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Suisse

Les Suisses, toujours plus nombreux à vivre seul

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Les Suisses vivent de plus en plus souvent seuls. CREDIT: KEYSTONE/CHRISTOF SCHUERPF

D'ici 30 ans, les personnes vivant seules seront toujours plus nombreuses (+30% par rapport à 2020). Le couple avec un ou plusieurs enfants reste la forme de vie la plus fréquente, même si sa proportion diminue.

En 2020, près de 44% des personnes résidant dans des ménages privés vivent dans un ménage de couples avec au minimum un enfant de moins de 25 ans. En 2050, elles ne seront plus que 41%, selon les nouveaux scénarios de l'évolution des ménages privés en Suisse, publiés mardi par l'Office fédéral de la statistique (OFS).

L’augmentation plus prononcée des petits ménages sera en grande partie due à l’augmentation de la durée de vie des personnes résidant en Suisse et à une fécondité peu élevée. En effet, la hausse de l’espérance de vie entraînera une augmentation des ménages d’une ou deux personnes formés principalement de veufs ou veuves pour les premiers et de couples de personnes âgées pour les seconds.

La fécondité relativement basse observée chez les jeunes générations due en partie à des formations plus longues ou à une forte mobilité professionnelle aura aussi pour conséquence l’accroissement des ménages de petite taille formés de jeunes adultes.

Au total de 2020 à 2050, le nombre des ménages croîtra ainsi de 23% en passant de 3,8 millions à 4,7 millions. Il sera de 4,2 millions en 2030 et de 4,5 millions en 2040. Selon les scénarios "bas" et "haut", le nombre de ménages devrait se situer entre 4,3 millions et 5,1 millions en 2050.

Le nombre de ménages variera différemment selon les régions de la Suisse. Entre 2020 et 2050, selon le scénario de référence, les ménages augmenteront de 30% à 35% dans les cantons de Zoug, Argovie, Vaud, Zurich et Genève. Alors que dans les cantons de Glaris, Bâle-Ville, Neuchâtel et dans celui des Grisons, la croissance sera relativement faible en se situant à moins de 10%. L'OFS note que, selon les tendances actuelles, le nombre de ménages diminuera uniquement dans le canton du Tessin, une baisse de 1%.

Bâle-Ville: record de solitaires

Actuellement, Bâle-Ville se distingue nettement des autres cantons en raison d’un pourcentage beaucoup plus élevé des ménages d’une personne. En 2019, ces ménages représentaient 47% des ménages privés dans ce canton.

Seul Neuchâtel comptait également plus de 40% de ménages de cette taille. À l’inverse seulement trois cantons dénombraient moins de 32% de ménages d’une personne: Appenzell Rhodes-Intérieures, Fribourg et Uri.

Les cantons avec la proportion la plus importante de ménages de deux personnes étaient Nidwald et Bâle-Campagne, avec respectivement 37% et 36%, alors que Genève n’en dénombrait que 26%. Genève était par contre le canton avec le pourcentage le plus élevé de ménages de trois personnes, alors que Fribourg détenait le pourcentage le plus élevé de ménages de quatre personnes.

Appenzell Rhodes-Intérieures (8%) était l’unique canton avec plus de 6% de ménages de cinq personnes et seulement trois cantons comptaient plus de 2% de ménages privés de six personnes ou plus: Genève, Appenzell Rhodes-Intérieures et Appenzell Rhodes-Extérieures.

Evolution en un siècle

En près d’un siècle entre 1920 et 2020, le nombre de ménages a quadruplé, alors que la population a un peu plus que doublé en passant de 3,9 millions à 8,6 millions.

Il y a cent ans, les ménages d’une personne étaient les moins nombreux. Les ménages de six personnes ou plus étaient par contre encore les plus répandus.

Les ménages d’une personne ont commencé à augmenter vers les années 1930 et leur croissance s’est fortement accélérée au cours des années 1960. Ils sont devenus les plus nombreux vers 1990. En 2019, ils constituaient toujours la catégorie la plus importante de ménages.

