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Économie

Vaud: la promotion économique a soutenu 235 sociétés l'an dernier

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La conseillère d'Etat Isabelle Moret est venue présenter à Renens les chiffres 2024 de la promotion économique vaudoise. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La promotion économique vaudoise a maintenu le cap l'an dernier. Elle a soutenu financièrement 235 entreprises (226 en 2023) pour un montant de 6,76 millions de francs (6,62 millions).

Jeudi devant la presse à Renens, la conseillère d'Etat Isabelle Moret a salué "les résultats probants" de la promotion économique vaudoise, confrontée comme ailleurs à "un contexte mondial incertain". Elle a notamment souligné "la proactivité" et "l'agilité collective" entre partenaires publics et privés pour maintenir la compétitivité du canton et ses emplois.

Preuve que "l'effet accélérateur" recherché par l'Etat fonctionne, les entreprises soutenues en 2024 ont, à leur tour, investi 21,02 millions de francs. Cela représente un effet de levier de 3,11, a détaillé Raphaël Conz, directeur du Service de la promotion de l'innovation et de l'économie (SPEI).

Progrès de l'agroalimentaire

La majorité des entreprises soutenues oeuvrent dans les technologies de l'information et du numérique, mais aussi dans l'industrie de précision et les sciences de la vie. Par rapport à 2023, c'est toutefois dans le secteur agroalimentaire que les aides ont le plus progressé (+44%). Comment expliquer cette augmentation ? La réponse de Raphaël Conz.

Raphaël Conz Chef du Service de la promotion de l’économie et de l’innovation

Concernant les types d'aides octroyées, cela concerne majoritairement le soutien pour participer à des salons et expositions, mais aussi pour aider au développement de produits ou moyens de production. Les demandes ont particulièrement progressé l'an dernier pour des aides pour mener des études de marché.

Start-up vaudoises en vue

Parmi les autres chiffres-clés pour 2024, Isabelle Moret a indiqué que les huit parcs d'innovation du canton regroupaient désormais 760 entreprises, atteignant "un taux d'occupation record" de plus de 90%. "Innover est la meilleure réponse à l'incertitude", a-t-elle affirmé.

La ministre de l'économie s'est aussi réjouie de retrouver 24 jeunes pousses vaudoises dans le top 100 suisse des start-up, dont quatre dans le top 10. Portées notamment par les sciences de la vie, les start-up du canton ont levé plus d'un demi-milliard de francs, soit une hausse de 13% par rapport à 2023, alors qu'une baisse de 8,5% a été constatée à l'échelle suisse.

Un programme quatre saisons

Autre pilier économique : le tourisme vaudois. Un secteur estimé à 1,6 milliard de francs et plus de 17'000 emplois à temps plein. Quels sont les missions fixées pour l’avenir dans le secteur ? La réponse de la ministre de l’économie Isabelle Moret.

Isabelle MoretMinistre vaudoise de l'économie

 Pour Raphaël Conz, directeur du Service de la promotion de l'innovation et de l'économie (SPEI), ce développement est nécessaire pour les régions qui vivent essentiellement du tourisme, on l'écoute.

Raphaël Conz Chef du Service de la promotion de l’économie et de l’innovation

 Pour l’heure, 50% du fonds de soutien dédié à l’économie durable a été investi.

"Il faudra se diversifier"

Aujourd'hui, il s’agissait aussi de rassurer les acteurs des milieux économiques. En cause : les récentes annonces liées au droit de douanes américains. Car les Etats-Unis sont le premier pays exportateur du Canton de Vaud. Plusieurs branches sont touchées, allant de l’agroalimentaire, à la pharma ou à encore à l’industrie horlogère. Mais la ministre de l’économie a assuré suivre le dossier « de très près ». On écoute la Conseillère d’Etat Isabelle Moret.

Isabelle MoretMinistre vaudoise de l'économie

"Le SPEI cherche à répondre à des enjeux très terre-à-terre", a poursuivi M. Conz. Il s'agit ainsi, par exemple, d'accompagner les entreprises confrontées aux incertitudes liées aux droits de douane américains. "Nous les incitons à explorer d'autres opportunités, à ouvrir leurs portes à d'autres marchés", a-t-il relevé.

Nouveaux venus indiens

Outre le soutien aux entreprises locales, l'Etat de Vaud a continué de prospecter à l'étranger. Ce sont ainsi 33 sociétés qui se sont implantées dans le canton en 2024, contre 28 un an plus tôt. Ces entreprises sont issues de 19 pays, soit "une diversité inédite", a déclaré Patrick Barbey, directeur d'Innovaud. Comme "grande nouveauté", il a signalé l'arrivée de plusieurs sociétés indiennes (quatre en tout).

Le secteur des technologies de l'information et du numérique représente un tiers de ces implantations, suivi des sciences de la vie, de l'industrie de précision et des "cleantech".

