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Lausanne

Le CHUV s’arme contre le sexisme et le harcèlement sexuel

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Pierre-Francois Leyvraz, directeur général du CHUV (archives). (©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le CHUV ne veut plus de comportements sexistes envers les étudiantes en médecine et les médecins en formation. C’est Clash, le Collectif de Lutte contre les Attitudes Sexistes en milieu Hospitalier, qui a permis de dénoncer l’ampleur des cas à la direction générale cet été. Le groupe a réalisé une étude auprès des étudiants en médecine et des médecins stagiaires qui a révélé « une ambiance délétère et psychologiquement pesante pour les femmes stagiaires ». Clash a envoyé en avril un questionnaire en ligne à quelque 800 étudiants en médecine. Sur les 185 réponses, 60 témoignages ont été recueillis faisant état de comportements sexistes et de harcèlements.

Membre de Clash
Collectif de Lutte contre les Attitudes Sexistes en milieu Hospitalier
Membre de Clash Collectif de Lutte contre les Attitudes Sexistes en milieu Hospitalier

« Etonné », « sidéré », « choqué ». Le directeur général du CHUV Pierre-François Leyvraz n’en revient toujours pas des résultats du sondage de l’association Clash. Fort de ce constat, le CHUV – avec l’appui de Clash – a décidé d’agir. Pierre-François Leyvraz :

Pierre-François Leyvraz
Directeur général du CHUV
Pierre-François Leyvraz  Directeur général du CHUV

Le CHUV a également décidé de mettre en service une antenne téléphonique (au numéro 079 556 34 94) pour les stagiaires en médecine. Elle permettra de dialoguer avec des étudiants spécialement formés sur ces enjeux. Des professionnels de l’Espace collaborateurs prendront ensuite le relais si nécessaire. Un premier pas qui doit être le début d’une démarche plus vaste affirme le collectif Clash :

Membre de Clash
Collectif de Lutte contre les Attitudes Sexistes en milieu Hospitalier
Membre de Clash Collectif de Lutte contre les Attitudes Sexistes en milieu Hospitalier

La démarche est d’autant plus importante que les témoignages révèlent que le sexisme peut influencer les choix de spécialisation. On écoute une des membres de Clash :

Membre de Clash
Collectif de Lutte contre les Attitudes Sexistes en milieu Hospitalier
Membre de Clash Collectif de Lutte contre les Attitudes Sexistes en milieu Hospitalier

Si l’action vise avant tout la prévention, la direction du CHUV a rappelé sa politique de tolérance zéro en matière de sexisme et de harcèlement. Les mesures peuvent aller du simple avertissement jusque, dans les cas les plus graves, au renvoi avec effet immédiat.

Quant à cette action en faveur des médecins stagiaires, elle semble déjà faire des ramifications puisque Pierre-François Leyvraz affirme avoir pris contact avec les écoles d’infirmières pour déterminer s’il y a des besoins et s’il faut agir en la matière dans cette branche. Quant au collectif Clash, il a déjà pris contact avec la Fédération des hôpitaux vaudois en vue d’une future collaboration.

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Nombre record d’habitants à Lausanne

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La qualité de vie à Lausanne expliquerait en partie la hausse de la population. (KEYSTONE/LEANDRE DUGGAN)

La croissance démographique de ces dernières années se confirme à Lausanne. La ville a comptabilisé un nombre record d’habitants à fin 2019, avec 146’032 personnes.

Ce résultat représente une hausse de 544 personnes par rapport à décembre 2018. Il s’agit d’un nombre historique car il n’a jamais été atteint pour un recensement à cette période à Lausanne, a indiqué mardi le service du contrôle des habitants.

La qualité des hautes écoles et des autres établissements de la région contribue à l’augmentation régulière de la population. La ville met aussi en exergue « la qualité de vie » régnant à Lausanne qui a récemment été soulignée par « plusieurs magazines », ajoute le communiqué de presse.

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Greta Thunberg acclamée par les jeunes

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Greta Thunberg lors de son court discours vendredi devant les jeunes réunis sur la place de la Riponne à Lausanne pour la Grève du climat. (©Keystone/AP Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Quelque 10’000 jeunes venus de toute la Suisse ont acclamé vendredi à Lausanne l’activiste suédoise Greta Thunberg qui s’est exprimée sur les escaliers du Palais de Rumine. Son discours est venu ponctuer la marche de la Grève du climat, partie depuis la gare le matin.

