Rejoignez-nous

International

Implenia se restructure et prévoit 2000 suppressions d'emplois

Publié

,

le

Le groupe de construction Implenia supprimera dans l'immédiat 250 postes en Suisse. (Image d'archive - ©KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Implenia se restructure et prévoit 2000 suppressions d'emplois d'ici 2023. Le groupe de construction prévoit dans l'immédiat que 750 emplois passeront à la trappe, dont 250 en Suisse, selon un communiqué paru mardi.

La société table aussi sur des économies annuelles de plus de 50 millions de francs d'ici 2023.

Le communiqué précise que le groupe envisage également de céder environ 1250 postes à plein temps à d'autres propriétaires. Implenia travaille à une réduction de près de 20% de ses actifs. Au total, les coûts de restructuration atteindront près de 60 millions de francs.

Pour l'exercice en cours, le groupe anticipe une perte opérationnelle (Ebitda) de l'ordre de 70 millions de francs et calcule un amortissement d'environ 200 millions.

Continuer la lecture
Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

International

France - 4 policiers en garde à vue après le passage à tabac d'un producteur

Publié

le

Quatre policiers ont été placés vendredi en garde à vue après le violent passage à tabac d'un producteur à Paris, qui répond ici aux journalistes..(AP Photo/Thibault Camus)

Quatre policiers ont été placés vendredi en garde à vue après le violent passage à tabac d'un producteur noir à Paris. L'affaire a "choqué" le président Emmanuel Macron et relancé le débat récurrent en France sur le racisme et les violences policières.

Les quatre fonctionnaires, suspendus jeudi, ont été placés en début d'après-midi en garde à vue dans les locaux de l'IGPN (Inspection générale de la police nationale), la police des polices. Ils sont visés par une enquête pour "violences par personne dépositaire de l'autorité publique" et "faux en écriture publique".

La vidéo du passage à tabac, diffusée jeudi sur les réseaux sociaux et largement partagée (plus de dix millions de vues), a déclenché une onde de choc jusqu'au sommet de l'Etat, en passant par plusieurs grands noms du sport ou la chanteuse originaire du Mali, Aya Nakamura.

Le président Emmanuel Macron a été "très choqué" par les images montrant Michel Zecler, un producteur noir, roué de coups dans l'entrée de son studio de musique à Paris. Il s'agissait de la première réaction officielle du chef de l'Etat sur cette affaire qui faisait vendredi les gros titres de la presse nationale.

"La nausée", titrait le quotidien de gauche Libération, sur une photo du visage ensanglanté de Michel Zecler. "Violences policières: l'exécutif mis en cause", affichait le journal Le Monde en Une. Les footballeurs vedettes Antoine Griezmann ou Kylian Mbappé se sont aussi indignés sur les réseaux sociaux.

Sanctions "très claires"

Gerald Darmanin, le clivant ministre de l'Intérieur, incarnation d'une stratégie sécuritaire sans état d'âme, a été reçu jeudi soir par M. Macron. Ce dernier lui a demandé de prononcer des sanctions très claires contre les policiers, selon une source gouvernementale.

Après cette rencontre, le ministre a annoncé sur la chaîne France 2 qu'il demandait la révocation des quatre policiers (le quatrième mis en cause est accusé d'avoir jeté une grenade lacrymogène dans le studio). Il les a accusés d'avoir "sali l'uniforme de la République".

Le secrétaire général du syndicat des commissaires de police, David Le Bars, a souhaité que "la justice agisse vite". Il a aussi demandé à sortir de la polémique consistant à "laisser croire" que l'ensemble de la police était violente.

Violences, racisme et vidéos

Selon Michel Zecler, qui a porté plainte, les policiers l'ont traité de "sale nègre" à plusieurs reprises. Ce témoignage relance les interrogations sur un racisme et une violence "structurels" au sein de la police française, catégoriquement démentis par les autorités, mais alimentées par une série d'affaires ces dernières années.

"La police française a un problème structurel de violence", a déclaré à l'AFP le sociologue Fabien Jobard, affirmant ne connaître "aucun pays d'Europe occidentale qui connaisse une telle ampleur du problème policier".

