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Merkel exhorte les partis au dialogue après les élections

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La chancelière Angela Merkel a prononcé une sorte de discours-bilan après 16 ans de pouvoir. (© KEYSTONE/dpa POOL/Jan Woitas)

Angela Merkel a lancé dimanche un appel implicite aux partis politiques allemands à surmonter leurs divisions après les élections législatives. De difficiles tractations sont actuellement en cours pour tenter de former un nouveau gouvernement.

Plus largement, la chancelière, qui prononçait une sorte de discours-bilan après 16 ans de pouvoir à l'occasion des célébrations annuelles de la réunification du pays en 1990, a exhorté les Allemands à davantage défendre la démocratie face aux démagogues.

"Il faut continuer à façonner notre pays. On peut se disputer sur la manière précise de le faire à l'avenir, mais nous savons que la solution nous appartient, qu'il nous faut nous écouter les uns les autres et dialoguer", a déclaré Mme Merkel qui doit prendre sa retraite politique lorsqu'une majorité aura été trouvée au Parlement. Ce qui pourrait prendre plusieurs mois.

"Soyez curieux aux autres"

"Nous avons des différences mais aussi des choses en commun. Soyez-prêts à rencontrer les autres, soyez curieux des autres (...) et ayez la capacité de supporter les différences", a-t-elle ajouté dans ce discours à Halle (Est), "c'est la leçon de 31 ans d'unité allemande".

Il s'agissait des premiers propos tenus par Angela Merkel en rapport avec la situation politique actuelle.

Ce discours survient à un moment-clé: c'est dimanche que débutent les discussions exploratoires entre partis politiques pour tenter de former un nouveau gouvernement. Et elles s'annoncent très ardues, faisant craindre une longue phase de paralysie politique de l'Allemagne.

Négociations ardues

Suite aux élections législatives, il va en effet très probablement falloir une alliance de trois partis aux programmes très différents pour former une majorité. Une première depuis les années 1950, qui pourrait aussi être un facteur d'instabilité.

L'option considérée actuellement comme la plus probable est une coalition entre d'une part le parti social-démocrate (SPD) - arrivé de peu en tête lors du scrutin, devant les conservateurs de la chancelière - et d'autre part les écologistes et le parti libéral FDP (droite). Elle est soutenue par une nette majorité (59%) de l'opinion, selon un sondage ZDF.

De premiers entretiens entre le centre gauche du SPD et ces deux mouvements sont prévus à partir de 15h30 à Berlin. Mais le centre droit de la chancelière tente aussi en parallèle de se rallier les Verts et le FDP.

Même si le parti démocrate-chrétien de la chancelière (CDU) est sorti très affaibli et divisé de sa défaite, il a prévu de rencontrer séparément les Libéraux du FDP en début de soirée, avant les "Grünen" mardi.

Laschet en sursis

Leur chef de file, Armin Laschet, rendu personnellement responsable du plus mauvais score électoral (24,1%) jamais réalisé par les conservateurs dans l'histoire de l'Allemagne moderne, apparaît toutefois de plus en plus en sursis.

Ses rivaux en interne, tels Friedrich Merz ou Jens Spahn, qui défendent une ligne plus à droite, se mettent déjà en position pour la succession. D'autres réclament un renouvellement "complet" du parti après 16 ans d'Angela Merkel.

Du coup, même les libéraux du FDP, pourtant politiquement proches des démocrates-chrétiens, semblent de plus en plus sceptiques sur une alliance.

"CDU et CSU doivent clarifier s'ils veulent vraiment diriger un gouvernement", a averti le patron des libéraux, Christian Lindner, dimanche dans le quotidien Bild.

Défendre la démocratie

Dans ce contexte tendu, la chancelière a appelé les Allemands à ne pas perdre de vue l'essentiel à ses yeux: la défense de la démocratie. "Nous prenons parfois les choses trop à la légère quand il s'agit des acquis démocratiques, comme si nous ne devions plus rien faire" pour les défendre, a-t-elle déploré.

"Mais nous assistons dans la période actuelle à un nombre croissant d'attaques", a-t-elle estimé, en citant des agressions contre les minorités religieuses ou ethniques, mais aussi les tentatives "démagogiques pour répandre sans scrupules ni honte la haine et le ressentiment".