L’égérie de la lutte contre le réchauffement climatique a fait une courte intervention vers 12h45 devant la foule rassemblée sur la place de la Riponne. « Bonjour Lausanne! Ça va bien? », a-t-elle commencé en français avant de poursuivre en anglais. Greta Thunberg s’est dit « honorée » d’être à Lausanne et « reconnaissante » de toute cette mobilisation pour le premier anniversaire du mouvement en Suisse.

Elle a une fois de plus dénoncé l’inaction des gouvernements et des politiques. « Il n’y a aucun signe d’action. Ça doit changer », a-t-elle clamé, rappelant au passage qu’elle en était à son 74e vendredi de grève du climat. « Et ce n’est que le début (…) Ils n’ont encore rien vu ». Elle a promis qu’elle porterait le message clair des jeunes la semaine prochaine lors de son déplacement au Forum économique de Davos (WEF).

Avant elle à la tribune, la militante environnementale et féministe kenyane Njoki Njoroge Njehû a fustigé le WEF de Davos. Elle s’en est prise à tous les milliardaires du monde, les accusant de piller la planète.

Mais le temps fort et le moment le plus poignant de cette journée de mobilisation restera peut-être la minute de silence sollicitée par une grand-maman de 73 ans. Invitée par le collectif suisse de la Grève du climat, elle a voulu rendre hommage aux victimes humaines et animalières des incendies en Australie. Noire de monde, la place de la Riponne s’est tue d’un seul coup pendant une longue minute.

Par ailleurs, Roger Federer a de nouveau été quelque peu égratigné. Encouragée par les organisateurs, la foule a entonné un « Roger Federer ne te laisse pas faire/Credit Suisse t’utilise/Pour détruire la terre ».

Les organisateurs ont par ailleurs profité de rappeler le prochain grand rendez-vous: la grève générale pour le climat – « Strike for the Future » – le 15 mai prochain.

Partie depuis la place de la gare peu après 10h45, le très long cortège a parcouru quelque 2,6 km à travers les rues de Lausanne pour arriver vers 12h15 à la place de la Riponne. Autre fait marquant: les concerts de huées répétés au passage devant l’UBS à la place St-François.

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Des activistes climatiques mènent une action à UBS

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Après Credit Suisse, les activistes du climat s'en prennent à UBS à Lausanne. (KEYSTONE/k_sim)
Forts de leur victoire judiciaire lundi, des activistes climatiques ont mené une nouvelle action dans une banque mardi à Lausanne. Après Credit Suisse, ils s’en sont pris à UBS. Ils dénoncent à nouveau les investissements de la banque dans les énergies fossiles.

L’action s’est déroulée dans le cadre de la campagne pour l’élection complémentaire au Conseil d’Etat vaudois le 9 février prochain, ont indiqué les responsables de la Grève du Climat Vaud.

Le mouvement a lancé une candidate, désignée par tirage au sort, en la personne de Juliette Vernier. Celle-ci était présente lors de l’action – non annoncée – qui s’est déroulée à la filiale UBS de la place St-François en début d’après-midi.

Une trentaine de militants, en costume cravate pour les hommes, tailleur pour les femmes, sont intervenus. Ils ont répandu du charbon dans le hall central de la banque.

L’action, pacifique, se déroule sous une forme humoristique et théâtrale. La police est sur place. Pour l’heure, elle n’est pas intervenue, a constaté Keystone-ATS. Les participants exigent de l’UBS la fin immédiate des investissements dans les énergies fossiles.

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Nouvelle étape pour le Parc naturel dans les Bois du Jorat

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Lausanne veut son Parc naturel périurbain dans les bois du Jorat. La Municipalité a pour ambition d’obtenir le label « Parc d’importance nationale », ce qui serait une première en Suisse romande. Un préavis en ce sens est transmis au Conseil communal.

S’il voit le jour, le Parc naturel du Jorat comprendra deux zones, une centrale de 444 hectares où la nature sera préservée et l’accès réglementé et une zone de transition de 493 hectares, qui servira de tampon de protection. Là, les activités de loisirs seront notamment permises. Les autorités voient dans ce parc le moyen de répondre aux enjeux de la biodiversité. Pour la municipale lausannoise en charge de l’environnement, Natacha Litzistorf, c’est même un « petit condensé de développement durable ». Pas question toutefois de mettre la zone sous cloche, les restrictions ne seront pas beaucoup plus importantes qu’aujourd’hui :

