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Suisse

Scandale de la police lausannoise: la formation comme solution

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L'écusson de la police lausannoise. (Image d'illustration) (© KEYSTONE/GABRIEL MONNET)

"Tous les policiers ne méritent pas d’être cloués au pilori", dit Emmanuel Fivaz, dans une interview accordée au Matin Dimanche. Le président de la Fédération suisse des fonctionnaires de police (FSFP) a été interrogé après le scandale des groupes WhatsApp.

Selon Emmanuel Fivaz, "les comportements racistes, sexistes ou antisémites sont inacceptables au sein des forces de l'ordre". Le président de la FSFP apporte toutefois une nuance: "Je vois cependant une différence entre des propos tombant sous le coup de la loi, ou de la mesure administrative, et un débriefing après une intervention autour d’un verre en fin de service, dans un cadre purement privé", explique-t-il. Sans nier le caractère inacceptable des mots et des images qui ont été présentés à la presse en début de semaine, il estime que la complexité du métier de policier nécessite un espace de parole.

M. Fivaz pointe une loyauté mal orientée plutôt qu’une culture du silence pour qualifier le mutisme des troupes à propos d'un racisme qui a été jugé "systémique" par les autorités du chef-lieu vaudois. Il souligne la responsabilité des cadres dans ce genre de contexte: "Leur rôle est de recadrer les équipes."

Dialogue et formation

Pour le président de la FSFP, la formation est la clé. Il défend aussi la diversité dans le recrutement souhaitant que davantage de femmes et de policiers d'origine étrangère puissent être intégrés. La formation doit intégrer éducation civique, sociétale et géopolitique, ainsi que, ponctuellement, des modules sur les problématiques de racisme et de sexisme. Les cadres doivent expliquer les mouvements sociaux et politiques à leurs troupes.

M. Fivaz insiste sur la communication au public. Il prône la transparence dans les affaires sensibles. Il préconise aussi une "culture de l'erreur" permettant aux policiers de progresser non seulement techniquement, mais aussi humainement, via des retours d’expérience concrets.

Confiance toujours de mise

Concernant le cas particulier lausannois, le Neuchâtelois rappelle que seuls 48 des plus de 500 policiers lausannois sont impliqués dans les groupes WhatApp qui ont défrayé la chronique en début de semaine. "Je ne pense pas que tous méritent d’être cloués au pilori pour avoir minimisé la situation", dit-il.

M. Fivaz mise enfin sur le dialogue interne pour réduire "ce clivage qu’on ressent parfois (...) entre les autorités politiques et le corps de police" tout en déplorant qu'"il y a peut-être une idéologie antipolice ou anarchiste, pour faire court, plus prégnante à Lausanne qu’ailleurs". Il conclut en affichant la conviction que "la majorité de la population a toujours confiance dans sa police et va encore composer le 117 lorsqu'elle aura besoin d'aide".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

Claude D. demande sa libération conditionnelle

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Claude D. lors de son arrivée mercredi matin au tribunal d'Yverdon, où il demande sa libération conditionnelle. (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Claude D. est de retour au tribunal. L'un des plus célèbres récidivistes de Suisse, assassin de Marie en 2013 après avoir déjà tué une femme en 1998, comparaît mercredi à Yverdon (VD) pour demander une libération conditionnelle de sa peine de prison à vie.

Cette peine privative de liberté devrait être suivie, en cas de libération conditionnelle, d'une mesure d'internement. L'avocat de Claude D., Guglielmo Palumbo, a ainsi demandé "un changement de sanction", afin notamment que son client puisse suivre un traitement au sein de l'établissement fermé de Curabilis à Puplinge (GE).

Arrivé mercredi matin sous bonne escorte policière au Tribunal d'Yverdon-les-Bains, Claude D. n'a pas encore été interrogé. Il s'est contenté de déclarer, en début d'audience, qu'il aspirait à "être soigné" et à aller à Curabilis.