Le passage à tabac de M. Zecler intervient quelques jours après le démantèlement brutal lundi d'un camp de migrants installés lundi en plein centre de Paris dans le cadre d'une action médiatique des associations leur venant en aide.

Les images de cette évacuation, filmée par des journalistes et des militants, ont choqué et donné lieu à un rapport de l'IGPN, qui a notamment dénoncé "un usage disporportionné de la force" de la part d'un commissaire ayant fait un croche-pied à un migrant.

Loi controversée

Ces affaires, révélées par les images diffusées sur les réseaux sociaux, surviennent en pleine polémique sur une proposition de loi visant à restreindre le droit à filmer des policiers en opération. Cette mesure est dénoncée par les journalistes et les défenseurs des droits qui y voient une atteinte à la liberté d'informer, et a donné lieu depuis deux semaines à des manifestations qui ont souvent dégénéré. Un nouveau rassemblement est prévu samedi à Paris.

Le texte, qui a été adopté mardi par l'Assemblée nationale et doit être encore examiné par le Sénat, a cristallisé ces derniers jours passions et antagonismes.

Plébiscité par les syndicats policiers, soutenu par la droite et l'extrême droite, son article 24 réprime d'un an de prison et 45'000 euros d'amende la diffusion de "l'image du visage ou tout autre élément d'identification" de membres des forces de l'ordre en intervention, quand elle porte "atteinte" à leur "intégrité physique ou psychique".

La gauche et les défenseurs des libertés publiques y voient "une atteinte disproportionnée" à la liberté d'informer et le signe d'une dérive autoritaire de la présidence Macron. "Sans images, pas d'affaires", ont insisté plusieurs journalistes après la révélation du passage à tabac de Michel Zecler.

Pour calmer cette colère, le Premier ministre Jean Castex a annoncé jeudi la création d'une "commission indépendante chargée de proposer une nouvelle écriture" de l'article litigieux. Mais cette initiative a déclenché le courroux des parlementaires, qui ont dénoncé une ingérence de l'exécutif dans leurs prérogatives.

Continuer la lecture

International

Trump dit qu'il quittera la Maison Blanche

Publié

le

Donald Trump a indiqué qu'il quittera la Maison Blanche si la victoire de Joe Biden est confirmée. (©KEYSTONE/AP/Patrick Semansky)

Donald Trump a déclaré pour la première fois jeudi qu'il quitterait la Maison Blanche si la victoire de Joe Biden à l'élection présidentielle du 3 novembre était confirmée. Il a ainsi franchi un pas supplémentaire vers la reconnaissance de sa défaite.

Le président américain venait de présenter ses voeux aux forces armées pour la grande fête américaine de Thanksgiving lorsqu'il a été interpellé par des reporters.

Est-il prêt à admettre formellement sa défaite si le collège des grands électeurs confirme que le démocrate Joe Biden sera le prochain président américain ? "Ce sera quelque chose de très difficile à accepter, parce nous savons qu'il y a eu une fraude massive", a-t-il répondu.

Quittera-t-il alors la Maison Blanche le 20 janvier, jour de la prestation de serment du prochain président des Etats-Unis ? "Bien sûr que je le ferai. Et vous le savez", a-t-il répondu du bout des lèvres.

Infrastructure "d'un pays du tiers-monde"

Ces mots, dans la bouche de Donald Trump, ont de l'importance, car son refus d'admettre la victoire de son adversaire est unique dans l'histoire du pays. Même si le passage de relais entre lui et Joe Biden au début de l'an prochain ne faisait déjà plus guère de doute.

Le collège des grands électeurs se réunira le 14 décembre pour désigner officiellement le vainqueur de l'élection. Ce devrait être une formalité.

Jusqu'ici, tous les recours judiciaires introduits par le président sortant ont échoué. Et les Etats-clés de cette élection, les uns après les autres, en certifient les résultats.

Donald Trump a encore affirmé jeudi que l'infrastructure électorale des Etats-Unis était celle d'"un pays du tiers-monde". Mais il n'a apporté aucune preuve ou élément concret à l'appui de ses accusations de triche à l'égard des démocrates.