Mme Merkel a aussi exhorté les Allemands de l'Ouest à montrer plus de "respect" à l'égard de leurs concitoyens de l'Est, alors que les élections législatives ont été marquées dans cette partie du pays - l'ex-Allemagne de l'Est communiste - par un fort vote d'extrême droite, nourri par le sentiment d'une partie de la population locale d'être laissée-pour-compte.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Nouvelle vague de démissions au sein du gouvernement Johnson

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Le Premier ministre anglais Boris Johnson doit faire face à l'une des plus importantes crises politiques de son mandat. (© KEYSTONE/AP/Justin Tallis)

Au lendemain du départ spectaculaire de deux de ses ministres, le Premier ministre Boris Johnson fait face à de nouveaux départs au sein de son gouvernement mercredi. Une vague de démissions qui pousse "Bojo" à lutter pour sa survie politique.

Ces départs arrivent dans la foulée de ceux des ministres de la Santé Sajid Javid et des Finances Rishi Sunak. Ils avaient annoncé à quelques minutes d'intervalle leur démission mardi soir, lassés des scandales à répétition qui secouent le gouvernement depuis des mois.

D'autres membres du gouvernement moins haut placés ont depuis eux aussi jeté l'éponge, dont trois secrétaires d'Etat mercredi, portant le nombre total de départs à plus d'une douzaine. Dernier en date à partir, le secrétaire d'Etat aux Finances John Glen a sèchement motivé sa démission par un "total manque de confiance" dans le Premier ministre.

Avenir politique en jeu

Ces deux démissions choc ont été annoncées alors que le Premier ministre venait de présenter des excuses après un énième scandale, reconnaissant avoir fait une "erreur" en nommant en février dans son gouvernement Chris Pincher, "whip" en chef adjoint chargé de la discipline parlementaire des députés conservateurs. Ce dernier a démissionné la semaine dernière après avoir été accusé d'attouchements sur deux hommes.

Mardi, après avoir affirmé l'inverse, Downing Street a reconnu que le Premier ministre avait été informé dès 2019 d'anciennes accusations à l'encontre de M. Pincher mais qu'il les avait "oubliées" en le nommant.

Fragilisé mais déterminé à rester, Boris Johnson défendra son poste à midi (13h00 heure suisse) au Parlement lors de la séance hebdomadaire de questions au Premier ministre qui s'annonce électrique. Il affrontera ensuite les présidents des principales commissions de la Chambre des Communes, parmi lesquels certains de ses critiques les plus virulents au sein de son parti conservateur.

Pluie de critiques

Ces démissions en cascade, et plus particulièrement celle de Rishi Sunak, 42 ans, interviennent dans un contexte économique particulièrement difficile, en pleine crise du coût de la vie au Royaume-Uni.

Les Britanniques attendent du gouvernement qu'il se conduise de manière "compétente" et "sérieuse" et "c'est pourquoi je démissionne", a écrit M. Sunak dans sa lettre à M. Johnson. De son côté, M. Javid, 52 ans, a jugé que les Britanniques étaient en droit d'attendre "de l'intégrité de la part de leur gouvernement".

Dans le Telegraph, l'ancien secrétaire d'Etat chargé du Brexit, David Frost, qui avait lui aussi démissionné en décembre, a appelé Boris Johnson à démissionner car "s'il s'accroche, il risque d'entraîner le parti et le gouvernement avec lui".

Maigres soutiens

Boris Johnson a rapidement remplacé les deux démissionnaires en nommant son ministre de l'Education Nadhim Zahawi aux Finances et Steve Barclay, jusque-là chargé de la coordination gouvernementale, à la Santé. Il est parfois "facile de s'en aller", mais "beaucoup plus difficile" de mettre en oeuvre des réformes pour le pays, a affirmé Nadhim Zahawi mercredi sur SkyNews.

Des ministres loyaux ont réaffirmé leur soutien à "Bojo", comme Nadine Dorries, en charge de la Culture. Malgré ces marques de confiance, Boris Johnson pourra-t-il survivre à cette énième crise, lui qui a toujours refusé d'envisager la démission?

Climat politique tendu

Déjà considérablement affaibli par le scandale des fêtes organisées à Downing Street pendant la pandémie, il a survécu il y a quelques semaines à un vote de défiance de son propre camp.

