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L'urgence se fait sentir à Glasgow pour un compromis satisfaisant

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Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres appelle à davantage d'efforts à Glasgow pour tenter d'arracher un compromis acceptable. (© KEYSTONE/AP/Alberto Pezzali)

"Nous n'y sommes pas encore". Le président de la COP26 Alok Sharma a alerté jeudi à Glasgow sur les efforts à mener pour aboutir vendredi à un accord satisfaisant. Les ONG en veulent davantage et le secrétaire général de l'ONU aussi.

Devant les Etats, M. Sharma a reconnu qu'il"y avait encore beaucoup de travail à faire", malgré des avancées. Et dans la foulée de son premier ministre Boris Johnson qui avait enjoint mercredi les dirigeants à appeler leurs équipes de négociations, il a demandé aux 197 pays à oeuvrer à un compromis.

L'annonce d'un accord américano-chinois mercredi soir a été largement saluée et M. Sharma souhaite qu'il ait un impact sur les discussions. L'Arabie saoudite est de plus en plus accusée de vouloir faire échouer la COP26.

En cause notamment, une phrase dans le premier projet de document final qui appelle à "accélérer la fin des subventions au charbon et aux énergies fossiles", une première. Le secrétaire général Antonio Guterres a estimé jeudi que les engagements d'Etats valaient peu sans sortie d'énergies non renouvelables.

Le président de la COP prévoit lui un nouveau projet de document final pour vendredi matin. Celui qu'il a mis sur la table mercredi ne convainc pas les ONG. "Votre projet de décision ne rend pas justice aux millions de personnes qui souffrent déjà des dommages" du changement climatique, a affirmé la représentante du Réseau d'action climatique qui rassemble de nombreuses organisations.

Appel de centaines de climatologues

Les efforts pour limiter à 1,5°C le réchauffement climatique d'ici 2100 sont insuffisants, a-t-elle aussi dit. Selon différentes évaluations, les efforts récents des Etats, notamment ceux annoncés à Glasgow, permettraient au mieux d'atteindre 1,8°C, même si l'étude considérée comme la plus sérieuse arrive plutôt à 2,4°C. Lundi, l'ONU avait conclu que toutes les annonces ne changeraient pas vraiment son estimation d'un réchauffement de 2,7°C.

Pour le moment, le projet de document final prévoit seulement que les Etats reviennent dans un an avec des plans plus ambitieux de réduction des émissions de gaz à effet de serre de 2030 et de neutralité carbone pour 2050. "Si c'était facile, nous aurions résolu ces problèmes" déjà ces dernières années, a ajouté devant la presse M. Sharma. La COP ne "pourra pas arrêter le changement climatique", avait fait remarquer de son côté mercredi M. Johnson.

Dans une lettre ouverte, plus de 200 climatologues ont appelé les différents acteurs présents à la réunion à oeuvrer immédiatement et massivement contre le réchauffement. De son côté, M. Guterres, de retour à Glasgow, a estimé que la communauté internationale ne pouvait se satisfaire du minimum commun. Le secrétaire général de l'ONU a appelé à "davantage d'ambition" sur l'adaptation au climat et l'atténuation des effets. Ou encore le financement.

Une composante sur laquelle "il y a encore des questions à résoudre", a admis le président de la COP26. "Nous devons avancer" sans délai, a-t-il également insisté.

Les Etats n'ont pas encore tranché la question du financement par les riches des efforts des pays en développement contre le changement climatique. Au total, selon un projet de décision dévoilé jeudi matin, trois scénarios sont sur la table. Le moins précis ne mentionne pas de montant mais un objectif "ambitieux".

Difficultés sur le marché carbone

Le scénario intermédiaire prend l'engagement des pays riches à mobiliser 100 milliards de dollars par an de fonds publics et privés dès 2020 comme un plancher pour le futur financement. Alors même que l'objectif n'a pas été honoré jusqu'à présent.

Scénario le plus ambitieux, celui des 1300 milliards de dollars dès 2030 serait décliné à moitié pour l'adaptation et à moitié pour l'atténuation des effets du climat. Une partie "significative" serait liée à des dons, avec comme plancher le montant de 100 milliards de dollars publics et privés prévus jusqu'à présent.

Parmi les autres chantiers importants, un effort supplémentaire est aussi requis sur le marché des compensations carbone possibles dans un autre pays. La représentante du Réseau d'action climatique a déploré que la possibilité d'un double comptage, souhaité par le Brésil et inacceptable pour la Suisse, puisse être même discutée à la COP. Mais un compromis pourrait aboutir à son exclusion totale dès 2031, selon un projet de décision.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Donald Trump s'en prend de nouveau à la Suisse

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Donald Trump a de nouveau brocardé Mme Keller-Sutter lors d'une interview télévisée. (© KEYSTONE/AP/Mark Schiefelbein)

Le président américain Donald Trump a pris l'exemple de la Suisse pour illustrer la logique qui sous-tend sa politique douanière. La prospérité de pays comme la Suisse repose sur le fait que les États-Unis "les laissent nous exploiter", a-t-il déclaré à Fox Business.

