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Vaud

Prison à vie pour l'auteur du double assassinat de Payerne

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La Cour criminelle de la Broye et du Nord vaudois s'est délocalisée dans la salle d'audience cantonale de Renens pour juger cette affaire (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Un quinquagénaire portugais a été condamné à la prison à vie lundi à Renens (VD). Il a été reconnu coupable du double assassinat de sa femme et de son fils aîné, criblés de balles dans leur appartement de Payerne en avril 2018.

"Crime atroce", "circonstances effroyables", "barbarie sans limite": la Cour criminelle de la Broye et du Nord vaudois a jugé avec une grande sévérité ce maçon de 53 ans, qui s'était acharné sur ses victimes en leur tirant dessus à 30 reprises.

Outre la "violence inouïe" d'un tel carnage, le tribunal a estimé que le condamné avait agi "avec l'extrême froideur de l'assassin" et s'était livré à "une exécution pure et simple" de sa femme et de son fils.

Les juges, qui siégeaient pour l'occasion à Renens, ont notamment souligné que cet amateur d'armes avait visé avec méthode, rechargé son pistolet au cours de la fusillade et qu'il s'était déplacé dans l'immeuble pour rattraper et achever son fils.

Son crime était par ailleurs prémédité: avant de se rendre chez son épouse, dont il vivait séparé, il était passé à son domicile pour chercher un pistolet et deux chargeurs.

Jalousie extrême

Pour les juges, cet homme a abattu son épouse pour lui faire "payer" d'avoir quitté le domicile conjugal, elle qui avait déjà enduré plusieurs années de violences physiques et orales. Il a aussi voulu se venger de son fils aîné, qui avait pris le parti de sa mère.

Dépeint comme un mari violent, jaloux et possessif, le maçon n'a, par ailleurs, exprimé "aucun remords". Quant à sa responsabilité pénale, elle a été qualifiée de "pleine et entière" par les experts psychiatriques. "Il n'y a guère d'éléments à sa décharge", a poursuivi le président du tribunal Donovan Tesaury.

Le magistrat a certes relevé que la Cour avait tenu compte de certaines "failles" chez l'accusé, "des carences intellectuelles" et un profil psychologique tourmenté après une enfance chaotique, mais que cela n'avait pas pesé au moment du jugement.

"Il a décidé en toute conscience. A plusieurs moments, il aurait pu revenir en arrière, mais il a choisi d'aller au bout", a remarqué le juge. Et d'ajouter qu'un seul des deux assassinats aurait suffi pour le condamner à la prison à vie.

Probable appel

Comprenant mal le français, le condamné s'est fait traduire le verdict en portugais. Il a marmonné une phrase inaudible lorsqu'il a compris qu'il écopait de la perpétuité, avant de se tourner dans le public où se trouvaient ses deux soeurs, qui étaient venues témoigner en sa faveur la semaine dernière.

Son avocat Patrick Michod a expliqué qu'il ferait "a priori" appel de ce jugement "extrêmement sévère." Il a regretté que ses explications n'aient pas été retenues, notamment sur l'incapacité de son client à maîtriser la violence en lui, héritée d'une enfance très difficile.

De son côté, la procureur Elodie Pasquier a dit sa "satisfaction" d'avoir été suivie sur toute la ligne par le tribunal.

Outre l'assassinat, le crime le plus grave retenu par le Code pénal, le Portugais a été reconnu coupable de lésions corporelles simples qualifiées, de menaces qualifiées et d'infraction à la loi fédérale sur les armes. Il a également été sanctionné d'une expulsion du territoire suisse, au terme de sa peine, pour la durée maximale de 15 ans.

Pour mémoire, en Suisse, la prison à vie ne signifie pas forcément que le condamné va terminer sa vie derrière les barreaux. Une libération conditionnelle peut théoriquement être demandée après 15 ans.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

Des critiques de tous bords sur le budget 2023 du canton de Vaud

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Les députés vaudois se sont plongés mardi dans l'examen du budget 2023 du canton. (Archives © KEYSTONE/LAURENT GILLIERON

Le Grand Conseil vaudois a entamé ce mardi ses débats sur le budget 2023 du canton. Les députés ont voté l'entrée en matière, non sans adresser plusieurs reproches au Conseil d'Etat.

