Coronavirus
Les experts scientifiques préoccupés face à la hausse des cas
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Les cas de coronavirus doublent quasiment toutes les semaines en Suisse. Et la barre de 1000 infections quotidiennes pourrait être bientôt franchie. "De rassurante, la situation est devenue préoccupante", a relevé Samia Hurst de la Task Force scientifique.
Le taux de reproduction se situe actuellement à 1,4, a indiqué mardi Patrick Mathys, chef de la section Gestion de crise et collaboration internationale de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP), devant les médias. Seuls deux cantons affichent un taux de reproduction inférieur à 1. Presque toute la Suisse fait ainsi face à une nouvelle croissance exponentielle des infections.
Jeunes plus touchés
L'augmentation des cas est principalement observée chez les jeunes de 20 à 29 ans, qui ne sont pas encore largement vaccinés. Une quatrième vague d'ampleur supérieure à celle de l'automne dernier n'est pas exclue, a mis en garde Samia Hurst, vice-présidente de la Task Force scientifique de la Confédération.
Lors des précédentes vagues, le virus a d'abord touché les jeunes, avant de se propager parmi les personnes âgées plus vulnérables. Le même schéma va probablement se reproduire, a expliqué la bioéthicienne.
Et ce d'autant plus que "le réservoir de personnes non immunes est préoccupant", a-t-elle poursuivi. "Il reste dans chaque groupe d'âge au moins autant de personnes non immunisées qu'il y a eu d'infections jusqu'à présent dans ce groupe d'âge."
Hôpitaux pas encore surchargés
La bonne nouvelle est que les hospitalisations restent très basses, même si l'on peut observer une légère hausse, a relevé Patrick Mathys. Il y en a environ trois ou quatre par jour. Et ce sont les plus de 50 ans qui sont touchés. Le nombre de décès quotidien se situe encore plus bas, entre 0 et 3.
Il n'est pas encore clair si l'augmentation des cas mènera à une surcharge du système de santé, a reconnu le spécialiste. Pour l'instant, ce n'est pas encore observé. La Suisse a le temps de voir venir. L'évolution de la situation dépendra du taux de vaccination. C'est pourquoi les experts appellent la population à tendre l'épaule, alors que la campagne accuse un léger ralentissement.
Pour Patrick Mathys, ce recul s'explique par les vacances d'été. Mais la Suisse est sur de bons rails. Plus de 60% des adultes, soit 45% de la population, ont au moins reçu une dose. Et la propension à se faire vacciner reste haute. Une analyse confirmée par une enquête réalisée par le centre de recherche Sotomo.
Toujours plus de Suisses sont prêts à se faire piquer. En revanche, les plus sceptiques restent sur leur position, a constaté Michael Hermann, directeur de Sotomo. Si l'on veut convaincre encore plus de personnes à se faire vacciner, il faut insister sur les inconvénients de la non-vaccination.
Rendre la vaccination plus accessible
"Le vaccin est favorable pour toutes les catégories", y compris les enfants de 12 à 15 ans, a souligné Samia Hurst. "Les risques sont beaucoup mieux maitrisés qu'avec la maladie." Six semaines sont nécessaires pour acquérir une immunité. "C'est le moment de se faire vacciner." Il ne faut pas attendre la fin des vacances, quand les chiffres seront de nouveau à un haut niveau.
Interrogée sur la possibilité de rendre la vaccination obligatoire pour toute la population, la bioéthicienne a été très claire. Ce n'est pas possible en Suisse, car les bases légales n'existent pas. Seules certaines sous-catégories ou professions pourraient être contraintes. Mais il existe encore une marge de manoeuvre avant d'arriver à cette mesure, a-t-elle estimé.
L'information doit avant tout être accrue et la vaccination plus accessible, a plaidé Samia Hurst. Certaines personnes n'ont par exemple pas pu prendre de rendez-vous en raison de leur agenda professionnel.
Rendre les tests payants pour pousser les hésitants à se faire vacciner ne serait pas non plus la voie à suivre, selon elle. La mesure introduirait une pression plus forte sur certains milieux, plutôt que de garder tout le monde dans le même bateau.
Garder la vue d'ensemble
Concernant un éventuel tour de vis, les experts ont botté en touche. C'est une décision politique, ont-ils pointé. Le Conseil fédéral se réunira de nouveau mi-août pour décider de la suite.
