Lausanne
Sécurité, sport ou services industriels : les autres enjeux de la législature
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Lausanne a fini de préparer sa législature. La Municipalité a dévoilé il y a peu son programme pour les cinq prochaines années. Tour d'horizon de certains enjeux de ce nouveau quinquennat.
La capitale vaudoise a dévoilé la semaine dernière son programme de législature. Outre la mobilité et les chantiers qui prendront pas mal d'énergie à la Municipalité, d'autres aspects ne sont pas oubliés dans ce programme quinquennal.
La ville de Lausanne a rarement aussi bien porté son titre de capitale olympique que lors de la dernière législature, avec comme point d’orgue les Jeux Olympiques de la Jeunesse début 2020. Ombre au tableau : l’annulation des championnats du monde de hockey sur glace, organisés conjointement avec Zurich, faute à la pandémie de Covid.
Pour cette nouvelle législature, le département des sports a changé de tête. Oscar Tosato a laissé sa place à une des deux nouvelles arrivées du collège communal, la socialiste Emilie Moeschler :
Lausanne la sportive certes, mais le fossé d’égalité hommes-femmes au sein de la ville avait été pointé du doigt en mai dernier. La ville avait fait son introspection et avait constaté de grandes disparités en termes d’accès aux infrastructures, d’offres ou de financement. Emilie Moeschler veut prendre le dossier en main :
La nouvelle élue, Emilie Moeschler, veut aussi utiliser le sport comme vecteur d’intégration et de rassemblement pour les Lausannois.
Une des manifestations importantes de cette législature sera d’ailleurs la Fête fédérale de Gymnastique en 2025.
Le développement des services industriels
Lausanne a déjà dévoilé son Plan climat, qui vise une neutralité carbone à l’échelle communale. Dans son programme de législature, la Municipalité indique sa voie : une ville plus solaire, plus végétalisée, qui compte notamment sur l’eau du lac et le chauffage à distance.
Le vert Xavier Company, une des deux nouvelles têtes du collège communal, a repris en mains les services industriels, qui ont devant eux une législature pleine de défis :
L’eau du lac est aussi une partie de la solution, selon Xavier Company. Mais il faudra peut être un coup de pouce pour des périodes un peu plus froide :
Le nombre de travaux et de chantiers d’envergure sur le territoire communal va permettre aux services industriels de profiter de ces situations pour s'intégrer :
Des projets de forages à l’ouest vont être réalisés, alors que des études complémentaires au nord de la ville vont être entrepris pour préparer également des forages.
Une sécurité renforcée
La capitale vaudoise souhaite également une police performante. Plus de patrouilles, aller à la rencontre de la population, plus de prévention et de sensibilisation, ou encore renforcer la lutte contre le harcèlement. De nombreux points qui figurent sur le nouveau programme de législature lausannois pour 2021-2026. Pierre-Antoine Hildbrand, municipal en charge de la sécurité :
Une présence policière accrue, de jour comme de nuit, une présence également dans les quartiers. Une police également proche de la population. On retrouve Pierre-Antoine Hildbrand :
Le municipal PLR souhaite également renforcer le rôle éthique et la déontologie au coeur de la police. Pierre-Antoine Hildbrand :
Pour le municipal en charge de la sécurité, la prise en charge des victimes doit être exemplaire :
Un programme de législature posé donc sur papier, et qui va définir les politiques de la Municipalité pour les cinq prochaines années, pour les presque 150'000 lausannois.
Lausanne
Vaud: comptes déficitaires mais respectant le petit équilibre
Pour la troisième année consécutive, les comptes vaudois sont dans le rouge. Ils affichent un déficit de 156,2 millions de francs en 2025, contre 369 millions aux comptes 2024. Meilleur que prévu au budget, il respecte toutefois le cadre légal du petit équilibre.
Ce déficit résulte de plusieurs facteurs, notamment une progression contenue des dépenses, des revenus en hausse et le déploiement de mesures d'assainissement immédiates décidées par le Conseil d'Etat au printemps dernier, a résumé jeudi devant les médias la présidente du gouvernement Christelle Luisier. La situation reste toutefois délicate, ce qui invite le Conseil d'Etat à maintenir le cap visant un retour à l'équilibre financier d'ici la fin de la décennie.
Au total, les charges se montent à 12,7 milliards de francs et les revenus à 12,55 milliards. Par rapport au budget 2025, les revenus grimpent de 894 millions (+7,7%) et les charges de 474 millions (+3,9%).
La différence par rapport aux comptes 2024, soit 213 millions de francs, s'explique, elle, par des revenus de +727 millions de francs (+6,1%) et des charges de +514 millions (+4,2%). La progression des charges reste soutenue, mais elle est moindre qu'en 2024 (+6,2%).
Impôts perçus en forte hausse
S'agissant des charges, les dépenses supplémentaires par rapport au budget découlent principalement de l'Ukraine (+118 mio), de l'asile (+85 mio), de l'action sociale (+173 mio) et de l'attribution à des fonds (+55 mio).
