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Vaud

Unia voit rouge pour le Black Friday d'Yverdon-les-Bains

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Unia voit rouge. Le syndicat s’oppose fermement à l’ouverture prolongée des magasins ce vendredi autorisée par la Municipalité d’Yverdon-les-Bains. Au nom du Black Friday, tradition américaine proposant une journée exceptionnelle de soldes, les commerces yverdonnois ont obtenu l’autorisation de fermer à 20h au lieu de 18h30. Mais Unia a déposé ce matin un recours urgent auprès du Tribunal cantonal pour empêcher cette prolongation d’ouverture. Nicolas Rochat Fernandez, responsable de la section Unia du Nord vaudois :

Nicolas Rochat Fernandez
Responsable de la section Unia du Nord vaudois
Nicolas Rochat FernandezResponsable de la section Unia du Nord vaudois

Du côté des autorités yverdonnoises, on se dit surpris par la démarche du syndicat. Jean-Daniel Carrard, syndic d’Yverdon :

Jean-Daniel Carrard
Syndic d’Yverdon
Jean-Daniel CarrardSyndic d’Yverdon

La décision est désormais entre les mains du Tribunal Cantonal qui devra trancher ces jours.

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Vaud

Endettement : une campagne pour ne pas hésiter à demander de l'aide

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Tout le monde peut être concerné par un problème de dettes. Le canton de Vaud a lancé lundi une campagne de sensibilisation, rappelant que le programme "Parlons cash" est là pour soutenir les personnes qui en ont besoin. (Photo prétexte © KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Vaud lance une nouvelle campagne sur les réseaux sociaux pour lutter contre le surendettement. Le canton incite les personnes concernées à ne pas rester seules face à des dettes ou à une situation financière difficile. Il propose de faire appel au programme de prévention "Parlons Cash" et à sa ligne téléphonique anonyme et gratuite, qui a conseillé 1800 appelants en 2020.

"Tout le monde peut s’endetter, sans distinction d’âge, de genre, de formation, de condition sociale ou de revenu", a déclaré la conseillère d'Etat en charge du DSAS Rebecca Ruiz lundi lors d'une conférence de presse à Lausanne. "Un seul événement peut chambouler la vie et déclencher la spirale de l'endettement", a abondé Lou Tremblais, cheffe de projet au DSAS :

Lou Tremblais
Cheffe de projet - Département de l'action sociale
Lou TremblaisCheffe de projet - Département de l'action sociale

En 2020, plus de 1800 personnes ont ainsi été conseillées par la ligne "Parlons Cash" (0840 43 21 00). Porte d'entrée du dispositif cantonal de prévention du surendettement, ses vingt répondants reçoivent en moyenne de 9 à 18 appels par jour.

Le besoin en conseil augmente d'année en année: de 2015 à 2019, le nombre d'appels a doublé, notamment suite à une campagne d'information en 2018. Et 2019 a été une année record avec 2249 appels. Neuf personnes sur dix qui appellent la ligne sont déjà endettées, voire surendettées, a précisé Mme Ruiz.

Stabiliser et accompagner

Mise en place il y a 15 ans, la ligne permet de les diriger vers le programme adapté à leur situation, a rappelé la ministre. Cela limite les conséquences négatives de l’endettement pour la personne concernée, mais aussi pour toute la société.

Le volet curatif les aide à stabiliser leurs finances ou à sortir des dettes. Le préventif propose de la sensibilisation ou un accompagnement pour apprendre à gérer un budget, a-t-elle précisé.

Risques liés à la pandémie

Depuis 2020, un nombre important de personnes sans poursuites appellent pour demander une aide ponctuelle. Le risque de se retrouver dans une situation difficile pourrait augmenter avec la pandémie de coronavirus. Rebecca Ruiz :

Rebecca Ruiz
Conseillère d'Etat en charge de l'action sociale
Rebecca RuizConseillère d'Etat en charge de l'action sociale

Il peut exister un décalage de deux à cinq ans entre le début des problèmes et le moment où l'aide est demandée, a déclaré Olivier Cruchon, chef du secteur de l'aide sociale chez Caritas Vaud. "Souvent on ne s'adresse à nous qu'en désespoir de cause, après avoir emprunté à droite à gauche et eu recours au petit crédit".

