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Lausanne

Pascal Broulis ne se représentera pas

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Pascal Broulis quittera en juin 2022 le Conseil d'Etat vaudois, où il aura passé 20 ans. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Pascal Broulis a tranché. Une semaine après son collègue Philippe Leuba, le conseiller d'Etat PLR a annoncé qu'il ne se représenterait pas aux élections cantonales de mars prochain pour un cinquième mandat.

Le politicien de Sainte-Croix a réservé jeudi la primeur de son annonce à La Région, le journal du Nord vaudois. "C'est une décision prise depuis très longtemps, partagée en famille. C'est le fruit d'une réflexion calme et posée", a-t-il déclaré.

Très attendue, la décision du ministre des finances est tombée à la veille du délai fixé par le PLR Vaud. "Il y avait un agenda et je l'ai respecté", a-t-il relevé, contacté ensuite par Keystone-ATS.

La date de cette annonce, imposée par son parti, intervient toutefois "trop tôt", a estimé Pascal Broulis. Il a souligné que les autres partis n'allaient pas communiquer avant l'automne, et qu'il avait lui-même encore dix mois de travail avant de quitter son poste. "Je trouve dramatique cette tendance à se projeter immédiatement vers des élections alors qu'il y a une fonction à assumer", a-t-il dit.

Fin de cycle

Même s'il a dû se plier au calendrier du PLR Vaud, Pascal Broulis a affirmé qu'il n'avait pas cédé à la pression, certains membres de son parti appelant à un renouvellement après quatre mandats. "Ma décision a été prise uniquement en concertation avec mon épouse", a-t-il indiqué.

Elu depuis 2002 au Conseil d'Etat, Pascal Broulis a assuré avoir le même "mordant" et ne pas ressentir l'usure du pouvoir. "J'ai toujours considéré que j'occupais une fonction, pas un métier. Or une fonction, il faut la remettre. C'est un cycle normal", s'est-il justifié.

Agé de 56 ans, le chef du Département des finances et des relations extérieures (DFIRE) a affirmé qu'il n'avait encore rien envisagé pour la suite de sa carrière. Il a dit vouloir consacrer toute son énergie pour les derniers mois de son mandat, à commencer par la gestion des finances cantonales à l'ère Covid.

"J'ai aussi une dizaine de projets de constructions en cours", a ajouté le responsable du patrimoine bâti, qui inaugurait justement jeudi matin le nouveau gymnase de Bussigny.

Score historique

Dans un communiqué, le PLR Vaud a salué l'action de son ministre "qui aura fortement marqué de son empreinte la politique vaudoise durant toute une génération." Le parti a rappelé les grands succès de Pascal Broulis, et notamment le redressement des finances du canton qui se trouvaient dans un état catastrophique lors de son entrée en fonction en 2002.

Ses qualités de "maître d'oeuvre de bâtiments emblématiques" ont aussi été louées par son parti, qui énumère les grands chantiers menés à bien par Pascal Broulis comme le nouveau Musée cantonal des Beaux-Arts ou la rénovation du Château Saint-Maire.

Preuve de ses nombreux succès, Pascal Broulis est devenu, lors de sa réélection en 2017, le premier conseiller d'Etat vaudois de l'histoire à dépasser la barre des 100'000 suffrages. Ce dernier mandat a toutefois été entaché par des attaques, notamment sur sa situation fiscale entre Sainte-Croix et Lausanne.

Encore une semaine pour les candidats PLR

Sans ses locomotives Pascal Broulis et Philippe Leuba, le PLR Vaud est désormais contraint de se renouveler pour les élections au Conseil d'Etat de mars prochain. Le parti devrait certainement partir avec un ticket à trois. La ministre sortante Christelle Luisier et le député Sergei Aschwanden sont pour l'instant les seuls candidats déclarés.

Les autres ont jusqu'au 27 août pour exprimer leur intérêt. Parmi les papables les plus souvent cités figurent la conseillère nationale Isabelle Moret, le conseiller national et ancien syndic d'Aigle Frédéric Borloz ainsi que le député Alexandre Berthoud.