Natacha Litzistorf
Municipale, Lausanne
Natacha Litzistorf Municipale, Lausanne

Le budget moyen annuel du Parc sera de 740’000 francs, soutenu à 50% par la Confédération. Le reste à charge notamment du Canton et de la future association de communes qui chapeautera le parc. Pour l’instant, la Ville de Lausanne porte seule ce projet mais laisse la porte ouverte aux communes intéressées :

Natacha Litzistorf
Municipale, Lausanne
Natacha Litzistorf Municipale, Lausanne

Le débat au Conseil communal de Lausanne doit avoir lieu début 2020 pour que le canton puisse transmettre le dossier à la Confédération. Le Parc naturel du Jorat pourrait ainsi entrer en force au 1er janvier 2021. À noter que le projet de parc éolien dans les bois du Jorat n’est pas impacté par le Parc naturel.

 

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Extinction Rebellion en action à Lausanne

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La police était intervenue dès la matinée pour contenir les militants d'Extinction Rebellion à Lausanne. (©KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Jusqu’à 500 militants et sympathisants d’Extinction Rebellion ont bloqué la rue Centrale à Lausanne samedi afin de sensibiliser la population à la crise climatique. La police a interpellé 90 activistes durant l’évacuation. Ils ont été dénoncés à la justice.

Le mouvement prévoyait d’occuper la place St-François, en plein coeur de la capitale vaudoise. Face à la mobilisation policière, le comité a mis en oeuvre son plan B et s’est rabattu sur la rue Centrale située à une centaine de mètres.

A 10h10, Extinction Rebellion a mis en place un dispositif désormais bien rodé: des militants se sont couchés au milieu de la chaussée, emprisonnant leurs bras dans de lourds dispositifs de blocage. Ils étaient entourés de camarades chargés d’assurer leur sécurité et leur ravitaillement.

Au milieu des animations – chants de Noël détournés, percussions, danses, slogans -, les militants ont engagé le dialogue avec des passants plutôt bienveillants. « Les gens savent que le climat va mal, mais ils ne sont pas conscients de la gravité de la situation, en particulier des phénomènes d’emballement qui sont en train de se mettre en place », a expliqué l’un d’eux.

Crise sanitaire majeure

Extinction Rebellion a reçu aussi l’appui d’une soixantaine de professionnels de la santé, reconnaissables à leurs chasubles blanches. Selon une militante, le dérèglement climatique constitue la pire crise sanitaire dans l’histoire, en raison du réchauffement proprement dit, mais aussi du manque d’eau qui frappe nombre de pays.

Vers midi, une dizaine d’activistes ont tenté une percée vers la place St-François. Interceptés par les forces de l’ordre, ils ont été arrêtés. Par la suite, le nombre de sympathisants s’est nettement réduit. Les plus déterminés se sont installés pour rester, posant des bancs et des tables ou épluchant des légumes pour une soupe à cuire sur un fourneau à gaz amené sur place.

Evacuation forcée

Mais la police est intervenue vers 14h00, avant que le potage ne soit à point. Au son d’une fanfare de l’Armée du Salut jouant à proximité, elle a commencé à embarquer les militants dans des paniers à salade, sous les applaudissements d’une partie des badauds. Ou les rires lorsqu’un policier a appelé la cliente d’un salon de coiffure situé dans le périmètre de sécurité.

L’intervention des forces de l’ordre s’est prolongée jusque vers 16h00. Appuyés par des collègues de la police cantonale, les agents de la police lausannoise ont interpellé 90 activistes, dont cinq mineurs, qui refusaient de quitter les lieux. Le blocage de la rue Centrale a occasionné des perturbations des transports publics. Plusieurs lignes de bus ont subi des retards de 30 à 40 minutes en milieu de journée.

Des précédents

Extinction Rebellion exige du Conseil fédéral qu’il déclare l’urgence climatique, c’est-à-dire qu’il explique à la population ce qui se passe et ce qu’il faut faire. Il demande aussi que des mesures soient prises pour accroître la biodiversité et pour aboutir à l’équilibre entre les émissions et l’absorption de CO2 en 2025.

L’occupation de la rue Centrale n’est pas la première action menée par le mouvement en terre vaudoise. En septembre, ses militants ont coupé le pont Bessières et tenté de bloquer le giratoire de la Maladière. A Zurich, ils avaient aussi coloré la Limmat en vert.

A mi-novembre, la justice vaudoise a annoncé 117 condamnations par ordonnance pénale. La plupart des militants ont fait opposition et un premier procès devrait se tenir en janvier à Renens.

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