Rejoignez-nous

Vaud

Bébé secoué à mort: 6 ans de prison pour le père

Publié

,

le

(KEYSTONE/Laurent Gillieron)
La Cour criminelle de Lausanne a reconnu jeudi la culpabilité d'un père pour la mort de son fils de 11 mois, décédé du syndrome du bébé secoué. Elle lui a infligé une peine de prison de six ans ferme, tout en acquittant la mère.

Malgré les dénégations du père, "il n'y a pas de place pour le plus petit doute" sur sa responsabilité, a affirmé le président du tribunal Pierre Bruttin. Les expertises médicales sont formelles: le nourrisson a succombé en raison de la brutalité de son père, un après-midi de janvier 2017, alors que la mère était absente.

Le président a eu des mots durs à l'encontre de ce ressortissant congolais de 35 ans, également accusé d'avoir maltraité son fils à d'autres reprises, mais aussi d'avoir ébouillanté une nonagénaire dans l'EMS dans lequel il travaillait comme aide-soignant. Son comportement a été qualifié d'"odieux". Quant à ses explications, avancées pour se dédouaner, elles ont été jugées "indignes" et "vaseuses."

Le président a aussi souligné que le prévenu n'avait pas exprimé le moindre regret, ni semblé prendre conscience de la gravité de ses actes. Il a été "cynique" et a montré "la bêtise la plus crasse" en s'en prenant à des personnes "totalement vulnérables", a déclaré Pierre Bruttin.

Expulsion de Suisse

La Cour a été toutefois moins sévère que le procureur, qui réclamait 12 ans de prison ferme pour meurtre. Les juges ont en effet tenu compte d'une certaine diminution de responsabilité en raison de troubles psychiques, dus à un "passé traumatique" lorsqu'il vivait au Congo où il a notamment été torturé.

A la place du meurtre, la Cour a retenu l'homicide par négligence, en plus des lésions corporelles graves et des lésions corporelles simples qualifiées.

Le Congolais a déjà purgé une partie de sa peine, sachant qu'il a passé un peu plus de deux ans en détention provisoire. En sortant de prison, il sera expulsé du territoire suisse pour quinze ans. La Cour n'est pas entrée en matière concernant l'internement, demandé par le procureur.

Mère acquittée

A l'inverse, la mère a été presque totalement disculpée, notamment des accusations d'homicide par négligence et lésions corporelles graves. Le procureur, qui avait requis six ans de prison ferme, avait en effet estimé qu'elle était "co-auteure" des violences subies par le bébé et qu'elle avait "toléré" ce mode de vie.

Pour les juges en revanche, la mère ne pouvait pas "imaginer une scène d'une telle horreur" l'après-midi fatal où elle a laissé son fils seul avec le père. Même si la Cour n'a pas pu déterminer avec exactitude qui avait maltraité le bébé durant les semaines précédentes, elle a estimé que ces actes étaient "sans doute" du fait du père.

Concernant la mère, le tribunal n'a retenu que la violation par négligence du devoir d'assistance envers son fils. Il a toutefois renoncé à lui infliger une peine, au vu du drame qu'elle a vécu avec la mort de son enfant.

Egalement jugée pour avoir transféré des vidéos montrant des actes sexuels et de maltraitance sur des enfants, la femme a été condamnée à 15 jours-amende avec sursis.

Apprenant qu'elle était libérée des charges les plus lourdes, la mère s'est écroulée en larmes sur le sol dans la salle d'audience, avant d'être enlacée par ses proches venus la soutenir. "Le soulagement est énorme", a relevé son avocat Charles Munoz, soulignant "la grande sévérité" dont a fait preuve le Ministère public à l'égard de sa cliente.

Continuer la lecture
Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Lausanne

La PLR Regula Zellweger quitte sa fonction de députée

Publié

le

Regula Zellweger a aussi été un temps vice-présidente du PLR Vaud (archives). (© Keystone/CYRIL ZINGARO)

La députée PLR Regula Zellweger a annoncé mardi au Grand Conseil vaudois qu'elle quittait ses fonctions de parlementaire à la fin du moi d'avril. Elle a expliqué qu'elle voulait donner la priorité à sa fonction de syndique de Givrins, sur la Côte, ainsi qu'à ses activités professionnelles et privées.

Mme Zellweger est entrée en 2022 au Grand Conseil à la suite des élections cantonales, a rappelé son président actuel Stéphane Montangero, lisant sa lettre de démission. Cette experte en sécurité aérienne a notamment été membre de la Commission thématique des systèmes d'information et de celle des affaires extérieures. Elle s'est aussi particulièrement engagée pour l'accueil de jour et la formation professionnelle.

La députée sera remplacée par un autre élu PLR, toujours du district de Nyon, Stéphane Jayet. Le syndic de Tartegnin prêtera serment devant le plénum la semaine prochaine, selon les services du Parlement.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Économie

Inauguration du siège rénové de la Vaudoise Assurances

Publié

le

La Vaudoise Assurances a inauguré mardi "Le Cèdre", son siège rénové à Lausanne. (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

La Vaudoise Assurances a inauguré mardi la version rénovée de son siège à Lausanne, le Cèdre. Les travaux, démarrés en 2024 et qui ont coûté 28 millions de francs, ont permis de mettre au goût du jour ce bâtiment emblématique, construit en 1956 par l'architecte Jean Tschumi et classé d'intérêt national.

