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Suisse

Le National s'engage en faveur du climat

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Le Conseil national a entamé mardi son débat marathon sur la loi sur le CO2. (Image d'archive - ©KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA VALLE)
La Suisse peut concrétiser ses engagements contre le réchauffement climatique. Par 140 voix contre 51, le Conseil national est entrée en matière mardi sur la révision totale de la loi sur le CO2 qui pose les jalons de la politique helvétique en matière de climat.

Malgré l'urgence climatique, le projet a mis du temps à revenir sur la table du Parlement. Le National l'avait coulé en décembre 2018, à la faveur d'une alliance inattendue de la gauche et de l'UDC, la première trouvant que le projet n'avait plus de substance, la seconde qu'il allait trop loin.

Le Conseil des Etats l'avait retoquée ensuite pour permettre à la Suisse de concrétiser les engagements de l'Accord de Paris. Le National aurait dû se remettre à l'ouvrage ce printemps, mais la crise sanitaire l'en a empêché.

La version élaborée par les sénateurs est dans les grandes lignes soutenues par tous les partis à l'exception de l'UDC qui a combattu l'entrée en matière. Et l'ombre du coronavirus a plané sur le débat.

Trop de taxes

Ce projet est une alignée de taxes qui vont trop loin, particulièrement en ces temps économiquement difficiles, a estimé Pierre-André Page (UDC/FR). Mises bout à bout, elles représentent une charge supplémentaire d'environ 1500 francs par année par ménage, a-t-il calculé.

Cette loi crée une société à deux vitesses. Elle ponctionne les habitants des campagnes pour améliorer la vie des gens des villes. Il faut miser sur la responsabilité individuelle. Ces contraintes sont néfastes tant pour les citoyens que pour les entreprises, qui font déjà des efforts personnels en faveur du climat. L'UDC a averti qu'elle lancera un référendum si la loi est adoptée.

"Le coronavirus menace nos parents", a répondu Bastien Girod (Verts/ZH). Grâce à la science, des mesures ont été prises pour les protéger. Il faut désormais réagir en matière de climat et s'engager en faveur de nos enfants en se basant là aussi sur les recommandations des scientifiques.

Il n'y a pas d'autre choix que d'arrêter le réchauffement climatique, a relevé Beat Jans (PS/BS). Cette loi, même si elle est insuffisante, montre la voie. Et la Suisse a tout à y gagner: elle a les moyens financiers, la technologie et le savoir-faire pour devenir neutre sur le plan climatique.

Compromis

C'est le meilleur compromis possible et socialement acceptable, a relevé Christine Bulliard-Marbach (PDC/FR). Aller plus loin serait souhaitable, mais il ne faut pas sous-estimer le risque d'un échec devant la population. "Ce projet sera accepté", a renchéri François Pointet (PVL/VD). Il va dans la bonne direction et permet à l'économie et à la société de travailler main dans la main.

Le PLR, qui a entamé un virage dans sa politique environnementale après avoir sondé sa base, s'est dit prêt à apporter sa pierre à l’édifice. Il faut mettre en avant la responsabilité individuelle et des taxes d’incitation efficaces dont le produit sera rétrocédé aux entreprises et aux citoyens.

Mitraillée de questions par les opposants à son projet, UDC surtout ainsi que quelques PLR et PDC, la ministre de l'environnement Simonetta Sommaruga a défendu l'entrée en matière. Il faut prendre des mesures, a-t-elle martelé. "Ne rien faire n'est pas une option et coûtera plus cher que la loi".

La situation deviendra de plus en plus difficile tant pour la population que pour l'économie. Cette loi est une chance pour l'économie et pour positionner la Suisse comme un pays innovateur. Il ne faut pas rater cette chance.

Plusieurs taxes

La loi sur le CO2 doit permettre à la Suisse de réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 50% d’ici à 2030. Elle prévoit une taxe de 30 à 120 francs sur les billets d'avion. Elle propose aussi de renchérir le prix de l'essence et du diesel par un prélèvement compensatoire de 10 à 12 centimes et un relèvement de la taxe sur les combustibles. S'y ajoute la réduction des valeurs d'émission de CO2 pour les bâtiments.

Le projet contient des normes plus sévères pour les valeurs limites d’émissions de CO2 des véhicules neufs importés. Il intègre aussi la création du fonds pour le climat, nourri par les différentes taxes. La loi devrait aussi obliger la FINMA et la Banque nationale suisse à mesurer périodiquement les risques financiers résultant du changement climatique.

Le débat se poursuit.