Se sont ajoutées depuis plusieurs affaires à caractère sexuel au Parlement: un député soupçonné de viol a été arrêté puis libéré sous caution mi-mai, un autre a démissionné en avril pour avoir regardé de la pornographie à la Chambre sur son téléphone portable en avril et un ancien député a été condamné en mai à 18 mois de prison pour l'agression sexuelle d'un adolescent de 15 ans.

Le départ de ces deux derniers députés a provoqué des élections législatives partielles et de lourdes défaites pour les conservateurs. Et ce alors que le parti avait déjà essuyé un très mauvais résultat aux élections locales de mai.

Le contexte économique est en outre particulièrement délicat, avec une inflation au plus haut depuis quarante ans, à 9,1% en mai sur douze mois, et des mouvements sociaux. Selon un sondage de l'institut YouGov mardi soir, 69% des électeurs britanniques estiment que Boris Johnson devrait démissionner.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Le régulateur allemand place Amazon sous surveillance renforcée

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Elle s'inscrit dans un contexte d'offensive contre les géants américains du numérique ces dernières années partout en Europe. (AP Fotograf: Steven Senne Restriktionen: Copyright 2020) (© KEYSTONE/AP/Steven Senne)

Le gendarme allemand de la concurrence a annoncé mercredi avoir placé l'américain Amazon sous surveillance renforcée, en vertu d'une loi de 2021 étendant ses pouvoirs face aux géants du net.

Après une enquête de plusieurs mois, l'Office fédéral anti-cartel a indiqué dans un communiqué avoir déterminé que le groupe Amazon était une entreprise détenant une "importance primordiale pour la concurrence sur les marchés".

Le régulateur peut "désormais prendre des mesures contre des pratiques anticoncurrentielles spécifiques" d'Amazon, a indiqué l'institution, sans préciser la nature de ces pratiques.

L'Office anti-cartel applique une loi entrée en vigueur l'an dernier, qui renforce ses pouvoirs face aux entreprises, essentiellement numériques, dominant leur marché.

Elle permet notamment de prendre des mesures immédiates pour empêcher certaines pratiques anticoncurrentielles.

Seule condition: que l'entreprise soit considérée en situation d'"importance primordiale pour la concurrence sur les marchés".

C'est le cas pour Amazon, selon l'Office anti-cartel: "Amazon, grâce sa plateforme commerciale, occupe une position stratégique et centrale dans le commerce en ligne en Allemagne", justifie-t-il dans son communiqué.

Le groupe américain, qui détient "une part de 70%" sur le marché du commerce en ligne, exerce lui-même une "activité de vente" de ses propres produits sur sa plateforme, et concurrence donc les autres vendeurs.

Il dispose par ailleurs "de ressources considérables" en matière de "données" des entreprises concurrentes, ce qui lui donne un avantage disproportionné.

Amazon peut donc "contrôler l'accès des autres entreprises", ses propres concurrentes, à sa plateforme, et donc "influencer considérablement" leur "succès commercial".

Au cours des derniers mois, Alphabet, la maison mère de Google, et Meta, qui gère Facebook, ont eux aussi été mis sous surveillance renforcée par le régulateur allemand qui a constaté leur "importance primordiale".

Avec cette loi, l'Allemagne fait figure de pionnière dans la lutte contre les pratiques anti-concurrentielles des géants du numérique en Europe.

Elle s'inscrit dans un contexte d'offensive contre les géants américains du numérique ces dernières années partout en Europe.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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International

Deux nouvelles démissions au sein du gouvernement de Boris Johnson

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Boris Johnson est empêtré dans une vague de scandales. (© KEYSTONE/AP/Justin Tallis)

Deux nouveaux membres du gouvernement britannique ont annoncé mercredi leur démission au lendemain des départs fracassants des ministres de la Santé et des Finances, fragilisant encore le 1er ministre Boris Johnson. Ce dernier est empêtré dans une vague de scandales.

Le secrétaire d'Etat chargé de l'Enfance et de la Famille, Will Quince, a annoncé son départ, jugeant qu'il n'avait "pas le choix" après avoir répété "de bonne foi" dans les médias des éléments fournis par les services du Premier ministre "qui se sont avérés inexacts". Laura Trott a démissionné de son poste d'assistante auprès du secrétaire d'État aux Transports jugeant que la confiance était "perdue".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Économie

Le nouveau paquebot de MSC prend forme aux Chantiers de St-Nazaire

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Le nouveau navire géant, long de 333 m, haut de 68 m et large de 47 m, pourra accueillir environ 6700 passagers et 2100 membres d'équipage. (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Les Chantiers de l'Atlantique à Saint-Nazaire (F) abritent pour quelques semaines encore le futur fleuron de MSC Croisières. Le groupe genevois y construit un nouveau navire géant, long de 333 m et large de 47 m. Il sera livré mi-octobre à l'armateur italo-suisse.

