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Économie

L'Allemagne défend le retour à la discipline budgétaire

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Le ministre allemand des finances Christian Lindner (à dr.), ici avec le chancelier Olaf Scholz, veut un tour de vis budgétaire. (© KEYSTONE/AP/HANNIBAL HANSCHKE)

Le ministre allemand des Finances Christian Lindner a plaidé lundi à Bruxelles pour un retour à la discipline budgétaire, mise en veille depuis le début de la pandémie. A l'inverse, plusieurs pays dont la France réclament un assouplissement des règles.

Le pacte de stabilité, qui limite les déficits publics à 3% et la dette à 60% du Produit intérieur brut (PIB), "a prouvé sa flexibilité pendant la crise. Mais maintenant il est temps de reconstruire des marges de manoeuvre budgétaires, c'est pourquoi je défends fortement une réduction de la dette souveraine", a déclaré M. Lindner, avant une première réunion avec ses homologues de la zone euro.

La Commission européenne a lancé en octobre une consultation publique sur la réforme du pacte de stabilité, espérant aboutir cette année à un consensus parmi des Etats membres divisés sur le rythme de réduction des déficits publics à adopter après la pandémie.

Capitaux privés

"Je ne pense pas qu'on puisse de façon réaliste s'attendre à des changements fondamentaux sur les critères de dette et de déficit, pour lesquels il faudrait une modification des traités", a estimé le ministre allemand. S'il reconnaît le besoin d'une relance des investissements, ce responsable libéral estime qu'elle ne s'oppose pas à la réduction de la dette publique et veut mobiliser davantage les capitaux privés.

Alors que Paris a fait de la réforme du pacte de stabilité l'un des sujets prioritaires de sa présidence du conseil de l'UE au premier semestre, M. Lindner a affirmé qu'il s'attendait à ce que ce débat "démarre réellement en juin", quand la Commission européenne aura présenté ses propositions.

"La croissance vient avant la stabilité", a martelé de son côté le ministre français des Finances Bruno Le Maire. "Il faut un pacte, il faut des règles communes, mais ce doit être un pacte d'abord de croissance", a-t-il dit.

Ce débat, amorcé avant la crise sanitaire, avait dû être suspendu début 2020 en raison du Covid-19 qui a entraîné une récession historique.

Pour éviter un effondrement économique, l'Union européenne avait mis de côté temporairement le pacte de stabilité. Avec le retour de la croissance, se pose la question de sa remise en place.

Celle-ci est prévue début 2023. Mais certains pays réclament plus de souplesse dans la réduction des dépenses, soulignant l'envolée de la dette dans les Etats les plus affectés par la crise et le besoin de lourds investissements contre le changement climatique.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Économie

Baisse de régime du négoce à la Bourse suisse en avril

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Dans le même temps, le nombre de transactions a également fortement diminué, de 27,3% à 4,63 millions d'opérations. Sur un mois, le recul s'affiche à -20,8%. (© KEYSTONE/ENNIO LEANZA)

La Bourse suisse a connu en avril une baisse d'activité, tant en termes de volumes que de transactions. Le segment des obligations a affiché la plus forte hausse.

Au total, le volume d'échanges du mois sous revue a chuté de près d'un cinquième (-19,4%) sur un an pour s'établir à 97,3 milliards de francs, rapporte lundi l'opérateur de la place zurichoise SIX Swiss Exchange dans un communiqué. Sur un mois, la baisse atteint 26,6%.

Dans le même temps, le nombre de transactions a également fortement diminué, de 27,3% à 4,63 millions d'opérations. Sur un mois, le recul s'affiche à -20,8%.

Par catégorie, les investisseurs ont manifesté un intérêt particulier pour les obligations et les produits dérivés, qui ont enregistré des hausses de leurs volumes de négoce de 2,9% et 1,5% respectivement. Les actions (-20,5%) et les fonds indiciels, soit les ETF, (-31,0%) ont en revanche perdu du terrain.

Egalement propriété de SIX, la Bourse madrilène BME Exchange a évolué différemment en avril. Le volume d'échanges y a augmenté de 27,0% sur un an à 56,7 milliards d'euros, tandis que le nombre de transactions a diminué de 7,0% à 3,28 millions d'opérations.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

La BC des Grisons fait l'objet d'une plainte judiciaire

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Un particulier réclame environ un demi-milliard de francs à l'établissement cantonal grison et à sa filiale BZ, anciennement détenue par le financier Martin ebner. (archive) (© KEYSTONE/ARNO BALZARINI)

La Banque cantonale des Grisons (GKB) fait l'objet d'une plainte judiciaire portant sur un produit d'investissement géré par sa filiale BZ Bank Aktiengesellschaft.

