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Économie

Reprise économique freinée par le Covid-19 et les pénuries

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Plus de deux tiers des entreprises industrielles suisses s'attendent à des pertes de production en raison des problèmes d'approvisionnement au cours des six prochains mois, et une sur cinq va recourir à nouveau au chômage partiel. (archives) (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Malgré une nette baisse des répercussions économiques de la pandémie de coronavirus, plus de deux tiers des entreprises industrielles suisses s'attendent à des pertes de production ces six prochains mois.

Les raisons invoquées sont principalement les problèmes d'approvisionnement. Une société sur cinq va recourir à nouveau au chômage partiel.

Le "Moniteur Suisse" pour le quatrième trimestre élaboré par Credit Suisse et procure.ch publié mardi relève par ailleurs que les difficultés de recrutement se sont accentuées sur les dernières périodes. Si le rapport entre les postes vacants et les personnes sans emploi est revenu à sa moyenne à long terme, toutes les branches ne sont pas logées à la même enseigne.

Pénurie de personnel qualifié

Les secteurs les plus touchés par la tension du marché du travail sont l'informatique, les bureaux d'architectes, l'industrie chimique et pharmaceutique et le génie mécanique. "La pénurie de personnel qualifié, qui va s'accentuant, était également supérieure à la moyenne dans le secteur de la santé et des services sociaux", soulignent les auteurs de l'étude.

Le durcissement des difficultés de recrutement se traduit également par une pression sur les salaires. Compte tenu des prévisions d'inflation revues à la hausse à 1,0% pour 2022, contre +0,5% jusqu'ici, ces derniers devraient baisser en termes réels l'année prochaine - comme pour celle en cours - malgré une hausse nominale de 0,8%.

Appréciation du franc par rapport à l'euro

Selon les économistes de la banque aux deux voiles, l'inflation couplée à la vigueur de la croissance économique devrait permettre à la Banque nationale suisse (BNS), qui doit faire le point jeudi sur sa politique monétaire, de tolérer une certaine appréciation du franc par rapport à l'euro. Quant à des hausses des taux directeurs, les auteurs de l'étude les jugent "plutôt improbables pour l'an prochain".

Les attentes en matière de croissance du produit intérieur brut (PIB) pour l'année en cours ont été revues légèrement à la hausse à +4,0%, contre +3,5% précédemment, alors que celles pour 2022 ont été confirmée à 2,5%. Cette valeur s'inscrit dans le bas de la fourchette des projections des analystes sondés par AWP, qui anticipent pour l'année prochaine une croissance comprise entre 2,3 et 3,5%.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Le taux de chômage atteint 2,2% en janvier

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A fin janvier, 100'776 personnes étaient inscrites au chômage auprès des offices régionaux de placement (ORP), soit 3835 de plus qu'en décembre 2022. (archives) (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le taux de chômage a progressé très légèrement sur un mois, de 0,1 point de pourcentage, à 2,2%. Sur un an, il est toutefois en recul, indique mardi le Secrétariat à l'économie (Seco).

A fin janvier, 100'776 personnes étaient inscrites au chômage auprès des offices régionaux de placement (ORP), soit 3835 de plus qu'en décembre 2022. Par rapport à janvier 2022, le chômage a néanmoins diminué de 21'492 personnes (-17,6%).

Aussi bien pour les 15-24 ans que les 50-64 ans, les taux de chômage sont restés stables sur un mois à respectivement 2,0% et 2,1%. Sur un an, ils sont en recul.

Au total 13'603 personnes entraient dans la catégorie des chômeurs longue durée, soit depuis plus d'un an au chômage, un chiffre en baisse de 3,7% sur un mois et de 53,2% sur un an.

Parmi les 51'810 places vacantes annoncées, 33'442 étaient soumises à l'obligation d'annonce, qui concerne les genres de professions dont le taux de chômage national atteint au moins 5%.

En novembre 2022, les réductions de l'horaire de travail ont touché 1536 personnes, en baisse de 18,9% sur un mois. Le nombre d'entreprises ayant eu recours à de telles mesures a diminué de 4,6%, passant à 167.

