Rejoignez-nous

International

Merkel fait ses adieux à l'Europe avec un dernier avertissement

Publié

,

le

"Je quitte maintenant cette Union européenne dans ma responsabilité de chancelière dans une situation qui m'inquiète", a déclaré Angela Merkel. (© KEYSTONE/AP/Aris Oikonomou)

La chancelière allemande Angela Merkel a lancé vendredi un avertissement à l'Europe, s'inquiétant de sa capacité à relever les défis sociétaux, migratoires et économiques. Sa déclaration intervient à l'issue de son 107e et dernier sommet à Bruxelles.

"Je quitte maintenant cette Union européenne dans ma responsabilité de chancelière dans une situation qui m'inquiète", a déclaré Mme Merkel. "Nous avons surmonté de nombreuses crises, par le respect et les efforts pour trouver des solutions communes, mais nous avons une série de problèmes non résolus", a-t-elle averti.

Concernant l'Etat de droit (indépendance de la justice, liberté des médias...), sujet pour lequel la Pologne est actuellement dans le collimateur de l'UE, la chancelière a répété son souhait d'un débat plus apaisé, appelant au dialogue et à plus de compréhension pour l'histoire de cet ancien pays communiste. "Nous devons nous respecter mutuellement. Je pense que c'est très important", a-t-elle martelé.

En matière de migrations, l'UE est "toujours vulnérable de l'extérieur", a-t-elle prévenu, alors que le Bélarus est accusé de faire passer clandestinement des migrants via ses frontières, en représailles à des sanctions européennes.

Manque d'innovation

Angela Merkel s'est aussi inquiétée pour la compétitivité du Vieux continent, en particulier dans les nouvelles technologies comme l'intelligence artificielle. "L'Europe n'est pas le continent le plus innovant", a-t-elle regretté, estimant que ses successeurs auraient de "grands chantiers" à mener.

Alors qu'elle tire sa révérence sur la scène européenne, à 67 ans, la chancelière a recueilli une pluie d'hommages. Son départ suscite la peur du vide au sein de l'UE, confrontée à des chantiers décisifs: reconstruction économique post-Covid, changement climatique, affirmation de son rôle géopolitique face aux Etats-Unis et à la Chine.

"Votre peuple allemand bien-aimé et le monde entier ont une dette de reconnaissance pour votre hauteur de vue pendant tant d'années", a salué l'ancien président américain, Barack Obama dans une vidéo. Les sommets des Vingt-Sept "sans Angela c'est comme Rome sans le Vatican ou Paris sans la Tour Eiffel", a déclaré à Bruxelles le président du Conseil européen Charles Michel.

L'ex-Premier ministre belge a salué "la sagesse" de la chancelière qui manquera aux Européens "en particulier dans les périodes délicates", dans un discours accueilli par une ovation debout des chefs d'Etat et de gouvernement réunis depuis jeudi. Un cadeau, une oeuvre en transparence du jeune designer franco-néerlandais Maxim Duterre, évoquant le bâtiment du Conseil qui accueille les sommets, a été remis à Mme Merkel, comme à son homologue suédois Stefan Löfven, lui aussi sur le départ.

Le départ d'Angela Merkel "laissera un grand vide", a déclaré le nouveau chancelier autrichien Alexander Schallenberg, soulignant sa "grande influence sur l'évolution de l'Union européenne". "C'est quelqu'un qui pendant seize ans a vraiment marqué l'Europe, et nous a aidés à prendre les bonnes décisions avec beaucoup d'humanité à des moments qui étaient difficiles", a déclaré le Premier ministre belge Alexander de Croo.

"Machine à compromis"

"C'était une telle machine à compromis, que quand les choses n'avançaient pas, on avait quand même Angela (...) Elle trouvait toujours quelque chose pour nous unir et nous permettre d'aller plus loin", a observé le Premier ministre luxembourgeois Xavier Bettel, qui l'a côtoyée pendant huit années. "Elle me manquera. Elle manquera à l'Europe", a-t-il dit.

La présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, ancienne ministre de la Défense de la chancelière chrétienne-démocrate (CDU), avait récemment souligné à quel point l'esprit d'analyse de cette docteure en chimie avait été crucial pour débloquer les négociations européennes parfois interminables. Ces derniers mois, les dirigeants de l'UE ont multiplié hommages et remerciements à celle qui a dirigé l'Allemagne depuis 2005, presque aussi longtemps que le chancelier de la Réunification, Helmut Kohl (1982-1998).

A la tête de la première puissance économique du continent, Angela Merkel avait cependant été très critiquée pour l'attitude de Berlin durant la crise de la zone euro suite à l'effondrement financier mondial de 2008-2009, mais a été ensuite largement saluée pour sa réponse à la crise migratoire de 2015 et pour s'être ralliée in fine à un endettement commun des Vingt-Sept.

L'Allemagne devrait avoir un nouveau chancelier avant Noël. Sociaux-démocrates, écologistes et libéraux ont dévoilé jeudi le calendrier de leurs négociations visant à installer Olaf Scholz (SPD) aux commandes du pays début décembre.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

Économie

Zelensky en route pour le sommet européen à Chypre

Publié

le

Le président Volodymyr Zelensky sera accueilli à Chypre jeudi soir lors d'un sommet européen (archive). (© KEYSTONE/EPA/ROBIN VAN LONKHUIJSEN)

L'horizon est dégagé. Après des mois de blocage de la Hongrie, les dirigeants de l'Union européenne s'apprêtent à valider un prêt de 90 milliards d'euros à l'Ukraine et à accueillir Volodymyr Zelensky à Chypre jeudi soir lors d'un sommet européen.

Engagée dès mercredi, l'approbation du prêt est attendue dans le courant de la journée, avant le dîner entre chefs d'Etat et de gouvernement à l'Ayia Napa Marina, un site touristique huppé du bord de mer.

Le président Volodymyr Zelensky est en route et veut notamment discuter "de la production conjointe d'armes" et de "la défense aérienne de l'Ukraine", a indiqué un haut responsable ukrainien à l'AFP.

Sa venue à Chypre, île de Méditerranée qui assure la présidence tournante de l'UE, est "importante symboliquement maintenant que l'argent" de l'UE va permettre de soutenir l'Ukraine face à la Russie en 2026 et 2027, souligne une diplomate européenne, soulagée.

L'UE doit dans le même temps approuver un vingtième paquet de sanctions contre Moscou.

La Hongrie lève son veto

La défaite électorale de Viktor Orban en Hongrie n'aura pas tardé à se faire ressentir au niveau européen. Après plusieurs mois de blocage, les Hongrois ont levé leur veto à ce prêt. C'est la reprise de la livraison de pétrole russe à Budapest via un oléoduc traversant l'Ukraine qui a dénoué la situation.

Les responsables de l'UE peuvent donc souffler, alors qu'ils avaient fustigé l'attitude de Viktor Orban lors du précédent sommet de mars à Bruxelles.

Exaspéré par cette paralysie, le président ukrainien avait lui-même tenu des propos peu amènes envers les Européens, jusqu'à menacer le Premier ministre nationaliste hongrois.

Cette fois, le sommet de Chypre se tiendra sans Orban. Battu par son rival Peter Magyar aux législatives, il s'apprête à passer la main et a boudé son dernier grand rendez-vous européen, après seize années au pouvoir.

Guerre au Moyen-Orient

Informelle, la réunion des dirigeants de l'UE n'appelle pas de décisions majeures jeudi et vendredi à Chypre, cette île coupée en deux depuis 1974 et l'invasion de la partie nord par l'armée turque.

Soulagés pour le prêt à l'Ukraine, les chefs d'Etat et de gouvernement européens devraient surtout se concentrer sur la guerre au Moyen-Orient.

Vendredi, ils attendent pour un déjeuner de travail plusieurs dirigeants de la région: le président du Liban Joseph Aoun, celui d'Egypte Abdel Fattah al-Sissi, le Syrien Ahmed al-Chareh et le prince héritier de Jordanie Hussein ben Abdallah.

"Dialogue intensif"

Malgré leurs leviers limités, les Européens vantent un "dialogue intensif" avec les Etats de la région et souhaitent évoquer "la situation au Liban et les pourparlers entre Israël et le Liban", selon un responsable.

Se réunir à Chypre revêt une dimension symbolique puisque des bases de l'Otan y avaient été ciblées par des drones de fabrication iranienne au début du conflit.