Le parti se réunira en congrès le 22 septembre pour entériner les candidatures. Il entend aussi modifier ses statuts pour limiter la présence d'un élu PLR au gouvernement cantonal à quinze ans maximum, soit trois mandats.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Transports publics lausannois: fréquentation en hausse en 2025

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La fréquentation a continué de grimper l'an dernier pour les tl (image symbolique). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Les Transports publics de la région lausannoise (tl) ont transporté 133 millions de personnes l'an dernier, soit 1,8 million de plus qu'en 2024 (+1,4%). Cette hausse s'explique notamment par la fréquentation accrue des lignes vers Renens.

Le m1 et neuf lignes de bus qui passent par la gare de Renens ont connu un bond de 13% aux arrêts de la gare, indiquent mardi les tl dans un communiqué. Le m1 a lui-même transporté le chiffre record de 16,7 millions de passagers, contre 15,2 millions en 2024.

Le m1 bénéficie de la nouvelle offre de Renens et d'un report en raison des travaux du tram entre Renens et Lausanne. L'ouverture partielle du gymnase de Crissier a également contribué à des hausses importantes sur certaines lignes.

De son côté, le m2 a vu sa fréquentation se stabiliser avec 36,2 millions de voyageurs (+0,27%). Les stations situées aux extrémités de la ligne (Ouchy, Croisettes, Vennes, Sallaz, CHUV) enregistrent une hausse, alors que les stations du centre (Lausanne, gare, Flon et Riponne) reculent.

Troisième réseau urbain

Les lignes de trolleybus qui traversent le centre-ville sont, elles aussi, stables. Certaines ont toutefois progressé, comme la ligne 3 (+7,4%) grâce à son nouveau tracé vers Maillefer et la ligne 20 (+10%) qui dessert le quartier des Plaines-du-Loup.

Les transports lausannois se positionnent à la troisième place des réseaux urbains de Suisse derrière Zurich et Genève en matière de fréquentation, devant Berne et Bâle, relèvent-ils. Et d'affirmer que le réseau tl est le seul, depuis 2023, à avoir largement dépassé ses chiffres pré-pandémie.

Avec l'arrivée prochaine du tram, les tl ont passé le cap des 2000 collaborateurs et collaboratrices en 2025. L'effectif global de l'entreprise a doublé depuis la mise en service du m2 en 2008.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Un week-end de projections documentaires à Lausanne

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"Ciné au Palais" propose un week-end de projections documentaires gratuites (archives). (© KEYSTONE/FABRICE COFFRINI)

Ciné au Palais revient pour une douzième édition. Le week-end de projections documentaires propose treize films récents dédiés aux sciences, à l'archéologie, à la nature et aux grands enjeux contemporains. Rendez-vous les 7 et 8 février au Palais de Rumine.

Le programme s'adresse autant aux familles qu'aux adultes. Par exemple, "Le secret du loup d'Ethiopie" dévoile le comportement étonnant d'un canidé qui lèche le nectar des fleurs, comme des sucettes. Le long métrage d'animation "Mary Anning, chasseuse de fossiles" raconte la jeunesse de la paléontologue britannique.

Dans un autre registre, "La gare des papillons" questionne l'avenir de l'ancienne gare de triage de Bâle devenue réserve naturelle: doit-elle servir de plaque tournante pour les marchandises ou pour les animaux et les plantes? Faut-il choisir le transfert modal ou la biodiversité?

Entrée libre

Le festival retient aussi "Tautavel, vivre en Europe avant Néanderthal" qui explore les origines de l'Humanité. Ce film qui a reçu plusieurs récompenses ouvre une fenêtre à la fois réaliste et rêvée sur la Préhistoire lointaine.

Avec Ciné au Palais, la bibliothèque et les musées du Palais de Rumine veulent rendre les savoirs scientifiques accessibles au plus grand nombre. Les projections s'accompagnent d'échanges avec les équipes des films et avec des spécialistes. L'entrée est libre.

Des visites guidées de l'exposition "Destination archéologie. 1798-Futur" sont proposées les deux jours. Le samedi 7 février à 14h00, les équipes du Naturéum organisent une visite thématique de l'exposition de photographies [Moving Pictures], qui aborde des enjeux environnementaux et humanitaires majeurs, notamment la protection des orangs-outans à Bornéo.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

A Lausanne, Marina Xenofontos sème le double

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L'exposition est visible à l'Espace projet du MCBA (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Au moyen de sculptures, d'objets trouvés, d’écrits et de films, Marina Xenofontos interroge les manifestations matérielles de la mémoire et de l'histoire. Pour son exposition Play Life, l'artiste chypriote explore la question du double. A découvrir dès vendredi prochain à l'Espace Projet du Musée cantonal des Beaux-Arts (MCBA), à Lausanne.

