Rejoignez-nous

Vaud

Le chantier de l'école inclusive vaudoise

Publié

,

le

Améliorer l’égalité des chances au sein de l’école. C’est le principal chantier du Département vaudois en charge de la formation. L’objectif est ambitieux : permettre à l’ensemble des jeunes de développer tout leur potentiel.

Le Canton s’appuie sur le rapport du Conseil suisse de la science. En septembre 2018 il a dénoncé la sélectivité sociale du système de formation du pays, vaudois par exemple. Les élèves issus de milieux modestes sont sous-représentés dans les études menant à la maturité. Ils côtoient des enfants qui ont de la facilité, d’autres qui rencontrent des difficultés d'apprentissage ou des lacunes linguistiques. Près d’un élève vaudois sur cinq a des besoins particuliers. Cesla Amarelle, ministre en charge de la formation et de la jeunesse :

Cesla AmarelleDFJC

La LPS, la loi sur Loi sur la pédagogie spécialisée, est entrée en vigueur le 1er août dernier. Le « Concept 360° » est conçu lui comme une boite à outils, listant les différentes prestations que peuvent mettre en place les écoles pour soutenir les élèves : enseignant spécialisé en classe, prise en charge logopédique, cours intensifs de français, entre autres. L’objectif est que l’aide soit plus rapidement accordée une fois qu’un besoin est identifié. Plus besoin de passer par l’Etat, chaque établissement scolaire dispose désormais d’une enveloppe dont le montant dépend du nombre d’élèves et des facteurs socio-économiques.

Samuel Rohrbach est le président du Syndicat des enseignants romands. Il critique le manque de transparence concernant les moyens supplémentaires qui seront alloués :

Samuel RohrbachSER

Gregroy Durand est le président de la Société pédagogique vaudoise. Il salue les objectifs, tout en attendant les résultats :

Gregory DurandSPV

Plus besoin de passer par l’Etat, chaque établissement scolaire dispose désormais d’une enveloppe et l’accès aux ressources est facilité pour les enseignants. Cesla Amarelle, ministre en charge de la formation et de la jeunesse :

Cesla AmarelleDFJC

En plus de l’enveloppe pour les besoins en pédagogie spécialisée, il y aura à l’avenir des possibilités de recourir à des prestations socio-éducatives, au cas par cas. Dès la rentrée 2020, des travailleurs sociaux en milieu scolaire pourront intervenir dans les écoles, pour améliorer notamment le vivre-ensemble de l’ensemble des élèves :

Cesla AmarelleDFJC

Malgré les efforts mis en place pour une école « à visée inclusive », il ne sera pas possible d’intégrer tous les élèves au sein d’une classe d’établissement scolaire. C’est l’avis de Gregory Durand, président de la Société pédagogique vaudoise :

Gregory DurandSPV

C’est donc à l’interne, en équipe, que les enseignants et la direction devront déterminer les ressources qui doivent être attribuées. Les établissements scolaires démarrent un travail de trois ans pour identifier au mieux les besoins de tous leurs élèves et organiser leurs modalités d’intervention. 700 assistants à l’intégration sont par ailleurs déjà sous contrat ou en cours de formation continue.

Continuer la lecture
Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vaud

Pierre-Alain Perren sera le directeur général de movodis

Publié

le

Les compagnies Travys (ici sur la photo), MBC et LEB unissent leurs forces au sein d’une holding (archives). (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le conseil d'administration de movodis SA à Yverdon (VD) a nommé Pierre-Alain Perren au poste de directeur général de la nouvelle holding qui réunira les trois compagnies régionales du LEB (Lausanne-Echallens-Bercher), du MBC (Morges-Bière-Cossonay) et de Travys (Vallée de Joux-Yverdon-Ste-Croix). Il prendra ses fonctions le 1er janvier 2027.

Pierre-Alain Perren, âgé de 50 ans, est le directeur général actuel des MBC depuis 2022. De formation universitaire, complétée par des formations continues en direction d'entreprise, il a construit sa carrière professionnelle notamment aux CFF et à Car Postal, indique mardi un communiqué du conseil d'administration de movodis SA.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Vaud

Patrick Simonin, le touche-à-tout du Nord vaudois monte au perchoir

Publié

le

Patrick Simonin a été brillamment élu mardi à la présidence du Grand Conseil vaudois. (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Le Grand Conseil vaudois a un nouveau président en la personne de Patrick Simonin, élu mardi par ses collègues députés pour l'année 2026-2027. Le PLR de Rances, qui succède au socialiste Stéphane Montangero, est un homme aux multiples casquettes qui s'implique beaucoup pour sa région du Nord vaudois. Présentation du nouveau premier citoyen du canton.

SON ELECTION: Patrick Simonin a été brillamment élu mardi après-midi en récolant 123 voix sur 136 bulletins valables, signant le meilleur score de la législature pour une élection à la présidence. Sa première vice-présidente sera la popiste Céline Misiego. Dans son discours d'intronisation, il a notamment demandé à ses collègues de mettre "le Pays de Vaud au coeur de nos travaux", de faire en sorte que "les étiquettes partisanes" n'altèrent pas "le vivre ensemble, l'écoute et le dialogue".