C'est pourquoi la campagne de prévention lancée sur les réseaux sociaux sensibilise à l’importance de demander de l’aide en cas de problèmes d’argent. Ce sur un ton léger et grâce une nouvelle vidéo. Plus une personne demande de l'aide rapidement, plus il sera facile de mettre en place un désendettement, ont insisté les responsables. Un constat partagé par Rebecca Ruiz :

Rebecca Ruiz
Conseillère d'Etat en charge de l'action sociale
Rebecca RuizConseillère d'Etat en charge de l'action sociale

Les jeunes et les impôts

Une autre capsule vidéo informe les jeunes sur les acomptes d’impôt, à payer dès qu’ils débutent une activité professionnelle. Des activités de prévention et de communication s’adressent par ailleurs spécifiquement aux jeunes de 13 à 25 ans, a rappelé Cesla Amarelle, cheffe du Département de la formation, de la jeunesse et de la culture.

Si les jeunes ne sont pas davantage surendettés que les adultes, la prévention est essentielle car "certaines habitudes à risque en matière de consommation et de gestion d’argent s’installent dès l’adolescence", a souligné la ministre :

Cesla Amarelle
Conseillère d'Etat en charge de la formation
Cesla AmarelleConseillère d'Etat en charge de la formation

Pour la ministre, il est important de pouvoir sensibiliser les jeunes à ces questions :

Cesla Amarelle
Conseillère d'Etat en charge de la formation
Cesla AmarelleConseillère d'Etat en charge de la formation

Selon leur âge et leur lieu de formation, les jeunes bénéficient de différentes actions. Ateliers, stands de prévention, pièces de Théâtre-forum participatifs ont permis de toucher des milliers de jeunes, année après année, au secondaire II et dans les Hautes écoles spécialisées mais aussi en milieu extrascolaire: maisons de quartiers, centres socioculturels, etc.

Nouveau concept

Un nouveau concept de demi-journée pédagogique pour l’école obligatoire (10e et 11e) sous la forme d’une pièce de Théâtre-forum accompagné de deux ateliers va être testé à Orbe dès 2022. "À la suite de l’évaluation qui sera faite de cette phase de test, l’action sera ajustée et mise à la disposition d’autres établissements intéressés", conclut la conseillère d’Etat en charge de la formation.

Cesla Amarelle
Conseillère d'Etat en charge de la formation
Cesla AmarelleConseillère d'Etat en charge de la formation

Le programme "Parlons cash" est financé par le Département de la santé et de l’action sociale (DSAS). En 2020, il y a consacré 2,1 millions, a précisé Rebecca Ruiz.

La ligne téléphonique de "Parlons cash" est ouverte du lundi au jeudi de 8h30 à 13h au 0840 43 21 00 ou sur www.parlons-cash.ch

Robin Jaunin avec Keystone-ATS

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Vaud

Lausanne invite à questionner notre consommation d'écrans

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La campagne de sensibilisation vise notamment les jeunes et leur entourage familial. (KEYSTONE/Laurent Gillieron)

Les écrans font plus que jamais partie de notre quotidien. La ville de Lausanne lance une campagne de sensibilisation pour "réfléchir à notre utilisation" de smartphones, tablettes et autres ordinateurs.

Après plusieurs mois de pandémie, les écrans ont joué un rôle central dans notre quotidien, avec tous leurs avantages, mais aussi leurs limites.

Dans ce contexte, les autorités lausannoises estiment qu’il est plus important que jamais de se questionner sur l’utilisation des technologies. Leur campagne de sensibilisation «– d'écran, + de ...» s’adresse en priorité aux jeunes, et elle s’est même réalisée en collaboration avec eux.

