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Vaud

Les Vaudois aux urnes pour remplacer Jacqueline de Quattro

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Quatre candidats sont en lice pour reprendre le siège de Jacqueline de Quattro au Conseil d'Etat vaudois. (Photo: Robin Baudraz)

Les électeurs vaudois décident aujourd'hui de la succession de la conseillère d'Etat Jacqueline de Quattro, élue en octobre au Conseil national. Quatre candidats sont en lice pour cette élection complémentaire. Avec une grande favorite, la députée PLR et syndique de Payerne Christelle. Notre suivi.

Ancienne de la Constituante et présidente de parti, la députée PLR de 45 ans est pressentie depuis longtemps pour entrer au Conseil d'Etat vaudois. Aucun grand parti n'a présenté de candidature pour tenter de l'empêcher de décrocher ce poste.

Pour éviter une élection tacite, trois candidats sont sortis du bois. Tout d'abord, la Grève du climat, avec Juliette Vernier, 19 ans, choisie par tirage au sport. Cette candidature collective - qui bouscule les institutions en place - est soutenue par les Verts, la gauche radicale et une partie du PS. L'importance de son score, difficile à prédire, sera l'un des principaux enjeux du scrutin.

Le propriétaire de magasins de chaussures Guillaume Morand - dit "Toto" Morand - est en lice pour la troisième fois au Conseil d'Etat vaudois. Il se présente comme un défenseur du petit commerce, des agriculteurs, de la biodiversité et d'une croissance modérée. En 2017, il avait frôlé les 10% avec son Parti de rien.

Enfin Jean-Marc Vandel, du Parti pirate, une formation qui peine à exister sur la scène politique vaudoise, devrait terminer en queue de peloton, même si la campagne a permis à cet entrepreneur, ingénieur EPFL et professeur de tango de se profiler. Un deuxième tour est agendé le 1er mars, mais il semble peu probable.

12h15

La PLR Christelle Luisier arrive en tête dimanche lors du premier tour de l'élection complémentaire au Conseil d'Etat vaudois, après le dépouillement de 40% des bulletins de vote. Derrière elle, Juliette Vernier de la Grève du climat devance Toto Morand.

Christelle Luisier obtient 60,56% des suffrages. La candidate de la Grève du climat 18,83% et Toto Morand du Parti de rien 11,39%. Jean-Marc Vandel du Parti pirate obtient 4,57% des voix. Les résultats lausannois ne sont pas encore tombés. La participation est de 32,76%.

14h10

La PLR Christelle Luisier est toujours en tête dimanche de l'élection complémentaire au Conseil d'Etat vaudois, après le dépouillement de 90% des bulletins de vote. Juliette Vernier de la Grève du climat vient ensuite, devançant Toto Morand.

Christelle Luisier obtient 56,07% des suffrages. La candidate de la Grève du climat 22,92% et Toto Morand du Parti de rien 11,05%. Jean-Marc Vandel du Parti pirate vaudois fait 5,07% des voix. La participation est de 31,95%.

14h41

La candidate PLR et syndique de Payerne Christelle Luisier s'est déclarée "heureuse" de son résultat à l'élection complémentaire au Conseil d'Etat vaudois. Son objectif, rappelle-t-elle, était de passer au premier tour de ce scrutin. Pari réussi.

"C'est un sentiment de joie et de responsabilité" qui prédomine, a-t-elle confié à Keystone-ATS. Elle explique qu'elle ne s'était pas fixée de seuil à atteindre et se montre "reconnaissante" de ce score.

La grande favorite de cette élection souligne et salue néanmoins d'emblée le résultat "fort" du mouvement de la Grève du climat. "Pour moi, ce n'est pas une surprise, je m'y attendais". La campagne "collective et thématique" des grévistes du climat est "un gros signal pour tous les partis et les élus politiques", affirme Mme Luisier.

La question du climat et de l'écologie sera "un sujet central" de son engagement, assure-t-elle. Elle ne cache d'ailleurs pas son "intérêt" pour le Département du territoire et de l'environnement (DTE) au sein du gouvernement vaudois.

>> À lire également: Christelle Luisier élue au Conseil d’Etat vaudois
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Vaud

Appel pour un congé parental

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La Commission de jeunes du canton de Vaud lance un appel pour un congé parental inspiré des pays nordiques (image prétexte - ©KEYSTONE/APA/APA/HANS KLAUS TECHT)

La Commission de jeunes du canton de Vaud veut un congé parental. Le oui au congé paternité lors de la votation fédérale de dimanche dernier constitue une avancée pour les jeunes, mais ils ne veulent pas s’arrêter là.

La Commission a adressé une lettre à la conseillère d’Etat Cesla Amarelle pour faire valoir sa position. Pour les jeunes vaudoises et vaudois, les deux semaines acceptées dans les urnes ne permettent pas de construire des bases suffisamment solides pour permettre une réelle évolution de la vision de la famille. Carmen Conod est cheffe de projet « congé parental » au sein de la Commission:

Carmen Conod
Carmen Conod

Selon la Commission, une réponse de la part du canton serait en cours de préparation.

