Vaud
Un nouveau cas Dublin dénoncé par le « Collectif R »
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Un nouveau cas « Dublin » dénoncé par le « Collectif R ».
Il s’insurge cette fois contre la lenteur des autorités dans l’affaire d’un Erythréen arrivé en Suisse, via l’Italie, en mai 2015. Le migrant aurait à ce moment-là déposé une demande d’Asile. Mais depuis, rien n’a bougé.
Après 18 mois, le Secrétariat d’Etat aux migrations aurait pourtant dû entrer automatiquement en matière sur sa requête. Un retard reconnu par le Tribunal Administratif Fédéral (le TAF), mais sans plus.
Alors aujourd’hui, le « Collectif R » et ses soutiens dénoncent une situation qu’il juge « scandaleuse ». Interpellé, l’Etat de Vaud traînerait aussi les pieds.
Pierre Kohler, membre du Collectif :
Notez que cet Erythréen séjourne depuis plusieurs mois au refuge Mon-Gré à Lausanne. Il est actuellement expulsable de Suisse.
Lausanne
Lausanne recense et protège hirondelles, martinets et chauve-souris
La ville de Lausanne veut favoriser la présence d'hirondelles, de martinets et de chauves-souris sur son territoire, trois espèces protégées. Elle présente une nouvelle stratégie qui poursuit un triple objectif: protéger les sites de reproduction existants, renforcer les populations présentes et créer de nouveaux habitats.
En partenariat avec la Station ornithologique suisse, la ville a mené en 2025 un inventaire qui a permis d'identifier 327 bâtiments accueillant des hirondelles, des martinets ou des chauves-souris, ou simultanément plusieurs espèces. La démarche a débouché sur une cartographie de leur présence en ville, explique jeudi un communiqué.
Les enseignements tirés du recensement ont permis d'élaborer une stratégie visant à renforcer durablement la protection de ces espèces emblématiques que sont l'hirondelle de fenêtre, l'hirondelle rustique, le martinet noir, le martinet à ventre blanc et la chauve-souris. Ces espèces sont confrontées à la perte récurrente de leurs gîtes et leurs sites de nidification lors de rénovations ou de destruction de bâtiments vétustes qu'elles affectionnent.
Autorisation lors de travaux
Pour y remédier, la ville se dote d'une stratégie avec trois niveaux de mesures. Le premier consiste en la protection des sites de reproduction existants. Conformément à la législation, les travaux sur les toitures et les façades des bâtiments doivent préserver les sites de nidification et nécessitent une autorisation du canton.
Deuxième étape: le renforcement des populations dans les quartiers où les hirondelles et les martinets sont déjà présents en posant des nichoirs sur des bâtiments voisins. Pour les chauves-souris, il s'agira de diminuer la pollution lumineuse aux alentours de leurs terrains de chasse, dans les zones arborisées.
Pose de nichoirs
Troisième objectif: créer de nouveaux habitats. Pour les hirondelles et les martinets, de nouveaux nichoirs seront posés par opportunité dans des quartiers favorables où ces espèces ne sont pas encore installées. Pour les chauves-souris, il s'agira de reconnecter autant que possible des territoires de chasse par la création de nouvelles zones buissonnantes ou arborées, détaille le communiqué.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Vaud
La pauvreté est en diminution dans le canton de Vaud
La part de la population vaudoise vivant sous le seuil de pauvreté (minimum vital) a diminué entre 2012 et 2022. Elle est passée de 5% à 3,9%, selon un rapport publié jeudi. Il montre dans le même temps que les aides financières divisent ce taux de pauvreté par trois.
Ce nouveau rapport social vaudois est le troisième après ceux parus en 2017 et en 2011. Il a été présenté devant les médias à Lausanne par la conseillère d'Etat Rebecca Ruiz.
"La politique sociale du canton réduit clairement la pauvreté (...) et sécurise les parcours de vie", a-t-elle déclaré. "Les prestations sociales préviennent également la précarisation", a ajouté la cheffe du Département de la santé et de l'action sociale (DSAS).
Le seuil de pauvreté se situe entre 2000 et 2250 francs nets par mois, suivant la région du canton.
Le rapport social 2026 décrit le système de protection sociale du canton, qui se compose de prestations monétaires et non-monétaires (informations, accompagnement, coaching, etc), analyse et revisite la situation de la population vaudoise entre 2012 et 2022. Il évalue aussi les effets de la politique sociale et traite également les phénomènes de non-recours aux prestations sociales.
Niveau de vie en hausse
En analysant les types de ménage les plus courants dans la population - les personnes seules, les couples, les familles avec enfants, les femmes seules avec enfants et les seniors -, le rapport montre que le niveau de vie médian des Vaudois a progressé de 4,5% en termes réels entre 2012 et 2022.
Le niveau de vie médian des seniors s'améliore de +9%, celui des couples avec un ou deux enfants de +7,7% et celui des femmes seules avec un ou deux enfants de +4,1%. En revanche, le niveau de vie médian des personnes seules de moins de 65 ans diminue légèrement, de 1,4%.
Un socle nécessaire
Le rapport constate aussi que la part de la population vivant sous le seuil de pauvreté, soit en dessous du minimum vital, a diminué, passant de 5% à 3,9% en dix ans. Cela représente quelque 30'000 personnes.