Les ménages de six personnes ou plus ont par contre vu leur nombre diminuer tout au long du 20e siècle. La baisse s’est même accélérée entre 1960 et 1980. Dès 1990, on note cependant que leur nombre s’est stabilisé

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Suisse

Travail à temps partiel: les rôles traditionnels ont la peau dure

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Un sondage vient conforter les stéréotypes, qui ont la peau dure. (© KEYSTONE/CHRISTOF SCHUERPF)

Selon un sondage sur le travail à temps partiel, une majorité des personnes interrogées est encore attachée au rôle de l'homme comme pourvoyeur principal de la famille. A gauche, on préfère une répartition égalitaire du travail rémunéré.

Pour les personnes interrogées, le taux de travail idéal pour un père qui a des enfants scolarisés est de 80%, peut-on lire lundi dans le sondage de l'institut privé Sotomo. Pour les mères, le pourcentage idéal est de 60% aux yeux des femmes interrogées. Les hommes le situent eux à 50%.

Répartition égalitaire du travail rémunéré

Les personnes diplômées de l'enseignement supérieur, les jeunes, ainsi que les personnes plus proches des partis de gauche, préfèrent une répartition égalitaire du travail rémunéré.

Dans la pratique, les mères d'enfants à charge travaillent en moyenne à 55%, les pères à 91%. Les couples et les parents proches des partis de gauche ne travaillent pas moins que ceux proches de l'UDC. De même, les personnes proches de l'UDC ont indiqué le taux d'occupation le plus bas (56%) dans le cas où elles seraient financièrement à l'abri du besoin.

Toutefois, sur cette question, les différences entre les camps politiques sont relativement faibles - en moyenne, les personnes interrogées souhaiteraient travailler trois jours par semaine si l'argent ne jouait aucun rôle.

Positions contradictoires

Dans l'ensemble, les auteurs de l'étude ont constaté chez les personnes interrogées "un champ de tensions considérable" concernant leur attitude vis-à-vis du travail à temps partiel. Ainsi, une majorité est d'avis qu'en raison de la pénurie de main-d'½uvre qualifiée, il faudrait en fait travailler davantage. De même, plus de deux tiers des personnes interrogées estiment "qu'en Suisse, nous travaillons trop".

Cette tension conduit à des revendications politiques apparemment contradictoires. Ainsi, les personnes interrogées sont majoritairement favorables à une place de crèche garantie pour tous et à un soutien financier des parents qui gardent eux-mêmes leurs enfants. "La population se prononce en faveur du soutien des familles, indépendamment de l'effet sur la participation au marché du travail", écrivaient les auteurs de l'étude.

Ces derniers interprètent également comme favorable aux familles le net oui à la semaine de quatre jours : environ deux tiers des personnes interrogées soutiennent une telle réduction de la semaine de travail régulière.

La pression sur les mères passe mal

Selon l'étude, l'exigence récemment accentuée de faire face à la pénurie croissante de main-d'½uvre qualifiée en augmentant le taux d'activité des mères a du mal à passer. Il s'agirait même du groupe que les personnes interrogées mettraient en dernier lieu à contribution.

En revanche, les personnes travaillant à temps partiel et sans enfant suscitent certaines réserves. Ainsi, près de 50% des sondés sont d'avis que les travailleurs à temps partiel sans enfant devraient augmenter leur taux d'occupation afin de contrecarrer la pénurie de main-d'½uvre qualifiée.

En outre, une nette majorité s'est prononcée pour que les travailleurs à temps partiel qui gagnent en réalité bien leur vie n'aient pas droit à des avantages, par exemple en ce qui concerne les frais de garderie ou les primes d'assurance maladie.

Dans le cadre de l'étude, plus de 2000 personnes ont été interrogées à la fin de l'an dernier. Les résultats sont représentatifs pour la population qui parle les langues nationales en Suisse alémanique et en Suisse romande.

L'étude a été réalisée par l'institut de recherche privé Sotomo en collaboration avec l'initiative geschlechtergerechter.ch. Cette organisation veut lancer un débat non dogmatique sur les questions de genre.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Début des travaux d'extension du Muséum d'histoire naturelle

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Le Muséum de Genève est le plus grand musée d'histoire naturelle de Suisse avec des collections comprenant plus de 15 millions de spécimens (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Le chantier d'extension du Muséum d'histoire naturelle de Genève s'est ouvert lundi. Les travaux sont programmés de 2023 à 2027. Ils impliqueront la fermeture de l'institution au public durant toute l'année 2024, précise la Ville de Genève dans un communiqué.