Une quarantaine de jeunes ont été impliqués dans le développement de la campagne, notamment dans la création des slogans. Coordinatrice de la campagne, Delphine Corthésy s’en explique.

Delphine Corthésy
Coordinatrice de la campagne
Delphine CorthésyCoordinatrice de la campagne

Parmi les actions prévues, une campagne d’affichage va orner les rues, bus et métros lausannois. De jeunes ambassadeurs iront à la rencontre du public tandis que l’association vaudoise des ligues d’improvisation jouera des saynètes.

La Ville de Lausanne a pu bénéficier dans sa réflexion de l’expertise de la Fondation Action Innocence, qui depuis plus de 20 ans agit pour la promotion d’un usage sain et modéré des écrans et une pratique sûre et responsable des technologies de l’information et de la communication (TIC).

Tiziana Bellucci
Directrice d'Action Innocence
Tiziana BellucciDirectrice d'Action Innocence

La démarche est accompagnée et soutenue par un comité de pilotage, composé notamment d’experts du Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV), de l’unité de promotion de la santé et de prévention en milieu scolaire (PSPS), de la Direction psychologie, psychomotricité, logopédie en milieu scolaire (DPPLS), de l’Association CIAO, de l’Association Cybercoachs et du Conseil des jeunes.

Dans le cadre de la campagne «– d'écran, + de ...», le municipal David Payot entend faire réfléchir, et surtout pas donner de leçons.

David Payot
Municipal en charge de la Direction de l’enfance, de la jeunesse et des quartiers de Lausanne
David PayotMunicipal en charge de la Direction de l’enfance, de la jeunesse et des quartiers de Lausanne

La campagne se déclinera dans l’espace public et au sein des écoles. Parmi les actions prévues, on compte notamment de jeunes «ambassadeur·drice·s écrans» (15 à 20 ans) qui iront à la rencontre du public pour promouvoir la campagne et distribuer du matériel de prévention. Des saynètes d'improvisation ponctueront leurs interventions, avec la complicité de l’Association vaudoises des ligues d’improvisation. Des actions seront aussi proposées dans les centres et les maisons de quartier par l’Association Cybercoachs, et des activités seront tenus pour les élèves de la 7P à la 11S, dont une journée connexion / déconnexion et un concours de slogans.

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Coronavirus - Vaccination

Vaud lance une action de vaccination sans rendez-vous

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Des centres de vaccination de proximité ont déjà été mis sur pied ailleurs dans le canton de Vaud, comme ici au Flon à Lausanne. (Images d'archives - ©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le canton de Vaud poursuit ses efforts pour faciliter la vaccination contre le Covid-19. Trois centres d'injection sans rendez-vous sont mis sur pied temporairement à Aigle, Aubonne et Orbe.

Toutes les personnes âgées de 16 ans ou plus et n'ayant pas été testées positives au coronavirus dans les quatre semaines précédentes peuvent se présenter spontanément dans ces sites de proximité, a communiqué lundi l'Etat de Vaud. Elles pourront y recevoir une première dose et s'inscrire sur place pour la deuxième.

A Aigle, la structure est ouverte depuis ce lundi à côté de la gare, de 12h00 à 20h00, jusqu'au 1er octobre. A Orbe, c'est la salle du Casino qui sera réquisitionnée, du 4 au 8 octobre, de 09h00 à 18h00. A Aubonne, les piqûres seront effectuées dans l'entrée principale du magasin de meubles Ikea, du 11 au 13 octobre de 10h00 à 19h00 et les 14 et 15 octobre de 13h00 à 21h00.

Cette opération fait suite à d'autres actions de proximité menées dans le canton, par exemple au Flon, à Lausanne. La vaccination sans rendez-vous est aussi possible dans des structures fixes, comme au vaccinodrome de Beaulieu à Lausanne ou au Centre Covid-19 de l'Ensemble hospitalier de la Côte, à Morges.

