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Genève

La base du PLR soutient Pierre Maudet

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Pierre Maudet reste soutenu par la base du PLR Genève. Les membres du parti réuni en assemblée générale extraordinaire mardi soir ont dit continuer à faire confiance à leur conseiller d'Etat qui a été brillamment réélu au printemps dernier, mais pour (©KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD)

Réunis mardi soir en assemblée générale extraordinaire, les membres du PLR Genève ont apporté leur soutien à leur conseiller d'Etat Pierre Maudet, pris dans la tourmente judiciaire à cause d'un voyage à Abu Dhabi effectué en 2015. Le vote a été serré.

715 personnes ont participé à la consultation. Sur ce total, 341 ont accordé leur confiance au magistrat, tandis que 312 la lui ont refusée et 56 se sont abstenues. Poursuivi pour acceptation d'un avantage, Pierre Maudet a jusqu'à présent résisté aux pressions venues de la direction de son parti le poussant à démissionner.

Le conseiller d'Etat a affirmé qu'il tiendra compte du résultat du vote des militants. Par rapport à la teneur du débat, il s'est réjoui du fait qu'il se situe sur "le terrain politique, un peu moral, mais pas judiciaire." Le président du PLR Genève Alexandre de Senarclens, de son côté, a confirmé qu'il quittera ses fonctions.

Un parti fracturé

Lors de l'assemblée générale, les membres du PLR sont apparus divisés et peu réceptifs aux arguments développés par l'autre camp. Les partisans du conseiller d'Etat ont mis en avant le rôle de locomotive du magistrat, estimant inimaginable de l'abandonner alors que la justice ne s'est pas encore prononcée.

Les personnes favorables à une démission de Pierre Maudet, de leur côté, ont insisté sur les mensonges répétés du conseiller d'Etat. "Tu as menti au Conseil d'Etat, à la commission de contrôle du Grand Conseil, à la presse et au public", a insisté le conseiller national Christian Lüscher, membre du comité directeur du PLR Genève.

Dans un premier temps, Pierre Maudet avait affirmé que son voyage aux Emirats, avec sa famille et son chef de cabinet, était de nature privée et avait été offert par un ami. Il s'est avéré par la suite, que le séjour avait un caractère officiel et que la facture avait été réglée par le Cheick Mohammed Bin Zayed Al Nahyan.

Les partisans de Pierre Maudet ont minimisé cette entorse à la vérité. L'un d'eux affirmant même que tous les conseillers d'Etat ont une fois ou l'autre menti. Des propos qui ont fait vivement réagir l'ancienne conseillère d'Etat genevoise Martine Brunschwig Graf. "Non, il n'est pas normal de mentir pour un magistrat".

Pas infaillible

Pierre Maudet a dit avoir pris la mesure du trouble qu'il a causé à son parti. "On se doit d'être exemplaire, mais ça ne signifie pas être infaillible", a-t-il toutefois glissé. Avant le vote des militants, Pierre Maudet leur a demandé si ses douze ans de travail à la Ville de Genève et au canton pouvaient être effacés d'un trait.

Collègue de Pierre Maudet au gouvernement genevois, Nathalie Fontanet a lancé un appel à l'unité du parti et au respect mutuel entre ses membres. "Il ne sert à rien de s'invectiver", a-t-elle souligné, rappelant à tous qu'ils défendaient les mêmes valeurs et appartenaient à la même famille.

Plusieurs intervenants se sont déclarés choqués par les révélations qui sont apparues dans le sillage de l'affaire du voyage à Abu Dhabi, comme l'existence d'associations secrètes de soutien à Pierre Maudet ou les "acrobaties financières" auxquelles s'est livré le magistrat pour obtenir certaines déductions fiscales.

Des intervenants ont déclaré avoir découvert une autre facette de Pierre Maudet, dont ils ignoraient l'existence. Christian Lüscher, par exemple, s'adressant à Pierre Maudet, a indiqué que cette affaire lui avait fait découvrir "une face inconnue" de la personnalité du magistrat.