Joe Biden, ancien vice-président de Barack Obama, a remporté 306 grands électeurs contre 232 à Donald Trump. Il a construit sa victoire en arrachant plusieurs vieux bastions démocrates conquis en 2016 par Donald Trump, comme la Pennsylvanie, le Michigan et le Wisconsin.

Début de la transition

Déjà lundi soir dernier, Donald Trump avait été contraint de donner son feu vert au lancement du processus de transition entre son administration et celle du président élu. Joe Biden a désormais accès aux dossiers, à des financements et reçoit les briefings des services de renseignements américains.

Le démocrate a également accès aux informations concernant la pandémie de Covid-19 et l'état d'avancement des différents projets de vaccins.

La gestion très critiquée de la crise sanitaire, dans les derniers mois d'une présidence tumultueuse, avait joué un rôle-clé dans la défaite électorale de Donald Trump. La pandémie a fait plus de 260'000 morts aux Etats-Unis, le bilan le plus lourd au monde.

Sans attendre, Joe Biden, 78 ans, a aussi commencé à préparer son arrivée à la Maison Blanche, en annonçant les premières nominations de son futur gouvernement. Plusieurs personnalités ayant servi sous Barack Obama en feront partie, comme Antony Blinken, futur chef de la diplomatie.

Continuer la lecture

International

L'Europe allège ses restrictions, sauf l'Allemagne

Publié

le

Angela Merkel a invité les Allemands à ne pas partir au ski pendant les vacances de Noël. L'Allemagne va en outre demander à l'Union européenne d'interdire les séjours de ski jusqu'au 10 janvier. (Image d'illustration - ©KEYSTONE/ALEXANDRA WEY)

L'Allemagne réclame l'interdiction des séjours de ski en Europe et va maintenir ses restrictions antivirus jusqu'à début janvier. D'autres pays, France en tête, les allègent progressivement à l'approche de Noël.

Plus de 60 millions de cas de Covid-19 ont été officiellement détectés dans le monde depuis le début de la pandémie et près de 1,4 million de personnes y ont succombé. Les Etats-Unis sont le pays le plus endeuillé avec 262'080 morts, suivis par le Brésil (170'769), l'Inde (134'699) et le Mexique (102'739).

"Nous devons encore faire des efforts (...) le nombre d'infections quotidiennes se situe encore à un niveau beaucoup trop élevé", a déclaré mercredi soir la chancelière allemande Angela Merkel à l'issue de plus de sept heures de discussions avec les dirigeants des 16 Etats régionaux allemands.

Séjours de ski visés

Les restrictions décidées lors d'une précédente séance en novembre vont donc continuer à s'appliquer "jusqu'au début du mois de janvier, à moins que nous ayons une diminution inattendue du taux d'infection mais cela est à ce stade improbable", a expliqué la dirigeante.

Bars, restaurants, lieux culturels ou encore clubs de sport devraient ainsi rester fermés pendant encore plus d'un mois. L'accès aux magasins sera également restreint.

L'Allemagne comptait mercredi 961'320 cas officiellement déclarés de Covid-19 (+18'633 en 24h) et 14'771 décès (+410, nouveau record), selon l'institut Robert Koch. Et la barre symbolique du million de cas devrait être franchie dans les tout prochains jours.

Mme Merkel a invité les Allemands à ne pas partir à l'étranger durant les vacances de Noël, en particulier au ski. Le gouvernement fédéral et les régions vont ainsi demander à l'Union européenne d'interdire jusqu'au 10 janvier les séjours de ski pour éviter la propagation du virus.

"Pas" un "Noël normal"

La Bavière, très prisée des skieurs allemands, avait annoncé mardi la fermeture de ses stations à Noël. Mais l'Autriche voisine est sur une autre ligne et prévoit l'ouverture de ses pistes.

L'Europe occidentale commence à récolter les fruits d'un confinement sévère, et la France a annoncé mardi soir un allègement des restrictions à petits pas à l'approche de Noël.

Si la situation sanitaire continue de s'améliorer, le confinement sera levé le 15 décembre pour être remplacé par un couvre-feu national de 21h00 à 07h00, avec une exception pour les soirées du 24 et du 31 décembre, a annoncé mardi soir le président Emmanuel Macron.

