Suisse
Le PS se profile lors d'un congrès à mi-législature
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Le Parti socialiste, réuni samedi en congrès extraordinaire à St-Gall, a défini ses grandes orientations. Il s'est présenté comme le parti de la liberté pour tous qui signifie une égalité des genres, des conditions de travail dignes et une planète à protéger.
Quelque 440 délégués du PS ont enfin pu se réunir physiquement en présentiel pour la première fois depuis les restrictions liées au Covid-19. A la mi-législature, elle a passé en revue tous les grands thèmes du moment, de la politique sociale, au climat, sans oublier la pandémie de coronavirus.
Le monde vit en état de crise permanente, selon le PS. Toutes ces crises ont des causes différentes. Mais elles sont toutes liées par un mode de production économique qui ne met pas l’humain et la nature au centre, mais qui les exploite. Pour les coprésidents du PS Mattea Meyer et Cédric Wermuth, la droite défend les privilèges des puissants et des propriétaires. Le PS lui "se bat pour la liberté pour tous".
Tirer les leçons du Covid
Le Covid-19 a été largement évoqué. Le conseiller fédéral Alain Berset a lancé un appel à la solidarité pour vaincre la pandémie. Cela implique de renoncer temporairement à certaines libertés afin de ne pas mettre en danger les plus faibles. La vaccination suscite des débats passionnés, "mais aussi des dérapages que je condamne", a déclaré le ministre de la santé.
Le parti a adopté un document de synthèse sur les enseignements politiques et sociaux à tirer de cette crise. Il faut plus de sécurité sociale, plus de services publics et plus de solidarité.
Dans le détail, il propose d'introduire une "assurance générale de revenu" ainsi qu'un accueil extrafamilial des enfants qui relève du service public. Sur ce dernier sujet, une initiative populaire sera lancée en 2022.
Les socialistes veulent aussi des améliorations dans le domaine de l'aide sociale, en particulier une harmonisation de la législation au niveau suisse. Ils militent toujours pour une assurance maladie publique avec des primes calculées sur le revenu ainsi que pour de bonnes conditions de travail et de bons salaires dans le secteur des soins.
En signe de solidarité, le PS veut une contribution de la part des gagnants de la crise qui passerait par une hausse d'impôt sur les bénéfices. Le parti vise notamment l'industrie pharmaceutique, les acteurs du numérique et les sociétés immobilières qui ont refusé de renoncer à une partie des loyers commerciaux.
Initiative sur la place financière
Le PS est aussi déterminé à assurer aux générations futures une planète sur laquelle elles pourront vivre. Les banques et les assurances ne doivent plus se soustraire à leurs responsabilités. Dans ce contexte, le PS entend lancer l'année prochaine une initiative populaire pour une place financière socialement et écologiquement responsable.
Nous réfléchissons également à une réforme de la prévoyance vieillesse qui sécurise les retraites, a annoncé la direction. Cela passerait par un renforcement de l'AVS à la charge des deuxième et troisième piliers. Quant au projet "AVS 21", actuellement discuté au Parlement, le PS annonce un référendum, car en l'état, il entraîne une réduction de rentes.
Opposés au F-35
Les délégués ont aussi décidé par 252 voix contre 48 et 23 abstentions de soutenir l'initiative contre l'acquisition des F-35 A. C'était le seul sujet un tant soit peu disputé. Il n'y a en revanche pas eu d'hésitations pour soutenir l'initiative des Jeunes verts "pour la responsabilité environnementale" ainsi que le référendum contre la suppression du droit de timbre d'émission.
Le PS a encore adopté ses mots d'ordre qui n'avaient pas encore été décidés à des assemblées précédentes. Le 28 novembre, le parti recommande de rejeter l'initiative pour la "désignation des juges fédéraux par tirage au sort", dite initiative sur la justice.
Le congrès s'est prononcé en faveur de l'initiative "pour des soins infirmiers forts" lancée par l'Association suisse des infirmières et infirmiers (ASI) ainsi qu'en faveur de la loi Covid-19 révisée.
Le parti a enfin procédé à un mini-changement dans ses instances dirigeantes: Barbara Gysi quitte la vice-présidence. Elle est remplacée par David Roth, président du PS du canton de Lucerne.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Lausanne
Vaud: le Grand Conseil veut pouvoir destituer un conseiller d'Etat
Un membre du Conseil d'Etat vaudois devrait pouvoir être suspendu voire destitué en cas de situation très problématique. Le Grand Conseil a accepté le principe d'un tel mécanisme, dont l'application doit désormais être précisée.
Auteur de cette motion, soutenue à une large majorité mardi, Yannick Maury a évoqué "un outil essentiel" pour éviter un grave dysfonctionnement au sommet de l'Etat. Un ministre ne doit pas avoir le sentiment d'être "intouchable" durant son mandat, a ajouté le député écologiste.
Selon lui, un tel mécanisme ne serait appliqué que pour des cas exceptionnels, et "on n'espère même jamais". Cet outil aurait alors au moins un effet "préventif", contraignant les membres de l'exécutif à faire "encore davantage attention à leur comportement", a-t-il ajouté.
Yannick Maury a relevé que cet instrument n'avait "rien de révolutionnaire", d'autres cantons l'ayant déjà adopté comme Genève, le Jura ou le Tessin.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Suisse
Faire primer l'expulsion sur le traitement thérapeutique
Les criminels condamnés à une mesure d'expulsion pourraient se voir privés de mesures thérapeutiques. Le Conseil national a adopté mardi, par 117 voix contre 71, une motion en ce sens. La gauche a dénoncé un projet contraire à l'objectif de réinsertion.
