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Les entreprises vaudoises pessimistes pour l'avenir

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Des réductions d’emplois restent envisagées, principalement dans l’industrie, mais la dégradation du marché de l’emploi devrait se tempérer l’an prochain. (Image symbolique - ©KEYSTONE/DPA/CHRISTOPH SCHMIDT

Les entreprises vaudoises sont touchées de plein fouet par la crise sanitaire et économique actuelle. La marche des affaires est jugée "mauvaise à médiocre" par 36% des membres de la Chambre vaudoise du commerce et de l'industrie (CVCI) sondés, contre "bonne à excellente" par seulement 23% d'entre eux.

La morosité et la forte incertitude se ressentent dans les prévisions: la situation des affaires devrait rester compliquée de longs mois encore, en particulier dans les branches tributaires des marchés étrangers, écrit la CVCI lundi dans un communiqué.

Le contraste avec l’année 2019 est saisissant, souligne-t-elle. Si la situation est particulièrement difficile dans l’industrie, le secteur des services connaît également un ralentissement inédit.

L'enquête de la CVCI laisse apparaître un impact plus fort encore que la crise de 2009, notamment au niveau des marges d’autofinancement. Un fort recul est attendu sur le front des investissements: seules 29% des entreprises envisagent d'en réaliser l'an prochain, un taux en nette diminution.

Conséquences sur l'emploi

Malgré la possibilité de recourir au chômage partiel, les conséquences sur l’emploi se font clairement sentir. Après un excellent millésime 2019, un quart des entreprises ont été contraintes de diminuer leurs effectifs cette année.

Bien que des réductions d’emplois restent envisagées, principalement dans l’industrie, la dégradation du marché de l’emploi devrait se tempérer l’an prochain. Trois quarts des entreprises sondées prévoient une évolution stable des effectifs en 2021.

Faible hausse des salaires

Après deux années de hausse supérieure à 1%, l’augmentation salariale devrait faiblir pour s’établir à 0,7% en moyenne l’an prochain. Un constat plus marqué dans l’industrie (+0,6%) que dans les services (+0,8%).

De manière générale, les entrepreneurs se révèlent très pessimistes pour les prochains mois. D’éventuelles restrictions supplémentaires auraient des impacts considérables et mettraient en péril de nombreux pans de l'économie

Manque de visibilité

Une amélioration de la situation sanitaire plus rapide qu’escomptée apporterait un élan bienvenu à la reprise économique. En raison du manque de visibilité, et à l’heure où l’ombre d’un deuxième confinement plane, les prévisions des entreprises vaudoises sont donc à considérer avec une extrême prudence.

L'enquête a été menée par la CVCI du 19 août au 5 octobre 2020. Près de 25% de ses membres ont répondu (196 entreprises industrielles et 530 sociétés de services), soit 54'000 collaborateurs dans le canton (un emploi privé sur sept).

Télétravail et entreprises

La CVCI a par ailleurs sondé ses membres quant à la pratique du télétravail: 40% des entreprises le pratiquaient déjà de manière régulière avant la crise, auxquels s’ajoutent 25% de sociétés qui le permettaient pour des cas exceptionnels ou ponctuels.

Parmi les sociétés qui ne le pratiquaient pas, plus de la moitié ont été incitées, ou contraintes, à l'instaurer à cause de la crise du Covid-19. Le télétravail semble s’inscrire comme un outil permanent, puisque seules 17% des entreprises sondées prévoient de ne plus y avoir recours une fois la crise passée.

Afin de les accompagner au mieux dans son implémentation, la CVCI a participé à l’élaboration d’une "Convention de télétravail", via le groupe de travail mis sur pied par les organisations économiques de Suisse romande.

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L'OMS homologue un vaccin chinois contre le coronavirus

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Le vaccin chinois Convidecia va pouvoir être injecté selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS) à Genève (archives). (© KEYSTONE/AP/Mark Schiefelbein)

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a validé sur sa liste d'urgence le vaccin chinois Convidecia. Celui-ci devient le 11e à être homologué depuis le début de la pandémie de coronavirus, a-t-elle affirmé jeudi à Genève.

Comme d'habitude, une évaluation de la qualité, de la sécurité et de l'efficacité du vaccin a été menée. Les experts mandatés par l'organisation ont considéré que Convidecia honorait les règles de l'OMS.

L'efficacité atteint au total plus de 60% contre les maladies symptomatiques et plus de 90% contre des cas graves. Ce vaccin s'appuie sur un adenovirus humain modifié. Le Groupe d'experts sur l'immunisation recommande une seule injection pour tous les adultes.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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La pandémie a accéléré pour la première fois en près de deux mois

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Le nombre de nouveaux cas de coronavirus a progressé la semaine dernière dans la plupart des régions (archives). (© Keystone/MARTIAL TREZZINI)

La pandémie liée au coronavirus a accéléré la semaine dernière dans le monde pour la première fois en près de deux mois. Le nombre de nouveaux cas a progressé de 4% sur une semaine, alors que le nombre de nouveaux décès a baissé de 18%. L'Europe est elle en recul.

