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Suisse Romande

Yannick Buttet condamné pour attouchements et propos grossiers

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Yannick Buttet a été reconnu coupable le 4 novembre 2021 de "désagréments causés par la confrontation à un acte d’ordre sexuel (art. 198 al. 2 CP)" (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le ministère public valaisan a jugé coupable l'ancien président de Collombey-Muraz Yannick Buttet d'attouchements et de propos grossiers à l'encontre de Laude-Camille Chanton. L'ex-conseiller national PDC ne devrait pas contester l'ordonnance pénale.

Yannick Buttet a été reconnu coupable, le 4 novembre 2021, par ordonnance pénale de "désagréments causés par la confrontation à un acte d’ordre sexuel (art. 198 al. 2 CP)", indique à Keystone-ATS le ministère public valaisan, confirmant une information publiée sur Rhône FM et Le Nouvelliste. Il écope de 45 jours-amende, avec sursis pendant 4 ans, et d'une amende.

"Le sursis d'une précédente affaire a été révoqué et les frais de l'enquête pénale, ainsi que les frais d'avocat de la plaignante Laude-Camille Chanton, ont été mis à charge de Yannick Buttet", précise l'avocat de cette dernière dans un communiqué. La plainte pénale déposée par l'ancien parlementaire pour diffamation a, elle, été classée sans suite.

Contacté, Yannick Buttet n'a pas répondu aux sollicitations de Keystone-ATS. Dans les médias locaux, il affirme toutefois qu'il ne contestera pas cette ordonnance pénale. "Je ne suis plus un personnage public désormais, je ne ferai plus de commentaires sur cette affaire", a-t-il indiqué à Rhône FM.

Eté 2020

Les faits au coeur de cette affaire remontent à l'été 2020. L’ancienne présidente du conseil général de Monthey Laude-Camille Chanton avait dénoncé début août dans un témoignage au Nouvelliste les gestes déplacés et les propos sexistes tenus par Yannick Buttet sous l’effet de l’alcool. "À plusieurs reprises et malgré mes remontrances, il a passé ses mains sur mon dos, mon cou et mes cuisses".

A la suite de cette affaire, Yannick Buttet avait renoncé à se présenter aux élections communales. De son côté, Laude-Camille Chanton n'avait pas été réélue au législatif de Monthey. Lundi, dans son communiqué, cette dernière se déclare "soulagée" que cette "affaire douloureuse, qui a eu des conséquences importantes sur sa santé" arrive à son terme. "La page est actuellement tournée".

Pas sa première condamnation

Ce n'est pas la première condamnation de Yannick Buttet. L’ancien conseiller national avait été condamné en 2018 à 30 jours-amende avec un sursis de deux ans par ordonnance pénale pour contrainte et appropriation illégitime après une plainte pénale de son ancienne maîtresse. Révélée en automne 2017, cette première affaire, complétée par des témoignages de femmes et d’élues fédérales, avait coûté à Yannick Buttet plusieurs mandats politiques.

Il avait successivement démissionné du Conseil national, de la vice-présidence du PDC suisse, de la vice-présidence de la Société suisse des officiers. Yannick Buttet avait repris sa fonction de président de la commune de Collombey-Muraz le 1er février 2018, après un arrêt-maladie de deux mois.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Suisse Romande

L'ancien chargé de sécurité auditionné par le Ministère public

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Avocat de plusieurs victimes du drame de Crans-Montana, Me Gilles-Antoine Hofstetter attend de nombreuses explications. (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

L'ex-chargé de sécurité de la commune de Crans-Montana s'est présenté, lundi vers 08h30, au campus Energypolis de la HES-SO Valais Wallis, à Sion, lieu de son audition. L'homme est considéré comme prévenu dans l'incendie qui a ravagé "Le Constellation", le 1er janvier.

L'homme était en charge des contrôles de sécurité et de défense contre les incendies, effectués en janvier 2018 et en juin 2019 au sein du bar. Par deux fois, ses recommandations n'ont pas été prises en compte par le gérant et le propriétaire. Par ailleurs, le Valaisan doit expliquer pourquoi le bar n'a plus été contrôlé depuis la mi-2019. Il a quitté son poste, début 2024.

