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Suisse

Un niveau de vie élevé, mais aussi beaucoup de pauvreté en Suisse

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Le revenu des ménages a été fortement affecté par la pandémie. 11,3% de la population ont déclaré être confrontés à une baisse de revenu à cause de celle-ci. Ici, caddies positionnés devant un centre de distribution de nourriture à Genève en novembre 2021. (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Corrigé du pouvoir d'achat, le niveau de vie général en Suisse reste l'un des plus élevés d'Europe. Pourtant, début 2020 - avant même le début de la pandémie - le taux de pauvreté se situait aussi à un haut niveau, à 8,5% de la population, soit 720'000 personnes.

Quelque 158'000 personnes étaient même pauvres en 2020 malgré un travail rémunéré, soit 4,2% de la population, comme l'année précédente, selon les chiffres publiés jeudi par l'Office fédéral de la statistique (OFS).

Basé sur les normes de la Conférence suisse des institutions d’action sociale (CSIAS), le seuil de pauvreté se situait à 2279 francs par mois en moyenne pour une personne seule et à 3963 francs par mois pour deux adultes et deux enfants.

Etrangers, ménages monoparentaux

Comme les années précédentes, les personnes étrangères, celles vivant dans des ménages monoparentaux ou sans formation post-obligatoire et les personnes vivant dans des ménages ne participant pas au marché du travail étaient particulièrement touchées par la pauvreté et les difficultés financières.

Néanmoins, au premier semestre 2020, 40,4 % des adultes étaient très satisfaits de leur vie actuelle, ce qui correspond à une augmentation de 1,4 point de pourcentage par rapport à l'année précédente.

Le niveau de vie élevé pourrait en être l'une des raisons: même en tenant compte du niveau élevé des prix, le revenu disponible équivalent médian était légèrement plus haut que dans les pays voisins. Par rapport à la Grèce, le revenu des Suisses était même en moyenne 2,6 fois plus élevé.

La pandémie frappe le porte-monnaie

La statistique de la pauvreté 2020 se réfère à l'année 2019 et ne dit donc rien de l'impact de la pandémie sur les revenus. L'OFS a toutefois procédé à une évaluation expérimentale qui, selon le communiqué, montre que le Covid-19 n'a eu que peu d'impact sur le niveau de satisfaction généralement élevé jusqu'au premier semestre 2021.

Le revenu des ménages a néanmoins été fortement affecté par la pandémie. 11,3% de la population ont déclaré être confrontés à une baisse de revenu à cause de celle-ci, en particulier ceux qui étaient déjà défavorisés avant la crise. 40,2% des plus de 16 ans ont eux fait état d'une baisse de moral, les 16-24 ans étant particulièrement affectés.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Salaire minimum ou CCT: désaccords chez les députés vaudois

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Comme d'autres cantons avant lui, le Grand Conseil vaudois débat de l'introduction d'un salaire minimum (archives). (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Le Grand Conseil vaudois a poursuivi mardi ses discussions sur l'introduction d'un salaire minimum cantonal. Si le principe même d'un tel salaire ne fait pas débat, les députés divergent sur son application, notamment pour les personnes déjà soumises à une CCT.

Le Grand Conseil doit dire s'il recommande à la population d'accepter deux initiatives populaires de 2023 (l'une constitutionnelle, l'autre législative) ou s'il lui demande de voter pour le contre-projet du Conseil d'Etat.

Dans les deux cas, un salaire minimum de 23 francs par heure est prévu. Les deux versions divergent, en revanche, sur les personnes qui ne pourraient pas bénéficier d'un tel salaire. Avec notamment une différence centrale: faut-il faire primer le salaire minimum cantonal ou celui fixé dans une éventuelle convention collective de travail (CCT) ?

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

Vaud a ouvert un guichet pour anticiper l'arrachage de la vigne

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Dans certaines parcelles viticoles vaudoises, le raisin pourrait céder la place à des olives, des figues ou des kakis (illustration). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le canton de Vaud a ouvert lundi un guichet où les professionnels de la vigne peuvent annoncer les parcelles qu'ils souhaitent arracher en vue d'une reconversion. Les autorités comptent ainsi "calibrer les besoins financiers requis par la branche" alors que la Confédération doit prochainement communiquer sur son projet de prime d'arrachage des vignes.