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Vaud

Pully suspend le paiement de la facture sociale

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L'accord trouvé sur la facture sociale entre le canton, représenté par Christelle Luisier (à gauche), et les communes, représentées par Claudine Wyssa (à droite), présidente de l'Union des communes vaudoises (UCV), ne plaît en l'occurrence pas à toutes communes. (archives - KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI))

Les tensions persistent dans le canton de Vaud au sujet de la répartition de la facture sociale. La Ville de Pully se rebelle. Elle a décidé de suspendre le paiement au canton du quatrième acompte 2020, soit un montant de près de 10 millions de francs.

Cette action "lourde de sens" a pour objectif de se faire entendre des autorités cantonales, annonce la commune de l'agglomération lausannoise dans un communiqué. Cette résolution, soutenue par la municipalité pulliérane, a été adoptée mercredi soir par le Conseil communal:

Gil Reichen
Syndic de Pully
Gil Reichen Syndic de Pully

Contactée par Keystone-ATS, la conseillère d'Etat Christelle Luisier rappelle que le paiement de la facture sociale constitue "une obligation légale" des communes et que, par conséquent, Pully ne peut pas y échapper.

La cheffe du Département des institutions et du territoire (DIT) rappelle surtout qu'une "large majorité" des communes vaudoises vient de valider une nouvelle répartition de la facture sociale. Selon cet accord, conclu entre le canton et la principale faîtière de l'Union des communes vaudoises (UCV), la part communale descendra au plus tard en 2028 à 36,7% de la facture sociale, contre environ 50% aujourd'hui.

Les autorités de Pully estiment toutefois que ce rééquilibrage est "trop tardif":

Gil Reichen
Syndic de Pully
Gil Reichen Syndic de Pully

Les autorités pulliéranes indiquent aussi que le montant annuel de 150 millions de francs que versera le canton aux communes est "insuffisant". La ville, dont les citoyens ont refusé dimanche une hausse d'impôts, se dit écrasée par la facture sociale, qui comprend notamment le revenu d'insertion, les subsides maladie, les bourses ou les aides à l'hébergement.

"Voie du dialogue"

Avant Pully, d'autres communes comme Rolle et Crans-près-Céligny avaient fait pression en 2019 sur le canton en menaçant de ne pas payer la facture sociale. Ces localités, parfois qualifiées de "riches", sont défendues par l'autre faîtière de l'Association de communes vaudoises (AdCV). Celle-ci a rejeté l'accord conclu entre le canton et l'UCV et défend l'initiative populaire "SOS Communes", qui demande que le canton reprenne à sa charge l'entier de la facture sociale.

Mme Luisier explique qu'elle va continuer de prôner "la voie du dialogue" dans ce dossier, précisant que l'accord canton - UCV doit désormais passer devant le Grand Conseil. La conseillère d'Etat rappelle aussi que cet accord est nécessaire avant d'attaquer le prochain chantier, à savoir la nouvelle péréquation intercommunale.

Avec Keystone-ATS

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Vaud

Camps scolaires annulés pour les écoliers vaudois

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La Conseillère d'Etat Cesla Amarelle s'exprimait à propos de la rentrée scolaire.
La conseillère d'Etat Cesla Amarelle supprime les camps scolaires, dont les camps de ski, pour les élèves du secondaire et post-obligatoire jusqu'à la fin du semestre en janvier 2021 (archives - KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Le canton de Vaud supprime les camps scolaires pour les élèves du secondaire et post-obligatoire jusqu'à la fin du semestre en janvier 2021. Les autres cantons romands les maintiennent sous réserve de l'évolution sanitaire ou de décisions des écoles elles-mêmes.

La décision vaudoise a été prise pour "éviter que les camps scolaires n'aboutissent à la création de nouveaux foyers épidémiques", a indiqué jeudi le Département de la formation, de la jeunesse et de la culture (DFJC). Au niveau cantonal, Vaud est le premier à prendre une décision concernant les camps organisés dans les écoles:

Cesla Amarelle
Conseillère d'Etat vaudoise
Cesla Amarelle Conseillère d'Etat vaudoise

Les services de Cesla Amarelle précisent que les élèves du primaire ne sont pas concernés par cette décision. Leurs camps auront lieu s'ils respectent les mesures sanitaires en vigueur. Une nouvelle évaluation aura lieu en décembre prochain pour la suite de l'année scolaire, selon le DFJC:

Cesla Amarelle
Conseillère d'Etat vaudoise
Cesla Amarelle Conseillère d'Etat vaudoise

Les activités de remplacement se dérouleront sur trois journées à l'école obligatoire et post-obligatoire, "afin de maintenir les objectifs pédagogiques importants de ces sorties", souligne le DFJC:

Cesla Amarelle
Conseillère d'Etat vaudoise
Cesla Amarelle Conseillère d'Etat vaudoise

Vaud fait cavalier seul

Aucune décision de la sorte n'a été prise ailleurs en Suisse romande. Dans le canton de Neuchâtel, c'est par exemple une école qui a décidé seule de supprimer les camps scolaires en raison du Covid-19, annonçaient en début de semaine la radio locale RTN et le journal Arc Info. Les autorités neuchâteloises souhaitent, quant à elles, maintenir les camps dans les écoles et oeuvrent pour un plan de protection sanitaire.

