Suisse
Swiss prévoit de biffer 20% de ses emplois et 15% de sa flotte
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Confronté à un affaissement de la demande désormais jugé "structurel", Swiss lance un vaste plan de redimensionnement de sa flotte. La mesure risque de déboucher sur la suppression de 1700 équivalents plein temps, soit 20% des effectifs totaux.
Jusqu'à 780 collaborateurs, occupant 650 équivalents plein temps, pourraient se voir signifier un licenciement, dont environ 400 parmi le personnel de cabine, 200 au sol, 120 pilotes et 60 techniciens, indique jeudi la compagnie aérienne.
La filiale de Lufthansa compte sur les fluctuations naturelles et les départs volontaires pour biffer le millier d'équivalents plein temps restants. "Toutes les conditions imposées par la Confédération suisse dans le cadre du prêt bancaire garanti seraient respectées", assure le transporteur à croix blanche.
La flotte court et moyen-courriers doit être ramenée à 59 appareils, contre 69 en 2019. Le retrait de cinq Airbus doit ramener le nombre d'appareils long-courriers à 26.
La restructuration doit déboucher sur des économies pérennes de l'ordre du demi-milliard de francs. "L'objectif est de pouvoir rembourser rapidement notre prêt bancaire tout en préservant notre compétitivité et notre capacité d'investissement à long terme", explique le nouveau directeur général Dieter Vranckx, cité dans la publication.
Swiss assure que des alternatives sont à l'étude avec les partenaires sociaux dans le cadre de la procédure de consultation fraîchement lancée. Des plans sociaux ont déjà été élaborés pour l'ensemble du personnel, à l'exception de celui dans les cockpits.
La protection contre les licenciements dont jouissent actuellement les pilotes du fait de leur convention collective de travail (CCT) va nécessiter des négociations avec le syndicat Aeropers. Swiss prévoit de faire le point à l'issue des pourparlers, agendée pour la mi-juin.
Lausanne
Toujours trop de violences domestiques dans le canton de Vaud
La violence domestique reste préoccupante dans le canton de Vaud, selon les derniers chiffres publiés. En 2025, les infractions enregistrées ont progressé. La police est intervenue entre trois et cinq fois par jour pour de telles situations.
En 2025, ce type d'infraction a progressé de 4,5% (4120 cas). L'année a aussi été marquée par deux homicides commis dans ce contexte, ayant coûté la vie à une femme et à un homme, relève le rapport de l'Observatoire de la violence domestique, publié mardi par le Bureau de l'égalité entre les femmes et les hommes (BEFH).
Près de la moitié des infractions ont été commises dans la sphère domestique. Presque une intervention de police sur deux a donné lieu à l'expulsion de la personne prévenue. Derrière ces interventions se trouvent les vies et les souffrances de 1415 victimes, dont 1032 femmes, explique l'Etat de Vaud dans un communiqué.
Demandes à l'aide
Le nombre de personnes qui franchissent le pas difficile de demander de l'aide est en augmentation. En 2025, 1366 personnes ont consulté un centre LAVI pour violence dans le couple (+ 4%). Les hôpitaux ont réalisé 280 constats médico-légaux pour agression sexuelle, un chiffre en hausse de 40% par rapport à 2024.
Les femmes sont les principales victimes de violences, notamment des violences les plus graves. Dans le cadre d'une relation entre partenaires ou ex-partenaires, depuis 2021, elles représentent la totalité des victimes (11 homicides), précise le communiqué.
Appeler le 142
Le numéro national 142, disponible depuis mai dernier, renforce désormais le dispositif de prise en charge. Il offre une écoute confidentielle et un conseil professionnel aux victimes et à leurs proches 24 heures sur 24 et sept jours sur sept.
Le nombre de personnes auteures de violences suivies au Centre Prévention de l'Ale est, lui aussi, en hausse: 729 personnes en 2025, soit +16% par rapport à 2024. Et de plus en plus de personnes s'engagent dans un programme socio-éducatif visant à cesser les comportements violents: 225 individus (+ 34%), principalement des personnes astreintes par la justice, selon le communiqué.
Réaction politique
Le Conseil d'Etat a annoncé en mai dernier le renforcement de son dispositif de lutte contre les violences domestiques. Les auteurs devront suivre désormais trois entretiens socio-éducatifs au lieu d'un seul et l'offre d'accueil pour les victimes est renforcée. Un effort est fait aussi sur la prévention, notamment auprès des jeunes, pour contrer certains courants misogynes qui banalisent la violence et légitiment les rapports de domination.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Lausanne
Vaud: le Grand Conseil veut pouvoir destituer un conseiller d'Etat
Un membre du Conseil d'Etat vaudois devrait pouvoir être suspendu voire destitué en cas de situation très problématique. Le Grand Conseil a accepté le principe d'un tel mécanisme, dont l'application doit désormais être précisée.