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Lausanne

Des nocturnes lausannoises plus courtes, mais plus nombreuses

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Lausanne aura désormais six "nocturnes" jusqu'à 20h00 en décembre. (Image prétexte - ©KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Lausanne va organiser différemment ses nocturnes de décembre. Les représentants des commerçants et le syndicat Unia sont parvenus à un accord. Le Conseil communal est appelé à modifier son règlement sur les heures d'ouverture et de fermeture des magasins.

Le régime actuel des vespérales de décembre prévoit trois soirées d'ouverture jusqu'à 22h00. Il est désormais proposé d'autoriser jusqu'à six soirs consécutifs d'ouverture jusqu'à 20h00 sur les jours ouvrables, y compris le samedi, durant les jours précédant le 24 décembre. Le 24 décembre, tous les magasins fermeront à 17h00.

Le changement vise un double objectif: rendre les nocturnes plus en phase avec les modes de consommation de la clientèle d'aujourd'hui et diminuer les heures de travail du personnel en soirée, explique lundi la ville dans un communiqué.

Les partenaires se sont rencontrés en juin sous l'égide d'une délégation de la ville de Lausanne, emmenée par le syndic Grégoire Junod et le municipal Pierre-Antoine Hildbrand. Les milieux commerçants étaient représentés par le Trade Club vaudois et la Société coopérative des commerçants lausannois (SCCL). Après cette réunion, des discussions ont suivi durant l'été.

Bon compromis

La solution trouvée est "un bon compromis", relève Alain Chapuis, secrétaire général de la SCCL. "Dès 21h00, on a constaté qu'il y avait beaucoup moins de monde dans les magasins. L'heure entre 19h00 et 20h00 est beaucoup plus intéressante", a-t-il dit à Keystone-ATS. Le fait d'étaler ces ouvertures sur plusieurs jours devrait en outre permettre de limiter les problèmes de cohue dans les commerces.

Des mesures sont prévues pour préserver le personnel. Les employés ne devront pas travailler plus de quatre soirs, sur les six. La limite est fixée à trois pour celles et ceux qui ont "charge de famille", à savoir des enfants de moins de dix ans. Une indemnisation de 15 francs est prévue pour les repas.

Aussi les ventes privées

Les partenaires sociaux se sont entendus pour signer un protocole d'accord et demander une extension de la CCT lui donnant force obligatoire sur toute la commune de Lausanne. Des discussions sont "ouvertes" pour établir une CCT applicable à l'ensemble du canton. Ce qui reste pour l'heure de la musique d'avenir.

La ville entend en outre renforcer le contrôle sur les ventes privées, notamment celles dites du Black Friday. Le règlement communal devrait désormais prévoir la possibilité de sanctions administratives, allant d'un avertissement à un refus d'octroi de nouvelle autorisation pour des ventes privées.

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Lausanne

Un mort et un blessé grave suite à une altercation au Flon

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Malgré l'intervention des secours, un homme est décédé des suites de ses blessures. (Image d'illustration - ©Keystone).

Dans la nuit de samedi à dimanche, une altercation entre deux groupes au Flon est responsable de la mort d'un homme. Un second homme est gravement blessé. Une enquête est en cours.

Peu après 4 heures du matin dimanche, la police était interpellée dans le secteur du Flon pour signaler une altercation entre deux groupes. Sur place, les agents de Police-Secours ont constaté que deux individus impliqués dans la bagarre étaient blessés et saignaient abondamment. Dans son communiqué, la Police de Lausanne explique que les agents ont prodigué les premiers soins pour un homme blessé au thorax et un second à la cuisse. Avant d'être rapidement rejoints par deux ambulances et le SMUR.

Domiciliés dans le canton de Neuchâtel, les deux blessés ont été pris en charge et conduits en milieu hospitalier. Le premier, un homme âgé de 20, originaire de la République démocratique du Congo, est décédé des suites de ses blessures. Le second, un homme âgé de 21 ans, originaire du Portugal, est quant à lui grièvement blessé.

La Police judiciaire Municipale de Lausanne mène actuellement une enquête, sous la conduite d’un procureur du Ministère public du Canton de Vaud.

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