Les petits commerces pourront rouvrir dès samedi, et les déplacements permis dans un rayon de 20 km et pendant trois heures. En revanche bars, restaurants et salles de sport garderont portes closes, au moins jusqu'au 20 janvier.

L'Angleterre, après quatre semaines de confinement, va aussi rouvrir début décembre les magasins non essentiels et mener un programme de dépistage massif. "Cela ne peut pas être un Noël normal et le chemin est long jusqu'au printemps", a averti le Premier ministre britannique Boris Johnson.

Le défi Thanksgiving

Aux Etats-Unis, les autorités de Los Angeles ont décidé la fermeture à partir de mercredi soir et pour au moins trois semaines des restaurants, brasseries et bars.

Et le secrétaire à la Santé en Californie Mark Ghaly a appelé à éviter les grandes réunions de famille traditionnelles à l'occasion de Thanksgiving, affirmant qu'il avait interdit à sa propre mère de le rejoindre pour célébrer cette fête jeudi. "Il est important de dire non même quand il s'agit des personnes les plus proches de notre famille", a-t-il souligné.

Mais les aéroports du pays sont bondés comme jamais depuis le début de la pandémie et les files d'attente pour se faire tester sont interminables.

Or, l'épidémie ne faiblit pas aux Etats-Unis, avec mercredi près de 200'000 contaminations et plus de 2400 morts en 24 heures. La dernière fois que le nombre de morts quotidiens avait dépassé les 2400 en une journée remonte à début mai.

Continuer la lecture

International

La France allège le confinement

Publié

le

La circulation sera libre les soirées du 24 et du 31 décembre, a annoncé Emmanuel Macron. (Image d'archive - ©KEYSTONE/AP/Ludovic Marin)

Emmanuel Macron a desserré l'étau du confinement, qui sera remplacé par un couvre-feu à partir du 15 décembre. Mais il a appelé les Français à la responsabilité pour les fêtes de fin d'année, alors que le pays a franchi mardi la barre des 50'000 décès dû au Covid-19.

"Il nous faut poursuivre nos efforts", a demandé le chef de l'Etat en s'adressant aux Français au cours d'une allocution télévisée un mois après le début du second confinement. "Nous devons tout faire pour éviter une troisième vague, un troisième confinement", a-t-il insisté.

Saluant la mobilisation de la population, il s'est félicité que la circulation du virus ait été "freinée", mais le Covid-19 "demeure très présent" en France comme dans le reste de l'Europe.

Allègement en trois phases

De ce fait, Emmanuel Macron a annoncé que l'allègement des restrictions ne se ferait pas du jour au lendemain mais en trois phases jusqu'au 20 janvier. Sa mise en oeuvre dépendra de l'évolution de l'épidémie, a-t-il averti.

Cet assouplissement débutera samedi: le confinement est maintenu mais l'attestation permettra de se déplacer à 20 km du domicile, au lieu de 1, et pendant trois heures au lieu d'une.

Emmanuel Macron lève les contraintes aux achats de Noël en rouvrant tous les commerces dits "non essentiels" comme les librairies ou les boutiques de vêtements, jusqu'à 21h00. Avec, à la clé, "des protocoles sanitaires stricts".

"Je sais combien l'attente est grande et combien cela participe à notre quotidien dans la vie de nos centres-villes", a reconnu le chef de l'Etat, après une forte mobilisation des professionnels ces dernières semaines.

Réclamée notamment par certains catholiques, la réouverture des lieux de culte sera effective ce week-end mais avec une jauge de 30 personnes maximum. Les restaurants et les bars resteront en revanche fermés.

Confinement levé le 15 décembre

La deuxième étape est fixée au 15 décembre, jour où "le confinement pourra être levé" si les conditions sanitaires le permettent, a annoncé le chef de l'Etat. Il sera remplacé par un couvre-feu de 21h à 07h00 sur l'ensemble du territoire, avec une exception pour les soirées de Noël du 24 et du Nouvel An du 31 où la circulation sera libre.

La trêve de la fin de l'année a également été décidée par plusieurs pays voisins, comme le Royaume-Uni, qui a autorisé mardi les réunions de famille du 23 au 27 décembre, tandis que l'Allemagne envisage de limiter à dix personnes le nombre de participants aux fêtes familiales.