En tout, 6602 personnes ont épuisé leurs droits aux prestations de l'assurance-chômage en novembre 2022, selon des chiffres provisoires.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

BNP Paribas: bénéfice net record à 10,2 milliards d'euros en 2022

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Après un bénéfice net record en 2021, BNP Paribas, première banque européenne, a fait mieux encore en 2022. (archives) (© KEYSTONE/AP/MICHEL EULER)

La banque BNP Paribas, parfois comparée à un paquebot, ne dévie pas de sa route: après un bénéfice net record en 2021, la première banque européenne a fait mieux encore en 2022, avec 10,2 milliards d'euros engrangés (presque autant en francs).

Ces résultats l'ont conduite à relever les objectifs de son plan stratégique pour 2025.

Le bénéfice net a progressé de 7,5% sur un an et même de 19% hors éléments exceptionnels, à savoir 204 millions d'euros de provisions à la suite d'une loi polonaise permettant aux emprunteurs de suspendre leurs remboursements ou encore 433 millions d'euros liés à la guerre en Ukraine et à la dépréciation de sa filiale dans ce pays.

Ce bénéfice net est conforme aux attentes des analystes qui tablaient sur des montants compris entre 10,01 milliards, selon le consensus établi par Factset, et 10,22 milliards, selon celui de Bloomberg.

Le produit net bancaire, équivalent du chiffre d'affaires pour le secteur, ressort à 50,4 milliards d'euros en 2022, soit une hausse de 9% sur un an.

Objectifs relevés

Les revenus de tous les pôles d'activité sont en hausse: +15,7% pour la partie dédiée aux entreprises et aux grandes institutions, +9,3% pour les banques commerciales et les métiers spécialisés et +3% pour les métiers d'investissement et d'épargne.

"Fort de ces résultats qui confirment la pertinence de notre plan stratégique 2025, et confiant dans la capacité du groupe à poursuivre sa croissance disciplinée et durable, le Groupe a révisé ses objectifs à la hausse", s'est félicité Jean-Laurent Bonnafé, directeur général de BNP Paribas, cité dans le communiqué.

Le groupe prévoit notamment une croissance moyenne de son bénéfice de 9% par an de 2022 à 2025, contre 7% précédemment, soit une augmentation du bénéfice net d'environ un milliard d'euros chaque année.

Pour atteindre cet objectif, BNP Paribas mise notamment sur deux milliards d'euros de revenus supplémentaires à horizon 2025 du fait de la hausse des taux provoquée par le resserrement de la politique monétaire de la Banque centrale européenne visant à juguler l'inflation.

Elle prévoit en outre des réductions de coûts plus importantes que prévu, de 2,3 milliards d'euros contre 2 milliards précédemment.

Concernant le coût du risque -les sommes provisionnées en cas de défaut d'un emprunteur-, il s'est établi à près de 3 milliards d'euros, "en légère hausse de 1,4% par rapport à 2021".

Rachat d'actions

La cession de sa filiale américaine Bank of the West, finalisée la semaine dernière pour 16,3 milliards de dollars et qui a généré une "plus value exceptionnelle (nette d'impôts) d'environ 2,9 milliards d'euros", n'est pas incluse dans le résultat, mais va permettre de libérer 11,6 milliards d'euros de fonds propres.

Cette somme sera utilisée pour accélérer la croissance grâce à des investissements ou acquisitions ciblées, pour environ 7,6 milliards d'euros, et pour des rachats d'actions en 2023 de l'ordre de 4 milliards d'euros.

Avec en plus un milliard d'euros de rachat d'actions au titre du bénéfice de l'année dernière, c'est environ 5 milliards qui seront alloués à ces rachats.

Le dividende proposé par la banque aux actionnaires est de 3,90 euros par action.