Avec le blocage du détroit d'Ormuz par l'Iran, le conflit a de lourdes conséquences sur l'économie européenne, dont la facture pour s'approvisionner en pétrole et en gaz a bondi de 24 milliards d'euros en sept semaines.

Dans tous les pays d'Europe, les mesures dispendieuses se multiplient afin de soutenir les secteurs les plus exposés comme l'industrie lourde, l'agriculture et la pêche. Et l'Union européenne surveille comme le lait sur le feu une potentielle pénurie de kérosène.

Face à la crise énergétique, Bruxelles a multiplié les recommandations aux Etats membres et appelé à accélérer l'électrification du continent.

Négociations difficiles

Mais l'UE n'a pas fait d'annonces majeures ni sorti le carnet de chèques. Et pour cause, les finances de l'UE comme des Etats membres ne sont pas au mieux.

Sur ce volet financier, les pays européens doivent d'ailleurs aborder pendant le sommet de Chypre les discussions toujours sensibles sur les quelque 2000 milliards d'euros du futur budget européen de 2028 à 2034.

Les négociations s'annoncent comme souvent difficiles entre Paris, partisan de davantage d'investissements européens, et Berlin, prudent budgétairement.

Sans le claironner, les responsables de l'UE rêvent d'un accord sur le futur budget dès la fin de l'année.

Car ils redoutent une paralysie au cours de la longue séquence électorale de 2027, avec des législatives attendues dans une série d'Etats membres et une élection présidentielle en France, où l'extrême droite menace de couper dans la contribution de ce pays au budget européen si elle arrive au pouvoir.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

International

L'ex-dirigeant philippin Rodrigo Duterte sera jugé devant la CPI

Publié

le

L'ancien chef d'Etat Rodrigo Duterte sera jugé devant la Cour pénale inernationale (archive). (© KEYSTONE/AP/AARON FAVILA)

Rodrigo Duterte sera jugé devant la Cour pénale internationale a annoncé jeudi la Cour. Cette dernière a confirmé les accusations de crimes contre l'humanité à l'encontre de l'ex-dirigeant philippin, présumément commis pendant sa "guerre contre la drogue".

"Les juges de la phase préliminaire ont confirmé à l'unanimité l'ensemble des chefs d'accusation (...) retenus contre Rodrigo Roa Duterte et l'ont renvoyé en jugement", a indiqué la CPI dans un communiqué.

Les procureurs de la CPI ont inculpé l'ancien homme fort de Manille, âgé de 81 ans, de trois chefs d'accusation pour crimes contre l'humanité, lui reprochant d'être impliqué dans au moins 76 meurtres liés à sa "guerre contre la drogue" qui aurait fait plusieurs milliers de victimes.

M. Duterte sera le premier ancien chef d'Etat asiatique à comparaître devant la CPI, qui juge les individus pour les crimes les plus graves au monde, comme les crimes de guerre et les crimes contre l'humanité.

La Cour traverse actuellement la période la plus difficile de ses 24 ans d'existence, les États-Unis ayant imposé des sanctions à des juges et des responsables clés après que la CPI a émis des mandats d'arrêt contre des dirigeants israéliens dans le cadre de la guerre de Gaza.

"Trop affaibli pour suivre la procédure"

Il est probable que l'ancien homme fort de Manille, 81 ans ne comparaisse pas en personne face aux juges.

Sa défense affirme qu'il est trop affaibli mentalement pour suivre la procédure. Il ne s'est par ailleurs pas présenté lors de la semaine d'audiences de confirmation des charges.

La seule fois où M. Duterte a été vu depuis son arrestation, était lors d'une première comparution par visioconférence, où il semblait désorienté et affaibli.

Les juges de la phase préliminaire ont conclu qu'il existait "des motifs sérieux de croire que Duterte est responsable des crimes contre l'humanité que sont le meurtre et la tentative de meurtre", a affirmé le communiqué de la CPI.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

Football

Un émissaire de Trump veut remplacer l'Iran par l'Italie

Publié

le

Mehdi Taremi et les Iraniens seront-ils présents au Mondial ? (© KEYSTONE/AP/Riza Ozel)

Un émissaire de Donald Trump a demandé à la FIFA de remplacer l'Iran par l'Italie lors de la prochaine Coupe du monde cet été. La guerre fait toujours planer le doute sur la participation iranienne.

