Économie
Worldline va vendre son activité de terminaux de paiement à Apollo
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Le spécialiste français des paiements électroniques Worldline a annoncé lundi être entré en négociations exclusives pour vendre au fonds Apollo ses activités de terminaux de paiement valorisées à 2,3 milliards d'euros (2,4 milliards de francs).
La finalisation de l'opération "est envisagée pour le second semestre 2022", a précisé Worldline dans un communiqué.
Cette opération est basée sur une "offre ferme d'achat pour 100% des titres de TSS (Terminaux, Solutions et Services) pour un prix comprenant un montant de 1,7 milliard d'euros ainsi que des actions de préférence pouvant atteindre un montant allant jusqu'à 0,9 milliard d'euros sur la base de la création de valeur future de TSS".
Worldline cherchait de longue date à revendre cette activité, récupérée lors de l'acquisition de son concurrent Ingenico en 2020.
Worldline avait lancé "une revue stratégique des activités de terminaux de paiement afin d'assurer à TSS les meilleures conditions pour exécuter son plan de transformation ambitieux", explique Gilles Grapinet, directeur général de Worldline, cité dans le communiqué.
"Nous avons signé un accord avec le candidat qui nous paraît être le plus à même de garantir la reprise de cette activité, dans le meilleur intérêt de ses clients, collaborateurs et actionnaires", poursuit-il.
De son côté, Michele Raba, associé chez Apollo, a souligné le positionnement de TSS, "leader des solutions de hardware dans l'écosystème de l'infrastructure du paiement, doté d'une marque forte et de parts de marché de premier plan dans toutes les régions où l'activité opère".
"Nous nous réjouissons de cette collaboration future avec l'équipe de direction de TSS, et d'accélérer la croissance de TSS dans les domaines du hardware, des softwares et des services, qui connaissent actuellement une forte impulsion", a-t-il dit, également cité dans le communiqué.
Worldline publiera ses résultats annuel mardi.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp
Économie
SEF 2026: Parmelin pas surpris par l'annonce des droits de douane
Pour le président de la Confédération Guy Parmelin, l'annonce faite mercredi sur les nouveaux droits de douane américains n'a pas été une surprise. Les négociations entre la Suisse et les Etats-Unis se poursuivent en vue d'obtenir un accord commercial.
"Nous savions que des enquêtes étaient en cours concernant la section 301 de la loi américaine sur le commerce et nous nous attendions à une décision", a déclaré jeudi le ministre de l'Économie lors d'une table ronde à l'ouverture du Swiss Economic Forum (SEF) à Interlaken.
"Nous rejetons les reproches formulés par les Etats-Unis et nous leur avons déjà répondu par écrit", a poursuivi M. Parmelin. Mercredi, les États-Unis ont accentué la pression sur la Suisse au sujet des droits de douane. Se basant sur le reproche de ne pas en faire assez pour lutter contre l'importation de produits issus du travail forcé, Washington a menacé la Suisse et de nombreux autres pays de droits de douane de 12,5%.
Les propositions relatives aux futurs droits de douane américains n'ont pas encore été finalisées. Une période de consultation se déroulera jusqu'au 6 juillet.
La rencontre avec Jamieson Greer
Guy Parmelin a précisé que la rencontre la veille à Paris avec le ministre américain du commerce Jamieson Greer avait été planifiée avant même cette décision. La délégation suisse y a réaffirmé sa position et discuté des arguments américains ayant conduit à ces nouveaux tarifs douaniers.
Lors de son intervention au SEF, le président de la Confédération a rappelé que la Suisse avait déjà pris des mesures pour empêcher l'importation de produits issus du travail forcé. "Les entreprises et les autorités helvétiques veillent scrupuleusement à ce que cela ne se produise pas", a-t-il déclaré.
Au cours de l'entretien avec M. Greer, la question de savoir si une simple annonce d'adaptation de la législation suisse concernant le travail forcé pouvait entraîner une réduction des droits de douane envisagés par les États-Unis a été soulevée. Selon Guy Parmelin, cela a déjà été le cas pour d'autres pays.
