Rejoignez-nous

International

L'Europe des batteries risque de patiner à l'allumage

Publié

,

le

Des batteries au lithium sur le point d'être installées dans des véhicules (archives). (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

L'Europe des batteries électriques de la transition énergétique risque de patiner à l'allumage par manque de métaux stratégiques pour les remplir, épineux sujet sur lequel planchent mardi les ministres de l'Industrie des 27, dans le nord de la France.

Se tenant dans l'ancien bassin minier de Lens, tout près de Douvrin qui doit accueillir l'une des dizaines de "giga-usines" de batteries prévues sur le vieux continent, les discussions informelles des ministres et commissaires européens porteront notamment sur les moyens de renforcer l'autonomie du continent en lithium, nickel, graphite ou cobalt, ainsi qu'en aimants permanents destinés aux éoliennes.

Nécessaires pour stocker et faire circuler l'électricité, ou pour améliorer le rendement des anodes, à l'intérieur des batteries, ces métaux sont jugés absolument critiques pour permettre à l'industrie automobile de supprimer d'ici 2035 les moteurs à combustion qui réchauffent la planète depuis un siècle.

Or l'Europe n'en produit quasiment pas et doit presque tout importer.

Comme "nous avons une vraie dépendance aux matières fossiles pour les voitures actuellement" (...) "on ne voudrait pas passer d'une dépendance à une autre", souligne-t-on au cabinet de la ministre française de l'Industrie Agnès Pannier-Runacher, puissance invitante de la réunion européenne.

D'ici 2030, l'Europe vise 25% de la production mondiale de batteries (contre 3% en 2020). L'explosion des besoins en métaux sera particulièrement sensible pour le cobalt et le graphite.

Leur consommation devrait plus que doubler en Europe, à respectivement 83'000 et 610'000 tonnes par an, et celle du lithium devrait décupler à 61'000 tonnes, selon un rapport présenté devant les ministres par l'industriel Philippe Varin, dont l'AFP a obtenu copie partielle.

Dans ces trois filières, la Chine domine totalement le marché -première productrice et souvent première consommatrice- ayant anticipé le tournant électrique de la planète depuis 20 ans en mettant la main sur de nombreux sites d'extraction minière et en multipliant les usines de raffinage, et maintenant de batteries.

Diviser le coût par deux

Pour évoquer les problèmes d'approvisionnement, les ministres écouteront notamment les témoignages de trois industriels au cours de tables rondes, le suédois NorthVolt, qui a inauguré fin 2021 la première giga-usine de batteries lithium-ion sur le sol du vieux continent destinée à concurrencer l'Américain Tesla, le groupe français Caraester, spécialiste du recyclage d'aimants, et l'autrichien Wolfram, qui exploite une ligne de tungstène et présentera les enjeux du potentiel extractif européen.

L'enjeu d'approvisionnement est crucial pour les constructeurs automobiles européens engagés dans la filière batteries. Allié à Nissan et Mitsubishi, Renault pense "réduire par deux le coût des batteries d'ici 2030", a indiqué vendredi son patron Jean-Dominique Senard.

Au menu des solutions, figurent notamment la constitution de "plateformes" d'importation auxquelles seraient liées des usines de raffinage européennes. L'Europe compte aussi beaucoup sur le recyclage des batteries usagées et l'économie circulaire pour se créer ses propres gisements de métaux et terres rares nécessaires au développement de la filière.

Même si le recyclage ne pourra réellement débuter qu'à la fin de la première génération de batteries, "ceci doit être anticipé dès maintenant", plaide une source industrielle.

Sur le sujet du lithium, quatre projets de mines existent en Europe: Cinovec en République tchèque, porté par European Metals, Keliber en Finlande par Keliber Oy, Wolfsberg en Autriche par European Lithium, et enfin un projet en Allemagne, Zinnval, porté par Deutsche Lithium, indique la Commission. Ces quatre projets pourraient couvrir 80% des besoins européens pour les batteries à terme.

Le vice-président de la Commission européenne, Maros Sefcovic, présent à la réunion, mène par ailleurs "des discussions avec la Serbie", voisine de l'UE, qui vient de rompre ses négociations avec le géant australien Rio Tinto pour l'exploitation controversée localement d'une mine de lithium, indique-t-on au cabinet d'Agnès Pannier-Runacher.

Ce sera sans doute le défi le plus important à relever pour l'Europe: trouver les moyens de parvenir à réaliser ou d'encourager une exploitation minière selon des normes "environnementales et sociales" ambitieuses.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

Continuer la lecture
Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

International

Corée du Nord: Kim veut renforcer la première ligne contre le Sud

Publié

le

La Corée du Nord et la Corée du Sud sont techniquement toujours en guerre depuis leur conflit de 1950-1953, conclu sur un armistice et non un traité de paix (archives). (© KEYSTONE/AP/AHN YOUNG-JOON)

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un a appelé à renforcer les unités militaires de première ligne face à "l'ennemi juré" sud-coréen, rapporte lundi KCNA. Malgré des tentatives d'apaisement de Séoul, Pyongyang rejette systématiquement la main tendue du Sud.