A partir du 15 décembre, les cinémas, théâtres et musées pourront rouvrir mais les rassemblements et les événements festifs resteront prohibés. Les activités sportives pour les mineurs seront en outre de nouveau autorisées à l'extérieur à partir de samedi puis en salles à partir du 15 décembre.

Mais, a averti Emmanuel Macron, "il me semble impossible d'envisager une ouverture pour les fêtes" des stations de ski. La troisième phase débutera le 20 janvier avec la réouverture potentielle des restaurants et des salles de sports. Aucune date n'est en revanche fixée pour les bars et les discothèques.

Les lycées pourront alors être "pleinement ouverts, avec la totalité des élèves" si le nombre de contaminations quotidiennes reste sous la barre des 5000, a précisé le président. Suivront, deux semaines plus tard, les universités.

Vaccins fin décembre

La vaccination, qui ne sera pas obligatoire, pourra démarrer "fin décembre-début janvier" pour "les personnes les plus fragiles", a indiqué Emmanuel Macron. La France a, avec l'Union européenne "sécurisé le nombre de doses" nécessaires, a-t-il assuré.

Après les ratés sur les masques et les tests, l'exécutif sait qu'il ne peut échouer sur le sujet des vaccins, d'autant que les sondages montrent une population sceptique sur l'intérêt de se faire vacciner. Après les premiers vaccins disponibles fin décembre, une seconde génération de vaccin est attendue au printemps.

Pour les tests, le chef de l'Etat promet en janvier un délai maximum de 24 heures pour les résultats, dont la lenteur a fait échouer jusqu'ici la stratégie de dépistage et d'isolement des malades.

Il promet aussi le déploiement des tests antigéniques rapides sur tout le territoire.

Le chef de l'Etat a par ailleurs souhaité que le gouvernement et le Parlement prévoient "les conditions pour s'assurer de l'isolement des personnes contaminées, y compris de manière plus contraignante". "Un vrai débat démocratique doit se tenir", selon lui.

Sur le plan économique, Emmanuel Macron a annoncé que les bars, restaurants et salles de sport pourront bénéficier d'aides complémentaires, allant jusqu'à 20% de leur chiffre d'affaires si ce montant dépasse les 10'000 euros que peut au maximum verser les fonds de solidarités pour les entreprises.

Continuer la lecture

International

Coronavirus: léger allègement des restrictions attendu en France

Publié

le

Le président Emmanuel Macron s'adressera une nouvelle fois aux Français mardi soir. (Image d'archive - ©KEYSTONE/AP/Thibault Camus)

Le président Emmanuel Macron doit annoncer mardi, à la faveur d'une baisse des contaminations en France, un allègement gradué des restrictions imposées pour lutter contre le Covid-19. Cette stratégie des petits pas est adoptée par d'autres pays d'Europe occidentale.

En Amérique du nord, au contraire, la pandémie reste en expansion: les contaminations progressent de manière exponentielle aux Etats-Unis, et la situation est jugée "extrêmement sérieuse" par les autorités de la province canadienne de l'Ontario.

Pendant ce temps, les annonces sur la mise au point de nouveaux vaccins se multiplient, et les premières vaccinations sont attendues dans quelques semaines, d'abord aux Etats-Unis puis en Europe.

En France, le président Macron doit une nouvelle fois s'adresser à la nation pour desserrer un peu l'étau du confinement et fixer le cap dans la crise sanitaire, alors que les Français espèrent une bouffée d'air à l'approche des fêtes de Noël et du Nouvel an.

M. Macron réunit dans la matinée un "conseil de défense" pour finaliser les décisions qu'il annoncera le soir à la télévision.

"Léger assouplissement"

On sait déjà que l'allègement des contraintes se fera en trois phases: autour du 1er décembre, puis avant les congés de Noël et enfin début 2021. Le Premier ministre Jean Castex a prévenu que ces annonces ne permettraient qu'un "léger assouplissement du confinement".

Ce message prudent et balancé est aussi celui de plusieurs dirigeants d'Europe occidentale, comme le Premier Britannique Boris Johnson. Le chef du gouvernement conservateur a annoncé lundi aux députés le retour début décembre, après quatre semaines de reconfinement en Angleterre, à une stratégie modulée localement, accompagnée d'un programme de dépistage massif.