Situation similaire pour le canton du Valais qui affiche un soutien clair au maintien des camps pour ses écoliers. Interrogé par Keystone-ATS, le Département de l'économie et de la formation (DEF) précise qu'il "travaille à l'élaboration des recommandations pour les écoles" mais qu'il est "dans l'attente des plans de protection des stations de ski pour les finaliser".

Dans les autres cantons romands, la question n'est pas à l'ordre du jour. Contacté par Keystone-ATS, Pierre-Antoine Preti, responsable communication du Département de l'instruction publique (DIP) de Genève, déclare que "le canton s'en tient à la réponse officielle du site internet du DIP, sous réserve de modifications dues à la situation sanitaire". Les camps sont à priori maintenus, s'ils respectent les recommandations cantonales.

Le canton de Fribourg s'en tient aussi au document des mesures de protection dans l'enseignement obligatoire. Les camps de ski sont pour l'instant maintenus, sous réserve de l'évolution de la pandémie. Pour le Jura, le canton compte étudier la question après les vacances d'automne, indique-t-il à l'agence de presse.

Avec Keystone-ATS

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Lausanne

Litige de "la verrue de Bel-Air": le TF donne raison à Lausanne

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Une vue sur l'immeuble qui fait l'angle entre la place Bel-Air et la rue Mauborget à Lausanne, au cœur d'un litige définitivement tranché par le Tribunal fédéral. En faveur de la Municipalité de Lausanne (archives - Keystone/LAURENT GILLIERON)

La Ville de Lausanne ressort gagnante du litige de "la verrue de Bel-Air", le bâtiment inoccupé depuis une dizaine d'années en plein centre-ville. Le Tribunal fédéral (TF) a en effet donné raison à la Municipalité qui avait retiré les permis de construire s'agissant des parcelles sises à la place Bel-Air et à la rue Mauborget.

Les autorités lausannoises avaient justifié ces retraits par des manquements graves, des raisons de sécurité et des travaux dont l'exécution ne respectait pas les délais usuels. La société propriétaire (de Zoug) a fait recours au TF, après une première décision en sa défaveur par le Tribunal cantonal.

Cet ultime recours a été rejeté par arrêt du 27 août 2020, a indiqué jeudi la Municipalité dans un communiqué. La décision municipale de retirer les permis est donc définitive et ne peut plus être remise en cause, précise-t-elle.

Les griefs de la société propriétaire ont tous été écartés aux motifs qu'ils étaient infondés, selon l'arrêt du TF: établissement incomplet des faits, appréciation arbitraire des preuves, violation du principe de proportionnalité. Le TF a fait la démonstration que la société propriétaire se bornait à alléguer des faits sans jamais les démontrer, souligne le communiqué de la Ville.

"Un marqueur fort pour l'avenir"

Celle-ci parle d'une "grande satisfaction". "Les jugements rendus constituent un marqueur fort qui aura valeur d'exemple pour l'avenir", note la Direction lausannoise du Logement, de l'environnement et de l'architecture.

La Municipalité avait délivré en 2010 et 2014 des permis de construire en vue de la démolition et de la reconstruction du bâtiment, autrefois occupé par la BCV, ainsi que de la transformation partielle des bâtiments sis à la place Bel-Air 4 et à la rue Mauborget 5-7-9. A la suite de plusieurs mises en demeure infructueuses adressées à la société propriétaire, elle avait décidé le 15 août 2019 de retirer les permis de construire délivrés.

La Ville avait considéré que l'exécution des travaux n'avait pas été entreprise dans les délais usuels et que la propriétaire n'avait pas démontré sa capacité à achever les travaux dans de tels délais et dans le respect de la Loi sur l'aménagement du territoire et les constructions (LATC).

 

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Lausanne

Deux candidats Vert'libéraux pour la municipalité

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Deux candidats des Vert'libéraux souhaitent accéder à la Municipalité lausannoise (archives - KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Les Vert'libéraux lausannois ont désigné deux candidats pour les élections municipales de mars prochain. Il s'agit de Virginie Cavalli (27 ans), juriste et membre de la coordination romande du parti au niveau suisse, ainsi que de Mathias Paquier (36 ans), économiste d'entreprise et président de la section Grand Lausanne des Vert'libéraux.

Ces deux candidats se présenteront au premier tour sur une liste autonome. Pour le Conseil communal, les Vert'libéraux lausannois proposeront leur propre liste, tout en précisant qu'elle sera "ouverte à des partenaires proches, dont le PDC, ainsi qu'à des indépendants", expliquent-ils jeudi dans un communiqué.

Le parti dit vouloir "offrir enfin une alternative écologiste, durable et progressiste" aux Lausannois. Il va présenter des propositions concrètes ces prochains mois, autour notamment des thèmes de la mobilité du futur, de la renaturation en ville et de l'économie durable.

Actuellement au Conseil communal, le groupe Le Centre, Vert'libéraux - PDC comprend six élus sur 100.

 

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