"Il y a beaucoup d'interrogations, auxquelles on espère que la personne auditionnée aujourd'hui apportera des réponses", a souligné Me Yaël Hayat, avocate de Jessica Moretti, juste avant l'audience.

Pour Me Gilles-Antoine Hofstetter, avocat de plusieurs victimes, "on attend que les responsables de la sécurité puissent nous expliquer les raisons des défaillances, nombreuses, dans cette affaire."

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Football

Super League: occasion manquée pour le Lausanne-Sport

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Pas de vainqueur entre le Lausanne-Sport et Saint-Gall (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Le Lausanne-Sport a été tenu en échec 1-1 à domicile par Saint-Gall lors de la 23e journée de Super League. Les Vaudois n'ont pas été capables de concrétiser leur domination.

Sion et YB ayant fait match nul samedi, l'occasion était belle pour le Lausanne-Sport de se rapprocher de la barre. Mais les hommes de Peter Zeidler n'y sont pas parvenus, par manque d'efficacité.

Le LS a eu le bonheur d'ouvrir le score dès la 2e par Janneh, mais les Brodeurs ont répliqué par Baldé à la 9e. Le score n'a plus évolué ensuite, malgré pas mal d'occasions des deux côtés en première mi-temps, puis pour les Vaudois uniquement ensuite. Le Lausanne-Sport reste ainsi à quatre points des Young Boys (6e) et à cinq de Sion (5e).

Dans le "Klassiker", le FC Bâle s'est imposé in extremis 2-1 contre le FC Zurich. Menés dès la 16e après une réussite de Sauter, les Rhénans ont retourné la table en fin de partie grâce à un penalty de Shaqiri (90e) et un but de Salah (96e). Après trois défaites, Stephan Lichtsteiner a ainsi enfin pu fêter une victoire depuis qu'il a relayé Ludovic Magnin sur le banc du FCB.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Le Musée de Bagnes explore nos représentations du loup

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La nouvelle exposition du Musée de Bagnes (VS) explore la figure du loup à travers son exposition "Présences" (archives). (© KEYSTONE/MICHAEL BUHOLZER)

"Les loups y sont entrés et son partout": pensé comme une maison pour l'occasion, le Musée de Bagnes (VS) explore nos représentations du grand canidé en interrogeant ses "Présences", notamment dans le contexte valaisan. Une exposition à découvrir dès dimanche et ce jusqu'au 15 novembre prochain.

"La disparition puis le retour du loup dès 1994 forcent à réfléchir notre rapport au sauvage, au domestique et à la relation entre humain et non-humain", explique l'institution muséale valaisanne. Dans un territoire alpin tatoué par l'agriculture de montagne et le tourisme, s'interroger sur la figure du loup amène dans l'équation les brebis, les chiens, les pratiques agropastorales, ainsi que les conceptions et façons d'habiter la montagne".

Pour dérouler son projet, le Musée de Bagnes explore la figure de l'animal à travers ses espaces. La scénographie permettra au public de "cheminer à quatre pattes et sur deux jambes" et de découvrir, par exemple, des vidéos de meutes prises de nuit dans la salle de bain, des panneaux de mise en garde dans le débarras ou encore des animaux taxidermisés dans le jardin.

Avec ces différentes pièces - entre le "salon des cohabitations" ou encore la "chambre des attachements" -, il s'agit d'emprunter la perception de certains habitants, éleveurs ou bergers des Alpes pour qui le prédateur est "trop proche". Autrement dit, "les loups y sont entrés et sont partout". Le titre de l'exposition, "Présences", est un terme emprunté à un éleveur de brebis pour parler du grand canidé.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

L'explosion des prix d'achat et des rénovations à Genève divise

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Les prix d'achats d'immeubles comme ceux du boulevard Carl-Vogt ont considérablement augmenté à Genève (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

L'affaire des baux résiliés au boulevard Carl-Vogt montre les divergences profondes autour de l'immobilier à Genève, alors que les rénovations ont explosé ces dernières années. Des bailleurs institutionnels achètent des biens à des prix exorbitants. Mais l'ASLOCA et la Chambre genevoise immobilière s'opposent sur les raisons de cette situation.

