Vaud
"On va arracher la vigne": le cri du cœur d'un vigneron
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La consommation mondiale de vin a chuté de 12 % entre 2018 et 2024. Frappés par ce recul, les vignobles vaudois n’échappent pas à la disparition de certaines parcelles. En Lavaux, de gros tas de souches ont déjà remplacé les plantations. Pour certains viticulteurs, l’arrachage devient la seule solution face à la baisse de la demande. Sophie Vassutine s’est rendue dans un vignoble à Blonay. Reportage.
Sur les hauteurs de Blonay et les pentes du Lavaux, le bruit des sécateurs laisse parfois place à celui plus sourd de l'arrachage. François Montet, vigneron-encaveur et président de la Fédération vigneronne vaudoise, se trouve aujourd'hui dans une situation délicate sur certaines parcelles dont il est locataire. Le groupe Schenk, acteur majeur du secteur, a dénoncé ses contrats d'achat, laissant des hectares sans débouchés pour la récolte.
Un séisme économique pour le vignoble vaudois
Le retrait de gros acheteurs n'est pas anecdotique. Selon François Montet, le groupe Schenk représente environ 24% de la récolte vaudoise. «Là-dessus, ils vont dénoncer, entre non-reconduction des contrats de location et des contrats d’achat de raisin, ça représente 8% des 3800 hectares du canton, soit à peu près 300 hectares qui ne seront plus pris en charge».
«C’est une parcelle qui va être arrachée parce qu'il n'y a pas de repreneur pour cette récolte»
Pour ces vignes, l'issue est souvent radicale. «C’est une parcelle qui va être arrachée parce qu'il n'y a pas de repreneur pour cette récolte», explique le vigneron en désignant ses rangs. Une décision dictée par la rentabilité: sans acheteur garanti et avec des frais de culture constants, l'exploitation devient impossible.
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Des aides au compte-gouttes
Face à cette crise, les mesures de soutien annoncées par le Canton et la Confédération peinent à convaincre sur le terrain. Les critères d'éligibilité excluent une grande partie des exploitants. François Montet pointe du doigt une complexité administrative décourageante: «Les vignerons doivent déjà être éligibles aux paiements directs. Ça veut dire que tous ceux qui n’ont pas de formation CFC, qui ne sont pas enregistrés, ou qui ont plus de 65 ans, ne sont pas éligibles».
De plus, l'arrachage subventionné impose des programmes de biodiversité coûteux qui peuvent parfois dépasser le montant de l'aide reçue. Dans certains cas, comme sur des pentes trop raides, ces programmes sont simplement inapplicables.
Quel avenir pour le patrimoine de l'UNESCO?
L'image de la Suisse romande est intimement liée à ses terrasses de vigne, mais ce décor est fragile. Si l'arrachage reste limité, l'impact paysager pourrait être contenu. Cependant, François Montet prévient: «Si ça va trop loin, ça pourrait influencer l’inscription au patrimoine UNESCO».
«Si ça va trop loin, ça pourrait influencer l’inscription au patrimoine UNESCO»
Le désarroi gagne une partie de la profession, coincée entre des accords de libre-échange facilitant les importations et un franc fort qui pénalise l'exportation. Malgré ce constat réaliste, la viticulture vaudoise a déjà connu des variations de surface par le passé. «La viticulture va survivre à ça, ce n'est pas la première fois que la surface diminue», tempère le président de la Fédération. L'enjeu réside désormais dans la promotion et la capacité du vignoble à s'adapter aux nouvelles habitudes de consommation.
Interview réalisée par Sophie Vassutine
Adaptation web avec IA
Vaud
Formations à l'EHL pour les polices du Nord vaudois et de Lausanne
La police du Nord vaudois et celle de Lausanne ont conclu un partenariat avec l'Ecole hôtelière de Lausanne (EHL). Des formations seront dispensées afin de renforcer "les compétences relationnelles" des agents en contact avec la population.
Les policières et policiers, mais aussi le personnel civil, participeront à "des mises en situation inspirées des standards de l'hospitalité, notamment au travers de simulations de réception, de gestion de flux de personnes ou encore d'interactions sensibles nécessitant écoute, posture professionnelle et intelligence relationnelle", indiquent mardi les deux corps de police.
Selon eux, ce partenariat s'inscrit notamment dans "une démarche d'amélioration continue des prestations offertes à la population, en mettant l'accent sur une police accessible, professionnelle, respectueuse et à l’écoute". Les formations se dérouleront au sein de l'EHL.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
La Nuit des Musées tentera de suspendre le temps samedi à Yverdon
Sept institutions culturelles d'Yverdon-les-Bains ouvriront samedi jusqu'à 23h00 dans le cadre de la Nuit des Musées. Un jeu de piste inédit à travers la ville ainsi que plusieurs ateliers attendent le public pour cette édition 2026 qui se déclinera sur le thème du "Temps suspendu".
L'événement, gratuit et ouvert à tous, invite les visiteurs à "ralentir, observer et vivre une expérience hors du quotidien", indiquent les organisateurs lundi dans un communiqué. Yverdon-les-Bains se transformera pour l'occasion "en un véritable parcours de découvertes", promettent-ils.
La réalisation d'une "oeuvre digitale participative monumentale" projetée sur la façade du Temple comptera parmi les temps forts de cette nouvelle édition. Le CACY Centre d'art contemporain proposera de son côté un atelier "Créer sa nébuleuse", la Maison d'Ailleurs un atelier bande-dessinée et le Centre Pro Natura une observation de chauves-souris.