Le Cèdre, dont les dernières rénovations dataient des années 1990, "ne répondait plus aux exigences contemporaines d'un siège administratif, tant sur le plan des aménagements intérieurs que des installations techniques et du confort thermique", explique la Vaudoise Assurances, qui emploie environ 500 personnes sur le site.

Une intervention "en profondeur" a été nécessaire avec un double objectif: "préserver et valoriser le patrimoine architectural du Cèdre tout en l'adaptant aux usages actuels et aux nouveaux modes de travail."

Le projet de rénovation a été conçu par le bureau lausannois Itten+Brechbühl SA (IB), vainqueur du concours d'architecture en 2020. Parmi les principales nouveautés, les murs intérieurs côté sud ont été supprimés ou remplacés par des parois vitrées dans la majorité des étages, "afin de renforcer la transparence, la lumière naturelle et les vues sur le paysage."

Un travail particulier a aussi été mené sur les couleurs et le mobilier. Certains meubles ont ainsi été reproduits "au plus près" des originaux imaginés par Jean Tschumi, "tout en étant adaptés aux normes contemporaines de confort et de durabilité." Ces rééditions font d'ailleurs l'objet actuellement d'une exposition dédiée au mudac.

Au final, cette rénovation permet de rester "fidèle à la vision de Jean Tschumi", affirme la Vaudoise. Et de relever que le bâtiment rénové "incarne une relation vivante entre patrimoine, architecture, art et usages contemporains."

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Vaud

Une résolution demande à Valérie Dittli de démissionner

Publié

le

La conseillère d'Etat vaudoise Valerie Dittli est priée par une majorité de parlementaires vaudois de quitter ses fonctions (archives). (© Keystone/CYRIL ZINGARO)

Le Grand Conseil vaudois a voté mardi une résolution demandant formellement à la conseillère d'Etat Valérie Dittli de démissionner. Même si le texte est symbolique, il veut être "un message fort" pour que la ministre centriste prenne cette décision par elle-même.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Lausanne

L'étude d'une liaison piétonne Flon-gare passe la rampe

Publié

le

La liaison piétonne entre la gare et le Flon se veut complémentaire au m2 et entend offrir une alternative notamment aux heures de pointe (archives). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Les députés du Grand Conseil vaudois ont accepté mardi un crédit d'études de 2,3 millions de francs portant sur une liaison piétonne entre le Flon et la gare de Lausanne. Il s'agit du quatrième volet financier d'un paquet de 809 millions demandé par le Conseil d'Etat et la Municipalité de Lausanne, et destiné principalement aux métros lausannois.

Les trois premiers volets, consacrés notamment à la modernisation du m2 et à la planification du m3, étaient passés à l'unanimité une semaine plus tôt malgré un montant total de 807,4 millions de francs. Ce dernier volet, - pourtant près de 350 fois moins onéreux - avait divisé le plénum.

"C'est le syndrome du parking à vélos: on est d'accord pour une salle de gym à 8 millions mais on rechigne à financer un abri pour les cycles à 30'000 francs", a caricaturé le Vert'libéral David Vogel. "Certes, la somme ressemble à une goutte d'eau par rapport aux autres montants, mais c'est une goutte d'eau qui suscite des réflexions", a rétorqué le libéral-radical Philippe Miauton.

S'inspirer des Suisses alémaniques

La gauche a fait valoir qu'une telle liaison souterraine constituerait un complément au m2, à même d'absorber une partie des voyageurs sur ce tronçon surchargé et d'offrir une alternative en cas de panne. Elle a également souligné que le tunnel servirait les objectifs de la mobilité douce en incitant à la marche plutôt qu'au transport motorisé.

Plusieurs voix ont invité à faire preuve d'anticipation, notamment dans l'optique d'une possible gare souterraine à Lausanne, à l'instar de celle de Zurich. "Pré-financer une telle étude nous donne aussi plus de chances d'obtenir des crédits fédéraux par la suite, et ça les Suisses alémaniques l'ont bien compris", a également pointé le socialiste Alexandre Rydlo.

D'autres priorités

Les voix contraires, venues de la droite, ont en revanche qualifié le projet de "superflu" ou "pas urgent". Plusieurs députés PLR ont aussi estimé prioritaire d'étudier un prolongement du m2 ou du m3, et fait valoir que c'était à la Ville de Lausanne ou au Projet d'agglomération Lausanne-Morges (PALM) de financer les études.

La gauche a martelé que la liaison ne profiterait pas qu'aux Lausannois, mais bien à tout le canton, notamment aux pendulaires. Elle a également insisté que l'objet soumis au vote ne portait que sur une étude et pas sur la réalisation de la liaison.

"Vieux serpent de mer"

La conseillère d'Etat en charge du dossier, la socialiste Nuria Gorrite a pour sa part qualifié le projet de "vieux serpent de mer", tant pour le Parlement lausannois que vaudois. Elle a rappelé aux députés qu'ils avaient accepté la motion de la Vert'libérale Graziella Schaller proposant d'étudier la faisabilité du projet.

"Ces études nous permettront d'obtenir des réponses pertinentes, notamment s'il est pertinent de réaliser une telle liaison. Ensuite on regardera la question du financement", a insisté la ministre.

La commission recommandait d'accepter le crédit d'études par onze voix pour, aucune contre et quatre abstentions. En vote final, les députés ont suivi cet avis, acceptant l'objet par 81 oui, 53 non et six abstentions.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Derniers titres

Les 2 derniers titres

Votre Horoscope

Cancer

Votre intuition se double d'un bon sens pratique, vous permettant de naviguer dans le quotidien avec une assurance tout-à-fait tranquille.

Les Sujets à la Une