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Vaud

Le pilier public doit se mettre à l'heure du numérique

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Le pilier public et ses informations officielles se trouvent généralement non loin du bâtiment communal, mais pas toujours (photo symbolique). (© Keystone/ANTHONY ANEX)

Dans les communes vaudoises, le pilier public est le support officiel pour les communications des autorités à l'ensemble de la population. A l'heure du numérique et de la cyberadministration, une motion de la gauche demande au Conseil d'Etat d'adapter la loi afin que les documents officiels devant être affichés au pilier public le soient aussi obligatoirement sur les sites internet communaux.

"Dans un contexte aussi où un nombre croissant de citoyens ne passe que peu de temps dans sa commune de résidence, et ne connaît pas forcément l'emplacement du pilier public sur le territoire communal, voire même parfois son existence, il semble essentiel de faire évoluer la manière dont les actes officiels sont rendus publics", a affirmé mardi le motionnaire et député écologiste Alberto Mocchi.

"Il permet de consulter l'ensemble des informations à caractère officiel émanant de la Municipalité, mais aussi des conseils intercommunaux, de la préfecture ou encore des autorités cantonales ou fédérales. Avis d'enquête, convocations de conseils communaux ou généraux, listes électorales ou encore décisions des législatifs: tout y finit affiché pour quelques semaines, voire mois", a rappelé le syndic de Daillens devant le Grand Conseil.

"Les informations qui sont affichées sont importantes, elles permettent à la population d'une commune de savoir ce qu'il s'y passe, quelles décisions ont été prises par les autorités, ou encore quels projets de constructions sont prévus", souligne sa motion.

Le texte demande donc au gouvernement de modifier les bases légales afin que les documents officiels devant être affichés au pilier public le soient également obligatoirement sur les sites internet communaux. M. Mocchi a précisé que les bases légales relatives à ces affichages se retrouvent dans plus de 20 textes de lois différents.

Soutenue par 25 parlementaires (Vert-e-s, Vert'libéraux, Socialistes et gauche radicale), la motion est renvoyée en commission pour examen.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Les opposants au "Smic" vaudois entrent en campagne

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Les milieux économiques, notamment la restauration, et les partis de droite ne veulent pas des initiatives proposant l'introduction d'un salaire cantonal vaudois (image symbolique). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Pas de "Smic à la française" mais le maintien du "bon sens vaudois": les opposants aux deux initiatives prévoyant l'introduction d'un salaire minimum cantonal ont lancé lundi leur campagne en vue de la votation du 14 juin.

Devant la presse à Lausanne, des représentants des milieux économiques et des partis de droite ont appelé à refuser ces deux initiatives portées par les syndicats et la gauche. Ils défendent, en revanche, le contre-projet du Conseil d'Etat, lequel prévoit aussi un salaire minimum de 23 francs de l'heure, mais fait primer les conventions collectives de travail (CCT).

Contrairement au système "rigide" d'un salaire "uniforme" appliqué à tout le monde, les CCT permettent de tenir compte des "spécificités des branches", a relevé Florence Bettschart-Narbel, présidente du PLR Vaud. Pour son homologue de l'UDC, Sylvain Freymond, les deux initiatives "rompent avec le dialogue social", puisque le salaire minimum serait appliqué en dépit de ce qui a été négocié dans les CCT.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

Prisons: une coalition s'oppose à la future Zone d'attente carcérale d'Orbe

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Cette zone d'attente carcérale (ZAC) fera partie du futur Pôle pénitentiaire du Nord vaudois à Orbe (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le Grand Conseil vaudois se penche ce mardi sur un crédit de 39,9 millions de francs pour bâtir une zone d’attente carcérale (ZAC) de 60 places à Orbe. Une coalition de huit entités, dont la Ligue suisse des droits de l’homme Vaud, s'oppose au projet, plaidant pour des réformes plutôt que pour l'extension du système carcéral. Une mobilisation aura lieu devant le Parlement.