Le chantier consiste en la construction d'une nouvelle aile qui sera consacrée à la conservation des immenses et riches collections du musée. L'institution compte aujourd'hui plus 15 millions de spécimens, référencés sur 30 kilomètres de rayonnages. Un nouvel aménagement pour les accueillir "était devenu indispensable".

Le transfert des collections dans la nouvelle aile impliquera une réorganisation partielle des bâtiments existants. L'accueil du public sera amélioré et un nouvel espace dédié aux expositions temporaires sera créé. A l'extérieur, le parvis sera rénové et le parc qui entoure le musée sera repensé.

Le muséum va aussi profiter du chantier pour s'engager dans la transition énergétique. Une centrale photovoltaïque verra le jour et les toitures seront végétalisées. Les besoins en chaleur du nouveau bâtiment seront entièrement assurés par des énergies renouvelables, indique la Ville de Genève.

L'année prochaine, quand le musée sera fermé aux visiteurs, l'institution organisera des activités hors les murs et offrira au public des rendez-vous en ligne. Le Muséum de Genève est le plus grand musée d'histoire naturelle de Suisse et le musée le plus fréquenté de Genève.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse Romande

Opération de secours de haute voltige dans les Alpes vaudoises

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Plusieurs tentatives de sauvetage par hélicoptère ont échoué. Les quatre skieurs-alpinistes en détresse ont finalement été secourus grâce à une opération terrestre (archive). (© KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD)

Quatre skieurs-alpinistes qui se trouvaient en mauvaise posture près de la pointe d'Aufalle, au-dessus d'Ovronnaz (VS) dans les Alpes vaudoises, ont été secourus dimanche lors d'une opération de haute voltige. Ils sont sains et saufs.

La centrale d'intervention de la Rega a été alertée vers 14 heures, afin de secourir le groupe qui était bloqué dans une paroi rocheuse. Plusieurs tentatives de les récupérer par hélicoptère ont d'abord échoué en raison du mauvais temps, raconte la Garde aérienne suisse de sauvetage dans un communiqué.

Le Secours alpin suisse (SAS) a alors pris le relais pour une intervention terrestre. La colonne de Villars (VD) du SAS a mobilisé huit spécialistes qui sont intervenus depuis le fond du vallon de Nant. Les sauveteurs ont été transportés près du lieu d'intervention en motoneige par une personne privée. Un paysan de montagne a lui mis à disposition un espace chauffé.

Comme il était impossible de communiquer par téléphone en raison de l'absence de réseau, deux secouristes sont restés dans la vallée pour relayer les messages radio jusqu'au quartier général du dispositif à Villars. Sur la barre rocheuse, la descente des personnes en détresse devait s'effectuer en partie au-dessus d’un surplomb rocheux de 80 mètres, par mauvaise visibilité. Les skieurs ont finalement été extraits vers minuit et accompagnés en lieu sûr.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Une centaine de personnes demandent la libération d'Abdullah Ocalan

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La marche qui demande la libération du leader kurde Abdullah Ocalan doit arriver à Bâle vendredi. (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

A Genève, une centaine de personnes ont participé, lundi, à une marche jusqu'à Coppet (VD) pour alerter l'opinion sur le sort du leader et fondateur du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) Abdullah Ocalan, emprisonné depuis 23 ans en Turquie.

La marche ira par étapes jusqu'à Bâle. Elle doit arriver dans la cité rhénane vendredi. Beaucoup de participants portaient une chasuble avec le portrait du dirigeant kurde imprimé sur le dos. Ils brandissaient également des drapeaux à son effigie ou l'étendard du PKK.

Abdullah Ocalan milite pour une solution politique à la question kurde. Aujourd'hui, il se trouve à l'isolement sur une île turque. Pour la Société démocratique kurde de Genève, de telles conditions de détention sont contraires aux conventions internationales sur la protection des droits des prisonniers.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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