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Vaud

Prise d'otages vers Yverdon: auteur identifié, motivation précisée

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Jeudi peu avant 22h30, à l'arrêt Essertes-sous-Champvent (VD), ce sont 12 passagers et le conducteur du train pris en otages qui ont pu finalement être libérés sains et saufs. (© Keystone/LAURENT GILLIERON)

L'homme qui a pris en otages des passagers et le conducteur du train reliant Baulmes à Yverdon-les-Bains jeudi soir a été formellement identifié: il s'agit bien d'un requérant d'asile iranien de 32 ans. Il a résisté à un tir de taser avant d'être abattu.

Contrairement à ce qui avait été annoncé la veille, son dossier était attribué au canton de Genève et non pas à celui de Neuchâtel, a indiqué vendredi en fin d'après-midi la police cantonale vaudoise dans un communiqué. Les otages étaient au nombre de 13 au total et non de 15, corrige aussi la police. Précision aussi quant aux armes sur l'individu, parlant le farsi et l'anglais au moment des faits: il avait non seulement une hache et un couteau mais aussi un marteau.

D'après les premiers éléments de l'enquête, ses motivations seraient "dues à ses conditions de requérant d'asile, ainsi qu'à sa volonté insistante d'avoir des contacts avec une collaboratrice d'un centre de requérants d'asile". La police avait d'ailleurs dû intervenir à plusieurs reprises à cause de son comportement, relève-t-elle.

Recours au taser

La police donne aussi quelques nouveaux détails sur l'assaut vers 22h15, soit après près de quatre heures "d'une longue phase de négociations" avec le preneur d'otages. La prise d'otages a été signalée vers 18h30 et le train était immobilisé à l'arrêt d'Essert-sous-Champvent, portes fermées. Une soixantaine de policiers ont pris position autour du train.

"L'un des membres du groupe d'intervention a d'abord fait usage de son taser pour immobiliser l'homme qui se précipitait sur eux. Armé, ce dernier a néanmoins continué sa course dans leur direction et celle des otages. C'est alors qu'un deuxième membre de l'unité a fait usage de son arme afin de le neutraliser", indique la police.

Le preneur d'otages a été mortellement touché, ajoute-t-elle. Il est décédé sur place, malgré la présence d'un médecin parmi l'équipe d'intervention policière. Les passagers ont quant à eux été pris en charge sur place par un dispositif sanitaire avant d'être transportés en bus au Centre de la gendarmerie mobile à Yverdon. Ils y ont retrouvé leurs familles. Une cellule psychologique avait aussitôt été mise en place.

Plusieurs inconnues

L'enquête se poursuit sous la direction du Ministère public. Elle vise d'une part à préciser encore plus les motivations du preneur d'otages et d'autre part à établir les circonstances qui ont amené au tir du policier, indique encore la police vaudoise.

A ce stade, la piste terroriste n'est "clairement pas" privilégiée. "Aucun élément ne nous oriente vers un acte terroriste. Ni terroriste ni djihadiste", a précisé vendredi à Keystone-ATS Jean-Christophe Sauterel, porte-parole de la police vaudoise.

D'autres questions restent en suspens: à quelle gare est monté le preneur d'otages dans le train, s'il souffrait d'éventuels troubles psychologiques, depuis combien de temps il était arrivé en Suisse, était-il sous radar pour des antécédents violents?

De son côté, la compagnie de trains Travys a expliqué avoir remis aux enquêteurs les enregistrements de vidéo-surveillance du wagon et de plusieurs gares de la ligne. Elle a également salué l'attitude "exemplaire" de son conducteur. L'employé "était en interaction avec le preneur d'otages et a contribué à calmer la situation", selon elle.

Conséquences politiques

L'affaire aura des conséquences politiques. Dans un communiqué, l'UDC Vaud appelle à "mettre fin à l'insécurité de l'asile immédiatement". Son chef de groupe Cédric Weissert interviendra lors de la prochaine session du Grand Conseil. Le conseiller national Yvan Pahud déposera une interpellation à Berne pour connaître le statut du requérant auteur de la prise d'otages.

"C'est un événement exceptionnel. La police est formée pour ce genre d'intervention, comme elle l'a démontré hier, puisque aujourd'hui les treize personnes prises en otages sont hors de danger", a quant à lui souligné le conseiller d'Etat vaudois Vassilis Venizelos en charge de la sécurité dans l'émission Forum de la RTS.