Paolo Zampolli a confirmé au Financial Times avoir suggéré l'improbable scénario au président américain et à Gianni Infantino, président de la FIFA. "Je suis Italien de naissance et ce serait un rêve de voir la Squadra Azzurra dans un tournoi organisé aux États-Unis. Avec quatre titres, elle a le pedigree pour justifier son inclusion", a-t-il déclaré, après la troisième élimination consécutive de l'Italie en barrages de la compétition.

Ces dernières semaines, M. Infantino assure que l'Iran disputera la Coupe du monde, organisée conjointement aux Etats-Unis, Canada et Mexique du 11 juin au 19 juillet.

"L'Iran sera à la Coupe du monde" et disputera comme prévu ses matches du premier tour sur le sol des Etats-Unis avait-il affirmé à l'AFP fin mars en marge d'un match amical de l'Iran près d'Antalya (Turquie).

"L'Iran doit venir, ils représentent leur peuple, ils se sont qualifiés, les joueurs veulent jouer", avait-il encore affirmé mi-avril lors d'une conférence économique organisée par la chaîne de télévision CNBC à Washington, tout en espérant une "situation pacifique" au Moyen-Orient l'été prochain.

Sur la côte ouest

La sélection iranienne doit disputer ses trois matches du groupe G à Los Angeles contre la Nouvelle-Zélande (16 juin) et la Belgique (21 juin) puis à Seattle contre l'Égypte (27 juin). Son camp de base est censé être situé à Tucson, en Arizona.

Au début du conflit au Moyen-Orient déclenché par les États-Unis et Israël le 28 février, l'Iran avait évoqué un "boycott" de la compétition, avant de demander à la FIFA de déplacer ses matches des Etats-Unis au Mexique.

Sur ce point, "les matches seront où ils doivent être, selon le tirage au sort", avait déclaré à l'AFP le patron du foot mondial, dont la connivence explicite avec Donald Trump a suscité quelques critiques.

Le règlement de la FIFA confère à l'organisation le pouvoir de décider seule des mesures à prendre si une équipe, en l'occurrence l'Iran, devait se retirer.

Cette "proposition" intervient aussi alors que la Première ministre italienne Giorgia Meloni, l'une des plus proches alliées de Trump sur le Vieux Continent, a récemment pris ses distances avec Israël et les Etats-Unis, s'attirant les foudres du président Donald Trump.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

Hockey

Dallas prend la main au bout du suspense dans le Minnesota

Publié

le

Les Stars mènent désormais 2-1 dans leur quart de finale de la Conférence Ouest. (© KEYSTONE/AP/Abbie Parr)

Dallas a signé un succès important sur la glace de Minnesota mercredi au 1er tour des play-off de NHL. Les Stars ont arraché l'acte III après deux prolongations (4-3) et mènent désormais 2-1.

L'équipe du défenseur soleurois Lian Bichsel (22'27 de temps de glace, bilan de -1) a dû attendre la 93e minute pour fêter ce succès à Saint-Paul. Le but décisif est tombé en power-play, de la canne du Canadien Wyatt Johnston.

Le Wild avait pourtant bien réagi à l'entame canon des Stars, qui ont mené 2-0 après 14 minutes et des réussites de Mikko Rantanen et Jason Robertson. Les joueurs du Minnesota ont renversé la table grâce à des buts de Marcus Johansson (19e), Joel Eriksson Ek (25e) et Michael McCarron (38e).

En troisième période, Dallas a égalisé par l'intermédiaire de Matt Duchene (50e) pour aller chercher les prolongations.

Battus 6-1 lors de l'acte I puis victorieux du deuxième (4-2) à domicile, les Stars ont donc récupéré l'avantage de la glace. L'acte IV aura lieu samedi, toujours dans le Minnesota.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Derniers titres

Les 2 derniers titres

Votre Horoscope

Gémeaux

La fin de certains influx pesants, libère votre esprit et vous fait retrouver votre agilité intellectuelle pour traiter des dossiers complexes.

Les Sujets à la Une