Via ce guichet, les vigneronnes et vignerons vaudois intéressés ont jusqu'au 1er mars pour "préinscrire leurs parcelles dans l'un des quatre programmes qui leur sont proposés", a fait savoir la conseillère d'Etat en charge de l'agriculture, Valérie Dittli.

Les quatre options consistent en un renouvellement de l'encépagement par des cépages résistants, un renouvellement par des cépages adaptés au futur climat, la conversion des parcelles à l'agriculture ou la conversion à des cultures pérennes comme l'olivier, la figue ou le kaki, a précisé Mme Dittli. La ministre vaudoise répondait à une question orale de la députée PLR Marion Wahlen, elle-même vigneronne.

L'ouverture du guichet intervient alors que le canton de Vaud a annoncé en novembre de dernier un plan de soutien de 17,2 millions destiné aux professionnels de la vigne.

Celui-ci comporte trois axes, à savoir la promotion des vins vaudois en Suisse alémanique, un moratoire sur les nouvelles plantations pour contribuer à la stabilisation du marché, ainsi qu'une adaptation du vignoble en convertissant certaines surfaces en d'autres cultures ou en des jachères fleuries sur une base volontaire.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

L'armée suisse met à nouveau à l'arrêt les chars de grenadiers M113

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La flotte de M113 est en partie composée de véhicules de plus de 50 ans. Leur remplacement est prévu dans le cadre de différents programmes d'armement (archives). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

L'armée suisse a interdit à la circulation l'ensemble des 238 chars de grenadiers M113. En cause, des défauts techniques au niveau de la transmission latérale, qui peuvent entraîner une perte de la capacité de direction et de freinage.

Cette interdiction, décidée par le chef de la base logistique de l'armée Rolf Siegenthaler, entre en vigueur immédiatement. Elle le restera jusqu'à ce que le défaut soit levé, explique l'armée dans un communiqué publié mardi.

Ce n'est pas la première fois que la flotte de M113 est mise à l'arrêt. La même mesure avait été décidée en décembre 2023, en raison d'un défaut pouvant entraîner la rupture de l’arbre de transmission.

La flotte de M113 est en partie composée de véhicules de plus de 50 ans. Leur remplacement est prévu dans le cadre de différents programmes d'armement.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Une nouvelle formation de spécialiste en IA voit le jour en Suisse

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Les futurs spécialistes en intelligence artificielle devront garantir un usage de l'IA qui soit "responsable, efficace et conforme aux exigences économiques, sociales et éthiques", selon la Confédération (image d'illustration). (© KEYSTONE/APA/APA/HARALD SCHNEIDER)

La Confédération prend en compte les nouvelles technologies dans le développement de la formation professionnelle. Elle a validé la nouvelle profession de spécialiste en intelligence artificielle pour répondre à l'importance croissante de l'IA dans les entreprises.

La formation d'AI business specialist avec brevet fédéral est une formation professionnelle supérieure de degré tertiaire. Les personnes possédant ce titre sont responsables de l'exploitation systématique des potentiels liés à l'IA, a indiqué mardi le Secrétariat d'Etat à la formation, à la recherche et à l'innovation (SEFRI) dans un communiqué.

Et d'expliquer que ces personnes sont chargées d'examiner les possibilités d'application et d'accompagner les projets liés à l'IA tout au long de leur cycle de vie. Il s'agit d'optimiser les processus opérationnels, de développer en continu des produits et services ainsi que d'améliorer les conditions de travail, tout en garantissant un usage de l'IA qui soit "responsable, efficace et conforme aux exigences économiques, sociales et éthiques".

42 formations révisées

Par ailleurs, le SEFRI a révisé 42 autres formations à partir de la rentrée 2026, comme celles d'installateur-électricien, d'agriculteur, de maître-bottier orthopédiste ou encore de spécialiste en gestion d'entreprise technique. Parmi elles, 22 sont au niveau de la formation professionnelle initiale et 20 au niveau de la formation professionnelle supérieure.

Les développements économiques, technologiques, écologiques et didactiques, ainsi que les besoins en personnel qualifié qui en découlent, conduisent à l'abrogation, à la création ou à la révision de professions, développe le SEFRI. Un réexamen a lieu tous les cinq ans au moins.

La Confédération édicte les ordonnances correspondantes et approuve les plans d'études. De leur côté, les cantons, les organisations du monde du travail et les écoles supérieures sont responsables de l'exécution et de la mise en oeuvre.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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