Alors que le second semestre a été animé par les débats autour des superprofits, la banque a souligné qu'elle était "par ailleurs un contribuable important avec un montant total d'impôts et taxes de 7,2 milliards d'euros payés en 2022", dont 3,85 milliards au titre de l'impôt sur les bénéfices.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Économie

52'000 propriétés détenues de façon opaque au Royaume-Uni

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Transparency International a identifié plus de 6,7 milliards de livres de biens immobiliers au Royaume-Uni achetés avec des fonds suspects (archives). (© KEYSTONE/EPA/ANDY RAIN)

Près de 52'000 propriétés sont détenues de façon anonyme au Royaume-Uni, certaines par "des kleptocrates et des oligarques", a dénoncé mardi Transparency International dans un rapport. Des règles les obligeant à dévoiler leur identité sont pourtant entrées en vigueur.

L'organisation a identifié "plus de 6,7 milliards de livres de biens immobiliers au Royaume-Uni achetés avec des fonds suspects", dont une majorité détenue via des sociétés offshore opaques, en particulier des propriétés de luxe dans les quartiers chics de Londres.

Plus de 20% de cette somme provient de Russie, notamment au bénéfice de personnes "faisant l'objet de sanctions et proches du Kremlin", précise l'ONG. Elle cite aussi l'ancien vice-président angolais Manuel Domingos Vicente ou encore le couple de dirigeants azerbaïdjanais Ilham Aliev et Mehriban Alieva.

Les autorités britanniques, régulièrement accusées d'en faire trop peu contre l'afflux d'argent douteux dans le pays, avaientles avaient notamment adopté une loi pour obliger les propriétaires de biens immobiliers à se dévoiler.

"Argent sale" russe

Mais "près de la moitié des entreprises tenues de déclarer leur propriétaire ne l'ont pas fait" à la date butoir du 31 janvier dernier, dénonce Transparency International. Elles "ont soit complètement ignoré la loi, soit soumis des informations qui empêchent le public de savoir à qui elles appartiennent".

Certaines ont, par exemple, déclaré que le propriétaire était une autre société "bien que cela soit contraire aux règles dans de nombreux cas". D'autres disent être détenues via des trusts, "des structures opaques". D'autres encore ont tout simplement affirmé n'avoir aucun bénéficiaire effectif, déplore l'organisation.

Un rapport parlementaire avait étrillé l'été dernier l'échec du gouvernement britannique à lutter contre l'afflux d'"argent sale" russe au Royaume-Uni, en dépit de l'intransigeance affichée.

"La transparence sur l'identité des véritables propriétaires [au Royaume-Uni] est essentielle pour résoudre la question du rôle [du pays] en tant que plaque tournante mondiale de l'argent sale", a commenté Duncan Hames, un responsable de Transparency International, dans un communiqué.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Économie

Retraites en France: le débat dans l'arène de l'Assemblée

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Débats sur les retraites: La France Insoumise du député François Ruffin a déposé 20'000 amendements. (© KEYSTONE/EPA/YOAN VALAT)

Un hémicycle archicomble et deux motions des oppositions: le débat sur la réforme des retraites est lancé lundi à l'Assemblée nationale pour deux semaines à haut risque, sous la pression des syndicats qui organisent deux nouvelles journées de mobilisation.

Un texte "d'équité et de progrès", "la réforme ou la faillite": le gouvernement a tenté de défendre lundi son projet très controversé des retraites, en ouverture des débats à l'Assemblée nationale dans une ambiance très chahutée.

Série de rappels au règlement et suspension de séance ont retardé les discours des ministres dans un hémicycle surchauffé où les oppositions ont ferraillé sur des demandes de référendum sur le projet gouvernemental, qui prévoit un recul de l'âge de la retraite de 62 à 64 ans.

"Bien réparti"

C'est "une réforme d'équité et de progrès qui répartit l'effort de manière juste", a affirmé le ministre du Travail Olivier Dussopt, prêt à "aller plus loin" pour améliorer l'emploi des seniors ou les pensions des femmes.

L'ancien socialiste a été chahuté par la gauche, qui l'a traité de "vendu". "Vous faites du favoritisme pour les riches", l'a tancé l'insoumis François Ruffin, en référence aux soupçons de favoritisme visant le ministre dans l'attribution d'un marché public lorsqu'il était maire en Ardèche.