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Suisse

Le pétrole s'envole de plus de 7%, attisé par Donald Trump

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Après avoir reculé depuis le début de la semaine dans la perspective d'une accalmie, passant même sous le seuil des 100 dollars le baril, le Brent de la mer du Nord, pour son contrat de livraison en juin, décollait vers 12h40 de 7,31%, à 108,57 dollars (archives). (© KEYSTONE/AP)

Les cours du pétrole rebondissaient de plus belle jeudi, les deux références du marché prenant plus de 7%. Un discours plus offensif que prévu de la part de Donald Trump a douché les espoirs d'un apaisement rapide de la guerre qu'il mène contre l'Iran.

Après avoir reculé depuis le début de la semaine dans la perspective d'une accalmie, passant même sous le seuil des 100 dollars le baril, le Brent de la mer du Nord, pour son contrat de livraison en juin, décollait vers 12h40 de 7,31%, à 108,57 dollars. Son équivalent américain de quelque 159 litres de West Texas Intermediate, pour livraison en mai, prenait lui 7,94% à 108,05 dollars.

Dans un très attendu discours à la nation, le président américain a promis de frapper "extrêmement durement" l'Iran pendant encore deux à trois semaines, menaçant notamment ses infrastructures énergétiques, bien qu'il se soit aussi dit "proche de remplir" les objectifs stratégiques américains. "Cette communication a été perçue comme un facteur d'incertitude supplémentaire, avec une remontée brutale des prix du pétrole", a constaté John Plassard.

Selon le responsable de la stratégie d'investissement de la banque Cité Gestion, "les investisseurs ont (...) intégré le risque d'un conflit plus long que prévu, malgré le discours officiel de fin imminente. Cela renforce l'idée que le scénario central reste celui d'un choc d'offre énergétique persistant, avec des implications directes sur l'inflation mondiale".

D'autant plus que "le discours du président américain Donald Trump n'a pas apporté d'information nouvelle sur le conflit en Iran ou un éventuel retrait des Etats-Unis de l'Otan", a ajouté l'économiste d'Unicredit, Andreas Rees, joint par l'AFP. "Résultat, les marchés ont réagi négativement".

"La réaffirmation par le président que les pays dépendants du détroit d'Ormuz doivent agir pour garantir sa réouverture a soutenu la hausse de la prime de risque du Brent", "laissant présager de nouvelles opérations militaires dans les prochains jours", rapporte aussi Claudio Galimberti, analyste de Rystad Energy, basé au Texas.

Car en attendant, "le détroit d'Ormuz est toujours de facto fermé", ce qui "réduit l'offre de pétrole sur le marché", constate Ryan Sweet, d'Oxford Economics. "La libération des réserves stratégiques et la réduction des stocks seront d'autant moins efficaces que leur niveau diminuera, si le détroit d'Ormuz reste fermé", ajoute-t-il.

Selon l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA) mercredi, la réserve stratégique des États-Unis a perdu environ 300'000 barils durant la période de sept jours achevée le 27 mars. L'organisme a au passage signalé une "hausse significative de 5,5 millions de barils des stocks (commerciaux, ndlr) de brut américains la semaine dernière", signale Matt Britzman, analyste chez Hargreaves Lansdown, "qui aurait normalement pesé sur les prix, mais qui est passée inaperçue dans le contexte actuel".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Suisse Romande

Raclette du Valais AOP: fleuron culinaire et pilier économique

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Le Raclette du Valais AOP est bien plus qu'un simple produit alimentaire, c'est un pilier économique, un symbole culturel et un ambassadeur de premier plan du Valais, selon une étude (archives). (© Keystone/ALESSANDRO DELLA VALLE)

Une étude révèle l'importance socio-économique et la valeur ajoutée du Raclette du Valais AOP. Ce produit traditionnel n'est pas seulement un fleuron culinaire, mais aussi un secteur économique majeur pour le canton du Valais.

C'est l'Interprofession Raclette du Valais AOP qui a commandé cette étude externe, présentée aux médias jeudi. Elle a été réalisée par la Haute école bernoise spécialisée en sciences agronomiques, forestières et alimentaires (BFH-HAFL), avec le soutien du Service cantonal valaisan de l’agriculture. Elle est basée sur les chiffres de l'année 2023.

L'objectif était de dresser un état des lieux approfondi et de procéder à un bilan stratégique. "L'étude démontre de manière impressionnante l'importance économique de l'ensemble de la chaîne de valeur", souligne l'Interprofession.

