Vaud
Vaud aura sa Cité des métiers en 2027
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Le Conseil d'Etat vaudois a dévoilé lundi son plan d'action pour lutter contre la pénurie de main-d'oeuvre dans le canton. Il prévoit notamment la création d'une Cité des métiers, dédiée aux conseils en matière d'orientation scolaire et professionnelle.
Ces informations, souvent dispersées et compliquées à obtenir, seront disponibles via "un guichet unique", a expliqué devant la presse Frédéric Borloz, le conseiller d'Etat en charge de la formation. Cette Cité des métiers, qui devrait ouvrir courant 2027 et s'inspire de modèles existants à Genève ou en France. Ce nouveau lieu centralisera toutes les questions liées à la formation comme l'explique Frédérique Borloz, ministre de la formation.
Les services proposés seront gratuits et ne nécessiteront pas de prise de rendez-vous. Le site sera ouvert à tout le monde, mais en particulier aux jeunes, par exemple pour les aider à trouver une formation au sortir de l'école obligatoire. Une dizaine de postes, actuellement répartis sur différents sites, devraient être basés à Crissier.
Parmi les autres "leviers" pour faire face à la pénurie de main-d'oeuvre, Frédéric Borloz a indiqué que le programme fédéral viamia sera pérennisé, en dépit des doutes sur son financement par la Confédération. Ce programme offre des bilans professionnels gratuits aux personnes de plus de 40 ans.
Des études continueront aussi d'être lancées pour évaluer l'adéquation des offres de formation avec les besoins du marché. Après les métiers MINT (maths, informatique, sciences naturelles et techniques), une telle étude sera lancée pour les professions liées à la transition énergétique.
Une autre nouveauté, cette-fois présentée par la ministre de l'économie Isabelle Moret concerne la création d’un "Observatoire dynamique".
Garder les talents
Egalement présente devant la presse, Isabelle Moret, en charge de l'économie, a aussi dévoilé plusieurs mesures. A commencer par la création, en décembre, du "Vaud Talent Hub". Cette plateforme sera destinée aux personnes hautement qualifiées, qui y trouveront toutes sortes d'informations pour trouver un emploi et s'établir dans le canton. "Nous voulons garder les talents formés ici", a relevé la ministre.
Dans le domaine de la santé et du social, particulièrement touché par la pénurie, c'est Rebecca Ruiz qui a présenté différentes actions. Elle a notamment évoqué le programme InvestPro, lancé en 2024, et révélé quelques nouveautés.
D'autres mesures sur le terrain viendront compléter ces mesures financière ajoute la ministre.
La ministre a aussi annoncé le lancement de l'étude ProsPER. Celle-ci devra chiffrer, à l'horizon 2040, les besoins en personnel dans le domaine social, et plus particulièrement pour s'occuper des seniors.
100 millions sur trois ans
En tout, le plan d'action présenté lundi est doté de 16 mesures, dont le financement est "en grande partie" déjà engagé dans les différentes politiques sectorielles de l'Etat de Vaud, a indiqué Isabelle Moret. Il correspond à un montant global de plus de 100 millions de francs pour 2025, 2026 et 2027.
Selon les projections, la pénurie de main-d'oeuvre pourrait atteindre près de 50'000 postes d'ici 10 ans dans le canton de Vaud. Le problème vient notamment du fait que les compétences des travailleurs vaudois ne sont pas alignées aux besoins du marché, a indiqué la ministre de l'économie.
Sophie Vassutine et KEYSTONE ATS
Lausanne
Le Conseil d'Etat vaudois et les syndicats ont repris le dialogue
Le Conseil d'Etat vaudois et les syndicats de la fonction publique se sont rencontrés mercredi pour une première séance de discussions. Le gouvernement va proposer un calendrier de rencontres bimestrielles aux syndicats ainsi que des séances techniques. Six dossiers à négocier ou à traiter ont déjà pu être fixés, ont indiqué jeudi les syndicats.
Il s'agit du litige entre le Conseil d'Etat et les syndicats sur la licéité de la grève, du plan 2027-2030 de retour à l'équilibre, du dossier "égalité", du règlement sur les lanceurs d'alerte, des décharges dans l'enseignement ainsi que de la Caisse de pensions de l'Etat de Vaud (CPEV), est-il détaillé dans un communiqué.
"Cet échange a porté sur la manière dont le gouvernement comptait organiser les négociations pour le semestre à venir et a permis aux syndicats d'exposer leurs positions", écrivent les trois syndicats SSP-Vaud, FSF et SUD.
"Sur la question de la licéité et du droit de grève, des désaccords fondamentaux se sont confirmés entre les syndicats et le Conseil d'Etat. Un seul autre point concret a été abordé, celui du dispositif que le Conseil d'Etat compte mettre en place pour gérer les délais de carence dans le renouvellement des postes à l'Etat, mesure compensatoire au retrait du décret sur la contribution de crise", poursuivent-ils dans leur communiqué commun.
Grosse colère dans la rue
Les syndicats de la fonction publique vaudoise ont, eux, prévu une nouvelle assemblée générale unitaire le 10 février afin de discuter de la suite à donner à leurs revendications.
La colère de la fonction publique a fait suite aux coupes budgétaires proposées par le Conseil d'Etat dans le budget 2026 du canton. Le gouvernement prévoyait notamment une baisse de 0,7% du salaire des employés de l'Etat et la suppression des décharges de fin de carrière pour les enseignants.
