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Genève

Large campagne de prospection du sous-sol genevois

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L'Etat et les Services industriels de Genève lancent une vaste campagne de prospection nocturne du sous-sol genevois, afin de localiser les endroits les plus favorables à l'exploitation de la géothermie. Cette campagne fait suite aux forages exploratoires réalisés à Satigny et à Lully (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

L'Etat et les Services industriels de Genève (SIG) lancent le 13 septembre une vaste campagne de prospection nocturne du sous-sol genevois. Le but est de localiser les endroits les plus favorables à l'exploitation de la géothermie.

"Cette campagne inédite constitue une nouvelle étape dans le programme GEothermies, un des principaux piliers de la transition énergétique du canton", a indiqué mardi devant les médias le conseiller d'Etat Antonio Hodgers, en charge du Département du territoire. Cette énergie renouvelable et locale pourrait couvrir 20% des besoins totaux de Genève en chaleur et en froid d'ici 2035.

Des forages exploratoires de moyenne profondeur à Satigny et à Lully ont démontré la présence d'eau chaude, à des températures et des débits différents. La prospection vise à connaître précisément la structure du sous-sol du bassin genevois, afin de maximiser les chances de succès des projets futurs et de minimiser les risques sismiques, a souligné Christian Brunier, directeur général des SIG.

"Risque quasi nul"

Jusqu'à fin octobre, onze camions vibreurs se déplaceront dans la majeure partie du canton et des communes de France voisine. Ils produiront des vibrations dans le sous-sol qui se propageront et dont les échos seront enregistrés par les 20'000 capteurs posés en surface. Les données récoltées aux 50'000 points de mesure permettront d'établir la carte en trois dimensions.

Les camions seront actifs de 21h00 à 06h00. Les nuisances sonores sont estimées à 15 minutes au maximum. Une démonstration mercredi en pleine ville par un camion de 17 tonnes montre que le moteur émet davantage de bruit que les vibrations.

Cette campagne de prospection s'accompagne d'une campagne de communication: courrier explicatif envoyé à tous les ménages genevois, affiches, stand d'information, passages du triporteur dans les communes et site Internet. "On peut être rassurant. Les tests effectués près d'immeubles montrent que le risque de dommages est quasi nul", a souligné Christian Brunier.

Soutien fédéral

SIG prévoit d'investir 1,5 milliard de francs dans son programme GEothermies ces dix prochaines années, a fait savoir son directeur général. Selon lui, un montant similaire devra être investi par les privés pour qu'ils soient raccordés au réseau ad hoc. "C'est important pour le tissu économique local de partir dans cette direction", a-t-il commenté.

A ce jour, la régie publique a dépensé 40 millions de francs pour ce programme. L'étude en 3D coûte 15 millions, dont 60% financés par la Confédération, qui trouve "un intérêt majeur" à ce projet, selon Nicole Lupi, spécialiste en géothermie à l'Office fédéral de l'énergie. "Avec cette cartographie, le programme va prendre quatre à six ans de retard, mais cela permettra d'éviter les échecs", estime M. Brunier.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Jobs d'été: droite et patrons veulent déroger au salaire minimum

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Le président de l'Union des associations patronales genevoises (UAPG) Pierre-Alain L'Hôte estime que les syndicats acceptent déjà des exceptions au salaire minimum pour les étudiants dans les branches où ces dérogations ont été prévues (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

La faîtière des patrons genevois et plusieurs représentants de la droite insistent sur l'importance d'exceptions au salaire minimum cantonal pour relancer davantage d'emplois d'été étudiants. Ils ont dévoilé mardi leurs arguments à Genève pour ce projet de loi approuvé fin octobre mais soumis en votation le 8 mars prochain.

La droite avait formulé ce texte qui diminuerait le salaire des jobs d'été étudiants de 25%. Les jeunes qui travaillent tout au long de l'année ne seraient eux pas affectés par ce dispositif limité à des contrats de 60 jours.

Ce projet veut "corriger la rigidité du système de salaire minimum en vigueur", a expliqué à la presse le rapporteur de la majorité au Grand Conseil, le PLR Jacques Béné. "La question est avant tout de savoir si nous souhaitons conserver" la possibilité d'emplois pour les jeunes pendant l'été, a renchéri son collègue de Libertés et Justice sociale (LJS) Vincent Canonica.

Selon la droite, l'entrée en vigueur du salaire minimum à Genève en novembre 2020 avait eu pour conséquence de raréfier les emplois d'été dès 2021. Un sondage de la Fédération des entreprises romandes (FER) allait dans ce sens, mais il est contesté par la Communauté genevoise d'action syndicale (CGAS) qui parle d'une "propagande patronale".