Sophie Vassutine et Keystone ATS 

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Économie

Des milliers d'agriculteurs européens en colère à Strasbourg

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Des milliers d'agriculteurs ont manifesté mardi devant le Parlement européen contre l'accord avec le Mercosur. (© KEYSTONE/EPA/YOAN VALAT)

Fumigènes ou drapeaux à la main, des milliers d'agriculteurs ont manifesté mardi devant le Parlement européen contre l'accord avec le Mercosur, à la veille d'un vote sur une saisine de la justice.

Français en majorité mais aussi Italiens, Belges ou encore Polonais, ils ont rejoint le bâtiment en fin de matinée, parfois en tracteur. A la mi-journée, la police estimait qu'ils étaient plus de 5500 personnes.

Dans l'après-midi, l'ambiance s'est tendue, des manifestants jetant des fumigènes, des bouteilles et des fruits vers les CRS qui ont répliqué à coups de grenades lacrymogènes.

Cible des critiques: Ursula von der Leyen, qui a signé samedi au Paraguay l'accord de libre-échange contesté avec les quatre pays du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay). Son nom a été hué et un cercueil portant le nom de la présidente de la Commission européenne a été exhibé.

"La Commission européenne nous abandonne", a déploré le Copa-Cogeca, une organisation qui rassemble les principaux syndicats agricoles européens.

"Nous sommes nombreux aujourd'hui parce que nous voulons continuer à nous battre pour une vision d'une agriculture qui produit en Europe", a déclaré à la foule Arnaud Rousseau, président de la FNSEA. L'accord commercial avec le Mercosur est "quelque chose que nous ne voulons pas", a-t-il insisté, réclamant le soutien des députés européens quel que soit leur parti ou leur pays.

Les parlementaires ne se prononceront sur l'ensemble de l'accord avec le Mercosur que dans les prochains mois mais ils sont appelés à s'exprimer mercredi sur une éventuelle saisine de la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE).

En cas de vote positif, la CJUE étudiera la compatibilité de l'accord avec les traités. Si l'avis de la cour est négatif, l'accord ne pourra entrer en vigueur que s'il est modifié.

"C'est aux parlementaires (européens) à décider maintenant de saisir la Cour de justice européenne" a dit sur TF1 la ministre de l'Agriculture Annie Genevard, espérant que "cette démarche ira à son terme".

"On veut que les eurodéputés fassent leur boulot, qu'ils fassent appel à la cour, pour que l'accord soit réétudié", a déclaré à l'AFP Emmanuelle Poirier, 45 ans. Elle qui élève des vaches limousines dans la Creuse craint "l'importation massive de viande qui ne correspond pas au cahier des charges en France".

Au sein même des groupes politiques, les eurodéputés sont divisés.

"Nous sommes en train de travailler, voix par voix, élu par élu, député par député à faire cette majorité dont nous avons besoin pour stopper (l'accord avec) le Mercosur lors du vote de demain", a déclaré François-Xavier Bellamy, membre du PPE (droite).

Les agriculteurs ont prévu de rester à Strasbourg jusqu'à mercredi.

"On se battra jusqu'au bout" a martelé Pierrick Horel, président des Jeunes Agriculteurs.

Motion de censure

Négocié depuis 1999, l'accord avec le Mercosur a été soutenu par une majorité d'Etats. La France s'y est opposée.

Ce texte crée l'une des plus grandes zones de libre-échange au monde entre l'Union européenne, le Brésil, l'Argentine, le Paraguay et l'Uruguay, soit plus de 700 millions de consommateurs.

Il doit permettre à l'UE d'exporter davantage de voitures, machines, vins et spiritueux vers l'Amérique latine tout en facilitant l'entrée en Europe de viande bovine, sucre, riz, miel et soja sud-américains.

Pour ses détracteurs, cela va bousculer l'agriculture européenne avec des produits importés moins chers et pas forcément respectueux des normes de l'UE, faute de contrôles suffisants.

"Ce libre-échange peut, dans certains cas, aussi ouvrir des débouchés à l'Italie et réduire les droits de douane, mais il met en péril la santé de tous", dénonce Nicolo Koliotassis, 23 ans, viticulteur en Vénétie et membre de Coldiretti, syndicat agricole italien.

Jeudi, les eurodéputés seront amenés à voter cette fois sur une motion de censure à l'encontre de Mme von der Leyen, une démarche à l'initiative du groupe d'extrême droite des Patriotes pour l'Europe, qui a peu de chances de succès.

Ailleurs en France, la mobilisation des agriculteurs se poursuit aussi: une cinquantaine de membres de la Coordination rurale ont mené dans la nuit une opération "coup de poing" contre un entrepôt logistique Système U dans l'Hérault, a indiqué la préfecture, condamnant des "actions illégales".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Économie

Les thèmes discutés avec Trump restent "ouverts", dit M. Parmelin

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Si la rencontre entre Guy Parmelin et président américain Donald Trump se confirme, il s'agira d'une première pour le Vaudois en tant que président de la Confédération. (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Les sujets abordés avec le président américain Donald Trump restent "ouverts", a dit Guy Parmelin mardi, sans donner de détails sur les contours d'une éventuelle rencontre avec le républicain, attendu mercredi. Le Groenland ne sera pas forcément un thème.