Auteur de cette motion, soutenue à une large majorité mardi, Yannick Maury a évoqué "un outil essentiel" pour éviter un grave dysfonctionnement au sommet de l'Etat. Un ministre ne doit pas avoir le sentiment d'être "intouchable" durant son mandat, a ajouté le député écologiste.
Selon lui, un tel mécanisme ne serait appliqué que pour des cas exceptionnels, et "on n'espère même jamais". Cet outil aurait alors au moins un effet "préventif", contraignant les membres de l'exécutif à faire "encore davantage attention à leur comportement", a-t-il ajouté.
Yannick Maury a relevé que cet instrument n'avait "rien de révolutionnaire", d'autres cantons l'ayant déjà adopté comme Genève, le Jura ou le Tessin.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Suisse
Faire primer l'expulsion sur le traitement thérapeutique
Les criminels condamnés à une mesure d'expulsion pourraient se voir privés de mesures thérapeutiques. Le Conseil national a adopté mardi, par 117 voix contre 71, une motion en ce sens. La gauche a dénoncé un projet contraire à l'objectif de réinsertion.
Le texte, déposé par la commission des affaires juridiques, demande de régler la contradiction entre deux dispositions du Code pénal. L'une prévoit des mesures thérapeutiques institutionnelles visant la réinsertion. L'autre stipule l'expulsion obligatoire de 5 à 15 ans pour des crimes graves commis comme le meurtre ou le viol.
Il est pratiquement impossible de préparer une réinsertion sociale en Suisse pour une personne appelée à quitter le territoire national, a relevé Philippe Nantermod (PLR/VS) au nom de la commission. Les traitements ordonnés coûtent en outre des centaines de milliers de francs et privent d'autres personnes de places dans des institutions spécialisées, selon lui.
Pour le Valaisan, il faut inverser la logique actuelle. Une fois la peine privative de liberté exécutée, l'expulsion devrait en principe être exécutée prioritairement. Il appartiendrait ensuite à l'Etat de destination de décider de la poursuite d’un éventuel traitement.
Conseil fédéral opposé
Le Conseil fédéral s'est opposé à cette proposition. Ordonner un traitement sert à protéger la société. Cet objectif, selon la jurisprudence du Tribunal fédéral, ne se limite pas à la Suisse.
En outre, les personnes malades psychiquement devront purger parfois de longues peines avant d'être expulsées. Cela pose un problème de prise en charge en prison, a estimé le ministre de la justice Beat Jans.
La gauche a aussi critiqué cette motion. Une expulsion peut concerner des personnes qui ont grandi en Suisse et qui veulent rentrer au terme de la période d'éloignement, a déclaré Sibel Arslan (Vert-e-s/BS). "Ces personnes de retour chez nous ne doivent pas représenter un danger", selon elle.
Ses arguments n'ont pas convaincu. Le Conseil des Etats doit encore se prononcer.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Suisse
Ecouter le chant des oiseaux rend plus détendu et plus heureux
Se promener en écoutant le chant des oiseaux est bénéfique pour la santé mentale. Des études montrent en effet que l'observation des oiseaux favorise la détente et procure un sentiment de bien-être.
Différentes études scientifiques ont prouvé l'impact positif des oiseaux sur la santé mentale, souligne mardi la Station ornithologique suisse de Sempach (LU) dans un communiqué. Cela démontre l'importance de promouvoir l'avifaune dans les espaces urbains et périurbains.
Une étude publiée en mai par l'Université de Tübingen, en Allemagne, a montré qu'écouter les oiseaux chanter durant une promenade de 30 minutes dans un parc urbain permet de faire chuter le taux de cortisol - l'hormone du stress - de près de 40%. La tension artérielle baisse également et les émotions positives augmentent de plus de 20%, selon cette étude.
Les universités de Senckenberg et de Kiel (Allemagne) ont également étudié le lien entre bien-être et observation des oiseaux. Sur la base d'un échantillon de plus de 26'000 adultes issus de 26 pays européens, elles ont démontré que les personnes dont l'environnement abrite une grande diversité d'oiseaux sont significativement plus satisfaites de leur vie.
Selon leurs travaux, le bonheur provoqué par cette diversité serait comparable, en intensité, à celui procuré par une augmentation de salaire.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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