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Vaud

Quelque 150 oppositions au PAC Lavaux

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Le PAC Lavaux a suscité environ 150 oppositions, dont celles de quatre organisations environnementales (photo prétexte). (©KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Le PAC Lavaux a suscité environ 150 oppositions à l'issue de sa mise à l'enquête, dont 138 oppositions individuelles et deux collectives regroupant neuf entités. Parmi ces dernières, une est commune à Helvetia Nostra, Pro Natura Vaud, Pro Riviera et Sauver Lavaux.

Il s'agit des oppositions comptabilisées au 1er octobre. Il se peut que ces chiffres évoluent avec l’envoi par les communes des oppositions leur ayant été directement adressées. A ce jour, quatre communes ont déjà transmis quelques oppositions, a communiqué mardi le service du département territorial (SDT).

Ce dernier s'attendait à ces chiffres et estime être dans un nombre d'oppositions assez habituel. En guise de comparaison, la récente révision du PAC Venoge en a suscité 155. La mise à l'enquête du Plan d’affectation cantonal Lavaux (PAC Lavaux) courait jusqu'au 26 septembre.

Suite de la procédure

Le SDT va tout d'abord contrôler et analyser l’ensemble des oppositions. Il va entendre les opposants qui auraient sollicité une séance de conciliation. Dans un deuxième temps, le dossier sera transmis à la commission ad hoc du Grand Conseil qui sera chargée de traiter les oppositions.

Enfin, c’est le plenum qui approuvera par décret la planification, sans doute dans le courant de l’année 2020. L’approbation ouvrira les voies de recours usuelles. L’entrée en vigueur du PAC Lavaux est attendue courant 2021, estime le SDT.

Promesses pas tenues

Helvetia Nostra, Pro Natura Vaud, Pro Riviera et Sauver Lavaux ont rendu publique mardi leur opposition commune. Pour ces organisations, le PAC Lavaux ne concerne que le territoire non constructible de Lavaux. Il ne correspond pas aux promesses de la campagne de 2014, qui prévoyaient le dézonage de 40 hectares.

Pour justifier de n’avoir pas tenu ses promesses, le canton explique qu’il incomberait aux communes situées dans le périmètre du PAC de procéder au dézonage d’une partie de leur territoire constructible "surdimensionné" au sens de la loi sur l’aménagement du territoire (LAT). Or, aucune commune de Lavaux n’a encore finalisé la révision de son plan général d'affectation, peut-on lire dans un communiqué.

Il en résulte, en outre, un imbroglio quant au devenir des parcelles que devront dézoner les communes. Faudra-t-il déjà réviser le PAC en 2022, date butoir pour les communes qui doivent redimensionner leur zone à bâtir? La coordination entre le canton et les communes est donc particulièrement préoccupante, soulignent les associations.

Manque de clarté

Le périmètre délimité pour le PAC Lavaux est également discutable, puisque plusieurs bourgs dont Chardonne et Lutry ont été extraits de la zone concernée. La multiplication des législations applicables rend plus compliquées la planification et la protection de cette région. Les associations demandent que l'entier du Plan de protection de Lavaux soit reporté dans le PAC pour plus de clarté.

Quant à la protection de la biodiversité, les associations regrettent que les recommandations formulées dans les études n’aient été que sommairement reprises. Les associations craignent qu’en l’état, la protection de l’entier de Lavaux ne soit pas assurée.

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Culture

Extension de la Collection de l'Art Brut: concours lancé à Lausanne

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Le bâtiment de la Collection de l'Art Brut à Lausanne va s'agrandir, avec des aménagements importants. (© Keystone/CYRIL ZINGARO)

La Collection de l'Art Brut à Lausanne va s'agrandir. La Ville de Lausanne lance à cet effet, l'année des 50 ans du musée, le concours d'architecture pour le réaménagement et l'extension de l'institution. La Municipalité a déposé vendredi son préavis pour une demande de crédit d'étude de 3,8 millions de francs au Conseil communal.

"Alors que la Collection de l'Art Brut célèbre ses 50 ans, le lancement de ce concours affirme l'attachement de la Ville de Lausanne à une institution culturelle unique au monde. L'art brut nous rappelle que la création naît hors des normes, des écoles et des cadres établis. Lui offrir de nouveaux espaces, c'est permettre à ces voix singulières de continuer à surprendre, émouvoir et interroger notre regard", explique le syndic Grégoire Junod.

