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Vaud

PLR ne veut pas fermer la porte aux centrales nucléaires du futur

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Les quelque 300 délégués du PLR Suisse ont débattu environ 1 heure sur la question des centrales nucléaires samedi à Montreux (VD). (© Keystone/CYRIL ZINGARO)

Le PLR ne veut pas fermer la porte à l'énergie nucléaire. Réunis en assemblée samedi à Montreux et après un débat nourri, les délégués ont adopté à l'unanimité une résolution qui ne justifie la construction de nouvelles centrales qu'en dernier recours.

Alors que la presse alémanique évoquait un parti déchiré sur la question, les délégués ont approuvé la résolution - feuille de route sur la sécurité de l'approvisionnement en électricité - par 248 oui, aucun non et une abstention. Après une heure de discussions, ils se sont finalement montrés favorables à un compromis proposé par la Conférence des présidents de parti (CCP), qui reformule et nuance le chapitre initial sur le nucléaire figurant dans la résolution.

La mention "qu'il ne doit pas y avoir d'interdictions technologiques légales visant à étendre et à remplacer des installations de production indigènes existantes" reste. Celle plus ciblée sur les centrales nucléaires dit toujours qu'il "faut créer les conditions permettant d'autoriser notamment les centrales nucléaires de nouvelle génération", mais "à long terme" et précisant que "le besoin doit être prouvé, la sécurité assurée en tout temps et les déchets doivent pouvoir être éliminés".

Le président du parti Thierry Burkart a assuré qu'il s'agissait d'une position sur du long terme, lorsque des centrales nucléaires nouvelle génération, plus développées, seront mûres. En aucun cas la résolution défend la construction immédiate de nouvelles centrales, a-t-il surligné. Il s'agit de garder une option de dernier recours uniquement et si les autres technologies ne peuvent pas assurer dans le futur les besoins en électricité de la Suisse.

Voix divergentes

Avant de poser ce compromis sur la table, quelques délégués avaient affiché leur soutien à un amendement de la conseillère nationale vaudoise Jacqueline de Quattro, fermement opposée à l'idée de faire tomber l'interdiction de construire de nouvelles centrales. Sa proposition était de supprimer pour l'instant le chapitre sur les centrales nucléaires.

"Nous avons les énergies renouvelables qu'il faut chez nous et pour l'instant les nouvelles technologies nucléaires ne sont pas mûres", a-t-elle dit devant l'assemblée. Il n'y a donc aucune urgence, selon elle. Il faut au contraire poursuivre le chemin de la transition énergétique, comme elle a été adoptée en 2017 par le peuple.

Sur cette question délicate, un délégué a dit craindre un mauvais signal donné au peuple et de perdre même des électeurs PLR en vue des fédérales de 2023. Après un débat constructif et un compromis satisfaisant pour elle, Mme de Quattro a décidé de retirer son amendement.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Dégradations homophobes à Nyon: les victimes prennent la parole

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Les portraits vandalisés de Lucie Steffen et Marius Diserens ont officiellement été remplacés, en présence des concernés. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

A Nyon (VD), les portraits de l'exposition "Voices of EquALLity" vandalisés le week-end dernier ont été officiellement remplacés. Le réaccrochage s'est accompagné d'un moment symbolique, qui a réuni les deux victimes des tags discriminatoires Lucie Steffen et Marius Diserens aux côtés une centaine de personnes.

Le rendez-vous était donné à 18h00 sur la place du château. L'un des messages: "l'égalité et le respect ne reculent pas face à l'intimidation."

"Un geste de haine a tenté d'effacer des visages, des histoires, des existences. Mais cet acte infâme n'a pas effacé, il a révélé", a réagi l'artiste Chloé Bonnard, qui a réalisé les photographies des personnalités romandes pour le projet de l'association Les Romandes.

"Si nous sommes là, c'est pour démontrer qu'aucune personne n'est illégitime, que chacun et chacune a sa place dans l'espace public", s'est exclamée à son tour Christiane Piazzini, déléguée à l’intégration de la Ville de Nyon.

Sous les applaudissements, les victimes des actes de vandalisme ont, eux aussi, pris la parole. "Pour être honnête, j'ai beaucoup hésité à parler ce soir, a admis Lucie Steffen. Mais ne rien dire reviendrait à m'invisibiliser. Cela irait à l'encontre du but et du coeur de cette exposition. Et cela pourrait laisser penser que cette dégradation m'a atteinte, alors que pas du tout."