Poursuite des négociations
Au total, 54 pays, dont la Suisse, sont visées par des droits de douane de 12,5%. Le taux prévu pour l'Union européenne (UE), le Royaume-Uni et quelques autres États, est de 10%.
"Nous devons garder notre calme et poursuivre les négociations en vue d'un accord commercial. Après tout, les États-Unis aspirent eux aussi à une solution contraignante", a conclu le conseiller fédéral. Interrogé sur la date de conclusion d'un accord douanier avec les États-Unis, il a déclaré: "Une chose est sûre: tout est incertain".
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp
Économie
Partners Group: vers un problème plus large dans le crédit privé
Le président de la société de recherche indépendante AlphaValue, Pierre-Yves Gauthier, livre son point de vue sur les difficultés que rencontre le gestionnaire d'actifs Partners Group avec certains fonds d'investissement dont il y a dû limiter les remboursements.
AWP: Quelle conséquence a l'annonce de Partners Group de limiter les remboursements de certains fonds "Evergreen"?
Pierre-Yves Gauthier: Partners Group est le premier à avoir agi et restreint la liquidité des fonds, mais l'ensemble des entreprises qui gèrent des fonds dans les marchés privés vont être confrontées à la même difficulté. C'est un très mauvais signal pour eux-mêmes et le secteur.
Partners Group aurait souhaité éviter d'être le premier à faire cette communication, mais tout le monde attendait qu'il y ait quelqu'un qui sorte du bois et parle. C'est peut-être aussi une tactique de Partners Group d'être les premiers à annoncer la nouvelle, ce qui crée une forme de respectabilité pour l'entreprise. Et cela crée un problème pour les acteurs qui sont en difficulté dans ce segment. Partner Group est mieux configuré pour absorber ce choc que certains de leurs grands concurrents.
AWP: Quel est le problème avec les fonds "Evergreen"?
P-Y G: La croissance des fonds Evergreen est venue ces dernières années des investisseurs privés, qui présentent une plus grande fragilité structurelle que les investisseurs institutionnels orientés sur le long terme. Les investisseurs privés se retournent facilement.
Depuis environ deux ans, les doutes montent sur la qualité des sous-jacents dans le crédit privé. Depuis le début de l'année, la crise est avérée et l'ensemble des fonds de crédit privé a été obligée de limiter les retraits. Les vibrations sur la classe d'actif du marché privé sont devenues très négatives. Le crédit privé, qui était en zone de croissance, pose désormais des problèmes de valorisation.
Dans un contexte de taux qui montent et d'inquiétudes, un certain nombre d'investisseurs se sont précipités et ont essayé de récupérer leurs fonds. Tous les grands gérants de fonds de crédit privé se sont trouvés confrontés à des retraits très importants.
Partners Group n'est pas très exposé au crédit privé et n'avait pas jusqu'à présent de difficulté dans cette activité. La nouveauté, c'était l'effet d'annonce qu'il représente pour la classe d'actifs, le private equity, sur lesquels ils paraissent les plus solides quand même.
AWP: Existe-t-il un risque d'effet domino vers d'autres acteurs du crédit privé et d'autres classes d'actifs?
P-Y G: Oui, il y a un risque d'effet domino vers d'autres fonds et d'autres acteurs du secteur. La classe d'actifs du marché privé est une classe sur laquelle il y a des interrogations sur la façon dont sont comptabilisées les performances, sur la qualité des sous-jacents, notamment dans le crédit privé.
La Suisse est surexposée dans le marché privé, non seulement avec Partners Group, mais aussi en raison des fonds d'investissement, et d'établissements comme UBS, Julius Bär ou encore EFG. Si cette classe d'actifs recule ou plafonne, cela aura un impact sur les commissions enregistrées par ces acteurs.
AWP: Les difficultés du marché du crédit privé peuvent-elles devenir systémiques et conduire à une crise financière plus large?