Présidente de la Commission des finances, la PLR Florence Gross a incité ses collègues à soutenir ce budget, qui table sur un déficit de 227 millions de francs. Elle a toutefois mis en garde :

Florence GrossDéputée PLR au Grand Conseil

La présidente du Conseil d'Etat, Christelle Luisier, a également défendu un budget qui, en "cette période exigeante", permettait de "respecter le plus juste équilibre" entre les différents besoins de la population et les recettes de l'Etat.

Carton jaune de l'UDC

Les députés n'ont pas remis en cause l'entrée en matière, acceptée à l'unanimité. Mais avant de plonger dans l'examen détaillé du budget, ils ont émis plusieurs critiques.

Yvan Pahud (UDC) a littéralement brandi un carton jaune, "ultime avertissement" adressé au Conseil d'Etat. Relevant que ce budget était "hérité" du précédent gouvernement, alors à majorité de gauche, il a dénoncé "une hausse incontrôlée des dépenses" dans les secteurs de la santé, du social et de la formation.

A l'instar d'autres députés de droite, le chef de groupe de l'UDC a notamment épinglé la création de 424 postes (équivalents plein-temps). Un signe, selon lui, "d'un Etat toujours plus gros et dépensier, d'une usine à gaz de la bureaucratie."

Yvan PahudDéputé UDC au Grand Conseil

Amendement "rocambolesque"

Les députés de gauche ont, eux, globalement critiqué "le peu d'ambition" et "le manque de souffle" du budget en matière climatique et de soutien aux personnes les plus précaires.

Ils ont commencé à proposer divers amendements, destinés à infléchir ce budget. L'un d'eux s'en prend à la hausse des déductions fiscales pour primes d'assurance-maladie et accident.

Il s'agit d'une mesure "électoraliste et mal ciblée", a estimé Julien Eggenberger (PS). Il a affirmé que cet allègement fiscal s'adressait surtout aux contribuables les plus aisés, tout en excluant les personnes qui reçoivent un subside d'assurance-maladie.

Julien EggenbergerDéputé PS au Grand Conseil

Son amendement, qui n'a pas encore été voté, vise justement à ce que les bénéficiaires d'un subside, soit environ un tiers de la population, puissent être intégrés à ces déductions.

Cette proposition a été qualifiée de "rocambolesque" par Marc-Olivier Buffat (PLR). "Cela reviendrait à autoriser des déductions sur quelque chose qu'on ne paie pas !", a-t-il dénoncé.

Aide aux locataires

Une volée d'amendements, présentée par Hadrien Buclin (Ensemble à Gauche - POP), a aussi été annoncée. Ses propositions visent à offrir des transports publics à prix réduit, à renforcer plusieurs secteurs (accueil de jour des enfants, soins à domicile, etc) et à mieux soutenir les personnes fragilisées face à l'inflation.

Didier Lohri (Verts) a, lui, dévoilé un amendement destiné à offrir "une aide ponctuelle et exceptionnelle" aux locataires face aux conséquences de la crise énergétique.

Tous ces amendements seront abordés mercredi, lors de la suite du premier débat.

Résolution en faveur des communes

A noter qu'avant de passer au budget, le Grand Conseil a accepté à l'unanimité une résolution de la Commission des finances, destinée à combler les pertes fiscales pour les communes. Celles-ci verraient en effet leurs recettes diminuer de 32 millions de francs avec les allègements fiscaux prévus dans le budget 2023.

"Le Conseil d'Etat doit compenser les pertes fiscales des communes dans le cadre du bouclement des comptes 2022", a indiqué Florence Gross. Christelle Luisier a répondu favorablement à cette résolution, promettant "un engagement clair" du Conseil d'Etat.

Robin Jaunin avec Keystone-ATS

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Lausanne

Rassemblement de la fonction publique pour des salaires indexés

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Selon un décompte de Keystone-ATS, environ 300 personnes ont réclamé mardi à Lausanne la pleine indexation des salaires dans la fonction publique. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Les salariés des secteurs public et parapublic vaudois se sont mobilisés mardi en fin de journée sur la place de la Riponne à Lausanne pour préserver le pouvoir d'achat. Environ 300 personnes ont manifesté pour demander au Conseil d'Etat une indexation complète des salaires.

Organisé par la Fédération des sociétés de fonctionnaires et du parapublic vaudois (FSF), le Syndicat des services publics (SSP Vaud) et la Fédération syndicale SUD, le rassemblement a débuté vers 17h00. Il s'est tenu devant le palais de Rumine, au centre-ville.

"Pleine indexation" et "Hausse des salaires" pouvait-on lire sur différentes banderoles ou pancartes. En octobre, un premier rassemblement devant les bureaux de la ministre des finances Valérie Dittli avait réuni quelque 350 personnes.