Baptisé MSC World Europa, le paquebot, haut de 68 mètres, comprendra 22 ponts, 2626 cabines et plus de 40'000 m2 d'espaces publics. Il est équipé de sept piscines et treize restaurants. Commencé fin 2019, ce bateau est facturé "plus d'un milliard d'euros", selon les Chantiers de l'Atlantique.

Environ 6700 passagers et 2100 membres d'équipage pourront s'y installer dès la première croisière, prévue en décembre dans le golfe Persique. Il mettra ensuite le cap, en mars 2023, sur la Méditerranée pour des croisières au départ de Marseille.

Propulsé au gaz naturel liquéfié

MSC Croisières assure qu'il s'agira de son navire "le plus respectueux de l'environnement", écrit l'armateur genevois dans un communiqué de presse. Il fonctionnera au gaz naturel liquéfié (GNL). Un carburant que les transporteurs maritimes affirment moins polluant, ce que contestent toutefois des experts, comme encore récemment l'ONG Transport & Environnement. MSC Croisières s'est engagée à atteindre l'objectif "zéro émission nette" d'ici 2050.

"C'est une étape significative pour la décarbonation de la croisière. Le GNL est aujourd'hui le carburant le plus propre disponible pour les paquebots", explique Henri Doyer, directeur des programmes MSC aux Chantiers de l'Atlantique.

Le GNL réduit de 20% les émissions de CO2 et de 95% celles des particules fines par rapport au fioul lourd, principal carburant utilisé par les navires, et n'émet pas de dioxyde de soufre.

Deux autres paquebots en vue

Le "MSC World Europa" intègre aussi un démonstrateur d'un nouveau type de pile à combustible fonctionnant au GNL et capable de produire de l'électricité. "Pour le moment, elle produit 150 kilowatts, soit l'équivalent de la consommation de 300 passagers", précise Patrick Pourbaix, directeur de MSC Croisières France, qui espère voir cette capacité augmenter dans les prochaines années.

Le croisiériste italo-suisse et les Chantiers de l'Atlantique, qui collaborent depuis plus de vingt ans, ouvrent avec le "MSC World Europa" un cycle plus durable: deux autres paquebots propulsés au GNL seront livrés en 2025 et 2027.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Francesco Bagnaia sort de route à Ibiza en état d'ivresse

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Francesco Bagnaia a fait preuve d'imprudence à Ibiza. (© KEYSTONE/AP/Peter Dejong)

Le pilote de MotoGP Francesco Bagnaia, en vacances à Ibiza, est sorti de route en voiture sans se blesser ni impliquer d'autres personnes.

Toutefois, il a présenté un taux d'alcoolémie supérieur à la limite autorisée, a expliqué l'Italien mardi soir.

"En sortant de discothèque à 03h00 du matin (dans la nuit de lundi à mardi, NDLR), je faisais face à un rond-point quand j'ai fini avec les roues avant dans un fossé sans impliquer d'autres véhicules ou personnes", a écrit le pilote de 25 ans, qui fêtait sur l'île espagnole sa victoire au Grand Prix des Pays-Bas le 26 juin.

"Le test d'alcoolémie effectué par la police a révélé que le taux d'alcoolémie était supérieur à ce qui est autorisé par la loi espagnole", a continué l'Italien de l'écurie Ducati, se disant "désolé" pour cette "grave imprudence qui n'aurait pas dû se produire".

Selon la presse insulaire, "Pecco" Bagnaia a été contrôlé après l'accident avec un taux de 0,87 mg d'alcool par litre d'air expiré, au-delà de la limite autorisée de 0,25 mg.

"Quasiment non-buveur", le sportif de haut-niveau assure avoir "appris la leçon" et a mis en garde ses fans sur les réseaux sociaux: "Ne prenez jamais le volant après avoir bu".

Vice-champion du monde 2021 derrière le Français Fabio Quartararo, l'Italien est quatrième cette année à mi-saison. Le championnat, en trêve estivale, reprendra le 7 août en Grande-Bretagne.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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