Quand on pense à la Suisse, on pense à un pays "ultra parfait", a déclaré M. Trump dans une interview diffusée mardi soir (heure locale) aux Etats-Unis. Mais ce n'est le cas que parce que les États-Unis lui permettent de gagner beaucoup d'argent. Donald Trump a encore dit qu'il pourrait citer 40 autres pays où c'est également le cas.

Au cours de l'entretien, Donald Trump a de nouveau évoqué le déficit commercial de 40 milliards de dollars avec la Suisse. Il est également revenu sur la conversation téléphonique qu'il a eue l'été dernier avec la présidente de la Confédération de l'époque, Karin Keller-Sutter. Il pensait alors avoir parlé à celle occupant le poste de "Premier ministre", a déclaré le président américain.

Comme il l'avait déjà fait lors de son discours au Forum économique mondial de Davos (GR) en janvier, il a souligné à quel point Mme Keller-Sutter avait été répétitive. Elle avait insisté à plusieurs reprises sur le fait que la Suisse était un petit pays. "Je n'arrivais pas à la faire raccrocher", a déclaré M. Trump. Au lieu de les réduire, il a donc augmenté les droits de douane américains à 39 %.

Les autorités misent sur la compréhension du peuple

À l'automne, de nouvelles négociations ont permis de détendre la situation. Entre autres, une visite controversée de représentants économiques suisses, qui ont apporté des cadeaux coûteux à M. Trump, a conduit à une réduction des droits de douane à 15%.

Au Forum économique mondial, le président américain a déclaré avoir réduit les droits de douane parce qu'il ne voulait pas nuire à la population suisse. Comme dans l'interview accordée à la chaîne américaine, il a souligné au Forum économique mondial que sans les États-Unis, la Suisse ne gagnerait "rien du tout". À la demande de l'agence de presse Keystone-ATS, le Département fédéral des finances, dirigé par Mme Keller-Sutter, a déclaré qu'il partait du principe que la population suisse saurait interpréter correctement le discours de Trump.

Les investissements font partie de l'accord douanier

Pour le président américain, sa politique douanière semble porter ses fruits. Depuis lors, de nombreuses entreprises qui ne voulaient pas payer les droits de douane ont délocalisé leur production aux États-Unis, a-t-il déclaré à Fox Business.

Les groupes pharmaceutiques suisses Roche et Novartis, par exemple, souhaitent investir des milliards dans de nouvelles usines aux États-Unis. Ces investissements font partie de l'accord douanier conclu avec l'administration Trump en novembre, qui prévoit également 200 milliards de dollars d'investissements de la part d'entreprises suisses aux États-Unis. En contrepartie, les droits de douane punitifs américains sur de nombreux produits devraient être réduits de 39% à 15%.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Le bruit affecte fortement les oiseaux et leur reproduction

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De par le monde, les oiseaux (ici des hirondelles photographiées à Lyss BE) et leur reproduction sont considérablement affectés par le bruit généré par les activités humaines, relève une méta-étude rendue publique mercredi. (© KEYSTONE/ARNO BALZARINI)

Menacés par l'agriculture intensive ou le changement climatique, les oiseaux du monde entier sont aussi très affectés par les bruits d'origine humaine comme les trafics routiers ou les chantiers de construction. C'est ce que conclut une vaste étude publiée mercredi.

Une équipe de chercheurs basés aux Etats-Unis a conduit une vaste méta-analyse, reprenant une somme d'études précédentes, pour comprendre l'effet des perturbations sonores sur 160 espèces d'oiseaux sur six continents.

"Nous avons trouvé que le bruit d'origine humaine a affecté significativement des attitudes diverses ainsi que la physiologie" et a eu "des effets négatifs importants" sur la reproduction, concluent-ils dans cette étude publiée par la revue britannique Proceedings B de la Royal Society.

Le cycle entier de la reproduction est ainsi affecté, du succès de l'accouplement à la survie des oeufs jusqu'à l'envol des oisillons.

"Les oiseaux sont très dépendants des informations acoustiques. Ils chantent pour trouver des partenaires, mettent en garde contre les prédateurs et les oisillons appellent leurs parents pour leur dire qu'ils ont faim", explique Natalie Madden, de l'université du Michigan et de l'ONG Defenders of wildlife, citée dans un communiqué.

"Donc s'il y a beaucoup de bruit dans l'environnement, comment peuvent-ils entendre les signaux émis au sein de leur propre espèce?", interroge-t-elle.

Les effets diffèrent selon les oiseaux et les situations. La croissance de ceux qui nichent dans des cavités est ainsi plus susceptible d'être affectée, tandis que ceux qui vivent en ville ont tendance à avoir un niveau d'hormones du stress plus élevé.