Actuellement à 24,59 francs par heure, la rémunération minimale peut déjà être contournée pour les emplois d'étudiants. Mais seulement si cette exception est prévue par une convention collective de travail (CCT) ou par une commission paritaire.

"Discriminatoire" selon la gauche

Une situation qui pousse le président de l'Union des associations patronales genevoises (UAPG) Pierre-Alain L'Hôte à s'en prendre aux opposants. "Il est inexact de dire que les syndicats seraient contre un salaire dérogatoire", estime-t-il. "Ils l'acceptent depuis des années dans un certain nombre" d'activités.

Au moment de lancer leur campagne en décembre dernier, la gauche et les syndicats avaient dénoncé une manoeuvre pour "profiter des étudiants" qui seraient encore plus précarisés. Ils estimaient ce projet "discriminatoire" parce qu'il considérait un statut et non le travail abattu.

Au Grand Conseil, le projet de loi venu du PLR, du Centre, de l'UDC et de LJS avait été accepté par 64 voix contre 30 (Vert-e-s et PS). Comme la droite veut pouvoir l'appliquer dès l'été prochain, elle l'avait assorti d'un référendum obligatoire par le biais d'un amendement.

Il y a une semaine, le Département de l'économie et de l'emploi (DEE) avait dévoilé le dernier rapport d'une étude sur les effets du salaire minimum. Celui-ci confirme que les jeunes sans formation sont pénalisés par les bas salaires dans le canton.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Football

Servette progresse, mais le temps presse

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Le Servette de Jocelyn Gourvennec est en quête de constance (© KEYSTONE/CHRISTIAN MERZ)

Rejoint sur le fil par son rival sédunois samedi (3-3), Servette a raté une belle occasion de se rapprocher du top 6 de Super League.

Les Grenat progressent, mais ils n'ont plus beaucoup de temps pour rattraper le retard concédé en début de saison.

L'égalisation tardive de Winsley Boteli au Stade de Genève coûtera-t-elle à Servette une place dans le "Championship Group" ? L'attaquant formé au bout du Léman a joué un bien mauvais tour à son ancien club, en allant chercher un point finalement mérité pour le FC Sion au terme de ce derby du Rhône complètement fou.

Les Grenat peuvent en tout cas regretter d'avoir cédé au bout du temps additionnel. Le 3-2 d'Ablie Jallow à la 85e aurait pu leur permettre de revenir à 5 points de la 6e place, occupée par Young Boys. Ils sont finalement toujours 8es, à 7 points du top 6, alors que les deux premiers tours du championnat viennent de s'achever.

Un tour complet pour revenir

Onze matches, un contre chaque équipe de Super League, c'est ce qui reste à Jocelyn Gourvennec et à ses joueurs pour sauver une saison jusqu'à présent décevante. Mais les motifs d'espoir semblent avoir enfin pris le pas sur l'exaspération dans les travées du Stade de Genève.

L'entraîneur breton du SFC en a pointé quelques-uns lors de sa conférence d'après-match samedi soir. "Ce que je retiens, c'est qu'on arrive régulièrement à proposer du spectacle. Il y a des imperfections, il y a plein de choses qu'on doit améliorer, mais je trouve l'équipe très vivante", a-t-il apprécié.

Jocelyn Gourvennec semblait moins abattu que certains de ses joueurs par cette issue un brin cruel pour les Grenat. "Il y a des années comme ça, où on n'est jamais vraiment récompensé de ce qu'on produit sur le terrain", pestait de son côté Timothé Cognat, de passage en zone mixte.

Le milieu servettien a surtout mis en exergue le manque d'expérience de cette équipe passablement remaniée depuis l'arrivée de Gourvennec sur le banc. "Quand on marque à la 85e, on se doit d'être un peu plus intelligent, un peu plus vicieux pour gagner du temps en fin de match", a-t-il estimé.

Une analyse partagée par son compatriote et entraîneur. "On a manqué de métier, d'un peu de maturité pour mieux gérer cet avantage final", a appuyé Gourvennec, qui préférait toutefois voir le verre à moitié plein: "On a fait une très très grosse première mi-temps, certainement la meilleure qu'on a jouée à domicile".

A la recherche de constance

L'ancien technicien de Ligue 1, passé par Guingamp, Bordeaux, Lille et Nantes, veut croire que le travail réalisé ces derniers mois porte ses fruits. "On subit beaucoup moins de choses que sur la première partie de saison, c'est une évidence", a-t-il affirmé. Pourtant, les ouvertures du score précoces encaissées tant contre Saint-Gall le week-end précédent que contre Sion montrent bien que certains maux persistent.

