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Vaud

Les arènes d'Avenches vont fermer 5 ans

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Les arènes d'Avenches vont devoir fermer entre 2022 et 2027 pour des travaux de restauration. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Un nouveau Musée romain pour 2028 et des arènes fermées durant 5 ans pour cause de restauration: le canton de Vaud a présenté vendredi ses projets pour Avenches, d'un montant global estimé à quelque 75 millions de francs.

L'amphithéâtre de la capitale de l'Helvétie romaine sera fermé à partir de l'automne 2022 pour une réouverture partielle en 2027. Le site souffre d'une usure avancée qui nécessite "des interventions lourdes", a annoncé le conseiller d'Etat Pascal Broulis devant la presse à Avenches.

Après des chutes de pierres en 2017, plusieurs autres altérations sont apparues ces dernières années, a relevé le ministre en charge du patrimoine bâti et archéologique. Devenus indispensables, les travaux visent principalement à restaurer le portail, les voûtes sous la tour, les gradins et le mur du podium.

Jusqu'à 30 millions

Le chantier devrait coûter entre 23 et 30 millions de francs. Une fourchette relativement large car "nous ne savons pas encore réellement ce que nous allons découvrir", a reconnu Pascal Broulis, en référence notamment au travail en sous-sol qui devra être entrepris.

Dans un premier temps, une demande de crédit d'étude de 1,33 million de francs sera soumise prochainement au Grand Conseil.

Deux festivals touchés

Conséquence de cette fermeture, les deux festivals à se dérouler dans l'amphithéâtre, Rock Oz'Arènes et Avenches Tattoo, devront se trouver un autre site après leur édition 2022. Un soutien leur sera apporté, en vue par exemple d'un éventuel déménagement en attendant la réouverture des arènes, a indiqué la ministre de la culture Cesla Amarelle.

"Ces travaux ne constituent pas une surprise et nous espérons qu'ils puissent se faire le plus vite possible", a commenté Olivier Magnin, président du conseil de fondation de Rock Oz'Arènes, contacté par Keystone-ATS.

Il a dit "saluer" la décision du Conseil d'Etat de permettre encore l'édition 2022 des festivals et de les intégrer à un groupe de travail. "J'espère que nous trouverons ensemble des solutions. Pour l'instant, tout est ouvert", a-t-il relevé.

Du côté d'Avenches Tattoo, le directeur Ludovic Frochaux a aussi estimé qu'il était trop tôt pour dessiner l'après 2022. "Nous allons prendre le temps d'analyser la situation", a-t-il indiqué.

Musée en 2028

Outre des arènes restaurées, Avenches devrait bénéficier en 2028 d'un nouveau Musée romain, attendu de longue date. "Le musée actuel est à l'étroit dans sa tour médiévale de 1838. Il ne peut pas rendre compte de l'ampleur des collections", a rappelé Cesla Amarelle.

Plusieurs crédits d'études ont déjà été adoptés et les terrains qui doivent accueillir le nouveau musée, situés légèrement en dehors du bourg, ont été pré-réservés. Prochaines étapes: le concours de projet en 2022, l'établissement du Plan d'affectation cantonal (PAC) en 2023 et la mise à l'enquête publique en 2024.

Le crédit d'ouvrage, estimé à 51 millions de francs, devrait être validé en 2025. Après les fouilles archéologiques, les travaux pourraient débuter en 2026 pour une ouverture du musée en 2028.

Le projet prévoit de regrouper sur un seul site le Musée romain, mais aussi un laboratoire de conservation-restauration, un dépôt archéologique, une bibliothèque ainsi que des espaces publics et culturels.

Mise en réseau

"Cet outil moderne permettra de valoriser notre patrimoine auprès de tous les publics", a relevé Cesla Amarelle. La conseillère d'Etat, également en charge de l'éducation, a aussi rappelé l'importance d'un tel musée pour les sorties scolaires.

A noter encore que le canton de Vaud va mettre en réseau ses différents sites et musées romains qui, outre Avenches, se trouvent à Lausanne-Vidy, Nyon, Orbe, Yverdon et Pully. Dès cet été, un dépliant et une plateforme en ligne seront dédiés notamment à des parcours de visite.

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Vaud

Les cyber escrocs continuent à sévir

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Les arnaques téléphoniques sont toujours d'actualité en terre vaudoise. © Privée

Les arnaques en ligne font toujours des victimes. L’escroquerie téléphonique au faux policier d’Interpol, par exemple, a déjà fait l’objet d’une vingtaine de plaintes cette année auprès de la police vaudoise.

L’arnaque téléphonique au faux policier fait encore des victimes. Le mode opératoire est le suivant: une voix préenregistrée vous dit, en anglais, que vous faites l'objet d'un mandat d'arrestation. On vous demande d’appuyer sur la touche 1 pour parler à un inspecteur. Votre interlocuteur, anglophone, se fait alors passer pour un policier d’Interpol.

Il explique qu'une voiture a été louée à votre nom et a été retrouvée abandonnée avec des traces de sang et 10 kg de cocaïne. Et d'importants blanchiments d’argent sont faits à votre nom. On vous propose alors de mettre votre argent en sécurité en créant un compte sur une plateforme d’investissement. Compte qui sera accessible à l'escroc.

L'arnaque avait déjà été signalée l’été dernier, mais une recrudescence de cas a été observée ces dernières semaines, avec une vingtaine de plaintes et bien plus de signalements. Comment éviter de tomber dans le panneau ? La réponse de François Nanchen, alias e-cop François, chargé de prévention à la police cantonale vaudoise.

