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Économie

En Allemagne, la reprise économique freinée par les pénuries

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L'augmentation des pénuries d'approvisionnement et de matériel, la quatrième vague de Covid-19 et un nouveau renforcement des mesures sanitaires ont pesé sur le PIB allemand. (Archives) (© KEYSTONE/AP/MATTHIAS SCHRADER)

L'Allemagne, première économie de l'UE, comptait rebondir fortement en 2021, mais c'était sans compter les pénuries et la poursuite de la crise sanitaire qui ont freiné la croissance, plaçant le pays à la traîne de ses voisins européens.

Le pays a connu une hausse décevante de 2,7% de son PIB l'an dernier, selon des chiffres provisoires publiés vendredi par l'Office national des statistiques Destatis.

"Les attentes très élevées placées début 2021 dans la conjoncture allemande n'ont été que partiellement satisfaites", résume Fritzi Köhler-Geib, cheffe économiste de la banque publique KFW.

Initialement optimistes, les prévisions de croissance ont été continuellement revues à la baisse par les experts au cours de l'année.

En cause: "l'augmentation des pénuries d'approvisionnement et de matériel", "la quatrième vague de Covid-19" et "un nouveau renforcement des mesures" sanitaires, ont commenté les économistes de l'institut Destatis lors d'une conférence de presse.

La croissance de 2021 ne "suffit pas à rattraper le fort recul enregistré lors de la première vague de coronavirus" et la création de valeur ajoutée est restée "inférieure de 2,1%" à son niveau pré-pandémie, ont-ils ajouté.

Lors de la cauchemardesque année 2020, le pays avait limité la casse, comparé au reste de l'UE, avec une récession de "seulement" 4,9%.

L'Allemagne fait cette fois-ci moins bien que beaucoup de ses voisins, alors que la croissance moyenne attendue dans l'UE est de 5%, selon les dernières projections de la Commission européenne, avec des envolées à 6,5% en France ou 6,2% en Italie.

C'est aussi une épine dans les plans de la coalition du chancelier social-démocrate Olaf Scholz, arrivée au pouvoir en décembre avec d'importants chantiers à financer.

A la nouvelle vague d'infections de Covid-19 en fin d'année, désormais alimentée par le variant Omicron, s'est ajouté l'impact sur le "made in Germany" des problèmes d'approvisionnement en matières premières et composants.

Pénuries durables

Pour les secteurs d'activité, notamment les services, touchés par la crise sanitaire, "les réserves sont de plus en plus maigres, les bénéfices diminuent, les investissements ralentissent", a résumé jeudi le ministre de l'Economie Robert Habeck.

Pour l'industrie, moteur de l'économie nationale, les conséquences de la crise mondiale des chaînes d'approvisionnement semblent s'installer dans la durée.

L'automobile, industrie phare, souffre particulièrement du manque de semi-conducteurs, des éléments essentiels pour la construction d'un véhicule. Le secteur a encaissé en 2021 une nouvelle année noire, avec des immatriculations en recul de 10,1% par rapport au niveau historiquement bas de 2020.

Aucune amélioration n'est attendue à court terme: "On doit être clair: la crise des semi-conducteurs est loin d'être terminée", confiait récemment Stefan Hartung, le PDG de l'équipementier automobile Bosch.

En 2021 et 2022, ces pénuries devraient entraîner au total un manque à gagner de 100 milliards d'euros pour l'industrie allemande, a estimé jeudi l'organisation du secteur BDI.

"Malgré des carnets de commandes pleins, le manque de puces électroniques, de composants et de matières premières continuera à affecter la production pendant une longue période", estime son président Siegfried Russwurm.

Ces pénuries alimentent une inflation record, également tirée par la flambée des prix de l'énergie, qui freine le moral des consommateurs, déjà mis à mal par la crise sanitaire.

Besoin d'investissements

La situation est donc délicate pour le gouvernement d'Olaf Scholz, allié aux écologistes et aux libéraux. La médiocre conjoncture économique pourrait réduire les marges de manoeuvre de la nouvelle coalition, qui s'est donné pour objectif des investissement massifs pour moderniser et verdir son économie.

Berlin a tout de même approuvé en fin d'année une rallonge de 60 milliards d'euros sur le budget 2021, destinée à des investissements supplémentaires, essentiellement en faveur du climat.

Entre 2020 et 2021, le déficit public de l'Etat est déjà passé de 145,25 à 153,86 milliards d'euros, selon Destatis.

Le gouvernement mise sur une amélioration progressive de la situation. "La situation dans l'industrie s'est stabilisé ces derniers mois", a ainsi commenté vendredi le ministère de l'Economie.