Les rénovations attendues à Carl-Vogt dans une centaine de logements ne sont pas une exception. Des projets de démolitions et reconstructions sont notamment attendus dans les quartiers de la Servette, où des locataires se sont rassemblés mercredi soir devant les bureaux du propriétaire, l'UBS, et des Augustins.

Si les démolitions et reconstructions ne sont pas très nombreuses en raison des contraintes légales, les rénovations se multiplient. Selon les statistiques cantonales, le nombre de transformations s'établissait presque toujours à moins de 300 par an avant 2022. Depuis cette année-là, il n'est pas retombé sous le seuil de 400.

Au centre de l'attention, des caisses de pension, mais aussi des banques ou des assureurs. Les grands bailleurs "achètent à n'importe quel prix" parce qu'ils savent qu'ils retomberont sur leurs pattes après rénovations, affirme à Keystone-ATS le conseiller national Christian Dandrès (PS/GE), juriste à l'ASLOCA.

A Carl-Vogt, le mécène Metin Arditi avait acquis les immeubles pour 9,4 millions de francs. Il les avait ensuite revendus en 2020, une vingtaine d'années plus tard, pour 129 millions de francs à la Caisse de pension du canton de Bâle-Ville (PKBS).

Caisses de pension pas fiscalisées

Pour le secrétaire général de la Chambre genevoise immobilière (CGI), Christophe Aumeunier, le constat ne constitue pas une surprise mais il l'explique différemment. La fiscalité genevoise sur les immeubles de rendement est extrêmement lourde pour les propriétaires privés, de même que les montants à engager pour les rénovations énergétiques obligatoires. Or, les "caisses de pension sont exemptées d'impôts et s'appuient sur une pléthore de fonds. Il y a un marché parallèle", admet le secrétaire général.

Les investissements "massifs" dans l'immobilier sont observés notamment lorsque le résultat des produits financiers liés à la Confédération est moins satisfaisant, explique M. Dandrès. Selon lui, malgré des "prix surfaits", les grands acheteurs anticipent déjà un rendement de 4 à 5% après des rénovations.

Un argument que réfute M. Aumeunier. Selon lui, les montants d'achat élevés s'expliquent par le manque d'immeubles à vendre. "Je n'entends pas l'ASLOCA dire qu'il faut construire davantage pour fluidifier le marché et lutter contre la pénurie de logements", déplore-t-il.

De même, M. Aumeunier "peine à croire" que les bailleurs obtiennent réellement une rente dans cette affaire. Les caisses de pension sont légalement obligées d'avoir de l'immobilier dans leur portefeuille ou souhaitent aussi diversifier les risques dans leurs investissements, selon lui.

Contrainte ou dialogue

Parmi les effets des résiliations, l'ASLOCA et la CGI divergent aussi sur l'impact pour la société. Le conseiller national déplore une "casse sociale" parce que les habitants quittent les centres-villes, sont contraints à des sous-locations ou restent, mais dans des conditions précaires. "La classe moyenne a encore accès aux centres-villes et ceux-ci doivent rester vivants", rétorque M. Aumeunier.

Face à ces défis, les réponses sont également différentes. Le conseiller national prépare une motion ou une initiative parlementaire pour la prochaine session à Berne en mars. Au centre des réflexions, un mécanisme pour limiter les niveaux des loyers et des prix dans des zones de développement pour une certaine période, par exemple dix ans. Mais également un dispositif "antispéculatif" pour plafonner les prix d'achat d'un immeuble en fonction de l'état locatif.

"Il n'y a pas d'accord sur ce terme de spéculation", conteste M. Aumeunier. Il réitère sa main tendue à tous les acteurs. Il faut régler ce problème cette année en raison du délai imposé par l'Etat pour les rénovations énergétiques, dit-il.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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