Le lancement du concours d'architecture pour cette extension est rendu possible grâce au soutien de la Fondation Jean-Hippolyte Guignard, fondation suisse d'utilité publique à but non lucratif, précise un communiqué de la Ville. "Cette procédure a pour ambition de retenir une proposition architecturale à la fois audacieuse et respectueuse du site, tout en répondant aux besoins futurs de l'institution", souligne la Municipalité lausannoise.

Nouveaux espaces d'expo

Le projet prévoit notamment la création de nouveaux espaces d'exposition permettant de valoriser les collections et d'enrichir la programmation. Sur le plan architectural, l'agrandissement devra "incarner l'identité de cette institution publique et inclusive, au plus proche de ce lieu patrimonial d'exception constitué par le château de Beaulieu et son parc".

Les candidats seront également invités à proposer des solutions exemplaires en matière de durabilité environnementale, en cohérence avec les objectifs de construction responsable de la Ville, tient à préciser la Ville.

Le concours de projets, organisé en procédure ouverte, réunira un jury composé de représentants de la Ville de Lausanne, de la direction du musée ainsi que de spécialistes de la construction, du patrimoine et de la muséographie. Le projet lauréat sera désigné à l'issue des différentes phases d'évaluation prévues dans le calendrier du concours.

L'extension de la Collection de l'Art Brut vise à offrir à cette institution singulière les moyens de poursuivre sa mission de conservation, de recherche et de diffusion dans des conditions optimales, au bénéfice des publics d'aujourd’hui et de demain, concluent les autorités lausannoises.

Plus important musée au monde entièrement dévolu à l'étude, à la conservation et à la présentation d'oeuvres d'art brut, l'institution basée au Château de Beaulieu compte aujourd'hui plus de 70'000 pièces dans ses collections. Il attire près de 40'000 visiteurs chaque année.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Football

Conference League: le Lausanne-Sport éliminé

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La joie d'Omar Janneh après le 1-1 (© KEYSTONE/AP/Laurent Gillieron)

Le joli parcours européen du Lausanne-Sport a pris fin jeudi soir à la Tuilière. Battus 2-1 par les Tchèques d'Olomouc, les Vaudois ont été éliminés de la Conference League au stade des barrages

Le LS peut nourrir de sérieux regrets après cette sortie de route face à une équipe largement à sa portée, qui n'avait fini qu'au 24e rang de la phase de ligue (Lausanne au 9e). Mais après le nul heureux du match aller (1-1), les Lausannois ont commis trop d'erreurs pour espérer prolonger une aventure qui avait débuté à Skopje en juillet dernier.

Volontaire mais brouillon, le LS a d'abord monopolisé le ballon sans se procurer de véritable occasion. Après 20 minutes, les statistiques indiquaient 70% de possession lausannoise mais un seul tir - écrasé et sans danger - de Nicky Beloko, qui a remplacé Jamie Roche, blessé mercredi à l'entraînement.

Une contre-attaque fatale

Rapide et précis, le Sigma Olomouc a lui eu besoin d'une seule contre-attaque pour se montrer dangereux. Et sur sa deuxième, il a surpris un LS pas assez averti. Une ouverture le long de la ligne de touche, un centre tendu au deuxième poteau et voilà les Tchèques devant au tableau d'affichage (22e Sip).

Ce premier but encaissé a eu le mérite de rendre les Lausannois un peu plus agressifs et inventifs en attaque. Après un essai de Nathan Butler-Oyedeji passé proche du poteau, le LS a égalisé grâce à son homme du moment: Omar Janneh.

L'attaquant espagnol de seulement 19 ans, débarqué cet hiver de l'Atlético Madrid, a repris tant bien que mal un centre piqué de Florent Mollet qui a surpris le portier tchèque Jan Koutny (35e). Déjà passeur décisif à l'aller, Omar Janneh a marqué son cinquième but en neuf matches sous le maillot lausannois.

Sur leur lancée, les joueurs de Peter Zeidler ont eu une immense occasion de prendre les devants sur une action aussi improbable que remarquable signée Karim Sow. Le longiligne défenseur central lausannois a aligné les dribbles jusqu'à la surface adverse avant de voir sa frappe enroulée s'écraser sur la barre de Koutny (40e).

Mais, alors qu'il aurait pu retourner au vestiaire le vent dans le dos, le LS s'est fait bêtement surprendre sur un corner. Les Tchèques ont abusé de la défense en zone lausannoise et Antonin Rusek, servi seul à côté du point de penalty, a facilement pu ajuster Karlo Letica (44e).