Les syndicats et organisations du personnel exigent concrètement du gouvernement cantonal qu'il indexe intégralement les salaires de la fonction publique et du parapublic sur la base de l'indice du coût de la vie d'octobre 2022. Ils lui demandent également d'augmenter le montant de cette indexation, d'indexer les prestations telles que l'aide sociale, les bourses d'études, les rentes AVS ou AI ainsi que les prestations complémentaires.

Pressions

Une assemblée générale unitaire devait avoir lieu après la manifestation pour décider des suites à donner au mouvement. L'assemblée unitaire du 21 novembre dernier avait déjà pris la décision d'organiser une nouvelle journée de mobilisation le mardi 13 décembre si les revendications du personnel n'étaient pas acceptées par le Conseil d’Etat.

Une rencontre entre les organisations du personnel et le gouvernement est d'ailleurs prévue jeudi. A terme, une grève n'est pas exclue, selon les syndicats.

Budget examiné

Cette mobilisation s'est tenue alors que le Grand Conseil vaudois débat actuellement du budget cantonal 2023. Le Conseil d'Etat prévoit une dépense de 71 millions de francs pour l'indexation des salaires dans son projet budgétaire, soit un taux d'indexation de 1,3 à 1,4% en moyenne. La gauche radicale a déjà annoncé qu'elle déposera un amendement pour augmenter largement cette somme.

Selon les syndicats, cette somme globale couvrirait à peine la moitié de l'indexation sur une année. Ils évaluent plutôt à environ 150 millions de francs le montant nécessaire pour le public et le parapublic. "La proposition actuelle du Conseil d'Etat est totalement inacceptable", indiquent-ils dans un communiqué commun. "C'est l'un des taux les plus faibles de toutes les collectivités publiques en Suisse romande", s'insurgent-ils.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

Vaud: un premier abri PCi réquisitionné pour accueillir les migrants

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L'abri de Clarens est réquisitionné dès mercredi. Image prétexte. (©KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD)

Le canton de Vaud est saturé. La place manque afin d’accueillir les migrants qui sont attribués au Canton par la Confédération. Conséquence: les autorités vont devoir, comme annoncé début novembre, recourir aux abris de protection civile. Une structure va être ouverte ce mercredi sur le sol montreusien. Il s’agit de l’abri de Vinet, à Clarens.

Saturé, le canton de Vaud renforce ses capacités d’accueil. Le Conseil d’Etat a annoncé début novembre qu’il sera nécessaire de recourir à des abris de protection civile afin de faire face à l’afflux de migrants, notamment venus d’Ukraine. Et s’il n’avait pas précisé quelles communes seraient concernées, on sait désormais que Montreux fait partie des sites sélectionnés. La commune mettra à disposition l’abri de Vinet, à Clarens dès ce mercredi. Selon Jacqueline Pellet, municipale chargée de la cohésion sociale, le choix du canton et de l’EVAM s’est porté sur Montreux presque naturellement. Elle nous explique pourquoi.

Jacqueline PelletMunicipale montreusienne chargée de la cohésion sociale

Une cellule "accueil"

Montreux est donc déjà rôdée à l’exercice de l’hébergement avec son expérience de 2015. La commune s’est d’ailleurs dotée d’une cellule « accueil ».  Jacqueline Pellet.

Jacqueline PelletMunicipale montreusienne chargée de la cohésion sociale

En complément de l’abri montreusien, l’Etablissement vaudois d’accueil des migrants mettra une autre structure à disposition pendant la journée. Les précisions d’Erich Dürst, directeur de l’EVAM.

Erich DürstDirecteur de l'Etablissement vaudois d'accueil des migrants

Pas d'autre abri prévu

Les capacités d’accueil du canton étant à saturation, l’ouverture d’autres abris sera-t-elle nécessaire ? On retrouve une dernière fois Erich Dürst.

Erich DürstDirecteur de l'Etablissement vaudois d'accueil des migrants

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Vaud

Un virus virulent pour la tomate fait son apparition sur Vaud

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Inoffensif pour l'homme, cette maladie apparue en 2021 en Suisse peut entraîner une perte totale de rendement pour le producteur.(Image prétexte © KEYSTONE/Gaetan Bally)

Le virus du fruit rugueux brun de la tomate, appelé aussi "virus de Jordanie", a fait son apparition dans le canton de Vaud, ont indiqué mardi les autorités sanitaires. Inoffensif pour l'homme, il s'attaque aux tomates, poivrons, aubergines et certaines adventices. Cette maladie apparue en 2021 en Suisse peut entraîner une perte totale de rendement pour le producteur.