Son audition aura lieu mercredi après-midi, tout comme les plaidoiries de Me Palumbo et du procureur général du canton de Vaud, Eric Kaltenrieder. La matinée a essentiellement été consacrée à l'audition de deux experts psychiatriques.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

CFF: les rubans "tournesol" sont disponibles dans toutes les gares

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Le cordon "tournesol" destiné aux voyageurs présentant un handicap invisible est désormais disponible dans tous les centres de voyage CFF de Suisse. (Photo d'archive) (© KEYSTONE/MICHAEL BUHOLZER)

Le badge "Sunflower" destiné aux voyageurs présentant un handicap invisible est désormais disponible dans tous les centres de voyage CFF. Ce cordon muni d'une carte avait été introduit à l'été 2025 dans les régions de Zurich, Lausanne et Genève.

L'intérêt reste vif et les réactions très positives, ont indiqué mercredi les CFF à Keystone-ATS. Plus de 10'000 cordons ont déjà été distribués. Un sondage auprès de 1100 personnes a monté la forte demande de l'introduction à l'échelle nationale. C'est désormais chose faite, les cordons de fleurs sont disponibles dans tous les centres de voyage des CFF.

Selon eux, les CFF ont été la première entreprise de transports publics suisse à proposer cette lanière au motif de tournesol, déjà bien établi à l'échelle internationale. D'autres entreprises de transports publics se sont depuis jointes à l'initiative, comme la Matterhorn Gotthard Bahn, Swiss ou l'aéroport de Zurich.

Le cordon vert orné de tournesols jaunes est destiné aux personnes souffrant de troubles non visibles, tels que l’autisme, le TDAH ou la maladie de Parkinson. Il vise à indiquer que la personne qui le porte pourrait avoir besoin de plus de patience, de considération ou d’aide, par exemple lors du contrôle des billets.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Vaud lance une campagne sur le consentement sexuel

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"Sans consentement, c'est non!": une campagne vaudoise de prévention de la violence dans le couple est destinée aux jeunes (photo symbolique). (© Keystone/GAETAN BALLY)

Le Bureau de l'égalité du Canton de Vaud a lancé mercredi le deuxième volet de sa campagne "amoureux.se", destinée à prévenir la violence au sein du couple chez les 16-25 ans. Intitulé "Sans consentement, c'est non!", il se décline sous forme de deux capsules vidéo diffusées sur les réseaux sociaux.

Une étude populationnelle sur la victimisation et la délinquance chez les jeunes dans le canton de Vaud met en évidence une situation préoccupante. En 2022, 13% des filles et 3% des garçons de 18 ans rapportent avoir été victimes de rapports sexuels contraints. Parmi les jeunes de 18 ans en couple, 56% déclarent avoir été victimes de violences et/ou surveillance, 11% de violences sexuelles de la part de leur partenaire, selon une étude d'Unisanté datant de 2024.

Face à ce constat, le Bureau de l'égalité entre les femmes et les hommes déploie le deuxième volet de sa campagne amoureux.se, consacrée au consentement sexuel. "Son objectif est d'aider les jeunes à mieux interpréter les hésitations ou les refus implicites et de renforcer leur capacité à poser leurs propres limites et à respecter celles des autres", écrit le Canton dans un communiqué.

La première capsule vidéo explore ce qu'est le consentement sexuel ainsi que les conditions nécessaires pour l'exprimer. La deuxième aborde les différentes formes de refus, y compris les signaux non verbaux, et les attitudes à adopter en cas de doute.

www.vd.ch/amoureux-se

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Pictet a levé 400 millions d'euros en private equity direct

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La banque privée genevoise Pictet a bouclé une levée de fonds de 403 millions d'euros, soit environ 365 millions de francs, pour sa première stratégie de private equity direct (illustration). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

La banque privée genevoise Pictet a bouclé une levée de fonds de 403 millions d'euros, soit environ 365 millions de francs, pour sa première stratégie de private equity direct. Nommé "Entrepreneur Capital", le nouveau fonds cible des secteurs à fort potentiel de croissance à long terme.

Ce fonds investit dans des petites et moyennes entreprises et dans des entreprises de taille intermédiaire familiales ou détenues par leurs fondateurs dans l'espace germanophone - Autriche, Allemagne et Suisse - et au Royaume-Uni, indique la banque dans un communiqué mercredi. Il cible des secteurs à fort potentiel de croissance à long terme, principalement les services aux entreprises et l'éducation.

Les investisseurs du fonds incluent des fondations, des fonds de pension, des family offices institutionnels et des entrepreneurs, précise la banque.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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