"Si cette rencontre a lieu, nous n'aurons pas beaucoup de temps, a déclaré le président de la Confédération. Il est donc nécessaire de parler de points qui revêtent des terrains communs pour les deux pays".

Le Vaudois n'a pas souhaité donner davantage de détails sur les contours d'une éventuelle rencontre, si ce n'est qu'il compte "souhaiter la bienvenue à Donald Trump et le remercier de s'être déplacé".

Questionné sur l'invitation du président américain à rejoindre son "Conseil de la paix", M. Parmelin a déclaré que sur le principe la Suisse est ouverte à toute initiative qui promeut la paix. Mais le Conseil fédéral doit encore mener des échanges avec les parties concernées et étudier les aspects juridiques contraignants de la charte.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Emmanuel Macron défend le multilatéralisme au WEF

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Le président français Emmanuel Macron s'est exprimé à Davos, lunettes de soleil sur le nez. (© KEYSTONE/GIAN EHRENZELLER)

Le président français Emmanuel Macron a défendu le multilatéralisme mardi au WEF, dans un discours très attendu après ses réactions parmi les plus fermes face aux menaces de Donald Trump. Il s'est exprimé en anglais, lunettes de soleil sur le nez.

"Que c'est bon d'être ici en ces temps de paix et d'imprévisibilité", a ironisé Emmanuel Macron en introduction de son discours, après avoir enjambé la scène du Centre des Congrès. Au premier rang se trouvaient notamment la reine belge Mathilde, la présidente de la Banque centrale européenne Christine Lagarde et le président serbe Aleksandar Vucic.

Le président français a appelé à favoriser le multilatéralisme, affaibli face à l'ordre actuel où la "loi du plus fort semble régner". Il a, comme la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, prôné une Europe indépendante. Celle-ci est aujourd'hui à la traine et trop "naïve" sur le plan économique.

M. Macron veut également la fin des droits de douane entre les Etats-Unis et l'Europe. Il a regretté l'utilisation de l'"instrument anti-coercition", si le président américain Donald Trump maintient ses surtaxes.

Réponse ferme

Accusé d'être trop accommodant il y a deux semaines sur le Venezuela, le chef de l'Etat français est monté en première ligne pour défendre la souveraineté du Danemark et du Groenland, en dépêchant des militaires sur l'île arctique au côté de l'Allemagne notamment.

Puis il a été le plus ferme des dirigeants de l'UE à s'élever contre les menaces douanières, en demandant d'activer son "instrument anti-coercition", considéré comme le "bazooka" en cas de guerre commerciale.

La France a été le premier grand pays à dire clairement "non" à l'invitation américaine à un "Conseil de la paix" qui ressemble à un substitut de l'ONU, mais totalement en main de Donald Trump. Ce dernier a réagi à ce refus en moquant son homologue français, dont "personne ne veut car il va bientôt terminer son mandat", et en agitant le spectre de droits de douane de 200% sur les vins et champagnes.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

La Chine prône un chemin "gagnant-gagnant" avec les Etats-Unis

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Le vice-Premier ministre chinois He Lifeng a mis en avant mardi un marché chinois ouvert au reste du monde. (© KEYSTONE/AP/Markus Schreiber)

La Chine et les Etats-Unis ne peuvent que gagner à coopérer, a déclaré le vice-premier ministre chinois He Lifeng mardi au Forum économique mondial (WEF). Il a prôné le multilatéralisme et une ouverture du marché chinois, après avoir rencontré Guy Parmelin plus tôt.

L'homme en charge des dossiers économiques a appelé à suivre un chemin "gagnant-gagnant" avec les Etats-Unis, qualifiant les frictions tarifaires après le retour de Donald Trump à la Maison Blanche de "malentendus". "Chacun doit pouvoir profiter du gâteau à parts égales", a-t-il déclaré.

Le vice-premier ministre a prôné un multilatéralisme et un marché économique chinois toujours plus ouvert, face au public réuni dans la salle des Congrès de Davos. Il s'était réuni en bilatérale plutôt avec le président de la Confédération Guy Parmelin et le ministre des affaires étrangères Ignazio Cassis.

Les trois hommes ont échangé pendant près d'une demi-heure. Guy Parmelin veut actualiser au plus vite l'accord de libre-échange entre Pékin et Berne, d'importants droits de douane étant encore appliqués sur les produits suisses.

"La Chine place la demande domestique au sommet de ses priorités pour cette année", a également déclaré M. Lifeng en clôture de son discours. Le pays connaît actuellement une crise économique de taille. Il veut augmenter la consommation et encourager l'entrée de produits dans le marché chinois afin d'inverser la tendance.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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