Selon les données publiées mercredi soir par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) à Genève, près de 3,7 millions de nouvelles infections ont été observées dans les différents pays. L'extension est surtout portée par la Méditerranée orientale où leur nombre a avancé de 63%.

Et parmi les autres régions, toutes font face également à une relance de la pandémie, sauf l'Europe et une partie de l'Asie. L'augmentation est moins élevée dans le Pacifique occidental et en Afrique.

Le nombre de nouveaux décès a, lui, atteint près de 9900 la semaine dernière. Une amélioration a été identifiée dans tous les territoires, sauf en Afrique où le nombre progresse presque de moitié. Le recul est d'environ un quart en Europe et dans une partie de l'Asie, moins important dans les autres régions.

Le variant Omicron et l'un de ses sous-variants rassemblent toujours presque tous les séquençages sur un mois. Au total, près de 6,3 millions de personnes ont succombé au coronavirus depuis le début de la pandémie. Plus de 518 millions ont été infectées.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Une commission veut réduire plus vite la dette liée au Covid-19

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Des dépenses extraordinaires ont été approuvées pour atténuer les conséquences liées au Covid, comme la fermeture des restaurants. Pour la commission, la dette doit être réduite plus rapidement (archives) (© KEYSTONE/URS FLUEELER)

La dette liée au coronavirus devrait être réduite plus rapidement. Les bénéfices du passé doivent contribuer à réduire de moitié l'endettement extraordinaire, estime la commission des finances du Conseil national.

Des dépenses extraordinaires importantes ont été approuvées afin d'atténuer les conséquences liées au Covid-19. Elles ont conduit à un endettement supplémentaire de la Confédération. De 20,3 milliards en 2020, la dette devrait s'élever entre 25 et 30 milliards fin 2022.

Selon le droit en vigueur, ces dépenses extraordinaires doivent être remboursées en six ans. Cela équivaudrait à sortir quatre milliards de francs chaque année du budget ordinaire. "Impossible sans des coupes sévères dans le budget", a expliqué Roland Fischer (PVL/LU), président de la commission des finances du National, mardi à Berne lors d'une conférence de presse.

Le Conseil fédéral n'a justement pas prévu de programme d'allègement budgétaire ni de hausse d'impôts. En révisant la loi, il se donnerait jusqu'en 2035 pour rembourser la dette, soit le découvert du compte d'amortissement des dépenses extraordinaires. A coup de 2,3 milliards de francs par an.

Dans le détail, le gouvernement compte sur la distribution additionnelle de la Banque nationale suisse (BNS). Il l'estime à 1,3 milliard par an. Par ailleurs, il entend utiliser les soldes des crédits budgétisés mais non entièrement utilisés. Ces excédents de financement sont évalués à 1 milliard de francs par an en moyenne.

Réduire délai et dette

La commission des finances propose désormais un processus technique qui doit permettre de réduire à la fois la dette et le délai de remboursement. "L'idée est de ne pas trop traîner la dette dans le temps", selon Roland Fischer. Il y a trop d'argent en jeu et trop d'inconnues.

La Confédération a beaucoup épargné ces dix ou vingt dernières années. Il est donc justifié, aux yeux de la commission, de profiter de ces excédents en temps de crise, a poursuivi Gerhard Andrey, au nom de la commission (Verts/FR).

Concrètement, le compte de compensation du budget ordinaire de la Confédération affichait à fin 2021 un excédent de 23,5 milliards de francs. Environ la moitié serait prélevée pour l'affecter au remboursement de la dette Covid-19. Il resterait donc encore 12,5 milliards à rembourser.

Par conséquent, la commission des finances estime pouvoir ramener à 2031 le délai fixé pour rembourser la dette. Elle a pris sa décision de justesse, par 13 voix contre 11.

Indolore

La population suisse ne devrait pas remarquer ce processus avant tout technique, ont assuré les deux sénateurs. Et la Confédération garde encore quelque 12 milliards de francs dans ce compte de compensation du budget ordinaire pour de futures crises, qu'elles soient liées aux réfugiés ou au changement climatique, a précisé Gerhard Andrey.

Une minorité de gauche et verte-libérale aurait voulu aller plus loin et utiliser l'entier des 23,5 milliards de francs du compte de compensation pour résorber quasiment toute la dette. Mais la majorité n'a pas voulu franchir ce pas. Une autre minorité aurait voulu en rester au simple projet du Conseil fédéral.

La commission des finances a en outre refusé, par 18 voix contre 7, de comptabiliser l'ensemble des bénéfices distribués par la BNS comme des recettes extraordinaires. Cette proposition aurait permis de disposer de davantage de moyens pour réduire l'endettement, et donc aller encore plus vite. Mais il aurait fallu réduire les futurs budgets ordinaires de 667 millions de francs.