KEYSTONE-ATS

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Culture

Forces motrices: entrée libre à la répétition générale de Svatbata

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Le Bâtiment des Forces motrices (BFM) accueillera le 9 mai la répétition générale de Svadbata, la nouvelle création du chorégraphe espagnol Marcos Morau. L'entrée sera libre pour le public (photo d'illustration). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Le Ballet du Grand Théâtre de Genève et le chorégraphe espagnol Marcos Morau convient le public à la répétition générale de la création mondiale "Svatbata". L'entrée sera libre et ouverte à tous le 9 mai à 13h30 au Bâtiment des Forces Motrices (BFM).

Avec "Svatbata" qui signifie mariage en bulgare, Marcos Morau poursuit sa réflexion sur les rites, déjà amorcée dans ses précédentes créations Sonoma, Hermana, Folkå et Totentanz. S'inspirant de la Bulgarie, carrefour entre Orient et Occident, le chorégraphe souhaite convoquer, à travers cette nouvelle création, l'époque lointaine où l'on partageait plus volontiers les similitudes que les différences.

Un travail qui fait écho à un présent où les individus tendent à mettre en exergue leurs identités et leurs singularités.

La première officielle est prévue le 19 mai. La répétition publique du 9 mai sera l'occasion d'entrevoir, en avant-première, la rencontre entre le langage chorégraphique singulier de Marcos Morau et les danseurs et danseuses d'exception du Ballet du Grand Théâtre de Genève.

Figure incontournable de la danse contemporaine, Marcos Morau a collaboré avec de nombreuses compagnies internationales et s'est produit dans des événements de référence tels que le Festival d'Avignon et la Biennale de Venise. Couronné du prix du Meilleur chorégraphe 2023 par le magazine Tanz, il est reconnu pour son esthétique surréaliste, mêlant images fortes, précision du mouvement et atmosphères rituelles.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Mapping Festival: créer à l'ère des systèmes automatisés

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La 22e édition du Mapping Festival aura lieu à Genève du 7 au 17 mai (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Ce qui relevait autrefois du fantasme - des machines capables de produire, générer ou créer à la place de l'humain - s'inscrit désormais dans le quotidien. La 22e édition du Mapping Festival, prévue du 7 au 17 mai à Genève, se déploiera autour de la place de la création dans cette nouvelle réalité.

Une machine ne pense pas seule: elle prolonge une intention humaine, elle calcule, elle exécute, elle transforme. Face à ces outils, une question demeure: que signifie encore percevoir, créer, imaginer? Le Mapping Festival propose d'explorer ces mutations.

La manifestation investira plusieurs lieux emblématiques: la Fonderie Kugler, le Musée d'art et d'histoire, le Jardin des Nations et Syllepse, l'Ecomusée de l'API, le Groove, Downtown Studio ou encore Base Window.

Au programme, des expositions, installations, performances immersives, projections 360°, DJ sets, live coding, workshops et rencontres professionnelles. Artistes locaux et internationaux y présenteront des projets qui interrogent les relations entre technologies, perception et création contemporaines.

Scène indienne

Parmi eux, Martin Messier, Azu Tiwaline & SMUNDLAY, Elsewhere in India, Horma & Azael Ferrer, ou encore les projets issus de l'ECAL. Leurs propositions incarnent la diversité des approches, de la performance audiovisuelle aux installations participatives, en passant par les pratiques immersives et le live coding.

Cette édition est également marquée par un partenariat avec la scène indienne, à travers un échange avec EyeMyth Festival. Ce programme d'échanges, soutenu par Pro Helvetia, favorise la circulation des artistes, des pratiques et des imaginaires entre la Suisse et l'Inde.