"Règles respectées"

"A ce stade, je n’ai aucune raison de penser que les règles n’ont pas été respectées", a-t-il ajouté en réponse à une question sur l'usage des armes par la police après un autre cas à Morges en 2021. Il n'a pas non plus voulu faire le procès de la politique d'asile. "Nous allons analyser de façon très scrupuleuse les différents événements et on prendra les mesures nécessaires", a-t-il dit.

Le conseiller fédéral Beat Jans est pour sa part intervenu sur les réseaux sociaux pour indiquer qu'il avait suivi cette prise d'otages "avec une vive émotion". Il a annoncé que le Secrétariat d'Etat aux migrations "va analyser ce cas et les conséquences éventuelles avec les cantons concernés".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Vaud

Une droite moins dominante à Morges

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La socialiste Camille Robert entre à la municipalité de Morges (archives). (© Keystone/CYRIL ZINGARO)

La droite a conservé dimanche la majorité à la municipalité de Morges, même si celle-ci se réduit. L'élection a été particulièrement morcelée, puisque des élus de cinq partis, plus un indépendant, se répartissent les sept sièges.

La répartition des forces entre la droite et la gauche s'est légèrement rééquilibrée. Au final, la gauche obtient un troisième siège, dévolu aux Vert-e-s. L'alliance de droite ne place que trois de ses membres (1 PLR, 1 Vert'libéral et 1 de l'Entente morgienne). Le tout sera arbitré par l'indépendant Laurent Pellegrino, ex-PLR.

Le PLR, qui présentait trois candidats, ne conserve finalement qu'un seul siège, celui de la syndique sortante Mélanie Wyss, facilement réélue dès le 1er tour au côté de la Vert'libérale Laetitia Morandi.

La socialiste sortante Laure Jaton a terminé en tête de l'élection dimanche avec 48,94% des voix (2057), devant Mélanie Mojon (1965), une commerçante qui représente l'Entente morgienne et accède ainsi à l'exécutif. L'écologiste Pascal Gemperli (1893) termine au troisième rang, devant l'indépendant Laurent Pellegrino (1800). Elu sous la bannière PLR en 2021, il a quitté ce parti après ne pas avoir été reconduit par celui-ci pour les élections de 2026.

La jeune socialiste Camille Robert (1793) est élue de justesse. Elle termine avec seulement 11 voix d'avance sur le PLR Patrick Zürn.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

Changement de majorité à Prilly, le PLR de retour à Renens

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Présidente des Vert-e-s vaudois, Rebecca Joly ne siègera plus à la Municipalité de Prilly (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

La Municipalité de Prilly bascule à droite à l'issue du second tour des élections communales. La Verte Rebecca Joly, présidente du parti cantonal, et son collègue écologiste Maurizio Mattia ne sont pas réélus.

Les deux sortants, qui figuraient encore dans le top 5 après le premier tour, ont été devancés dimanche par deux nouveaux venus de l'Entente de droite, le PLR Tony Capuano et l'UDC Fabien Deillon.

Les mieux élus sont aussi issus de cette entente de droite, à savoir le sortant Luigi Sartorelli (Centre) et Lumia Claramunt (PLR). La nouvelle candidate socialiste Ariane Zwahlen arrive en troisième position. Elle sera la seule représentante de la gauche lors de la prochaine législature.

Reste désormais à savoir qui deviendra syndic à la suite du départ d'Alain Gilliéron. Le PLR, qui aura occupé ce poste durant 22 ans, ne se représentait pas.

Pour mémoire, Prilly a vécu une dernière législature très mouvementée, marquée par diverses tensions au sein de la Municipalité et même la suspension du socialiste Ihsan Kurt.

Retour du PLR à Renens

Toujours dans l'Ouest lausannois, Renens reste clairement en main des partis de gauche, mais ceux-ci n'occupent plus tous les sièges. Ejecté de l'exécutif en 2021, le PLR fait son retour grâce à l'élection de la députée Elodie Golaz Grilli, arrivée en 4e position dimanche.