L'Allemagne devrait connaître, en 2022, une croissance de 3,7%, selon les prévisions de l'institut IFO. "Les perspectives pour 2022 ne sont donc pas mauvaises, compte tenu du niveau élevé des carnets de commandes dans l'industrie manufacturière", abonde Jens-Oliver Niklash, expert pour LBBW.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Économie

Réforme à l'OMC: l'UE promet d'oeuvrer "jusqu'à la dernière minute"

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"Je suis venu avec un agenda de réforme ambitieux mais indispensable", a déclaré le commissaire européen Maros Sefociv (archives). (© KEYSTONE/EPA/DEAN LEWINS)

L'UE parle d'un "moment crucial " pour l'Organisation mondiale du commerce (OMC) à la ministérielle à Yaoundé. "Nous allons travailler dur jusqu'à la dernière minute" pour une feuille de route ambitieuse, a promis samedi le commissaire européen Maros Sefcovic.

Le monde a changé et l'OMC "non", a-t-il dit à la presse. Il a affirmé avoir eu une "très bonne discussion" avec le représentant américain au commerce Jamieson Greer à la fois sur la réforme de l'organisation et sur les questions bilatérales entre Washington et Bruxelles.

"Nous nous en tiendrons aux termes" de l'accord conclu l'année dernière entre le président américain Donald Trump et celle de la Commission européenne Ursula von der Leyen et qui vient d'être avalisé par le Parlement européen, a insisté M. Sefcovic. L'UE veut "des tarifs bas ou pas de tarifs du tout", a-t-il ajouté.

Mais il faut aussi répondre avec les autres principales économies avec une approche commune, selon lui. Notamment sur la surcapacité qui pousse plusieurs d'entre elles à appliquer des mesures de sauvegarde.

A Yaoundé, les Etats-Unis ne souhaitent pas une feuille de route trop précise sur la réforme au terme de la ministérielle camerounaise. "Je suis venu avec un agenda de réforme ambitieux mais indispensable", a rétorqué M. Sefcovic.

Les Vingt-Sept veulent davantage de flexibilité pour l'organisation. Il faut avancer de manière "multilatérale lorsque l'on peut et avec des plurilatérales lorsque nous le devons". Un moyen selon lui de répondre aux questions urgentes qui se posent à l'économie mondiale.

Et M. Sefcovic de réitérer aussi la volonté européenne d'une équité plus importante à l'OMC. "Le niveau de notification des subventions est extrêmement bas" et a abouti aux distorsions de l'environnement commercial international, a insisté le commissaire.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Frais pour les petits colis dans l'UE: pression sur la Suisse

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L'UE instaure de nouveaux frais de traitement pour les produits bon marché vendus en ligne. Cette mesure devrait toucher particulièrement les sites de vente en ligne populaires tels que Shein et Temu (archives). (© KEYSTONE/DPA/OLIVER BERG)

L'Union européenne (UE) va instaurer cette année des frais de traitement pour les petits colis importés dans l'UE. La fédération suisse du commerce de détail demande à la Suisse de lui emboîter le pas.

Dans une prise de position, la Swiss Retail Federation a accueilli vendredi avec satisfaction la récente annonce de l'UE concernant l'instauration d'une taxe de traitement sur les petits colis. Cette mesure devrait être mise en oeuvre dès le 1er novembre.

Cette taxe s'appliquera à tout produit commandé sur Internet et importé dans l'UE. Elle vise à couvrir les coûts croissants liés à l'augmentation du nombre de petits envois issus du commerce en ligne, notamment les opérations de tri et de contrôle à l'importation. Le montant de la taxe doit encore être fixé par la Commission européenne.

Par le passé, la Swiss Retail Federation avait déjà réclamé à plusieurs reprises l'instauration d'une telle taxe affectée à l'importation de petits colis pour la Suisse, indique-t-elle.

Pression sur la Suisse

Avec la décision de Bruxelles, la pression s'accroît sur la Suisse, a déclaré l'organisation à Keystone-ATS. La Suisse doit désormais emboîter le pas à l'UE, sous peine de voir apparaître "des man½uvres d'évitement dans la logistique des plateformes de vente en ligne". La Suisse ne doit pas devenir une "plaque tournante pour l'importation de colis pour toute l'Europe".

La Suisse doit donc introduire rapidement une taxe similaire. L'association s'est dite convaincue que la volonté politique nécessaire existe.