Un plaignant reproche à la banque un manquement à ses obligations et réclame un montant qui pourrait avoisiner 500 millions.

La plainte vise la Banque cantonale des Grisons (GKB), sa filiale BZ Bank Aktiengesellschaft et certains de ses organes, précise l'établissement bancaire lundi dans un communiqué. Une demande de médiation a été déposée auprès de l'office de conciliation du district de Höfe, dans le canton de Schwytz.

La GKB conteste les accusations et entend se défendre, a-t-elle encore ajouté.

Une opération de Martin Ebner en toile de fond

Selon un article du portail d'informations en ligne Inside Paradeplatz paru lundi, la plainte vise deux hauts dirigeants de la GKB, "car ils occupent deux des trois sièges au conseil d'administration de BZ Bank".

En 2022, GKB a acquis une participation majoritaire dans BZ Bank auprès de son propriétaire Martin Ebner et détient 100% des actions depuis début 2025.

Selon l'article, M. Ebner s'était assuré en 2025, via une augmentation de capital et l'émission d'actions à droit de vote, que sa société d'investissement Patinex détienne la majorité de United Machining Solutions, entreprise de machines-outils dont le chiffre d'affaires dépasse 1,5 milliard de dollars.

En juillet dernier, United Grinding Group a racheté la division GF Machining Solutions du groupe Georg Fischer et changé de nom pour United Machining Solutions, tout en conservant son siège à Berne.

La banque BZ, par laquelle l'augmentation de capital via actions à droit de vote a été réalisée, aurait poussé un client et d'autres investisseurs privés à renoncer à leurs droits de souscription d'actions United. Cet investisseur espérait un accord amiable avec la maison mère GKB, mais celui-ci n'a pas abouti, d'où la plainte dans le canton de Schwytz.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Le moral des industriels fait fi du Moyen-Orient en avril

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S'ils gardent le moral, les industriels en Suisse constatent une explosion des prix de leurs intrants, à commencer par les plastics. (archive) (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

La confiance des industriels helvétiques s'est encore renforcée en avril, nonobstant le conflit en cours depuis fin février au Moyen-Orient.

L'indice des directeurs d'achat (PMI) concocté par le cabinet procure.ch et publié lundi par UBS dans le secteur tertiaire a gagné 1,2 point pour s'établir à 54,5 points, sur une base corrigée des effets saisonniers. L'essor a été alimenté par les composantes production et carnets de commandes, en hausse de 1,4 et 1,9 point respectivement à 52,3 et 56,1 points.

La variable emploi par contre s'est maintenue à 48,5 points en-deçà du seuil de croissance de 50 points, malgré un rétablissement de 1,0 point.

La composante prix d'achat a encore enflé de 11,5% pour atteindre 82,8 points, du fait notamment des augmentations de prix pour les plastiques. Des tarifs plus élevés pour les composants électroniques ont aussi été observés, attribués à une pénurie généralisée sur les marchés concernés. Le sous-indice des prix des intrants reste cependant inférieur d'une dizaine de points à son niveau du printemps 2022, au moment du précédent choc énergétique.

Le PMI dans les services s'est pour sa part affaissé de 2,4 points à 54,8 points, se maintenant confortablement au-dessus du seuil de croissance de 50 points.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Les perspectives d'emploi peu affectées par la guerre en Iran

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Les perspectives d'embauche se sont améliorées dans l'industrie manufacturière notamment. (archive) (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Les perspectives d'emploi des entreprises suisses ne se détériorent pas, malgré le conflit au Moyen-Orient et la hausse des cours du pétrole et du gaz qui en découle, selon l'Institut KOF.

Au deuxième trimestre 2026, l'indicateur de l'emploi du KOF s'établit à 2,2 points, contre 2,1 points au premier trimestre 2026, indique lundi le Centre d'études conjoncturelles de l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ) dans un point de situation périodique. Ce baromètre repose sur les réponses de quelque 4200 entreprises interrogées en avril.

La valeur actuelle suggère une évolution modérée du marché du travail suisse au cours du trimestre en cours et du prochain, malgré l'incertitude géopolitique accrue et la hausse des prix de l'énergie.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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