SON ANNEE PRESIDENTIELLE: "C'est une fonction importante et prestigieuse qui demande un gros investissement. Mais j'ai pu me préparer en amont: je me sens prêt et je me réjouis d'assumer cette tâche", affirme Patrick Simonin, interrogé par Keystone-ATS. Il rappelle qu'il est membre du Bureau du Grand Conseil depuis le début de la législature, "ce qui m'a permis de côtoyer les quatre précédentes présidences au plus près".

LES DOSSIERS IMPORTANTS A VENIR: L'élu PLR relève que sa présidence sera marquée, dès la rentrée, par un débat important sur le Dossier patient informatisé (DPI), un investissement à plus de 200 millions de francs pour le canton, et dont l'attribution du mandat au groupe américain Epic a suscité des critiques. Parmi les autres "gros dossiers" à venir, il cite la vaste révision de la loi sur le Grand Conseil, la suite du traitement du PAC Lavaux ou encore le traditionnel marathon budgétaire de décembre. Face à une assemblée où les tensions sont fréquentes, il espère parvenir à "créer une atmosphère" qui permette la bonne tenue des débats.

SES THEMES PHARES: Député depuis 2017, Patrick Simonin s'est régulièrement mis en évidence avec des sujets sur les transports publics. Mardi dernier encore, il a fait passer un postulat sur la situation dans le Jura-Nord vaudois, pour lequel il est parvenu à mobiliser l'ensemble de la députation du district. Il en avait fait de même, par le passé, pour demander des moyens pour revaloriser la Villa romaine d'Orbe. Parmi ses autres thèmes de prédilection, il dit "toujours garder un oeil" sur les thématiques en lien avec le monde associatif.

SON PARCOURS POLITIQUE: Patrick Simonin siège au Conseil général de Rances depuis plusieurs années, avec notamment dix ans de présidence. Il a toutefois été "sans étiquette partisane" jusqu'en 2015, note-t-il. Elu en 2017 au Grand Conseil, puis réélu en 2022 avec le meilleur score de l'arrondissement du Jura-Nord vaudois, il indique s'être annoncé auprès de sa section locale du PLR pour les élections cantonales de février prochain. Et pourquoi pas aussi pour les fédérales d'octobre 2027: "pour reprendre un terme que j'affectionne en politique, je suis à disposition de mon parti", répond-il.

SON PARCOURS PROFESSIONNEL: "Je n'ai jamais eu de plan de carrière. Mais j'ai eu la chance de faire plusieurs rencontres qui, au fil des années, m'ont amené à m'impliquer dans de nombreux domaines", raconte-t-il. Sur le plan professionnel, il a commencé par un apprentissage à la Poste Suisse, où il est resté 20 ans en exerçant "six métiers différents". Il a ensuite travaillé pour l'entreprise de construction Laurent Membrez SA, puis pour la Fédération vaudoise des entrepreneurs. Depuis deux ans, il est responsable commercial au sein du groupe énergétique VOé à Orbe, plus précisément dans le secteur du partage de l'énergie solaire.

SES AUTRES ENGAGEMENTS: Patrick Simonin est actif sur plusieurs fronts. Il est membre de nombreux comités ou conseils de fondation, par exemple pour Vaud Oenotourisme, Pro Urba (mise en valeur du patrimoine d'Orbe) ou pour le site de Romainmôtier. Il est également, parmi ses multiples mandats, président de Vaud Associations, la faîtière du milieu associatif cantonal. Figure du FC Rances, il oeuvre aussi dans le monde du sport, en tant par exemple que co-propriétaire d'un magasin de sport à Chavornay, ou encore récemment dans l'organisation de l'étape du Tour de Romandie à Orbe. Parmi ses mandats passés, on notera qu'il a été durant cinq ans président de la Fédération Vaudoise des Jeunesses Campagnardes.

SA VIE PRIVEE. Le quinquagénaire - il aura 57 ans ce jeudi - a grandi à Yverdon avant d’emménager à Rances, son village d'origine, au début des années 1990. "Je suis un citadin qui s'épanouit à la campagne", reconnaît-il. Pour ses loisirs, il essaie "plus que jamais" de passer du temps en famille, lui qui est père de deux enfants de 14 et 12 ans. Pour cet été, il prévoit notamment de faire “un peu de montagne" et de profiter des manifestations de la région, citant par exemple l'Abbaye des Laboureurs de Rances début août. Il sera lui-même à l'honneur de sa commune le 1er septembre, pour la traditionnelle réception du nouveau président du Grand Conseil.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Vaud

Six députés démissionnent du Parlement vaudois

Publié

le

Plusieurs députés vaudois ont siégé mardi pour la dernière fois au sein du Parlement cantonal (archives). (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Six députés ont fait leurs adieux mardi au Grand Conseil vaudois avec une démission au 30 juin. Comme attendu, le socialiste Julien Eggenberger, élu à la Municipalité de Lausanne, quitte le Parlement cantonal, tandis que Guy Gaudard (PLR) et Hadrien Buclin (Ensemble à gauche) souhaitent, eux aussi, se concentrer sur leur engagement dans la capitale vaudoise au sein du Conseil communal.