Les experts estiment seulement risqué de fonder les décisions uniquement sur un critère, comme l'évolution des hospitalisations. Des mesures prises au moment où les hôpitaux montrent les signes d'une possible surcharge arriveraient trop tard, a estimé Samia Hurst. Il faut garder à l'esprit la vue d'ensemble.
Coronavirus
L'OFSP défend la stratégie de la Suisse durant la pandémie de Covid
La directrice de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) Anne Lévy a défendu la commande de 61 millions de doses de vaccin contre le Covid-19 à l'époque de la pandémie. Elle est également revenue sur l'affaire Patrick Fischer.
"Au début de la pandémie, la concurrence pour l'approvisionnement était rude", rappelle-t-elle dans une interview au SonntagsBlick. "On ne savait pas clairement quelle entreprise disposait des meilleurs vaccins". "Imaginez si on avait misé sur le mauvais produit ou commandé trop peu de doses", lance la responsable.
La Suisse a administré 17 millions des doses sur son territoire et en a envoyé 8 millions à d’autres pays. Le reste a été en partie détruit, en partie non livré, mais payé.
Le SonntagsBlick relève que plus de 70% des doses de vaccin payées en Suisse n'ont ainsi pas été utilisées. "La Suisse a suivi une stratégie axée sur la sécurité", explique Mme Lévy. La haute surveillance du Parlement a du reste constaté que les mesures prises étaient justifiées. En cas de pandémie, il vaut mieux commander trop que pas assez.
Jusqu'au début 2026, la Confédération a reçu 408 demandes d’indemnisation pour des dommages liés à la vaccination. Selon Anne Lévy, 300 d’entre elles ont été rejetées après un premier examen, deux ont été acceptées et deux autres ont été refusées, tandis que d’autres sont encore en suspens.
Quarantaine pour Patrick Fischer
La majorité de la population suisse mise sur la vaccination. Pendant la pandémie, près de 70% des personnes se sont fait vacciner, et ce chiffre dépasse même les 90% chez les plus de 65 ans. "Se faire vacciner ou non est une décision personnelle", a rappelé Mme Lévy à propos de Patrick Fischer, l’entraîneur national de hockey sur glace licencié.
En 2022, celui-ci s’était rendu aux Jeux olympiques d’hiver de Pékin avec un certificat Covid falsifié. "Il aurait pu participer aux Jeux olympiques en Chine même sans vaccination; cela aurait été possible en passant par la quarantaine. D'autres athlètes l'ont fait", a déclaré la directrice de l’OFSP.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Coronavirus
Covid: enquête américaine sur de possibles décès liés aux vaccins
L'agence américaine du médicament (FDA) mène une large enquête sur de possibles morts liées aux vaccins contre le Covid-19, chez des enfants et les adultes, a indiqué le ministère américain de la santé. Le ministre en charge du département est un vaccino sceptique.
Cet examen survient au moment où de plus en plus de voix s'élèvent pour dénoncer la politisation croissante des agences sanitaires par le ministre Robert Kennedy Jr, qui a lancé une profonde refonte de la politique vaccinale américaine.
"La FDA mène une enquête approfondie sur plusieurs groupes d'âge à propos de décès potentiellement liés aux vaccins contre le Covid", a indiqué Andrew Nixon, un porte-parole du ministère à l'AFP, confirmant des informations de Bloomberg et du Washington Post.
L'efficacité et la sécurité des vaccins anti-Covid ont été documentées par de nombreuses études, tout comme l'existence de cas très rares d'effets secondaires graves ne remettant pas en cause l'intérêt de la vaccination dans la plupart des tranches d'âge, selon diverses autorités sanitaires à travers le monde.
Fausses informations
Interrogé par l'AFP, le porte-parole n'a pas souhaité préciser la date à laquelle les conclusions de cette enquête, dont les méthodes et les données employées restent floues, seraient présentées.
Ce réexamen, qui devait initialement se concentrer sur de possibles morts d'enfants, a suscité une polémique ces dernières semaines après la fuite d'un document interne à la fin novembre. Attribuée à un haut responsable de la FDA, cette note affirmait que ces vaccins sont liés à au moins 10 décès infantiles sans fournir de preuves.