Karim Sow encore frustré

Ce 2-1 a vraiment fait mal à Lausanne, qui a semblé à nouveau emprunté aux abords de la surface tchèque à l'entame de la deuxième période. Il a fallu attendre la 66e pour voir Butler-Oyedeji recréer un frisson dans les travées de la Tuilière.

Coincés par des Tchèques solides à défaut d'être géniaux, le LS a finalement cru arracher les prolongations sur une tête de Sow, encore aux avant-postes à la 94e minute. Mais son passeur décisif Enzo Kana-Biyik a été pincé par la VAR en position de hors-jeu, pour quelques millimètres. Cruel pour le LS, qui devra se ressaisir en Super League d'ici la fin de la saison.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Lausanne recense et protège hirondelles, martinets et chauve-souris

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La ville veut renforcer ses populations de martinets noirs (image d'illustration). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

La ville de Lausanne veut favoriser la présence d'hirondelles, de martinets et de chauves-souris sur son territoire, trois espèces protégées. Elle présente une nouvelle stratégie qui poursuit un triple objectif: protéger les sites de reproduction existants, renforcer les populations présentes et créer de nouveaux habitats.

En partenariat avec la Station ornithologique suisse, la ville a mené en 2025 un inventaire qui a permis d'identifier 327 bâtiments accueillant des hirondelles, des martinets ou des chauves-souris, ou simultanément plusieurs espèces. La démarche a débouché sur une cartographie de leur présence en ville, explique jeudi un communiqué.

Les enseignements tirés du recensement ont permis d'élaborer une stratégie visant à renforcer durablement la protection de ces espèces emblématiques que sont l'hirondelle de fenêtre, l'hirondelle rustique, le martinet noir, le martinet à ventre blanc et la chauve-souris. Ces espèces sont confrontées à la perte récurrente de leurs gîtes et leurs sites de nidification lors de rénovations ou de destruction de bâtiments vétustes qu'elles affectionnent.

Autorisation lors de travaux

Pour y remédier, la ville se dote d'une stratégie avec trois niveaux de mesures. Le premier consiste en la protection des sites de reproduction existants. Conformément à la législation, les travaux sur les toitures et les façades des bâtiments doivent préserver les sites de nidification et nécessitent une autorisation du canton.

Deuxième étape: le renforcement des populations dans les quartiers où les hirondelles et les martinets sont déjà présents en posant des nichoirs sur des bâtiments voisins. Pour les chauves-souris, il s'agira de diminuer la pollution lumineuse aux alentours de leurs terrains de chasse, dans les zones arborisées.

Pose de nichoirs

Troisième objectif: créer de nouveaux habitats. Pour les hirondelles et les martinets, de nouveaux nichoirs seront posés par opportunité dans des quartiers favorables où ces espèces ne sont pas encore installées. Pour les chauves-souris, il s'agira de reconnecter autant que possible des territoires de chasse par la création de nouvelles zones buissonnantes ou arborées, détaille le communiqué.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

La pauvreté est en diminution dans le canton de Vaud

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Un nouveau rapport social vaudois montre que la pauvreté a diminué entre 2012 et 2022 et qu'en 2022, les aides financières octroyées permettent de diviser le taux de pauvreté par trois (photo symbolique). (© Keystone/GAETAN BALLY)

La part de la population vaudoise vivant sous le seuil de pauvreté (minimum vital) a diminué entre 2012 et 2022. Elle est passée de 5% à 3,9%, selon un rapport publié jeudi. Il montre dans le même temps que les aides financières divisent ce taux de pauvreté par trois. Le seuil de pauvreté se situe entre 2000 et 2250 francs nets par mois, suivant la région du canton.

Ce nouveau rapport social vaudois est le troisième après ceux parus en 2017 et en 2011. Il a été présenté devant les médias à Lausanne par la conseillère d'Etat Rebecca Ruiz.

"La politique sociale du canton réduit clairement la pauvreté (...) et sécurise les parcours de vie", a-t-elle déclaré. "Les prestations sociales préviennent également la précarisation", a ajouté la cheffe du Département de la santé et de l'action sociale (DSAS).

Le rapport social 2026 décrit le système de protection sociale du canton, qui se compose de prestations monétaires et non-monétaires (informations, accompagnement, coaching, etc), analyse et revisite la situation de la population vaudoise entre 2012 et 2022. Il évalue aussi les effets de la politique sociale et traite également les phénomènes de non-recours aux prestations sociales.