"Normaliser les minorités"

"Elle ne m'a pas atteinte, non, mais elle démontre à quel point il est important de visibiliser et normaliser les minorités. Elle donne donc encore plus de sens à cette exposition dont j'étais déjà fière de faire partie."

Devant la centaine de personnes présentes, Marius Diserens a reconnu: "votre présence est extrêmement cathartique pour moi. On me demande, après un week-end tourmenté, comment je me sens, si je vais bien. La réponse est: malheureusement, très bien, parce que je suis bien trop habitué à cette violence et à cette oppression-là", a dit le conseiller communal nyonnais.

Ces actes "montrent jusqu'à quel point les personnes vont pour nier notre existence, pour nous déshumaniser. Votre présence ici, aussi nombreux et nombreuses, me rappelle que ce n'est pas la norme et que ça ne devrait pas l'être."

Nouvelles images

Après les prises de parole, les photographies ont été officiellement remplacées. Les deux portraits, qui avaient été recouverts d'un voile noir depuis les actes de vandalisme, ont donc été réimprimés. Au moment d'évoquer cette action mardi, les organisatrices et la Ville avaient également annoncé avoir porté plainte, les tags discriminatoires ciblant spécifiquement les minorités de genre.

L'exposition engagée à Nyon est la première étape du projet "Voices of EquALLity", qui devra fleurir dans quatre autres villes: Genève, Renens et Lausanne. Elle se veut projet itinérant, urbain, engagé et fédérateur, qui met en lumière 36 personnalités romandes, inspirantes et profondément engagées dans leur région.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

La Commission de gestion va établir un rapport spécifique

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La députée socialiste au Grand Conseil vaudois Oriane Sarrasin est la présidente de la Commission de gestion (Coges) qui va établir un rapport spécifique sur le bouclier fiscal (archives). (© Keystone/CYRIL ZINGARO)

A défaut d'une Commission d'enquête parlementaire (CEP) ou d'une délégation des commissions de surveillance (DelSurv), c'est la Commission de gestion (Coges) du Grand Conseil vaudois qui va mettre son nez dans le bouclier fiscal. Sollicitée par quatre partis politiques, elle va établir un rapport spécifique sur ce dossier controversé.

La Coges a indiqué jeudi dans une note aux médias qu'elle a "décidé de produire un rapport spécifique comme l'y autorise la loi sur le Grand Conseil (LGC)". Elle répond ainsi favorablement à la demande faite fin février par le PS, les Vert-e-s, Ensemble à Gauche & POP (EP) et les Vert'libéraux.

Ce "rapport spécifique" est à l'image de ce que la Coges avait fait sur la débâcle financière de Beaulieu ou encore sur l'affaire Swiss Space Systems (S3). Un "plan C" en quelque sorte, au vu du refus d'une CEP et du retrait d'une résolution demandant l'instauration d'une nouvelle délégation, intitulée DelSurv 2, qui aurait été basée sur le modèle de la première instaurée sur l'affaire Dittli.

"La Coges commencera par déterminer le périmètre de ce rapport spécifique selon ses prérogatives. Elle suivra également avec attention les procédures - pénales ou d'audit - en cours et s'appuiera notamment sur les documents déjà disponibles", explique-t-elle dans son communiqué.

"Elle s'organisera à l'interne pour mener les travaux en parallèle de ses activités usuelles. A ce stade, la Coges ne se fixe pas de temporalité précise pour le rendu de son rapport, estimant que ses travaux s'articuleront en fonction des éléments examinés. Elle communiquera sur son périmètre de travail en temps voulu", précise-t-elle encore.

CEP refusée par la droite

Le Grand Conseil a refusé le 27 janvier dernier d'instaurer une CEP sur le bouclier fiscal. La majorité de droite a fait barrage, l'emportant pour deux voix. Dans la foulée, le PLR avait glissé la suggestion d'une DelSurv 2, sorte de "plan B" pour néanmoins enquêter sur ce dossier controversé.

Pour mémoire, des enquêtes du journal Le Temps, puis un rapport de l'expert François Paychère, mandaté par le Conseil d'Etat, ont mis en lumière une mauvaise application du bouclier fiscal, ce mécanisme qui vise à plafonner les impôts des plus riches.