Kim Jong-un a "présenté des plans pour [...] renforcer les unités de première ligne et d'autres unités majeures sur les plans militaire et technique", afin d'améliorer ses capacités de "dissuasion", selon une dépêche de l'agence de presse nord-coréenne KCNA.

"Il a souligné que les commandants à tous les échelons de l'armée devaient continuer à affiner leur [...] vision de l'ennemi juré", est-il ajouté dans le texte faisant visiblement référence à la Corée du Sud. Les deux pays voisins sont techniquement toujours en guerre depuis leur conflit de 1950-1953, conclu sur un armistice et non un traité de paix.

Malgré les volontés d'apaisement du président sud-coréen élu l'an dernier, Pyongyang rejette systématiquement les mains tendues de Séoul.

Match de football

Kim Jong-un a également évoqué la politique d'Etat de "défense territoriale concernant le renforcement des unités de première ligne à la frontière sud et la transformation de la ligne de démarcation en une forteresse imprenable".

Pour Hong Min, analyste à l'institut coréen pour l'unification nationale, cette déclaration "reflète une prise de conscience des techniques de guerre par drones, des frappes de précision, de la guerre électronique et des champs de bataille multidomaines [sur plusieurs types de terrain, ndlr] observées lors de la guerre en Ukraine" et celle au Moyen-Orient, a-t-il rapporté à l'AFP.

En dépit de cette nouvelle annonce de durcissement militaire, une rare éclaircie se dessine depuis l'arrivée dimanche en Corée du Sud d'une équipe de football féminine nord-coréenne. Une telle visite sportive ne s'était pas produite en près de huit ans.

Le Naegohyang FC affrontera mercredi les Sud-Coréennes du Suwon FC en demi-finale de la Ligue des champions asiatique lors d'un match à guichets fermés. Des associations du Sud, financées par Séoul, prévoient de soutenir les deux équipes, la traversée de la frontière étant interdite aux supporters du Nord.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

International

Liban: un chef du Djihad islamique tué dans une frappe israélienne

Publié

le

Le bilan des frappes israéliennes au Liban dépasse les 400 morts depuis le début de la trêve, d'après un décompte de l'AFP fondé sur des chiffres officiels (archives). (© KEYSTONE/EPA/ATEF SAFADI)

Un tir de missile israélien visant un appartement dans l'est du Liban a coûté la vie à un chef du Djihad islamique ainsi qu'à fille de 17 ans, a annoncé dimanche soir l'agence de presse libanaise. Six autres personnes ont été tuées dans le reste du pays le même jour.

Les secouristes fouillaient les décombres à la recherche de survivants de l'explosion survenue dans la nuit à la périphérie de la ville de Baalbek, a précisé l'agence de presse libanaise ANI.

L'armée israélienne avait appelé à l'évacuation de plusieurs villages, parfois situés à des dizaines de kilomètres de la frontière israélo-libanaise et qui avaient déjà fait l'objet d'avertissements la veille.

D'après un bilan préliminaire du ministère libanais de la santé, trois personnes sont mortes à Tayr Felsay et deux à Tayr Debba, dont un enfant dans chaque localité. Une quinzaine de personnes ont été blessées dans la série de frappes visant le sud du pays, a précisé cette source.

Les Etats-Unis avaient pourtant annoncé vendredi, lors d'une deuxième journée de pourparlers entre Israël et le Liban à Washington, la prolongation de 45 jours d'une trêve entrée en vigueur le 17 avril.

Le Hezbollah rejette les négociations, les premières depuis des décennies entre les deux pays qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques. Elles portent notamment sur l'épineuse question du désarmement du groupe, que celui-ci refuse.

Des centaines de morts

Israël, qui occupe une partie du sud du Liban, "protège les communautés israéliennes, mais combat aussi un ennemi qui tente d'être plus malin que nous", a déclaré le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, au début de la réunion hebdomadaire de son gouvernement.

Ces dernières semaines, le Hezbollah a utilisé à plusieurs reprises des drones FPV à fibre optique, à bas coût, pour viser les forces israéliennes. "Aujourd'hui, nous faisons face au défi de neutraliser les drones FPV", a affirmé M. Netanyahou, à propos de ces drones pilotés à distance.

Un responsable militaire israélien a déclaré que l'organisation chiite avait tiré environ 200 projectiles sur Israël et sur les troupes israéliennes au Liban au cours du week-end. Le Hezbollah a revendiqué dimanche plusieurs attaques contre les soldats dans le sud du Liban.

Le Liban a été plongé dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars, lorsque le Hezbollah a lancé une attaque sur Israël pour venger la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei. Près de 3000 personnes ont été tuées et plus d'un million d'autres ont été déplacées depuis lors, selon les chiffres officiels.