Nouvelle municipale à Renens, la PLR Elodie Golaz Grilli préfère également quitter le Grand Conseil pour s'atteler à ses nouvelles tâches communales. Vincent Bonvin, élu écologiste de la Tour-de-Peilz, a aussi démissionné pour se consacrer pleinement à son nouveau poste de directeur de l'Etablissement secondaire de Pully. La sixième et dernière démission est celle de l'élu d'Ecublens Jean-Louis Radice du groupe vert'libéral.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Vaud

Les comptes 2025 ont été acceptés non sans inquiétudes

Publié

le

Les comptes de l'Etat de Vaud ont à nouveau fait parler d'eux mardi au Grand Conseil (archives). (© Keystone/CYRIL ZINGARO)

Le Grand Conseil vaudois a approuvé mardi les comptes 2025 du canton, lesquels affichent un déficit de 156 millions de francs, non sans inquiétudes. De son côté, le Conseil d'Etat reporte au printemps prochain la présentation de son plan de retour à l'équilibre.

Le vote, purement symbolique, a abouti sur 74 acceptations, contre 23 refus et 38 abstentions. La droite, hormis deux ou trois abstentions, a approuvé ces comptes, tandis que les élus de gauche se sont majoritairement abstenus ou les ont refusés, notamment la gauche radicale (EP).

Les comptes vaudois ont été dévoilés en avril dernier. Le déficit est moins pire qu'en 2024 (-369 millions) et que ce qui avait été budgétisé (-575 millions). Surtout, il respecte le cadre légal dit du "petit équilibre" - soit la couverture des charges par les recettes avant amortissement -, et évite de prendre, comme l'an dernier, des mesures urgentes d'économies.

Mais dans l'ensemble, les députés se sont gardés de tout optimisme. Ils ont été plusieurs à relever que ce résultat aurait été beaucoup plus lourd sans des éléments exceptionnels comme le versement de trois tranches de la Banque nationale suisse (BNS) pour 180 millions de francs, au lieu d'une seule attendue, ou encore les importantes mesures d'assainissement prises par le Conseil d'Etat.

"Du chasselas frais à l'eau tiède"

Si l'inquiétude est partagée, les divergences demeurent nettes entre la droite et la gauche sur les causes et les remèdes à adopter. A droite, on critique la progression des charges, plus rapides que les revenus. Plusieurs élus ont pointé du doigt les fortes dépenses dans les domaines de l'asile, et notamment par rapport à l'Ukraine, dans la santé, le social ou encore la mobilité.

C'est l'UDC qui s'est une nouvelle fois montrée la plus virulente. "On est passé du chasselas frais à l'eau tiède", a illustré Cédric Weissert pour résumer la dégringolade des finances vaudoises. D'autres de ses collègues ont répété le credo du parti: "Le Canton de Vaud à un problème de maîtrise des charges". L'ensemble de la droite appelle à des réformes structurelles, tout en saluant les investissements prévus.

A gauche, le discours est tout autre. Elle a critiqué "l'empilement des baisses fiscales" et donc "l'érosion progressive des recettes fiscales", selon plusieurs députés PS, Vert-e-s et EP. Certains n'ont pas manqué, non plus, de fustiger les mesures d'assainissement prises dans l'urgence, regrettant un manque de vision et de stratégie politique à long terme de la part du gouvernement.

Pour le Vert'libéral Jerome De Benedictis, il est temps d'agir et d'arrêter d'attendre. "On demande de la vitesse pour des réformes structurelles et on nous répond par de l'attente, de la temporisation et des promesses".

Cap de 2030 maintenu

La présidente du Conseil d'Etat Christelle Luisier a désapprouvé cette grille de lecture. "Nous allons tenir notre trajectoire présentée l'automne dernier et faire un travail de fond sur trois axes parallèles: la contention de la croissance des charges, l'efficience de l'administration cantonale et des réformes structurelles", a-t-elle défendu devant le plénum.

"Le Conseil d'Etat a engagé ces travaux en lien avec son Plan de retour à l'équilibre financier d'ici 2030, qui reste notre cible" a assuré Mme Luisier. Mais en raison de l'incertitude liée à la votation du 27 septembre sur l'initiative dite des 12%, qui pourrait avoir un impact majeur sur les finances cantonales, le gouvernement se voit contraint de repousser au printemps prochain la présentation des orientations stratégiques, a-t-elle expliqué.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Derniers titres

Les 2 derniers titres

Votre Horoscope

Balance

Vos supérieurs se montrent plus exigeants que d'habitude. Utilisez votre sens de la nuance pour désamorcer les attentes irréalistes.

Les Sujets à la Une