Le Grand Conseil vaudois se prononce ce mardi sur un crédit de 39,9 millions de francs pour la création d'une Zone d'attente carcérale (ZAC) à Orbe. Celle-ci seraient destinée à la détention avant jugement. Si le Conseil d’État y voit une urgence humanitaire pour désengorger les postes de police, une large coalition dénonce une "fuite en avant".

Le projet prévoit la construction d'une structure de 60 places d'ici 2028, intégrée au futur Pôle pénitentiaire du Nord vaudois. Le projet considéré comme urgent par le Conseil d'Etat vise à désengorger des locaux de police surchargés et améliorer les conditions de détention, qui dépassent régulièrement les 48 heures autorisées

Un front commun contre la "sur-carcéralisation"

Face à ce projet, une coalition de huit entités a lancé un appel commun.  Ce front réunit les juristes progressistes vaudois, la Ligue suisse des droits de l’homme (sections Vaud et Genève), APPE - accueil PSY et SOCIAL, le Collectif 43m2, le Collectif syndical bas-seuil, le Syndicat des services publics (SSP) section "Social" et humanrights.ch.

Pour ces organisations, construire de nouvelles cellules ne réglera pas le problème de fond. Selon Letizia Pizzolato, secrétaire syndicale au SSP Vaud, le canton souffre d'une "surcriminalisation" de populations précaires.

Letizia PizzolatoSecrétaire syndicale au SSP Vaud section social et collectif bas seuil

La crainte d'une saturation immédiate

L'infrastructure prévoit pourtant des conditions améliorées : secteur médical, salle de sport et espaces d'activités pour les détentions dépassant deux jours. Un argument qui ne convainc pas la coalition, laquelle redoute que ces nouvelles places soient remplies sitôt inaugurées, à l'image des autres centres de détention du canton.

« On est dans la fuite en avant. Cette zone va aussi être rapidement surchargée parce qu'on ne soigne pas les problèmes fondamentaux. »

Letizia PizzolatoSecrétaire syndicale au SSP Vaud section social et collectif bas seuil

Quelles alternatives ?

Plutôt que d'investir près de 40 millions dans le béton carcéral, les huit organisations signataires appellent à une réforme profonde de la politique pénale et sécuritaire vaudoise. Elles plaident pour un transfert des ressources vers les services publics de santé et d'accueil social.

« Plutôt que d'enfermer, il faut donner les moyens de suivre, de soigner et d'accompagner. »

Letizia PizzolatoSecrétaire syndicale au SSP Vaud section social et collectif bas seuil

La coalition appelle à un rassemblement ce mardi à 13h00 devant le Grand Conseil à Lausanne, alors que les députés entameront les débats sur ce crédit.

Capture d'écran Instagram. Publication du sspvaud, il y a 4 jours.

 

Interview réalisée par Sophie Vassutine

Adaptation web avec IA

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Lausanne

La zone de travaux se déplace vers le nord de la place de la gare

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Le chantier va se déplacer du sud de la place vers le nord, le long des commerces (archives). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Les travaux vont bon train sur la place de la gare à Lausanne. La zone de chantier va se déplacer du sud vers le nord de la place, où une nouvelle phase de travaux débutera en juin pour environ une année. Les arrêts de bus restent inchangés, mais les flux de véhicules et de piétons seront adaptés.

La première étape des travaux pour le futur sous-sol de la place s'est terminée selon le calendrier, annoncent lundi les CFF et la ville de Lausanne dans un communiqué de presse commun. Trente pieux définitifs ainsi qu'un quart de la dalle qui servira de plafond au futur sous-sol de la place ont été construits.

Une nouvelle étape va débuter, avec le glissement de la zone de chantier un peu plus au nord pour poursuivre les travaux de forage et de construction de la dalle. Concrètement, la double installation de chantier située au sud de la place, le long du bâtiment de la gare, sera transférée du côté de la façade des commerces, au nord.

Basculement complet en juillet

Une petite installation pour la creuse du sous-sol sera conservée au sud. Les déplacements de palissades ont démarré le 20 avril et dureront environ un mois. Une phase de travaux préparatoires se déroulera ensuite jusqu'à fin juin, pour un basculement complet, y compris de la circulation routière, début juillet.