Le texte, déposé par la commission des affaires juridiques, demande de régler la contradiction entre deux dispositions du Code pénal. L'une prévoit des mesures thérapeutiques institutionnelles visant la réinsertion. L'autre stipule l'expulsion obligatoire de 5 à 15 ans pour des crimes graves commis comme le meurtre ou le viol.
Il est pratiquement impossible de préparer une réinsertion sociale en Suisse pour une personne appelée à quitter le territoire national, a relevé Philippe Nantermod (PLR/VS) au nom de la commission. Les traitements ordonnés coûtent en outre des centaines de milliers de francs et privent d'autres personnes de places dans des institutions spécialisées, selon lui.
Pour le Valaisan, il faut inverser la logique actuelle. Une fois la peine privative de liberté exécutée, l'expulsion devrait en principe être exécutée prioritairement. Il appartiendrait ensuite à l'Etat de destination de décider de la poursuite d’un éventuel traitement.
Conseil fédéral opposé
Le Conseil fédéral s'est opposé à cette proposition. Ordonner un traitement sert à protéger la société. Cet objectif, selon la jurisprudence du Tribunal fédéral, ne se limite pas à la Suisse.
En outre, les personnes malades psychiquement devront purger parfois de longues peines avant d'être expulsées. Cela pose un problème de prise en charge en prison, a estimé le ministre de la justice Beat Jans.
La gauche a aussi critiqué cette motion. Une expulsion peut concerner des personnes qui ont grandi en Suisse et qui veulent rentrer au terme de la période d'éloignement, a déclaré Sibel Arslan (Vert-e-s/BS). "Ces personnes de retour chez nous ne doivent pas représenter un danger", selon elle.
Ses arguments n'ont pas convaincu. Le Conseil des Etats doit encore se prononcer.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Suisse
Ecouter le chant des oiseaux rend plus détendu et plus heureux
Se promener en écoutant le chant des oiseaux est bénéfique pour la santé mentale. Des études montrent en effet que l'observation des oiseaux favorise la détente et procure un sentiment de bien-être.
Différentes études scientifiques ont prouvé l'impact positif des oiseaux sur la santé mentale, souligne mardi la Station ornithologique suisse de Sempach (LU) dans un communiqué. Cela démontre l'importance de promouvoir l'avifaune dans les espaces urbains et périurbains.
Une étude publiée en mai par l'Université de Tübingen, en Allemagne, a montré qu'écouter les oiseaux chanter durant une promenade de 30 minutes dans un parc urbain permet de faire chuter le taux de cortisol - l'hormone du stress - de près de 40%. La tension artérielle baisse également et les émotions positives augmentent de plus de 20%, selon cette étude.
Les universités de Senckenberg et de Kiel (Allemagne) ont également étudié le lien entre bien-être et observation des oiseaux. Sur la base d'un échantillon de plus de 26'000 adultes issus de 26 pays européens, elles ont démontré que les personnes dont l'environnement abrite une grande diversité d'oiseaux sont significativement plus satisfaites de leur vie.
Selon leurs travaux, le bonheur provoqué par cette diversité serait comparable, en intensité, à celui procuré par une augmentation de salaire.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Suisse
Guéguerre d'avions entre l'Inde et la Corée du Sud à Genève
L'Inde et la Corée du Sud ont donné mardi un coup de chaud au protocole de la Confédération et de l'aéroport de Genève. Guy Parmelin a dû accueillir au pas de course son homologue sud-coréen Lee Jae-myung puis le Premier ministre indien Narendra Modi.
L'avion sud-coréen aurait dû se poser trois minutes après l'appareil indien. Mais les Sud-Coréens ont refusé de patienter en vol. M. Lee est un chef d'Etat, rang protocolairement plus important que celui de chef de gouvernement de M. Modi.
Au final, le Boeing 747-800 sud-coréen, plus grand avion officiel parmi ceux qui ont atterri depuis lundi, est arrivé dix minutes avant l'avion indien. Tout le monde était en place et a dû traverser le tarmac pour venir à la rencontre de M. Lee. "Corée", criait le protocole de l'aéroport.
Le président de la Confédération Guy Parmelin, accompagné de son épouse, a souligné à son homologue l'importance des liens avec la Corée du Sud et la volonté suisse de les poursuivre, a-t-il dit à Keystone-ATS. Notamment sur la question de l'intelligence artificielle (IA) pour laquelle le Vaudois "espère qu'il y aura une forte délégation sud-coréenne" au sommet que la Suisse organisera à Genève à l'été 2027.
Le président de la Confédération a aussi dit à M. Modi qu'une importante participation indienne est souhaitée à cette réunion. Le Premier ministre l'a invité de son côté à se rendre dans son pays en octobre pour célébrer le premier anniversaire de l'accord de libre-échange entre l'Association européenne de libre-échange (AELE) et l'Inde.
Avec ces deux dirigeants, M. Parmelin a terminé ses nombreux accueils à Genève des participants au G7 depuis lundi. Il se rendra à son tour en fin d'après-midi à Evian, notamment pour une discussion avec le Premier ministre britannique Keir Starmer, avant le dîner de gala du sommet. Il pourrait rencontrer de manière plus informelle d'autres dirigeants.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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