Le document relève parallèlement qu'en 2022, le taux de pauvreté absolue serait près de trois fois plus élevé sans le versement des aides financières cantonales allouées en fonction des besoins et de la situation financière de la personne, à savoir 11,1%. Ces aides sont par exemple les PC (prestations complémentaires) Familles, les PC AVS/AI, les subsides à l'assurance-maladie, le revenu d'insertion ou encore les bourses d'études).
Avec le versement de prestations financières, le taux de pauvreté des femmes seules avec un ou deux enfants est ainsi passé de 10,3% en 2014 à 8,6% en 2022. Sans ce versement, ce taux aurait atteint 24,8% en 2014 et 25,9% en 2022. Pour les personnes de 65 ans et plus, le taux de pauvreté est passé de 2,2% en 2012 à 1,6% en 2022 avec versement de prestations financières. Sans ce versement, il se serait élevé à 11,1% en 2012 et 11,8% en 2022, note le rapport.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Une exposition anniversaire pour les 50 ans d'art brut à Lausanne
A l'occasion de ses 50 ans, la Collection de l'Art Brut propose plusieurs événements à Lausanne ces prochaines semaines. Les festivités démarrent ce week-end avec une exposition anniversaire.
Plus de 300 oeuvres variées - dessins, peintures, sculptures, broderies, écrits, assemblages - sont présentées, dont certaines pour la première fois au public. Elles proviennent toutes des collections du musée, et ont toutes été créées par des artistes suisses.
Ces oeuvres dévoilent "le noyau dur" de la collection originale, rassemblée par Jean Dubuffet dès 1945 puis cédée à la Ville de Lausanne en 1971, ainsi que les créations qui ont ensuite été acquises par le musée, explique sa directrice, Sarah Lombardi.
Les 39 artistes exposés, dont plusieurs figures de l'art brut comme Aloïse Corbaz, présentent autant "d'univers propres". Le "fil rouge suisse" de l'exposition permet toutefois de retrouver plusieurs thématiques, souvent très helvétiques entre montagnes, vaches et trains.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Vaud
Roger Nordmann: «Je souffre de voir mon canton souffrir»
Candidat socialiste à l’élection complémentaire au Conseil d’État vaudois du 8 mars face à la candidate d’Ensemble à Gauche Agathe Raboud Sidorenko et l’UDC Jean-François Thuillard, Roger Nordmann sort de sa réserve. L’ancien conseiller national tire à boulets rouges sur la dynamique actuelle du gouvernement et plaide pour une réforme en profondeur de l’efficacité administrative.
Le calme n'aura été que de courte durée. Moins d’un an après avoir quitté Berne pour prendre du recul, Roger Nordmann revient sur le devant de la scène politique vaudoise avec un constat sans appel sur la santé des institutions cantonales. «Au fond, je souffre de voir mon canton souffrir», explique-t-il pour justifier sa candidature. Entre crises institutionnelle, financière et de confiance, l’élu socialiste estime que le Conseil d’État actuel manque singulièrement de perspectives.
Sortir de la «guerre des tranchées»
Pour Roger Nordmann, le climat politique au Château cantonal s'est lourdement dégradé. Il pointe du doigt une polarisation excessive qui paralyse l’action publique. «Il faut d’abord remettre l’intérêt général au centre», martèle-t-il, précisant que gouverner le canton de Vaud ne doit pas se résumer à une «addition d'intérêts particuliers».
L’un de ses objectifs prioritaires est de mettre fin à ce qu'il qualifie d'«état d’esprit de guerre des tranchées» entre la gauche et la droite. Selon lui, la situation s'est particulièrement détériorée sous l'impulsion de l'alliance de droite actuelle (PLR, UDC et Le Centre): «En trois ans et demi, cette alliance a complètement dégradé la situation sur le plan financier, atmosphérique et institutionnel». Il craint qu'un renforcement de cette majorité ne fasse que déséquilibrer davantage un gouvernement qui doit, selon lui, se piloter depuis le centre.
Des gains d'efficacité plutôt que des coupes sombres
Face au déficit cantonal, Roger Nordmann refuse la politique des coupes budgétaires qu’il juge inefficaces et démotivantes, notamment pour la fonction publique. Il préfère parler de «gains d’efficacité» à travers une simplification administrative drastique.
Le candidat socialiste cite en exemple la lourdeur des systèmes numériques: «Il y a plusieurs systèmes d'identification numérique qui coexistent à l’État de Vaud, ça fait des frais, c'est complètement inutile». Il plaide pour une convergence vers les systèmes fédéraux pour libérer du temps de travail au profit du terrain. «Le temps passé par les gens à l’écran au lieu d’être au pied du patient, au lieu d’être dans la classe, au lieu d’être sur le terrain pour des policiers... c’est parce que souvent les systèmes informatiques sont trop lourds».
Une élection charnière le 8 mars
Ce retour anticipé en politique est motivé par l'urgence de redonner une dynamique à un canton qui possède pourtant, selon lui, des atouts exceptionnels: une économie innovante, des hautes écoles de rang mondial comme l'EPFL et une population diversifiée.
Le 8 mars, les électeurs vaudois devront décider s'ils souhaitent maintenir l'équilibre actuel ou si, comme le propose Roger Nordmann, une nouvelle voix est nécessaire au Conseil d'État pour «redresser la situation» et sortir des crises à répétition, notamment l'affaire Ditli.
Interview réalisée par Julie Marti / Adaptation web avec IA
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