A sa suite, le ministre des Comptes publics Gabriel Attal est monté au créneau contre les opposants au projet, les appelant à choisir entre "intérêt général" et "intérêt électoral". "C'est la réforme ou la faillite" du système de retraites, a-t-il affirmé, renvoyant dos à dos la Nupes et son "canon fiscal", et le RN, "camp du mensonge et des privilèges".

Les députés doivent se prononcer en fin de journée sur une motion de rejet de l'ensemble du projet de loi portée par les insoumis. Leur patronne Mathilde Panot a fustigé une réforme qui "aggrave le chaos" dans la société.

Puis une motion référendaire du groupe RN sera mise au vote.

Dès le début de la séance, d'autres parlementaires d'opposition ont réclamé à leur tour que leur propre demande de référendum, déposée in extremis, soit aussi soumise. Charles de Courson, du groupe indépendant Liot, à l'initiative avec des représentants de six groupes politiques, a dénoncé "un déni de démocratie", rejoint par des chefs de file de la Nupes.

Suspense

La présidente de l'Assemblée Yaël Braun-Pivet n'a pas donné suite. Les oppositions ont alors bruyamment protesté, provoquant une brève interruption de séance.

"Est-ce que vous croyez que nous allons passer 15 jours comme ça dans l'hémicycle?", a demandé aux oppositions Mme Braun-Pivet. "On n'est pas dans un amphi, pas dans une manif."

Les deux semaines prévues d'examen s'annoncent à haut risque sur cette réforme phare du second quinquennat d'Emmanuel Macron, qui ne dispose que d'une majorité relative à l'Assemblée.

A l'approche de deux journées d'action, mardi et samedi à l'appel de l'intersyndicale, la cheffe du gouvernement Élisabeth Borne a reconnu encore dimanche que le recul de l'âge légal représentait "un effort collectif".

Concession

Dans une concession de dernière minute, elle a annoncé que les personnes ayant commencé à travailler entre 20 et 21 ans pourront partir à la retraite à 63 ans, une extension du dispositif carrières longues.

Ce geste sera-t-il suffisant pour obtenir les voix, cruciales, de la droite ? Non, pour Aurélien Pradié notamment, qui pointe une "tromperie" et demande d'aller plus loin pour ceux ayant commencé à cotiser tôt.

"Les enchères commencent à montrer les contradictions des LR", observe une source gouvernementale.

Pour sa part, la patronne des députés RN Marine Le Pen raille une "négociation de marchands de tapis" entre le gouvernement et la droite.

Côté syndicats, l'effort de Mme Borne n'a pas convaincu: une "rustine" qui "n'est pas la réponse" attendue "à la mobilisation massive constatée", dénonce Laurent Berger, patron de la CFDT.

Mobilisation massive

Les journées de mobilisation des 19 et 31 janvier ont déjà réuni chaque fois plus d'un million de manifestants selon la police, plus de deux millions selon les organisateurs.

"On compte sur le fait qu'il y ait des mobilisations pour que les élus de la République prennent en compte l'avis des citoyens", a déclaré le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez.

Alors que les vacances scolaires ont commencé pour la zone A, le trafic sera fortement perturbé mardi à la SNCF et la RATP.

Pour la quatrième journée de mobilisation samedi, début des congés de la zone B, les syndicats de la SNCF ont décidé de ne pas appeler à la grève pour ne pas pénaliser les voyageurs.

Quelque 20'000 amendements ont été déposés par les députés sur le projet de loi, dont 13'000 par LFI.

Si l'Assemblée ne vient pas à bout des amendements d'ici le 17 février minuit, le texte passera au Sénat, du fait du choix de l'exécutif de recourir à un budget rectificatif de la Sécurité sociale.

Ce temps contraint est vivement critiqué par les oppositions, qui comptent néanmoins parvenir à discuter de l'article 7 consacré au report de l'âge de la retraite.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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