La pratique a été non conforme à la loi entre 2009 et 2021. Le rapport Paychère ne donne toutefois aucune indication sur les pertes fiscales, ni sur les véritables responsabilités de cette mauvaise application. Ces pertes pourraient potentiellement atteindre des dizaines de millions de francs, voire 500 millions de francs, comme l'ont parfois évoqué certains députés.

En janvier dernier, le Ministère public vaudois, via le procureur général Eric Kaltenrieder, a annoncé l'ouverture d'une instruction pénale sur le bouclier fiscal. Elle vise à enquêter sur son application illégale entre 2009 et 2021, mais aussi sur la modification de décisions de taxation à la suite de réclamations de certains contribuables.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

La Tour-de-Peilz: Wilco et les Babyshambles au Nox Orae

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Le groupe américain Wilco sera l'une des têtes d'affiche de la 16e édition du Nox Orae à la Tour-de-Peilz (archives). (© KEYSTONE/EPA EFE/PEPE TORRES)

Le festival Nox Orae revient du 27 au 29 août prochain au Jardin Roussy à La Tour-de-Peilz (VD) avec une programmation faisant à nouveau la part belle à des figures de la musique indépendante. A commencer par le groupe américain Wilco.

"L'événement de cette édition sera sans conteste la venue de Wilco", écrit jeudi le festival boéland dans un communiqué. Le groupe de Chicago, "véritable institution du rock indépendant", se produira le samedi soir.

"Leur mélange unique de folk, d'americana et d'expérimentation pop en fait encore aujourd'hui l'un des groupes les plus fascinants à voir sur scène", promettent les organisateurs.

Parmi les autres têtes d'affiche, les Babyshambles de Pete Doherty joueront le jeudi soir. Reformé à l'occasion des 20 ans de leur album culte "Down in Albion", le groupe britannique est reparti en tournée et fera son grand retour en Suisse, plus de dix ans après son dernier concert au Montreux Jazz Festival.

Plusieurs artistes suisses

Le vendredi soir, c'est Mogwai, "monument du post-rock écossais", qui sera particulièrement attendu au Jardin Roussy. De quoi promettre "une expérience live aussi puissante que cathartique", affirment les organisateurs.

Ces trois soirées offrent aussi une scène à plusieurs artistes suisses, à l'image de la chanteuse neuchâteloise Léa Martinez, de la formation veveysanne de death metal AM:PM ou du groupe fribourgeois Glaascats.

Nox Orae, qui revendique son statut de festival "à taille humaine", avait écoulé presque 3000 billets l'an dernier pour sa 15e édition. L'affluence s'était affichée en hausse de 15%, mais le festival avait été perturbé par la météo.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Une deuxième saison pour le Grand Récital à Lausanne

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Khatia Buniatishvili est l'une des pianistes stars invitées pour la deuxième saison du Grand Récital à Lausanne (archives). (© KEYSTONE/AP/GARY GERARD HAMILTON)

Le Grand Récital annonce une deuxième saison à Lausanne. L'événement, qui vise à réunir les plus grands solistes actuels de la musique classique, annonce quatre dates entre septembre 2026 et avril 2027.

La saison s'ouvrira le 16 septembre à la Salle Métropole avec la pianiste vénézuélienne Gabriela Montero, "artiste solaire dont la virtuosité s'allie à une liberté rare", indiquent les organisateurs. Le 7 novembre, c'est une figure mythique du piano, Grigory Sokolov, qui sera à Lausanne.

Le 3 février 2027, cette fois-ci à la salle Paderewski du casino de Montbenon, le Grand Récital inaugurera une nouvelle série "découverte" dédiée à des solistes de premier plan encore inédits dans la région. Avec, comme premier invité, le pianiste israélien Boris Giltburg.

Enfin, la saison se conclura le 21 avril 2027 au Théâtre de Beaulieu avec l'une des stars mondiales du piano, la Franco-Géorgienne Khatia Buniatishvili. "Artiste au charisme envoutant, elle embrase les salles du monde entier par un jeu à la fois fulgurant et profondément sensible", souligne le communiqué.

Pour sa première saison, le Grand Récital a attiré 3600 spectateurs. La saison en cours se termine le 25 avril avec la légende vivante Martha Argerich, qui partagera la scène à deux pianos avec Dong Hyek Lim.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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