L'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) estimait en octobre que 61% des espèces d'oiseaux dans le monde voyaient leur population baisser, contre 44% en 2016.

La perte et la dégradation des habitats est la cause première de ce phénomène, notamment sous la pression de l'agriculture et de l'exploitation forestière, selon l'UICN.

Une étude publiée en 2023, sur la base d'une masse inédite de données, avait conclu que l'intensification de l'agriculture était la principale cause d'un spectaculaire déclin des oiseaux en Europe, qui sont quelque 20 millions à disparaître en moyenne chaque année. Soit 800 millions d'oiseaux en moins depuis 1980.

Concernant le bruit, les auteurs de l'étude publiée mercredi estiment que la compréhension de ses effets négatifs permet aussi d'y remédier.

"Quand on parle de perte de la biodiversité, tellement de choses semblent inexorables et à grande échelle, mais nous savons comment utiliser d'autres matériaux et construire les choses différemment pour bloquer les sons", souligne Neil Carter, de l'université du Michigan, l'un des auteurs.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Hockey

Hockey sur glace: Les Suissesses s'inclinent face à la Finlande

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Les Finlandaises ont remporté leur première rencontre dans ce tournoi olympique face à la Suisse. (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Les Suissesses ont concédé une troisième défaite en quatre matches dans le tournoi olympique face à la Finlande 3-1 mardi. La sélection à croix blanche retrouvera probablement cet adversaire en quarts

Après une première période vierge de but, la Finlande a su profiter de la première situation de supériorité de la rencontre pour ouvrir la marque à la 24e grâce à Viivi Vainikka, parfaitement servie par Sanni Vanhanen devant la cage suisse. L'attaquante d'Ambri Piotta Julia Liikala a doublé la marque à la 30e d'un tir puissant.

Après deux matches sans marquer, la sélection de Colin Müller a trouvé la faille grâce à la joueuse de Boston Alina Müller, qui a inscrit le 2-1 à la 37e, mais Vanhanen a redonné un avantage de deux buts aux Finlandaises 35 secondes plus tard.

Avec cette défaite, la troisième en quatre rencontres disputées dans ce tour préliminaire, la Suisse est pratiquement assurée de retrouver la Finlande en quart de finale, à moins que celle-ci ne remporte jeudi son dernier match contre le Canada, qui s'est incliné 0-5 face aux États-Unis dans le match au sommet.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Nouvelle manif de l'opposition en Albanie, plusieurs blessés

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Des cocktails molotov ont été tirés sur les forces de police par des manifestants de l'opposition, mardi à Tirana. (© KEYSTONE/EPA/MALTON DIBRA)

Une nouvelle manifestation antigouvernementale a eu lieu mardi soir à Tirana. Elle a été marquée par des affrontements entre manifestants et policiers. Des pierres et des cocktails Molotov ont été jetés sur les sièges du gouvernement et du Parlement albanais.

Selon la police, au moins 16 policiers ont été blessés et 13 personnes interpellées au cours de ce rassemblement, auquel avait appelé l'ancien Premier ministre de droite et principale figure de l'opposition Sali Berisha, 81 ans, le rival historique du Premier ministre socialiste Edi Rama.

Les partisans de M. Berisha avaient déjà organisé une manifestation le 24 janvier, elle aussi émaillée d'incidents entre police et manifestants.

Pancartes à la main sur lesquelles on pouvait lire "Albanie, pays au parti unique" ou voir des photos de M. Rama avec son ex-vice-Première ministre accusée de corruption, les manifestants se sont retrouvés en début de soirée dans le centre de la capitale.

Des affrontements ont rapidement éclaté et des contestataires ont jeté des cocktails Molotov, des pierres et des fumigènes contre les sièges du gouvernement et du Parlement, gardés par un important dispositif policier. Les forces de l'ordre ont utilisé des canons à eau et du gaz lacrymogène pour disperser la foule.

M. Berisha a affirmé dans la soirée qu'un député de son parti avait été blessé et hospitalisé.

Le ministre de l'Intérieur Albana Kociu a dans un communiqué accusé les manifestants qui se sont livrés à des violences d'être des "criminels organisés".

La vie politique albanaise est marquée depuis des années par des heurts jusqu'au sein du Parlement et des attaques verbales virulentes, les partis de droite comme de gauche s'échangeant régulièrement insultes et accusations de corruption et de liens avec le crime organisé.

Sali Berisha lui-même est soupçonné d'avoir attribué des contrats publics à ses proches, ce qu'il nie fermement.

Le gouvernement d'Edi Rama a lui aussi été frappé par plusieurs scandales. Vendredi, la Cour constitutionnelle a ainsi confirmé la suspension de la vice-Première ministre, Belinda Balluku, une proche alliée de M. Rama, en raison de son rôle présumé dans une affaire de corruption liée à des marchés publics.

M. Berisha a d'ores et déjà appelé à un nouveau rassemblement le 20 février.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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