Une dizaine d'anciens responsables de la FDA ont depuis lors manifesté leur inquiétude et appelé à la prudence, rappelant qu'"aucune explication sur le processus et les analyses qui ont conduit à ce nouveau jugement rétrospectif" n'ont été dévoilées.
Et le ministre de la santé Robert Kennedy Jr est par ailleurs connu pour avoir relayé des fausses informations et théories complotistes sur le sujet. Lors de la pandémie, il avait qualifié ces vaccins des "plus mortels jamais fabriqués" et avait suggéré, lors d'un événement devant la presse, que le virus était "ethniquement ciblé" pour nuire aux personnes noires et aux personnes blanches tout en épargnant les "Ashkénazes et les Chinois". Il avait ensuite démenti ses propos.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Coronavirus
Covid-19: la fuite de laboratoire privilégiée par la Maison-Blanche
La thèse de la fuite de laboratoire présentée comme la "véritable origine" du Covid-19 est désormais promue dans la version remaniée de la page Internet de la Maison-Blanche sur le virus, dévoilée vendredi. Cette théorie est fortement contestée.
Une image du président américain Donald Trump et des critiques de la réponse à la pandémie de son prédécesseur à la Maison-Blanche Joe Biden s'affichent aussi sur cette page, qui présentait jusque-là des informations sur la vaccination ou les tests.
Le site Covid.gov cible aussi l'ex-architecte de la stratégie de Washington contre le virus, le docteur Anthony Fauci, pour avoir défendu "le scénario privilégié selon lequel le Covid-19 est d'origine naturelle".
La page liste désormais cinq arguments en faveur de la théorie de la fuite de laboratoire, soulignant notamment que les premiers cas connus de la maladie se sont déclarés à Wuhan, en Chine, où est hébergé un institut de virologie réputé pour ses recherches sur les coronavirus.
FBI et CIA
"S'il existait des preuves d'une origine naturelle, elles seraient déjà apparues. Mais ce n'est pas le cas", peut-on y lire aussi. L'hypothèse de la fuite d'un laboratoire, qualifiée un temps de complotiste, a récemment gagné en popularité aux Etats-Unis.
Des agences américaines comme le FBI ou le ministère de l'énergie la soutiennent désormais à des degrés divers de certitude, bien que la question de l'origine du Covid-19 demeure un mystère largement débattu par les scientifiques.
Principale agence de renseignement des Etats-Unis, la CIA avait aussi estimé en janvier "avec un faible degré de confiance [...] qu'une origine de la pandémie de Covid-19 liée à des recherches est plus probable qu'une origine naturelle". Cette hypothèse a été jugée d'"extrêmement improbable" par la Chine.
Désormais engagée dans une guerre commerciale majeure avec Washington, Pékin avait également accusé les Etats-Unis "de politiser et d'instrumentaliser la question de la recherche des origines" de la pandémie.
Dans une rubrique intitulée "désinformation", le site accuse également M. Biden d'avoir discrédité des "traitements alternatifs" et de s'être entendu avec les grandes plateformes pour censurer les discours dissidents sur les réseaux sociaux, un reproche fréquemment adressé par les conservateurs.
Plus d'un million de personnes sont mortes du Covid-19 aux Etats-Unis et des millions d'autres dans le monde.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Coronavirus
Covid: la Suisse a éliminé des vaccins pour 1,3 milliard de francs
La Confédération a éliminé des vaccins contre le Covid-19 non utilisés pour une valeur de plus de 1,3 milliard de francs. Le matériel effectivement utilisé en Suisse a atteint moins de la moitié de cette somme, selon les données des autorités.
Interrogée par l'agence de presse Keystone-ATS, l'Administration fédérale des finances (AFF) a confirmé les calculs effectués par la "Sonntagszeitung" et "Le Matin Dimanche".
Entre 2020 et 2023, la Suisse a acheté du matériel sanitaire contre le Covid-19 pour une valeur d'environ 2,3 milliards de francs. Elle en a utilisé pour 0,57 milliard et envoyé des vaccins à l'étranger au titre de l'aide humanitaire pour une valeur de 0,27 milliard de francs.
Le reste du matériel, d'une valeur de 1,45 milliard de francs, a fait l'objet de "corrections de valeur", selon l'administration des finances.
90% de ces "corrections de valeur" concernent des vaccins qui ont dû être éliminés après leur date de péremption, selon l'AFF. Cela correspond à plus de 1,3 milliard de francs.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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