Depuis 2005, le Mapping Festival explore les liens entre arts numériques et technologies. Il s'attache à créer des espaces de rencontre et de partage, où les ½uvres deviennent des expériences et les publics des acteurs.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Projet d'autoroute Machilly-Thonon: les opposants se mobilisent

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Le projet de liaison autoroutière A412 doit relier Machilly à Thonon (ici sur la photo) dans le Chablais français (archives). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Opposé au projet de liaison autoroutière entre Machilly et Thonon dans le Chablais français, le collectif StopA412 a organisé samedi une mobilisation transfrontalière. Les manifestants ont fustigé "un ouvrage anachronique" qui "menace 180 hectares de terres naturelles et agricoles".

Partis de Genève et des environs, des cortèges de vélos et de tracteurs ont convergé vers Brecorens en passant par Machilly et Bons-en-Chablais. Cette mobilisation intervient alors que l'enquête publique sur le projet autoroutier s'est ouverte en France le 20 avril. Cette procédure se termine le 3 juin.

Ce projet d'infrastructure a récemment fait l'objet d'observations très critiques de la part du Conseil national de la protection de la nature (CNPN). Cet organisme a relevé des atteintes majeures à la biodiversité et des mesures insuffisantes pour compenser les impacts écologiques.

Genève aussi opposée

Pour le collectif, cet ouvrage est "loin des promesses de décongestion avancées par le concessionnaire". La création de cette autoroute engendrerait un trafic et une urbanisation accrus. Il insiste sur les alternatives existantes pour se déplacer, dont le Léman Express.

Opposée depuis le début à ce tronçon d'autoroute, la Ville de Genève a annoncé avoir "renforcé et élargi son action contre ce projet". Elle participera à la procédure de consultation ouverte par le Canton dans le cadre de la Convention d'Espoo qui impose à la France de consulter la Suisse quand des projets sont susceptibles d'avoir des effets environnements transfrontaliers.

Le Conseil administratif veut aussi déposer une nouvelle demande d'abrogation de la déclaration d'utilité publique auprès du Premier ministre français. En cas d'échec, un recours sera formé devant le Conseil d'Etat français. La Ville de Genève va aussi se lancer dans une action indemnitaire contre l'Etat français. Un premier recours de la Ville avait été rejeté.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Existences queers: une campagne pour dire non aux postures réacs

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Dans sa campagne 2026, la Ville de Genève invite la population à se mobiliser contre la recrudescence des discours de haine contre les personnes LGBTIQ+ (photo d'illustration). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Sous le slogan "Exister/résister", la Ville de Genève va lancer sa campagne 2026 de lutte contre les discriminations LGBTIQ+. Prévue du 7 au 17 mai, cette édition invite la population à se mobiliser contre la recrudescence des discours de haine et la normalisation des postures réactionnaires.

Le dispositif, présenté par le maire chargé de l'égalité et de la diversité, Alfonso Gomez, s'articule autour d'une campagne d'affichage public reprenant des slogans historiques des cinq dernières décennies. Aujourd'hui encore, les réalités qu'ils dénoncent persistent, écrit la Ville de Genève dans un communiqué.

En réactivant ces messages de lutte, la Ville entend rappeler que les violences et l'invisibilisation des personnes queers demeurent une réalité contemporaine, que ce soit dans l'espace public, au travail ou sur internet.

Au-delà de l'affichage, un programme riche en ateliers, expositions et rencontres publiques a été élaboré en collaboration avec le tissu associatif local. Ces événements visent à mettre en lumière les stratégies de survie, d'entraide et d'épanouissement développées par les communautés LGBTIQ+.

Le point d'orgue de cette mobilisation sera la commémoration officielle du 17 mai, journée internationale de lutte contre l'homophobie, la biphobie et la transphobie, en hommage aux victimes de ces discriminations. La Ville et le canton honoreront notamment la mémoire de Bartholomé Tecia, collégien de 15 ans exécuté le 10 juin 1566, il y a 460 ans, à Genève pour "crime de sodomie".

www.17mai-geneve.ch

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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