Elle a été mise en évidence début septembre sur Vaud lors d'échantillonnages effectués dans le cadre de la surveillance du territoire par l'Inspectorat phytosanitaire cantonal, précise ce dernier dans un communiqué. "Les moyens de lutte déployés actuellement contre cette maladie consistent à éliminer les plantes malades et à augmenter les mesures sanitaires sur l'exploitation par une désinfection systématique afin d'éviter toute dissémination".

A la suite d'une infestation par le virus, les fruits développent généralement des taches brunes et ridées, subissent une altération de la coloration (marbrures, zones avec retard de maturation) et ne peuvent plus être commercialisés. Selon les situations, la plante finit par mourir et la perte de rendement peut atteindre 100%, explique l'Inspectorat.

Détecté en 2014 au Proche-Orient

Le Tomato Brown Rugose Fruit Virus (ToBRFV) est une maladie originaire de Jordanie et d'Israël, où elle a été détectée pour la première fois en 2014, d'où sa dénomination de "virus de Jordanie". Des épidémies ont éclaté dans plusieurs zones de production de tomates dans le monde. En Europe, la maladie est apparue pour la première fois en 2018 en Allemagne. Grâce à des mesures de quarantaine et d'éradication, le virus a pu être éliminé.

Depuis janvier 2020, l'agent pathogène est considéré en Suisse comme un organisme de quarantaine potentiel et il est surveillé par les services phytosanitaires cantonaux. Le virus a été détecté pour la première fois en Suisse en 2021 dans le canton de Thurgovie.

A la suite de la découverte de la maladie sur le territoire vaudois, un groupe de travail piloté par l'Inspectorat phytosanitaire cantonal avec l'Office technique maraîcher (OTM Vaud et Genève), Agroscope à Changins et l'Office fédéral de l'agriculture (OFAG) a été mis sur pied pour gérer ce premier cas, indique-t-on encore.

"Les mesures urgentes ont immédiatement été prises en collaboration avec le producteur concerné. L'objectif est de mettre en œuvre, sur l'exploitation, toutes les actions pour limiter l'expansion du virus et empêcher sa dissémination en vue de son éradication", affirme le Canton.

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Économie

Le fribourgeois Bétontec cessera ses activités en 2023

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Les 25 employés du site de Villeneuve devraient pouvoir conserver leur emploi auprès du repreneur (photo symbolique). (© Keystone/GAETAN BALLY)

La concurrence d'outre-Rhin, des pertes liées à la pandémie de Covid et le renchérissement des matières premières auront eu raison de Bétontec-Gram. L'entreprise basée à Villeneuve (FR) spécialisée dans la production d'éléments préfabriqués en béton va cesser ses activités en 2023, mais la vente de ses actifs lui permettra d'honorer l'intégralité de ses engagements.

"Nous ne pouvions plus concurrencer les gros acteurs présents en Suisse alémanique produisant des volumes dix fois plus élevés que les nôtres", explique mardi dans les colonnes de La Liberté son administrateur délégué Julien Lasserre. En 2021, Bétontec avait déjà dû se séparer de près de la moitié de ses 40 collaborateurs et cesser de produire les piliers préfabriqués en béton qui étaient sa spécialité.

L'entreprise est cependant parvenue à céder - pour un montant non dévoilé - son usine au neuchâtelois MFP Préfabrication. "La vente de nos actifs va nous permettre de faire face à tous nos engagements et de développer de nouveaux produits sur notre site français", a poursuivi le responsable. LSR Bétons Holding, propriétaire de Bétontec depuis 2012, possède également un site de production en France voisine.

Les 25 employés du site de Villeneuve devraient pouvoir conserver leur emploi auprès du repreneur. "Cela faisait deux ans que nous cherchions un lieu où étendre nos activités", a confié au quotidien fribourgeois Noémie Carera, codirectrice de MFP Préfabrication.

L'acquisition du site de 30'000 m2 devrait permettre à l'entreprise sise à La Tène d'accroître sa production de moitié et "à moyen terme, doubler le nombre de collaborateurs sur place tout en conservant tous les postes actuels", assure la responsable. Le groupe neuchâtelois s'est spécialisé dans les éléments de façade, un produit très demandé et pour lequel la concurrence est nettement moins forte, à en croire Mme Carera.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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