L'organisation de la mobilité sur la place sera adaptée. Les voitures passeront désormais devant le bâtiment de la gare. Le flux des piétons sur le front nord de la place (devant l'hôtel Continental) restera possible, mais de manière réduite.

Le dispositif permet de maintenir l'ensemble des usages, avec une offre adaptée pour les différents types de stationnement et des améliorations ciblées, notamment une augmentation des places pour les personnes à mobilité réduite (PMR) et pour les vélos.

La mise en service du sous-sol de la place de la gare est prévue en 2032 pour la partie ouest, 2034 pour l'ensemble. La mise en service complète de la gare rénovée est agendée à l'horizon 2037.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

Quel avenir pour l'Alliance vaudoise? Interview de son chef, Kevin Grangier

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Kevin Grangier a repris la présidence de l'Alliance vaudoise (PLR-UDC-Le Centre) en vue des prochaines élections. (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Les tensions au sein du Gouvernement vaudois ne cesse de faire parler. Alors que le Grand Conseil a réclamé la démission de Valérie Dittli, Kevin Grangier, président de l’Alliance vaudoise, dénonce un débat stérile et coûteux. L’avenir de la coalition, sans Le Centre, est désormais une option sur la table.

Kevin GrangierPrésident de l'Alliance vaudoise

L’ambiance est électrique au Château de Lausanne. Depuis la publication du rapport d’enquête Meylan, qui a révélé l’existence d’un accord secret pour le retrait d’une plainte pénale contre Valérie Dittli, le PLR et l’UDC marquent leurs distances avec l’élue du Centre. Mardi dernier, le Grand Conseil a voté une résolution demandant la démission de la conseillère d’État, un acte jugé illégitime par Kevin Grangier.

Un débat à «plusieurs dizaines de milliers de francs»

Invité au micro de LFM, Kevin Grangier n’a pas mâché ses mots concernant l’agitation parlementaire de la semaine écoulée. Pour lui, le Grand Conseil a outrepassé ses droits dans un dossier qui relève de la compétence du peuple ou du gouvernement.

«Ce sont des dizaines de milliers de francs d’argent public qui ont été dépensés pour un débat dont le Parlement savait qu’il n’avait pas la compétence pour le traiter».

Le président de l’Alliance vaudoise fustige une «indignation à géométrie variable» de la part de la gauche et regrette que les institutions soient prises en otage pour un sujet symbolique. «Le respect des institutions, ça commence par respecter les choix populaires», a-t-il rappelé, soulignant que Valérie Dittli a été élue par le peuple en 2022 et que seul ce dernier peut la sanctionner lors des prochaines échéances.

L’Alliance vaudoise sans le Centre?

Si Kevin Grangier défend le respect du choix populaire, il n'en demeure pas moins que l’avenir de l'Alliance vaudoise (UDC-PLR-Le Centre) est sérieusement compromis. Le PLR et l'UDC ont déjà fait savoir qu’ils ne feraient plus campagne aux côtés de Valérie Dittli. La question d’une alliance réduite au duo PLR-UDC est désormais ouvertement discutée.

«C’est une option envisageable. L'Alliance vaudoise n'est rien d'autre que la volonté de ses partis membres de s'unir sous ce vocable».

Kevin Grangier rappelle que cette union a fait ses preuves, notamment lors de récentes élections communales comme à Prilly. Toutefois, la balle est désormais dans le camp du Centre: «On attend leur prise de position. Si Le Centre présente une autre candidature que celle de Valérie Dittli, la balle est dans leur camp».

Cap sur 2027

Malgré les turbulences, l'objectif reste de maintenir une majorité de centre-droit au Conseil d'État. Kevin Grangier appelle ses partenaires à ne pas «jeter le bébé avec l'eau du bain» par des décisions précipitées.

Pour le président de l'Alliance, l'opinion publique et l'électorat de centre-droit restent attachés à cette union qui «fédère et transcende les clivages partisans». Tout reste ouvert donc avant les élections de l'année prochaine.

Interview réalisée par Julie Marti

Adaptation web avec IA

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