Au vote sur l'ensemble, la commission a approuvé le projet par 19 voix contre 0 et 6 abstentions. Le Conseil fédéral veut voir cette modification entrer en vigueur en 2023. Le National se penchera dessus dès la session d'été.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Trafic de faux certificats Covid au centre de Granges-Paccot (FR)

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Certains faux certificats présentaient un "test négatif" (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Plus de 160 faux certificats Covid ont été émis par des collaborateurs et collaboratrices du centre de dépistage de Granges-Paccot (FR). Identifiés, les auteurs présumés seront dénoncés à l'autorité compétente.

Le 13 décembre dernier, l'hôpital fribourgeois informait que plusieurs fraudes avaient été découvertes au centre de dépistage de Granges-Paccot, rappelle mercredi la police cantonale fribourgeoise dans un communiqué. L'établissement a déposé une dénonciation pénale auprès du Ministère public et une instruction pénale a été ouverte.

Dans une première phase, les investigations ont permis d'identifier plusieurs auteurs présumés, à savoir six femmes et deux hommes âgés entre 21 et 27 ans. Entre juin et décembre 2021, ces collaborateurs du centre de dépistage ont reconnu avoir émis, sans contrepartie, une cinquantaine de faux certificats présentant un "test négatif", pour eux-mêmes ou pour leurs proches, valables pour une durée de 48 ou 72 heures. Agissant de manière indépendante, leur but était de pouvoir se rendre dans des établissements publics et de loisirs.

Certificat contre rémunération

Trois autres collaboratrices du centre, âgées de 21 et 22 ans, sont par ailleurs soupçonnées d'avoir, entre septembre et début décembre 2021, généré et distribué 115 faux certificats de guérison ou de vaccination, d'une durée de six à douze mois. Ces documents ont été proposés gratuitement à des proches et contre rémunération pour d'autres bénéficiaires. Ceux-ci ont déboursé entre 100 et 300 francs par certificat.

Ces personnes auraient également émis un nombre indéterminé de faux certificats affichant un "test négatif". Ces faits ont été partiellement reconnus par les intéressées.

Les personnes impliquées ont été dénoncées au Ministère public pour faux dans les titres, faux dans les certificats et corruption. A ce stade de l'instruction, elles bénéficient toutefois de la présomption d'innocence.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Six nouveaux morts "de fièvre" en Corée du Nord

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Le système de santé nord-coréen a été classé 193e sur 195 pays par une étude de l'université américaine Johns Hopkins l'an dernier (archives). (© KEYSTONE/AP/Cha Song Ho)

La Corée du Nord a annoncé mardi avoir enregistré six nouveaux morts "de fièvre", selon KCNA, portant le bilan à 56 décès quelques jours après avoir reconnu être frappée par l'épidémie de Covid-19. Plus de 1,4 million de cas ont été enregistrés.

L'agence officielle nord-coréenne a précisé que l'armée avait "déployé en urgence ses forces dans toutes les pharmacies de Pyongyang et commencé à approvisionner en médicaments".

Malgré des confinements à grande échelle, le bilan s'établissait lundi soir à 56 morts, plus de 1'483'060 cas de "fièvre" et 663'910 personnes sous traitement, selon l'agence.

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un a vivement critiqué lundi les autorités sanitaires pour leur gestion de l'épidémie, en particulier l'incapacité à maintenir les pharmacies ouvertes 24 heures sur 24.

Le rapport publié mardi par KCNA indique que "des mesures urgentes ont été prises pour rectifier immédiatement les écarts dans l'approvisionnement en médicaments", notamment le fonctionnement 24 heures sur 24 des pharmacies de la capitale Pyongyang.

Population pas vaccinée

Depuis que le pays a annoncé son premier cas de Covid-19 jeudi dernier, Kim Jong-un a pris personnellement en main la lutte contre l'épidémie, qui, selon lui, provoque "de grands bouleversements" dans le pays, dont la population n'est pas vaccinée.

Il supervise des réunions d'urgence quasi quotidiennes du Politburo. Les médias nord-coréens ont diffusé des photographies de lui visitant une pharmacie à Pyongyang dimanche.

KCNA a rapporté mardi que des efforts étaient en cours pour informer les masses sur "le variant furtif Omicron afin de leur faire comprendre en profondeur les méthodes de traitement scientifiques et les règles de prévention des épidémies".

Quelque 11'000 fonctionnaires, enseignants et étudiants en médecine ont entre-temps participé lundi à un "examen médical intensif de tous les habitants" afin de repérer les personnes atteintes de fièvre, selon la même source.

Le système de santé nord-coréen a été classé 193e sur 195 pays par une étude de l'université américaine Johns Hopkins l'an dernier. Les hôpitaux du pays sont pauvrement équipés, avec peu d'unités de soins intensifs. Selon les experts, le pays ne dispose d'aucun traitement contre le Covid-19 et n'a pas les capacités pour tester massivement sa population.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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