Oui, son équipe manque de constance, le mentor grenat le concède volontiers. "On est à la recherche de cette régularité. Ce n'est pas encore ça, mais c'est mieux", a-t-il conclu, résolument optimiste.

Avec trois matches consécutifs sans défaite, Servette continue en effet d'engranger des points chaque semaine. Une maigre lueur d'espoir qu'il s'agira de nourrir un peu plus dimanche lors de la réception de Thoune, le surprenant mais incontestable leader de Super League.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Une piétonne grièvement blessée à Veyrier (GE)

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La police genevoise cherche des témoins après un délit de fuite après un accident à Veyrier (GE) (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Une piétonne a été grièvement blessée par un véhicule à Veyrier (GE). L'automobiliste a quitté les lieux sans prêter assistance à cette femme, a annoncé lundi la police genevoise qui lance un appel à témoins.

Il circulait peu avant 07h30 en direction de la route du Stand-de-Veyrier. Arrivé à la hauteur d'un passage pour piétons, il a percuté une quadragénaire qui traversait de gauche à droite.

Ce véhicule serait une voiture de tourisme sombre, immatriculée en France. Il aurait quitté le site en direction de la route du Stand-de-Veyrier,

La piétonne a été acheminée aux urgences en ambulance. "Son pronostic vital n'est pas engagé", a expliqué à Keystone-ATS une porte-parole de la police.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

La Suisse veut le secrétariat du nouveau "GIEC de la pollution"

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La directrice de l'Office fédéral de l'environnement (OFEV) Katrin Schneeberger a insisté sur la volonté suisse d'accueillir le secrétariat du nouveau Panel intergouvernemental scientifique et politique sur les produits chimiques, les déchets et la pollution (ISP-CWP) à Genève (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

La Suisse veut le secrétariat du nouveau Panel intergouvernemental scientifique et politique sur les produits chimiques, les déchets et la pollution (ISP-CWP). Au début de la première réunion de ce "GIEC de la pollution" lundi à Genève, elle s'est montrée offensive.

Face à un "mandat ambitieux", "le panel a besoin d'un secrétariat qui est à la fois bien doté financièrement et bien connecté", a affirmé la directrice de l'Office fédéral de l'environnement (OFEV) Katrin Schneeberger. "Genève offre précisément ces conditions", a-t-elle insisté en ouvrant la première plénière de ce nouveau mécanisme lancé en 2025.

Elle a ajouté que cette ville accueillait déjà les secrétariats de plusieurs conventions internationales sur l'environnement, comme celles de Bâle-Rotterdam-Stockholm et celle de Minamata sur le mercure. Et "de nombreuses autres institutions clés", ajoute Mme Schneeberger.

Sans parler de la présence de 185 missions de pays auprès de l'ONU et auprès des organisations internationales. Et la directrice de l'OFEV d'insister sur "l'engagement" suisse dans le nouveau panel.

La Suisse doit faire face à la concurrence du Kenya, hôte du Programme de l'ONU pour l'environnement (PNUE), pour obtenir le secrétariat. Dans son offre, le conseiller fédéral Albert Rösti estime que Genève permet "des synergies qui accélèrent le basculement des trouvailles scientifiques en politiques cohérentes".

Plus de 120 membres

La Suisse est prête à mettre 500'000 francs par an, auxquels s'ajouterait une contribution d'un million de francs pour lancer les premières activités du panel. Elle donnerait 50'000 francs par an au moins jusqu'en 2029 pour des bureaux et une seule enveloppe de 10'000 francs par employé pour doter le secrétariat dans la Maison internationale de l'environnement.

Plus largement, la directrice exécutive du PNUE, Inger Andersen, a estimé dans son discours que le Panel répond à un "décalage entre la science et les politiques". Il doit aboutir à des indications scientifiques face à des problèmes qui ont "un impact important sur les écosystèmes humains et la santé économique".

Mme Schneeberger a elle estimé que le Panel peut avoir "un impact réel". Elle a demandé aux participants de la réunion cette semaine d'être "limpide sur les défis auxquels nous devons faire face".

Face aux attaques contre le multilatéralisme et aux "ressources limitées" pour celui-ci, elle les a enjoints à collaborer. Les universités et les scientifiques doivent notamment oeuvrer pour ce "GIEC" , selon elle. De quoi être certains que les rapports de l'ISP-CWP seront "scientifiquement robustes", dit la directrice. Le Panel rassemble déjà 127 membres.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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