Depuis le 2 octobre 2025, cinq manifestations ont rassemblé au total plusieurs dizaines de milliers de personnes dans la rue. Jusqu'à treize journées de grève ont été effectuées selon les secteurs.
Sous pression de la rue, le Conseil d'Etat avait alors biffé ces deux mesures du budget. Très contesté, ce dernier avait finalement été accepté par le Grand Conseil juste avant Noël.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Des projets artistiques éphémères XXL au coeur de Lausanne
La Ville de Lausanne lance un nouveau dispositif dédié à l'art éphémère sur une façade bien connue du centre-ville, celle du magasin Manor, visible depuis de nombreux points de vue. Ce projet inaugure une série d'interventions artistiques temporaires dans l'espace public. C'est l'artiste lausannoise Maya Rochat qui signera le premier projet-pilote.
En réponse à un postulat intitulé "Faisons le mur", la Ville a opté pour "un dispositif de valorisation culturelle". Conçu pour accueillir des projets artistiques éphémères, il repose sur la présentation d'oeuvres imprimées sur des bâches, adaptées aux contraintes techniques du bâtiment, indique jeudi la Municipalitré lausannoise dans un communiqué.
Le projet-pilote, confié à Maya Rochat, sera inauguré en mai, à l'occasion de la prochaine exposition du Musée historique Lausanne consacrée à la Collection d'art de la Ville. Par la suite, les projets présentés feront l'objet d’un concours.
Le premier appel à projets pour l'occupation artistique de cette façade sera lancé lors du vernissage du projet-pilote. L'oeuvre lauréate devrait être dévoilée d'ici à la fin de l'année 2026.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Vaud
Le gouvernement vaudois renforce sa prise en charge des mineurs non accompagnés
Le canton de Vaud améliore la prise en charge des demandeurs d'asile mineurs non accompagnés (MNA). Le jeune est plus que jamais placé au coeur du projet. Le dispositif sera consolidé durant toute l'année et évoluera selon les besoins.
"Les mineurs non accompagnés sont des enfants comme les autres. Ils doivent bénéficier de la même protection", ont rappelé jeudi d'une même voix les conseillers d'Etat Isabelle Moret et Vassilis Venizelos. La cheffe du DEIEP, responsable de l'asile, et celui du DJES, chargé de la jeunesse, présentaient le renforcement de la prise en charge des MNA après l'afflux survenu en 2023-24.
Entre 2021 (56) et 2023 (294), leur nombre a été multiplié par six et il a grimpé en 2024 à 452. A l'époque, leur prise en charge dans l'urgence avait suscité des critiques. Le canton y avait répondu en commandant une analyse externe qui a débouché sur les nouvelles mesures socio-éducatives actuellement en cours d'implémentation.
Accompagnement spécifique
Le nombre de MNA est actuellement retombé à quelque 260, ce qui reste un "chiffre élevé", a relevé Isabelle Moret. La conseillère d'Etat rappelle que ces jeunes de moins de 18 ans, arrivés en Suisse sans parent, ont connu un début de vie difficile et sont particulièrement vulnérables. Ils ont besoin d'un "hébergement, d'une évaluation et d'un accompagnement spécifique", a-t-elle dit.
Pour y faire face, les différents partenaires impliqués ont renforcé leur coordination et développé une vision commune de prise en charge, basée sur la pratique de terrain. Le jeune occupe un rôle central et bénéficie d'un projet de vie individualisé.
Projets de vie
Il s'agit notamment de tenir compte des "aspirations profondes" des principaux intéressés. "Nous nous sommes rendu compte que de nombreux MNA ont des idées assez arrêtées sur ce qu'ils veulent faire dans la vie", explique Steven Fricaud, responsable du domaine auprès de l'Etablissement vaudois d'accueil des migrants (EVAM).
Désormais, les intervenants prennent mieux en compte la diversité des origines. Les jeunes filles - peu nombreuses - sont regroupées dans des structures dédiées. Il s'agit de soutenir l'autonomie des jeunes, leur capacité à avoir un projet de vie. Le rôle des curateurs - les référents des mineurs - est aussi renforcé.
Toujours plus jeunes
Historiquement, les MNA débarquaient en Suisse plus ou moins vers l'âge de 15 ans ou 15 ans et demi. "Ces dernières semaines, on constate un phénomène inquiétant, avec l'arrivée de MNA de plus en plus jeunes", a ajouté Steven Fricaud.
Les processus mis en place sont appelés à offrir un socle durable à l'accueil des MNA. Mais ils sont aussi appelés à évoluer, selon les besoins. Un sondage auprès des professionnels sera réalisé cet été.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Lausanne
Déploiement d'un service de Vélobox
Lausanne lance un service de Vélobox qui, moyennant un abonnement, offre des abris fermés et sécurisés. Jusqu'à huit vélos peuvent y stationner. Un premier lot de 200 places a été mis en service et, d'ici la fin de l'année, 1048 places seront disponibles.
Lausanne est la première ville de Suisse à proposer un service de Vélobox à large échelle, affirme jeudi la Municipalité. Les places de stationnement sont nominatives et le box est accessible 24/24h grâce à son téléphone. Toutes les personnes vivant à proximité d'un Vélobox peuvent s'abonner.
"Le projet-pilote a démontré l'engouement de la population pour une solution de stationnement pratique et sécurisée. Ce nouveau service répond à ce besoin croissant de la population", indique Florence Germond, conseillère municipale en charge de la mobilité, citée dans le communiqué. Elle ajoute que "trop de personnes renoncent ou sont freinées dans leur envie de pratiquer le vélo faute de solution de stationnement sécurisé près de chez eux".
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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