Le bilan des frappes israéliennes au Liban dépasse les 400 morts depuis le début de la trêve, d'après un décompte de l'AFP fondé sur des chiffres officiels. Au total, 21 Israéliens ont été tués au Liban - 20 soldats et un contractuel travaillant pour l'armée - depuis le début mars.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

International

Hantavirus: l'OMS maintient son évaluation de "risque faible"

Publié

le

Le navire de croisière MV Hondius doit accoster aux Pays-Bas lundi avec le reste de son équipage (archives). (© KEYSTONE/AP/Arilson Almeida)

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a maintenu dimanche son évaluation de "risque faible" au sujet du foyer d'hantavirus apparu à bord du navire du bateau MV Hondius. Le navire de croisière doit accoster aux Pays-Bas lundi avec le reste de son équipage.

"Le risque pour la santé publique a été réévalué à la lumière des informations les plus récentes disponibles et le risque global reste faible", a annoncé l'OMS dans un bulletin d'évaluation des risques.

"Bien que d'autres cas puissent encore survenir parmi les passagers et les membres d'équipage exposés avant la mise en place des mesures de confinement, le risque de transmission ultérieure devrait être réduit après le débarquement et la mise en oeuvre des mesures de contrôle", a ajouté l'OMS.

En outre, souligne l'organisation, "il convient de noter que certains passagers avaient débarqué dans un nombre limité d'autres lieux avant que l'épidémie ne soit identifiée et qu'ils ont également été placés sous surveillance. De plus, les passagers et les membres d'équipage identifiés ayant voyagé sur des vols associés font également l'objet d'un suivi".

Arrivée en fin de matinée

Le bateau de croisière, qui avait suscité l'inquiétude mondiale à l'annonce de l'apparition de ce foyer au début mai, doit terminer son voyage à Rotterdam lundi, entre 10h00 et midi, selon les autorités, avant de débarquer les 27 personnes encore à bord: 25 membres d'équipage et deux membres du personnel médical.

L'hantavirus, virus rare pour lequel il n'existe ni vaccin ni traitement spécifique, a fait trois morts et contraint les autorités d'une vingtaine de pays à placer les cas suspects et contacts sous surveillance, même si selon l'OMS la contagion humaine nécessite un contact très proche.

Le virus a une période d'incubation de plusieurs semaines, ce qui signifie que d'autres cas parmi les occupants du navire pourraient apparaître à l'avenir, selon l'OMS.

A ce jour, le virus a été confirmé chez sept patients, avec un autre cas probable, selon un décompte de l'AFP établi à partir de sources officielles après la confirmation d'un nouveau cas au Canada dimanche soir.

"La situation épidémiologique continuera d'être suivie de près, et l'évaluation des risques sera mise à jour si nécessaire", a ajouté l'OMS.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

International

Violence en ligne: Meghan Markle à Genève pour les enfants victimes

Publié

le

La fondation du prince Harry et de son épouse Meghan Markle s'est alliée avec l'Organisation mondiale de la santé (OMS) pour alerter à Genève sur la violence en ligne pour les jeunes en montrant une exposition. (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

La duchesse de Sussex Meghan Markle a fait le déplacement à Genève pour alerter sur les violences en ligne contre les enfants. Dimanche soir sur la Place des Nations, elle a participé à l'inauguration d'une exposition pour rendre hommage aux victimes.

Ce "Lost Screen Memorial", prévu par la fondation du prince Harry et de son épouse, a été établi vendredi et restera en place jusqu'à vendredi prochain, en marge de l'Assemblée mondiale qui démarre lundi. Inauguré notamment par le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) Tedros Adhanom Ghebreyesus et le maire de Genève Alfonso Gomez, il est constitué de 50 caissons lumineux de 1 m 40 de haut.

Chacun reflète l'écran de verrouillage du téléphone d'un jeune décédé après du cyberharcèlement ou de l'extorsion sexuelle. Lancée avec une communauté de familles d'enfants qui ont subi ce fléau, dont une représentante était présente dimanche soir, l'exposition a été montrée pour la première fois en avril 2025 à New York.

Parmi les autres problèmes identifiés figurent notamment l'exploitation sexuelle, les incitations à l'automutilation ou le manque d'encadrement de l'intelligence artificielle (IA).

L'exposition est prolongée en ligne. Les proches témoignent notamment des histoires des enfants décédés. Ils demandent que les applications aient des protections par défaut.

Ils souhaitent des contraintes dans les normes de celles-ci et que les entreprises soient responsables. Les enfants doivent accéder rapidement à des soins et la collaboration doit garantir que ceux-ci soient équitables entre les différents pays, ajoutent-ils également.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Derniers titres

Les 2 derniers titres

Votre Horoscope

Cancer

Dans vos activités, vous évoluez dans un climat serein, où votre sens du travail collectif est reconnu et valorisé par tous !

Les Sujets à la Une