Niveau de vie en hausse

En analysant les types de ménage les plus courants dans la population - les personnes seules, les couples, les familles avec enfants, les femmes seules avec enfants et les seniors -, le rapport montre que le niveau de vie médian des Vaudois a progressé de 4,5% en termes réels entre 2012 et 2022.

Le niveau de vie médian des seniors s'améliore de +9%, celui des couples avec un ou deux enfants de +7,7% et celui des femmes seules avec un ou deux enfants de +4,1%. En revanche, le niveau de vie médian des personnes seules de moins de 65 ans diminue légèrement, de 1,4%.

Un socle nécessaire

Le rapport constate aussi que la part de la population vivant sous le seuil de pauvreté, soit en dessous du minimum vital, a diminué, passant de 5% à 3,9% en dix ans. Cela représente quelque 30'000 personnes dans le canton.

Le document relève parallèlement qu'en 2022, le taux de pauvreté absolue serait près de trois fois plus élevé sans le versement des aides financières cantonales allouées en fonction des besoins et de la situation financière de la personne, à savoir 11,1%. Ces aides sont par exemple les PC (prestations complémentaires) Familles, les PC AVS/AI, les subsides à l'assurance-maladie, le revenu d'insertion ou encore les bourses d'études).

Avec le versement de prestations financières, le taux de pauvreté des femmes seules avec un ou deux enfants est ainsi passé de 10,3% en 2014 à 8,6% en 2022. Sans ce versement, ce taux aurait atteint 24,8% en 2014 et 25,9% en 2022. Pour les personnes de 65 ans et plus, le taux de pauvreté est passé de 2,2% en 2012 à 1,6% en 2022 avec versement de prestations financières. Sans ce versement, il se serait élevé à 11,1% en 2012 et 11,8% en 2022, note le rapport.

"Les aides ont donc un vrai impact. C'est un socle social essentiel, nécessaire", a insisté Mme Ruiz.

Comparé autres aides financières, l’effet des prestations complémentaires pour les familles a été le plus important entre 2012 et 2022. Elles permettent aux familles de compléter leur revenu et d’éviter de recourir à l’aide sociale. Depuis deux ans, le Canton propose un programme pour accompagner les familles. Le rapport montre qu’en 2024, un peu plus de trois quarts des ménages participants ont amélioré leur situation financière grâce au « coaching famille » comme l’explique Rebecca Ruiz, cheffe du Département de la santé et de l’action sociale.

Rebecca Ruiz Cheffe du Département de la santé et de l’action sociale

Phénomène transitoire

Toujours entre 2012 et 2022, 58% des personnes qui font l'expérience de la pauvreté absolue ne connaissent qu'un épisode et restent dans cette situation durant une à deux années consécutives. La pauvreté absolue est donc le plus souvent un phénomène transitoire, a-t-il été souligné.

Les formes de pauvreté plus chroniques existent, mais sont bien moins répandues: 4,6% des personnes concernées ont été pauvres entre six et dix ans sur la même période. Près de 2% d'entre elles sont restées pauvres tout au long de la période.

Non-recours mesurés

Le rapport social 2026 s'est aussi intéressé aux phénomènes du non-recours aux aides et publie pour la première fois des chiffres. En 2022, 22% des ayants droit aux PC Familles, 25% aux subsides à l'assurance-maladie et 30% au revenu d'insertion n'en bénéficient pas. En 2020, le taux était de 23% pour les PC AVS/AI.

Le Canton de Vaud est le premier canton en Suisse ayant mis en place un instrument pour mesurer le non-recours et suivre son évolution. Et pour mieux comprendre les raisons du non-recours, le DSAS a mandaté l'Observatoire des précarités de la Haute école de travail social et de la santé Lausanne (HETSL) pour mener une étude qualitative centrée sur de potentiels bénéficiaires du revenu d'insertion et de professionnels du secteur.

Elle révèle que le non-recours est souvent lié à de multiples facteurs à la fois individuels et structurels: la non-connaissance du revenu d'insertion et de ses modalités d'accès, la peur de la stigmatisation, le ressenti face aux contrôles jugés excessifs ou encore la charge administrative importante à assumer, surtout en cas de situations complexe.

Pour la cheffe du Département de la santé et de l’action sociale, les démarches mériteraient d’être davantage simplifiées.

Rebecca Ruiz Cheffe du Département de la santé et de l’action sociale

KEYSTONE ATS  & Sophie Vassutine

 

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