S'agissant des recettes, les impôts perçus sont en forte hausse (+279 mio), plus particulièrement en lien avec les personnes morales (+214 mio) et les revenus conjoncturels (+136 mio) qui découlent de l'imposition des gains immobiliers, des prestations en capital, de l'acquisition de droits de propriété (droits de mutation), des successions et des donations. L'impôt sur le revenu et la fortune des personnes physiques est, lui, plus bas qu'escompté (-110 mio).
De plus, des écarts positifs découlent de la distribution de bénéfices par la BNS (+126 mio), de diverses participations fédérales et communales à des charges cantonales (Ukraine: +67 mio; action sociale: +51 mio; asile: +43 mio) et de revenus sur des fonds (+55 mio).
La dette de l'Etat est stable à 500 millions de francs. Les besoins de financement, notamment pour financer les investissements, ont été couverts principalement en réduisant les liquidités disponibles. Les investissements augmentent, se situant à un niveau important (826 mio, soit +213 mio par rapport à 2024), indique encore le Canton.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Les soins infirmiers mis à l'honneur au Palais de Rumine à Lausanne
Le Palais de Rumine à Lausanne met à l'honneur les soins infirmiers dans une exposition. Intitulée "Soins infirmiers: passé, présent... et futur?", elle évoque la contribution des soins infirmiers à la santé de la population tout en examinant les stéréotypes qui lui sont souvent associés. C'est à découvrir dès jeudi et jusqu'au 31 mai.
L'exposition est le fruit d'une collaboration entre l'Institut des humanités en médecine CHUV-UNIL et l'Institut et Haute école de santé La Source. Elle a été financée par le Fonds national suisse de la recherche, ont indiqué mercredi ses organisateurs.
"Avant d'être une science ou une profession, le soin est un geste profondément humain. Il traverse nos vies, du premier souffle jusqu'au dernier, dans des gestes simples: écouter, veiller, protéger. Mais derrière ces gestes se cache une histoire passionnante, faite d'innovations, de luttes et d'humanité", écrivent-ils en préambule.
Au Palais Rumine, l'exposition invite le public à vivre une expérience immersive: images, sons et témoignages viennent rappeler que prendre soin n'est jamais anodin. "C'est un acte fondateur de toute société", est-il souligné.
Deux pionnières
Aux origines du soin moderne, c'est tout d'abord une vision humaniste des soins qui est dévoilée avec les pionnières du 19e siècle, Florence Nightingale, en Angleterre, et Valérie de Gasparin, en Suisse (fondatrice de l'école de La Source à Lausanne). Elles ont transformé le soin en savoir et en profession. Leurs écrits et combats ont ouvert la voie à une vision nouvelle: former, observer, comprendre, reconnaître la valeur du travail infirmier.
Dans la tourmente des crises, le visiteur plonge ensuite dans le 20e siècle marqué par les guerres mondiales, les épidémies et les urgences sanitaires. Lettres, photographies et objets racontent l'engagement des infirmières et infirmiers, "souvent invisibles, parfois héroïques, toujours essentiels".
Le public découvre ensuite une profession en mutation: l'évolution du rôle infirmier, des progrès techniques à la santé publique, en passant par la prévention et l'accompagnement en fin de vie.
Animations théâtrales
Une frise chronologique retrace aussi les conquêtes et résistances: formations, diplômes universitaires, associations professionnelles, grèves. "Derrière ces jalons, il y a une réalité genrée, à savoir des femmes longtemps invisibilisées malgré des responsabilités immenses", expliquent les organisateurs.
Avec le vieillissement, les maladies chroniques, la santé mentale, la crise environnementale et l'intelligence artificielle, les défis sont immenses. Ils posent des questions centrales qui traversent l'exposition: quel soin voulons-nous pour demain? Et quelle place accorder aux infirmières et infirmiers dans notre société?
Outre des visites guidées, l'exposition propose également des animations théâtrales reproduisant les enjeux du soin où un dialogue pourra s'instaurer entre les différents protagonistes. Le public est en outre invité à déposer ses idées sur un livre blanc, qui recueille les paroles citoyennes, "rappelant que le soin est aussi un enjeu politique et collectif".
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Hockey
Ne pas monter trop haut pour Genève
Malgré une victoire (4-3 ap) arrachée de haute lutte après avoir été mené 3-0 à Lausanne, Genève ne veut pas monter trop haut. Jeudi, le derby lémanique des quarts de finale se jouera à l'acte VII.
L'un des mantras les plus connus dans le sport veut qu'il ne faille ni monter trop haut, ni descendre trop bas. Le fameux "Never too high, never too low" dans la langue de Shakespeare. Cela signifie qu'il ne faut pas s'enivrer d'une douce euphorie à la suite d'une victoire comme celle-ci pour les Genevois, ou de se dire que tout est perdu dans le camp vaudois. Comme toujours en play-off, il s'agit d'appliquer la mentalité du reset.