Patricia Zurcher Maquignat (PS) a signé le meilleur score dimanche, suivie par Oumar Niang (PS) et Nathalie Jaccard (Verte). Carole Castillo (Fourmi rouge) et Sylvain Richard (Vert) sont aussi élus. Le syndic socialiste Jean-François Clément avait déjà été élu dès le 1er tour.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Lausanne: la gauche très ravie, à commencer par Emilie Moeschler

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La socialiste Emilie Moeschler (au centre) est arrivée en tête du second tour dimanche de l'élection municipale de Lausanne. (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La satisfaction était de mise dimanche à gauche dans la course à la Municipalité lausannoise. Les six candidats de l'alliance rose-rouge-verte sont passés. En tête de ce second tour, Emilie Moeschler s'est dite "ravie" du résultat groupé et de son score personnel.

"Je tiens à remercier tous les électeurs et les électrices pour cette confiance dans l'alliance de gauche, a réagi auprès de Keystone-ATS la municipale sortante, en charge du social et des sports. "On sort d'une année qui n'était pas facile et c'est donc un signe de confiance pour le travail effectué", a-t-elle ajouté.

"Nos réponses concrètes pour protéger et améliorer le quotidien des gens ont été soutenues", note la socialiste. "On est ravi de ces résultats et on se réjouit déjà pour cette prochaine législature".

Sur sa première place à l'issue du second tour, Mme Moeschler dit prendre ce résultat avec "beaucoup de plaisir et d'honneur". "Ce d'autant que je porte des politiques qui ne sont pas toutes simples, notamment avec la politique de la drogue. Mais je pense que l'on a pu expliquer et échanger avec beaucoup de monde".

La syndicature à Grégoire Junod

Emilie Moeschler ne s'est pas dite intéressée "aujourd'hui" pour la syndicature, étant donné que "Grégoire Junod est le candidat de l'alliance de gauche pour cette prochaine législature", saluant au passage son "excellent travail".

Très satisfait aussi et très reconnaissant à la population lausannoise, Grégoire Junod s'est montré aussi "soulagé", car "la campagne était plus difficile que la dernière fois". "Je pense que Lausanne reste une ville de gauche et les valeurs que l'on porte de solidarité, d'inclusion, d'ouverture et d'investissement dans le vivre ensemble sont manifestement des valeurs partagées par une majorité de la population", a-t-il estimé.

"Grande déception" au PLR

Le PLR Pierre-Antoine Hildbrand a de son côté fait part d'une "grande déception" de ne pas avoir réussi à décrocher au moins un deuxième siège à l'exécutif. "On a pourtant fait une bonne campagne avec Mathilde Maillard et Marlène Bérard, en essayant de faire au mieux à la suite des résultats très encourageants du premier tour".

"Mais malheureusement, la marche était trop haute et on n'a pas suffisamment réussi à rassembler ou obtenir des suffrages de l'autre bord politique", a-t-dit à chaud à Keystone-ATS. "On essaie, on essaie encore et on essaiera encore, a-t-il glissé.

Le municipal sortant en charge de l'économie et de la sécurité se dit "content d'être réélu". "Mais c'est mitigé par le fait que l'on espérait un peu rééquilibrer ce 6-1, qui malheureusement va se perpétuer". Il ne s'est toutefois pas dit découragé d'être le seul municipal de droite. "On doit continuer à travailler".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

La municipalité d'Yverdon passe à droite - Carmen Tanner pas réélue

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L'écologiste Benoist Guillard est réélu à la municipalité d'Yverdon-les-Bains, mais pas sa collègue de parti Carmen Tanner (archives). (© Keystone/SALVATORE DI NOLFI)

La municipalité d'Yverdon-les-Bains a basculé à droite dimanche. Le PLR remporte trois sièges (+1) et emmène dans son élan un Vert'libéral. La gauche recule à trois sièges. L'écologiste sortante Carmen Tanner n'est pas réélue.

Les cartes ont été rebattues dans la deuxième ville du canton de Vaud, la municipalité passant d'une majorité à 5-2 pour la gauche à un score de 4-3 pour la droite. Le PS n'a pas réussi à sauver le siège du syndic Pierre Dessemontet qui s'est retiré après une législature tendue. Les Verts perdent aussi une élue, la cosyndique Carmen Tanner ne terminant qu'au dixième rang.

Le PLR fait figure de grand vainqueur. François Armada termine en tête avec 55,35% des voix (3868), devant le socialiste Julien Wicki (3845), puis le PLR Christian Weiler (3689). La conseillère nationale socialiste Brenda Tuosto suit, devant l'écologiste Benoist Guillard, le PLR Dominique Viquerat et le Vert'libéral Pierre-Henri Meystre, une première pour ce parti à la municipalité d'Yverdon-les-Bains.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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