François NanchenChargé de prévention à la Police cantonale vaudoise

Pour éviter de se faire avoir, la police rappelle notamment de ne pas communiquer ses données personnelles ou de laisser quiconque prendre le contrôle à distance de son ordinateur. Mais aussi de mettre fin à tous les appels non sollicités et d'éviter de se fier trop facilement au numéro qui s’affiche sur l’écran de son téléphone.

François NanchenChargé de prévention à la Police cantonale vaudoise

Mais en parallèle, d’autres cyber attaques continuent à faire rage, la plus répandue étant l’arnaque aux fausses annonces, sur marketplace notamment.

François NanchenChargé de prévention à la Police cantonale vaudoise

A noter que la police vaudoise reçoit entre 10 et 20 plaintes pour cyberattaques chaque jour.

Toutes les précautions à prendre sur le site votrepolice.ch.

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Lausanne

Révocation du syndic de Perroy: à la population de trancher

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La commune vaudoise de Perroy et son syndic font parler d'eux depuis bientôt trois ans (archives). (© Keystone/LAURENT GILLIERON)

Le sort du syndic controversé de la petite commune vaudoise de Perroy, sur la Côte, sera remis entre les mains de la population. Le Conseil d'Etat a en effet décidé de convoquer le corps électoral perrolan afin que celui-ci se prononce sur la révocation du syndic Didier Haldimann, mis en cause par une enquête administrative, sur fond de conflit d'intérêts. La date du scrutin doit encore être déterminée.

"Cette décision fait suite aux requêtes adressées au gouvernement par la Municipalité et le Conseil communal de Perroy en juillet 2023. La date du scrutin sera fixée d’entente avec les autorités communales une fois la décision entrée en force", a indiqué jeudi le Conseil d'Etat vaudois. Les requêtes de l'exécutif et du législatif perrolan se fondaient sur deux motifs essentiels, rappelle le Canton.

Tout d'abord, dans un rapport d'enquête administrative d'octobre 2021, établi à la suite de deux dénonciations de sociétés actives dans la commune, la préfète du district de l'Ouest lausannois avait conclu que M. Haldimann avait à plusieurs reprises enfreint les règles sur la récusation. Ces faits, contestés par M. Haldimann, ressortent des procès-verbaux de la Municipalité durant la période considérée.

L'élu a, lui, toujours dénoncé des dysfonctionnements au sein de l'administration. S'agissant du second motif, Didier Haldimann n'accomplit plus ses tâches de syndic et n'assiste plus aux séances de Municipalité depuis juin 2022.

Recours possibles

"Ces deux motifs étant établis et remplissant les conditions posées par l'article 139b, alinéa 3 de la loi sur les communes, le Conseil d'Etat a décidé d'ordonner la convocation du corps électoral perrolan afin que celui-ci puisse se prononcer sur la révocation du syndic de Perroy", écrit le gouvernement dans son communiqué.

"Il appartient en effet à la population de Perroy, qui a élu M. Haldimann, de décider si elle lui maintient sa confiance, en dépit des éléments mentionnés", souligne-t-il.

La décision du Conseil d'Etat peut faire l'objet d'un recours au Tribunal cantonal, puis le cas échéant au Tribunal fédéral. Si ces instances la confirment, la date du scrutin sera fixée d’entente avec les autorités de la commune de Perroy.

Réactions des avocats du syndic

Dans un communiqué de presse, les avocats de M. Haldimann affirment que la décision cantonale "semble affectée de plusieurs vices juridiques". Elle se base sur "un rapport d'enquête établi le 29 octobre 2021 par la préfète de l'Ouest lausannois et la procédure y relative, dans le cadre de laquelle Didier Haldimann n'a pas pu faire valoir ses moyens, la qualité de partie lui ayant été refusée".

"Il lui avait à l'époque été assuré que l'enquête n'était pas dirigée contre lui et que celle-ci n'aboutirait à aucune décision administrative. Or, aujourd'hui, le Conseil d'Etat se base précisément sur ce même rapport pour prendre sa décision. Dans ces conditions, nous estimons que les droits de procédure de notre mandant n'ont pas été respectés".

Les avocats du syndic ne font pas mention d'un éventuel recours dans leur communiqué.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Le Tribunal fédéral confirme la prison ferme pour Alain Soral

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Alain Soral est condamné pour des propos homophobes tenus à l'égard d'une journaliste (archives). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Le Tribunal fédéral (TF) confirme la condamnation d'Alain Soral pour discrimination et incitation à la haine en raison de propos homophobes tenus à l'égard d'une journaliste. Pour des raisons de procédure, sa peine privative de liberté passe de 60 à 40 jours.

Alain Soral, de son vrai nom Alain Bonnet, avait publié en 2021 une vidéo où il s'en prenait à l'auteure d'un article à son sujet. Il taxait la journaliste de "grosse lesbienne" et "militante queer", insinuant que ce dernier terme voulait dire "désaxé".

Pour le TF, ce langage "rabaissant" et outrancier" invite à mépriser la journaliste, en raison notamment de son orientation sexuelle. Il ne fait "aucun doute" qu'il "tend à éveiller et exciter un sentiment de haine".

Tous les éléments constitutifs de l'article 261 bis du code pénal sont réunis, note la Cour qui rappelle que depuis 2020, cette disposition a été étendue aux discriminations liées à l'orientation sexuelle. M. Soral écope de 30 jours-amende pour diffamation et 40 jours de prison pour discrimination et incitation à la haine.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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