"Cela ne peut pas être un Noël normal et le chemin est long jusqu'au printemps", a averti M. Johnson, qui est en isolement après avoir été en contact avec une personne infectée et parlait en vidéoconférence. "Mais nous avons franchi une étape et l'issue est en vue".

Parmi les allègements annoncés figurent le retour des spectateurs dans les stades début décembre dans certaines zones, la réouverture des magasins dits non essentiels et des salles de sport et la reprise des services religieux et des mariages.

L'Espagne, qui avait instauré le mois dernier un état d'urgence sanitaire, n'enregistre plus que 400 cas de Covid-19 pour 100'000 habitants en moyenne depuis 14 jours, contre 530 cas début novembre.

"Résultats"

C'est la preuve que la stratégie du gouvernement "donne des résultats", a déclaré le Premier ministre Pedro Sanchez en présentant le plan de vaccination espagnol pour 2021. En Catalogne, les bars, restaurants et cinémas ont rouvert lundi, avec des capacités d'accueil limitées.

Le roi d'Espagne Felipe VI s'est placé en quarantaine après avoir été en contact avec une personne testée positive au Covid-19, a annoncé lundi le Palais royal.

De nouvelles restrictions sont attendues à partir de mardi au Portugal et en Suède.

Aux Etats-Unis, où les contaminations continuent de progresser rapidement, les autorités espèrent commencer les vaccinations mi-décembre, sitôt les premiers vaccins approuvés par l'Agence américaine des médicaments (FDA), a déclaré Moncef Slaoui, un haut responsable de l'opération de vaccins lancée par le président Donald Trump.

Le gouvernement fédéral prévoit de vacciner 20 millions de personnes à risque en décembre, puis 25 à 30 millions par mois.

Inquiétude pour Thanksgiving

L'approche de la fête de Thanksgiving, jeudi, inquiète les autorités sanitaires. Malgré les appels à rester chez soi, de nombreux Américains se préparent à des retrouvailles familiales. Les aéroports sont remplis comme jamais depuis le début de la pandémie et les files d'attente pour se faire tester sont interminables.

Au nord, la plus grande ville du Canada, Toronto, est soumise depuis lundi à un confinement d'au moins 28 jours en raison d'une flambée des contaminations. "La situation est extrêmement sérieuse", a déclaré Doug Ford, Premier ministre de la province de l'Ontario, dont Toronto est la capitale.

En Argentine, où les autorités constatent une baisse relative des contaminations, la ville de Buenos Aires a annoncé lundi qu'elle se rouvrirait en décembre au tourisme national et international, avec une stratégie de tests notamment à l'aéroport international d'Ezeiza.

La compagnie aérienne australienne Qantas, elle, va rendre la vaccination contre le Covid-19 obligatoire pour tous les passagers de ses vols internationaux, a annoncé son PDG Alan Joyce, selon lequel cette exigence va probablement devenir "courante" dans le secteur du transport aérien.

3 milliards de doses

Dans ce domaine des vaccins, les annonces se succèdent rapidement. Après le laboratoire américain Moderna et l'alliance américano-allemande Pfizer/BioNTech, le laboratoire britannique AstraZeneca associé à l'université d'Oxford a annoncé lundi avoir développé un vaccin efficace à 70% en moyenne, voire à 90% dans certains cas.

AstraZeneca dit avancer rapidement dans la fabrication prévue de 3 milliards de doses, qui seront disponibles en 2021.

La pandémie a fait près de 1,4 million de morts dans le monde depuis que le bureau de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) en Chine a fait état de l'apparition de la maladie dans ce pays fin décembre 2019.

Les Etats-Unis sont le pays le plus lourdement touché par la pandémie avec 257'616 décès, suivis par le Brésil (169'485) l'Inde (133'738) et le Mexique (101'676).

Continuer la lecture

C'était quoi ce titre ?

Les 2 derniers titres

Horoscope du jour

Gémeaux

Pleine Lune dans votre second décan… Vous pourriez avoir envie de resserer les liens avec votre famille…

Publicité

Les Sujets à la Une

X