L'entraîneur du LHC Geoff Ward symbolise parfaitement cet état d'esprit. Pas d'effusion devant la presse, pas de défaitisme, mais des réponses relativement lapidaires. "J'en ai tellement vu dans ma carrière, des deux côtés, rappelle le Canadien. On va se prendre une bière fraîche et être prêt pour le match de jeudi."
En analysant la rencontre un tout petit peu plus en profondeur, Geoff Ward est revenu sur deux actions chaudes, à ses yeux: "Honnêtement la première pénalité qui amène le 3-1 ne me semble pas avoir lieu d'être. Et sur le goal égalisateur, Vesey tient la canne de Caggiula quand il essaie d'aller contrer le tir de Saarijärvi, je ne comprends pas comment on peut manquer ça. Des fois c'est sifflé, des fois non. Maintenant c'est le match VII. On sera prêt pour jeudi."
Dans le camp vaudois, on ne regarde que le résultat final, à savoir la défaite. Et pas la manière. "Une défaite est une défaite, qu'elle se passe comme ça ou si on avait perdu 10-2", juge Geoff Ward.
A Genève, cette remontada doit rester une exception, un moment suspendu. Dès jeudi, tout sera oublié à entendre les joueurs grenat. "Ca fait plaisir, on a montré du caractère, mais la série n'est pas terminée et on a le plus gros match dans deux jours, estime le capitaine des Aigles, Noah Rod. A 3-0, tout le monde avait la tête en bas et c'était aux gars d'expérience de rappeler aux autres que ce n'était pas fini. On ne pourra pas toujours l'emporter de la sorte, mais l'essentiel était de montrer qu'on n'abandonnait pas et d'y aller jusqu'au bout."
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Hockey
National League: Genève arrache un septième match
Le derby lémanique se jouera jeudi lors du 7e acte. A Malley mardi soir, les Aigles ont renversé une situation bien compromise pour revenir à 3-3 dans la série des quarts de finale de National League.
C'est un scénario assez fou qui s'est passé à Malley. Alors qu'il semblait avoir le match en mains en menant 3-0 à la 34e, le LHC a vu Genève lui faire le coup de la remontada sauce escalade pour l'emporter 4-3 après prolongation à la 64e. Les hommes de Ville Peltonen ont pu s'appuyer sur un power-play ultra efficace pour garder espoir. Trop indiscipliné, Lausanne a payé ses erreurs au prix fort.
Pour la première fois de ces séries, la partie s'est jouée en prolongation. Et il n'a fallu que quatre minutes aux Genevois pour clore la partie grâce à une habile déviation de Puljujärvi sur une passe de Granlund. Le Finlandais a signé un doublé après avoir inscrit le 3-2. Sur le coup, Genève a peut-être gagné plus qu'un match.
Les Vaudois avaient pourtant été les premiers à trouver l'ouverture à la 11e grâce à Dominik Kahun. L'attaquant allemand a repris victorieusement un rebond de Jäger laissé par Charlin. L'indiscipline genevoise aurait pu coûter cher, mais le box-play des hommes de Ville Peltonen a fait preuve d'une belle agressivité en annihilant la plupart des tentatives lausannoises. A la 8e, Jesse Puljujärvi a même failli jeter un froid dans la patinoire alors que Genève évoluait avec un homme de moins. Heureusement pour les Lions, Kevin Pasche a sorti la botte à bon escient.
Charlin remplacé par Mayer
Ce que l'on a pu retenir de ce premier tiers, c'est la capacité de Genève à créer malgré six minutes passées en infériorité numérique. Et au final, les Aigles ont tiré 14 fois au but contre 11 lancers pour les Lions. Mais les Vaudois se sont procuré les deux occasions les plus franches à la 18e par Suomela et à la 19e lorsque Rochette s'est présenté seul devant Charlin. Mais par deux fois, le portier grenat est sorti vainqueur des duels.
Malheureusement pour Genève, le grand gardien ne va pas terminer la partie. A la 34e, soit après le 3-0 de Caggiula, Peltonen a décidé d'envoyer Robert Mayer. L'artisan du titre de 2023 n'avait plus défendu la cage genevoise depuis le 17 janvier contre Zoug. Avant ce troisième but, Nathan Vouardoux avait trouvé le poteau à la 29e et Dominik Kahun le fond des filets pour le 2-0 à la 30e. Sans être génial, le LHC a su être opportuniste en prenant la défense adverse de vitesse.
Et puis tout s'est déréglé par la suite. Les Lions se sont-ils vus trop beaux? Peut-être. Ils ont surtout fait face à un power-play de très grande efficacité. A la 35e (Vesey), à la 47e (Puljujärvi et à la 50e (Saarijärvi) les Grenat vont punir des Vaudois qui ont semblé submergés. Le but en prolongation n'est finalement que la suite logique.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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