A noter que le Musée d'Yverdon et région, le Musée suisse de la Mode et la Bibliothèque d'Yverdon-les-Bains comptent également parmi les institutions participantes. La soirée se prolongera dans les Caves du Château lors d'une after-party en collaboration avec le Festival Shiiink! et le théâtre l'Echandole.
nuitdesmusees-ylb.ch
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Vaud soutient trois nouvelles enquêtes photographiques
Le canton de Vaud soutient trois nouveaux projets photographiques pour documenter les traditions vivantes vaudoises. Marie-Pierre Cravedi, Francesco Pennacchio et Leo Fabrizio s'intéresseront durant un an aux lotos, aux récits populaires et à l'artisanat.
Les trois lauréats ont été choisis parmi 34 dossiers de candidature et recevront chacun 20'000 francs, annonce lundi la Direction générale de la culture. Il s'agissait du troisième appel à projet pour l'Enquête photographique vaudoise, lancée fin 2020.
Les projets doivent obligatoirement porter sur une ou plusieurs traditions vivantes inscrites à l'inventaire du patrimoine immatériel vaudois. Ce dispositif de soutien relève aussi bien de l'encouragement à la création artistique que de l'enrichissement de l'iconographie cantonale sur le patrimoine immatériel.
Rôle social du loto
Marie-Pierre Cravedi, diplômée de l'ECAL et enseignante de photographie au CEPV à Vevey, entend explorer le rôle social, culturel et économique du loto. Francesco Pennacchio, qui a obtenu un doctorat en chimie-physique de l'EPFL avant de finaliser un master en photographie documentaire à Londres, a l'ambition d'explorer la relation entre l'être humain et la nature au travers de récits populaires et merveilleux du canton de Vaud.
Leo Fabrizio, enfin, propose une immersion dans les métiers artisanaux. Il est diplômé de l'ECAL et de l'Ecole de photographie d'Arles. Il a reçu plusieurs distinctions, dont trois Swiss Design Awards, et contribue régulièrement à des ouvrages sur le patrimoine.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Vaud
Ministère public vaudois: près de 23'000 nouveaux dossiers en 2025
Les dossiers continuent d'affluer au Ministère public vaudois. A l'instar des autres acteurs de la chaîne pénale, le Parquet tire la sonnette d'alarme et cherche des pistes pour soulager le système, comme la médiation pénale.
Douze jours après l'Ordre judiciaire vaudois, c'est le Ministère public qui tenait lundi sa conférence de presse annuelle, avec le même constat d'un système sous pression. L'an dernier, le nombre de nouvelles affaires s'est élevé à un niveau record de 22'830 dossiers, en hausse de 0,4% par rapport à 2024.
Cette augmentation peut paraître modérée, mais le procureur général Eric Kaltenrieder a évoqué "un faux plat trompeur". Et pour cause, le stock des dossiers en cours n'en finit plus de progresser (+10,5%) et s'affichait, au 31 décembre 2024, à 12'152. Le Ministère public n'est plus en mesure de clore autant d'enquêtes qu'il n'en ouvre, a résumé le procureur général.
Malgré des effectifs en hausse, "les moyens demeurent insuffisants" pour gérer des affaires de plus en plus nombreuses et complexes, a-t-il relevé, rappelant qu'il ne s'agissait pas que d'une problématique vaudoise mais nationale.
Médiation
Pour améliorer la situation, "tout ne passera pas par les effectifs", a-t-il reconnu. Le Parquet étudie ainsi plusieurs pistes, à l'image de la médiation pénale. Déjà pratiquée à Genève, Neuchâtel ou Fribourg, et en matière civile dans le canton de Vaud, elle vise à régler des conflits hors procédure pénale.
L'idée consiste à "désengorger" le système, sachant que la tendance actuelle est souvent "de porter le moindre conflit devant les autorités pénales", a expliqué le procureur général adjoint Anton Rüsch. La mise en oeuvre est attendue d'ici fin 2026. "Quelques dizaines d'affaires", notamment lors de "conflits très ancrés", pourraient ainsi être "externalisées" et traitées par une équipe de médiateurs, a-t-il précisé.
Parmi les autres projets en cours, celui des Pôles de compétences pour les violences domestiques ainsi que pour la criminalité économique et informatique arrive au terme d'une phase pilote. Ces Pôles ont démontré leur utilité en matière de formation, coordination ou soutien: l'idée consiste à les pérenniser, a annoncé l'autre procureur général adjoint, Laurent Maye.
Sécurité
Il a également été décidé de pérenniser de nouvelles mesures de sécurité sur les cinq sites du Ministère public, là aussi après une période de test. Un agent est désormais présent sur chaque site et procède à des fouilles.
Il y avait une certaine urgence à agir, a souligné Anton Rüsch, évoquant notamment des agressions verbales ou des personnes "agitées" lors d'auditions. Il a précisé que les fouilles des derniers mois avaient permis de trouver "plusieurs dizaines" d'objets potentiellement dangereux, surtout des couteaux et sprays au poivre.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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Pitton Danielle
10 avril 2026 à 07:28
Bonjour, pourquoi les vignerons ne vendent-ils pas leur raisin pour les consommateurs de chasselas par exemple. Lorsque l’on voit ces magnifiques grappes cela nous fait envie