Le coeur de l'exposition est constitué par le jeu vidéo "Twice upon a while" dont le public est partie prenante. Le personnage principal, nommé Twice et modélisé d'après l'artiste, évolue dans un monde aux apparences banales qui bascule constamment dans un univers onirique fait de choix, d'impasses, de boucles et de désorientations.

Dans ce jeu vidéo de rôle, il n'y a pas de récit linéaire. La scène originelle est revisitée à l'infini sous l'impulsion des visiteurs. S'ouvre ainsi, une démultiplication de doubles, Twice devenant le reflet des joueurs, explique le musée.

Sculptures

Les sculptures présentées dans l'exposition peuvent aussi se lire comme des formes de doubles. "To the knees", par exemple, est composé de segments de tubes en aluminium en rotation: il renvoie au monde industriel par ses matériaux et par le son qu'il produit.

Chez Marina Xenofontos, même vidés de leur fonction première, les éléments physiques portent la mémoire de leur usage initial, tout en ouvrant vers de nouvelles significations. A l'image de l'échelle de chantier de "Found construction site ladder", un objet trouvé qui pose la question du passage d'un espace à un autre.

Qu'ils soient statiques ou en mouvement, les objets de l'artiste chypriote sont en transition. Ce sont des objets qui en répliquent d'autres ou qui en sont des doubles non conformes, l'artiste leur conférant un poids nouveau.

Née en 1988 à Chypre, Marina Xenofontos vit et travaille entre Athènes, en Grèce, et Limassol, à Chypre. Elle a étudié à New York et à Londres et représentera Chypre à la prochaine Biennale de Venise. L'exposition lausannoise est visible jusqu'au 2 août.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

L'initiative genevoise sur les exploitations est tronquée

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Le Tribunal fédéral confirme l'invalidation partielle de l'initiative genevoise fixant une distance entre les habitations et les carrières. (archives) (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le Tribunal fédéral rejette le recours des partisans de l'initiative genevoise interdisant l'exploitation de gravières à proximité des habitations. La distance minimale de 300 mètres n'est pas conforme au droit supérieur.

Déposée en 2023, l'initiative populaire cantonale prévoit d'instaurer dans la loi genevoise sur les gravières une distance minimale de 300 mètres entre ces exploitations et les habitations "afin de mieux préserver la santé publique". En janvier 2024, le Conseil d'Etat a partiellement invalidé le texte en supprimant cette distance minimale.

Le comité d'initiative et deux citoyennes ont contesté cette décision devant le Tribunal fédéral. Dans un arrêt publié vendredi, celui-ci rappelle qu'une initiative cantonale doit respecter le droit supérieur, qu'il soit cantonal, intercantonal, fédéral ou international. Ainsi, les cantons ne sont pas autorisés à légiférer dans les matières réglementées exclusivement par le droit fédéral.

Aménagement du territoire

En aménagement du territoire, la Constitution fédérale attribue à la Confédération une compétence limitée aux principes et les cantons restent libres d'agir dans les lignes fixées par ce cadre. Ce dernier a été restreint par la Confédération lorsqu'elle a adopté la loi sur la protection de l'environnement.

Jusqu'à présent, le Tribunal fédéral n'a pas tranché la question de savoir si la fixation par un canton d'une distance minimale entre les exploitations et les habitations était conforme au principe de prévention. Actuellement, le canton de Genève prévoit une distance de 100 mètres dans ce cas de figure.

Pesée des intérêts

En l'espèce, la distance préconisée par l'initiative vise toutes sortes d'immissions, soit le bruit, les poussières et la pollution atmosphérique. Or la Confédération a émis des ordonnances d'application en la matière.

L'introduction dans la loi cantonale d'une restriction plus étendue sur tout le territoire empêcherait de procéder à une pesée des intérêts en présence à un endroit particulier. Elle n'est donc pas admissible au regard du droit fédéral, conclut la 1ère Cour de droit public. (arrêt 1C_649/2024 du 31 décembre 2025)

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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