Plusieurs interventions parlementaires sur ce sujet sont actuellement en cours d'examen au Parlement. Elles portent sur la responsabilité des plateformes en ligne internationales en matière de sécurité des produits ainsi que sur l'élimination et le contrôle des colis expédiés depuis l'Asie orientale.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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La gauche dénonce le chaos qu'engendrerait l'initiative de l'UDC

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La gauche et les syndicats s'opposent à l'initiative de l'UDC (archives). (© KEYSTONE/PETER SCHNEIDER)

L'initiative de l'UDC "Pas de Suisse à 10 millions" engendrerait le chaos, ont dénoncé vendredi la gauche et les syndicats. Le texte, soumis au vote du peuple le 14 juin, entraînerait la fin des accords bilatéraux avec l'UE.

L'initiative "Pas de Suisse à 10 millions! (initiative pour la durabilité)" demande un contrôle strict de l'immigration afin que la population résidante permanente de la Suisse ne dépasse pas 10 millions d'ici 2050. Le Conseil fédéral et le Parlement devraient prendre des mesures dès que la population dépasse les 9,5 millions.

"Cette initiative est destructrice", estiment les opposants. Le plafonnement rigide est une attaque contre le pouvoir d'achat. Il met en danger les emplois et entraînerait une baisse des salaires et des rentes.

Sans bilatérales, la protection des salaires tombera également. L’absence de contrôles ouvrira la voie au dumping salarial, arguent encore la gauche et les syndicats.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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France: le déficit public plus bas que prévu en 2025

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De nombreux économistes s'accordent à dire que le plus difficile politiquement, réduire les dépenses, reste à venir (archives). (© KEYSTONE/EPA AFP POOL/LUDOVIC MARIN / POOL)

Le gouvernement a eu une bonne surprise vendredi avec un déficit public moins élevé qu'attendu en 2025, à 5,1% du produit intérieur brut, ce qui le rend "ambitieux" pour continuer sur cette voie en 2026.

Le chiffre publié par l'Insee a été inférieur de 0,3 point à la prévision du ministère de l'Economie, qui était de 5,4%.

Selon cette première estimation il a ainsi reculé de 0,7 point par rapport à 2024, grâce à des recettes qui "accélèrent du fait de la hausse des impôts", a expliqué l'Institut national de la statistique dans un communiqué.

Cette amélioration a permis de faire baisser le ratio de la dette publique. Il est descendu à 115,6% du PIB fin 2025, soit 1,6 point de mieux que fin septembre.

"Il faut continuer à réduire le déficit" et "les chiffres pour l'année 2025 nous invitent à être ambitieux pour pour la nouvelle baisse du déficit en 2026", a commenté sur TF1 le ministre de l'Action et des Comptes publics, David Amiel.

Le gouvernement s'est fixé pour 2026 un objectif de déficit aux alentours de 5% du PIB. Il paraissait plus facilement atteignable avant le déclenchement fin février de la guerre au Moyen-Orient, qui devrait avoir des répercussions sur la croissance économique et donc les recettes fiscales.

Interrogé par TF1 sur les premières conséquences économiques en France, principalement via la montée du prix des hydrocarbures, M. Amiel a répondu qu'il était "trop tôt pour qu'on ait la remontée statistique précise des chiffres".

"Pas de cagnotte"

Il a par ailleurs exclu que les chiffres meilleurs que prévu des comptes publics favorisent l'octroi rapide d'aides aux entreprises ou aux consommateurs. "Il n'y a pas de cagnotte. La cagnotte, c'est quand il n'y a pas de déficit", a-t-il souligné.

L'effort pour réduire le déficit est passé très majoritairement, à ce stade, par la hausse des prélèvements. De nombreux économistes s'accordent à dire que le plus facile a été fait, tandis que le plus difficile politiquement, réduire les dépenses, reste à venir.

"Les recettes accélèrent en 2025: elles sont en hausse de 3,9%, après +3,2 % en 2024", relève l'Insee. En particulier, "les impôts courants sur le revenu et le patrimoine accélèrent fortement", de 6,6% en 2025.

"Les dépenses ralentissent: elles augmentent en euros courants de 2,5%, après +4,0% en 2024", a poursuivi l'institut statistique. Mais "leur croissance reste légèrement supérieure à celle du PIB en valeur en 2025 (+2,0%)", si bien qu'en volume, elles ont augmenté de 0,9%.

"Pour toute dépense supplémentaire qui serait engagée, il y aura à l'euro près l'annulation d'une autre dépense qui était prévue", a promis M. Amiel.

La réduction du déficit que vise le gouvernement est jugée indispensable pour contenir la hausse de la dette publique de la France. Celle-ci atteint 3.460,5 milliards d'euros fin 2025, contre 3.484,1 milliards fin septembre.

La France, avec les perturbations sur les marchés financiers dues à la guerre au Moyen-Orient, a vu monter ces dernières semaines les taux d'intérêt sur ses emprunts obligataires.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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