israélien Boris Giltburg.

Enfin, la saison se conclura le 21 avril 2027 au Théâtre de Beaulieu avec l'une des stars mondiales du piano, la Franco-Géorgienne Khatia Buniatishvili. "Artiste au charisme envoutant, elle embrase les salles du monde entier par un jeu à la fois fulgurant et profondément sensible", souligne le communiqué.

Pour sa première saison, le Grand Récital a attiré 3600 spectateurs. La saison en cours se termine le 25 avril avec la légende vivante Martha Argerich, qui partagera la scène à deux pianos avec Dong Hyek Lim.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Lausanne

Lausanne: lancement d'un macaron entreprise intercommunal cet été

Publié

le

Un macaron entreprise intercommunal permettra aux professionnels de stationner plus facilement dans la Ville de Lausanne lors de leurs déplacements liés au travail (image d'illustration). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

La Ville de Lausanne crée un macaron entreprise intercommunal. Projet pilote, le dispositif permettra aux entreprises établies dans les communes membres d'avoir une autorisation de stationnement lors de leurs interventions professionnelles sur le territoire lausannois. Lancement prévu à l'été 2026.

Afin de garantir un équilibre entre soutien à l'activité économique et gestion maitrisée de l'espace public, 100 macarons entreprises intercommunaux multizones seront mis à disposition, écrit la Ville de Lausanne dans un communiqué mercredi. Actuellement, 212 macarons entreprise lausannois multizones et 86 macarons entreprises sont actifs.

"En facilitant la mobilité des entreprises de la région qui interviennent à Lausanne, nous souhaitons favoriser concrètement leur activité économique", déclare le conseiller municipal Pierre-Antoine Hildbrand, en charge de l'économie. "Ce dispositif pragmatique tend à simplifier le quotidien des professionnelles et professionnels de l'agglomération lausannoise."

Résultats seront à évaluer

Au vu des démarches administratives nécessaires pour la mise en oeuvre du projet, le macaron "devrait être disponible au cours de l'été 2026", précisent les autorités. Un bilan sera établi à la suite de la phase pilote "afin d'évaluer la pertinence du dispositif, son attractivité et les éventuelles mutualisations à envisager."

Le sésame sera disponible au tarif annuel de 700 francs (ou 650 francs pour un véhicule n'émettant pas de CO2). Une entreprise ayant son siège à Lausanne paiera, elle, 600 francs par an.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Derniers titres

Les 2 derniers titres

Votre Horoscope

Poissons

Il y a eu confusion dans une interaction… Erreur ou faute ? N’hésitez pas à vérifier tout ce qu’on vous affirme, avant de vous engager !

Les Sujets à la Une