La valeur ajoutée directe totale tout au long de la chaîne (de la production laitière à la vente au détail, en passant par la transformation en fromage et l'affinage), s'élevait à 52 millions de francs suisses en 2023.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Au moins 10 km de bouchons pascals devant le tunnel du Gothard

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Jeudi à midi, les bouchons atteignaient au moins 10 km devant l'entrée nord du tunnel du Gothard. Dans l'autre direction, les colonnes de véhicules ne s'allongeaient que sur 2 km entre Quinto et Airolo/TI (archives). (© KEYSTONE/URS FLUEELER)

Le trafic pascal apporte déjà son lot de bouchons depuis mercredi, devant l'entrée nord du tunnel routier du Gothard. Jeudi peu avant midi, dix kilomètres d'embouteillages étaient signalés, soit une attente d'une heure et 40 minutes.

Devant l'entrée sud du tunnel, les bouchons se limitaient encore à 2 kilomètres entre Quinto (TI) et Airolo (TI), indique le TCS sur X. Pour se rendre au Tessin en provenance du nord, il est recommandé d'emprunter l'A13 pour passer par le tunnel du San Bernardino (GR).

Le col du Gothard est, en revanche, fermé durant le week-end pascal pour ne pas encombrer la route cantonale. Mercredi, les bouchons constatés devant l'entrée nord du tunnel du Gothard ont atteint jusqu'à 13 kilomètres.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Les rêves terrestres et colorés d'Otobong Nkanga exposés au MCBA

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L'installation "The Weight of Scars, 2015" de l'artiste nigérianne Otobong Nkanga au MCBA à Lausanne. (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le Musée cantonal des Beaux-Arts (MCBA) à Lausanne présente le travail de l'artiste plasticienne Otobong Nkanga. Faisant corps avec la Terre, la Nigériane tisse un lien viscéral avec la nature et l'environnement dans des oeuvres oniriques et colorées.

"Je pense la Terre comme un être, comme notre corps: l'eau, l'air, l'arbre, la pierre, la plante sont des êtres comme notre corps", aime à dire Otobong Nkanga, née à Kano au Nigeria en 1974. Dans cette intense connexion, la part de rêve jouit d'un espace prépondérant. D'où le titre de son exposition monographique: "I dreamt of you in colors".

Cette phrase - "J'ai rêvé de toi en couleurs" -, elle la doit à sa mère. "Je me souviens, quand j'étais plus jeune et que je pensais à ce que je voulais faire dans le futur, j'avais peur d'être artiste, je ne voyais pas le futur. Ma mère m'a dit: 'j'ai rêvé de toi en couleurs quand je t'ai portée'", confie-elle volontiers aux médias. Et d'ajouter: "Je suis parfois tellement dans le monde des rêves que le réel m'échappe".

Avec le MAM de Paris

L'exposition a été conçue avec l'artiste plasticienne et performeuse, tout à la fois peintre, dessinatrice, photographe et vidéaste, et en collaboration avec le Musée d'Art Moderne de Paris. Elle se tient du 3 avril au 23 août à Lausanne, après son passage dans la capitale française du 10 octobre 2025 au 22 février dernier.

"I dreamt of you in colors" réunit des installations emblématiques de la Nigériane, qui vit et travaille à Anvers en Belgique, des séries de photographies, des peintures, des tapisseries et de très nombreux dessins. Certains datent des premières années de création et n'ont encore jamais été exposés à ce jour.

Otobong Nkanga a fait ses études à l'Université Obafemi Awolowo d'Ile-Ife au Nigeria puis à l'Ecole nationale supérieure des Beaux-arts de Paris et à la Rijksakademie d'Amsterdam. Depuis la fin des années 1990, elle aborde dans son travail des thèmes liés à la nature, l'environnement et l'écologie, aux relations entre le corps et le territoire, "créant des oeuvres d'une grande force et d'une grande plasticité", notent les responsables du MCBA.

Pluridisciplinarité

L'artiste "creuse le sillon de questions en lien avec l'extraction minière, l'utilisation des richesses du sol mais aussi le corps dans son rapport à l’espace et la terre". Elle en examine les relations sociales, politiques et matérielles complexes et produit dans une pratique pluridisciplinaire des dessins, peintures, installations, tapisseries, photographies, vidéos, sculptures, céramiques, performances, sons et poésies.

"A partir de son histoire personnelle et de ses recherches témoignant de multiples influences transhistoriques et multiculturelles, elle crée des réseaux et des constellations entre êtres humains et paysages tout en abordant la capacité réparatrice des systèmes naturels et relationnels", explique le musée lausannois.

Otobong Nkanga explore autant la notion de circulation des ressources (matériaux et biens), des gens et de leurs histoires entremêlées, que celle de leur exploitation, marquées par les résidus d'histoires coloniales violentes. "Tout en questionnant la mémoire, elle offre la vision d'un avenir possible".

Le temps d'une visite, le public explore une Terre personnifiée, multicolore, entre réel et onirisme, dont il faut prendre soin comme un être cher. Un voyage organique, chatoyant et poétique.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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