P-Y G: Il y a une dimension systémique sur le crédit privé. Ce dernier assure la liquidité des entreprises avec un financement que n'accordent plus les banques. Si ce mécanisme de financement est bloqué, cela peut avoir un effet de plus grande ampleur.
Le crédit privé représente à peu près 2000 milliards de dollars d'encours. C'est énorme à l'échelle d'un pays comme la France ou la Suisse, mais c'est infime à l'échelle globale. Il existe des effets de gâchette qui peuvent transposer les risques à toutes les classes d'actifs. Si les entreprises, qui sont financées en crédit privé, ne sont pas refinancées, elles déposent leurs bilans. Les effets domino sont absolument instantanés.
C'est une crise qui est là depuis probablement deux ans, qui mûrit, mais dont les bulles ne sont pas vraiment visibles, qui ne remontent pas complètement à la surface. S'il y a une crise dans le secteur des crédits privés, cela va réduire la circulation de flux dans ce secteur, mais il ne va pas y avoir de grande explosion. Il y a un effet systémique, mais il n'y a pas de choc systémique.
Les nouvelles pourraient être de plus en plus mauvaises pendant les deux années qui viennent. Avec en point d'orgue, la spéculation sur l'IA. Si ça se passe bien avec l'IA, l'illusion collective va se poursuivre et on va oublier un petit peu la problématique des engagements dans les marchés privés. Si par contre il y a un retour de bâton sur l'IA, on aurait un effet d'écho assez prononcé sur le marché du crédit privé.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp
Économie
La Poste va supprimer soixante emplois à plein temps dans l'IT
Le géant jaune va supprimer une soixantaine d'équivalents plein-temps dans le pays dans le secteur de l'informatique. Elle procède ainsi à une réorientation de ses activités dans ce secteur.
Une procédure de consultation sera lancée à la mi-juin, a indiqué l'entreprise à Keystone-ATS, confirmant ainsi une information parue jeudi dans le quotidien romand le Temps.
"Nous ne supprimons aucun poste en Suisse pour les compenser à l'étranger. Le site au Portugal ne fera pas l’objet d’une extension pour le moment", ajoute le géant jaune.
L'entreprise confirme également l'ampleur du personnel touché, soit 60 postes, selon deux sources du Temps. Selon le journal, une vingtaine de changements de contrats de travail toujours pour des postes dans l’IT, sont aussi prévus.
La Poste indique que les données définitives seront transmises lorsque le processus sera achevé, "probablement à l’automne".
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Économie
Les résidences secondaires en montagne de plus en plus onéreuses
Les prix au mètre carré des résidences secondaires dans les Alpes ont poursuivi leur ascension en 2025, propulsés par l'essor du tourisme et la baisse des coûts de financement. Ils ont enflé de 4% sur un an, selon une étude d'UBS publiée jeudi.
La Suisse et l'Italie ont enregistré les plus fortes progressions, avec près de 6% chacune sur un an.
"Nous nous attendons à ce que la dynamique positive se poursuive, notamment car le nombre de potentiels acheteurs - soit les ménages à hauts revenus - progresse plus rapidement que l'offre disponible", a expliqué dans une téléconférence Thomas Veraguth, économiste spécialiste en immobilier chez UBS. Ainsi, entre 2017 et 2022, le nombre de personnes avec un revenu imposable supérieur à 200'000 francs a augmenté de près de 33'000 en Suisse. Dans le même temps, le parc de logements en montagne n'a progressé que d'environ 9000 unités.
Pour acquérir un appartement de vacances haut de gamme à Gstaad, il faut débourser en moyenne 25'200 francs par mètre carré, ce qui en fait la destination alpine la plus chère du classement, suivie par Engadin/St. Moritz (24'000 francs), Verbier (23'600 francs), Andermatt (22'200 francs) et Zermatt (21'000 francs). Le top cinq des stations les plus onéreuses, parmi les 34 destinations des Alpes analysées, réparties entre la Suisse, la France, l'Autriche et l'Italie, est ainsi 100% suisse. La station française de Courchevel arrive en sixième position, avec un prix moyen au mètre carré de 20'300 francs.
La méthodologie de récolte des données diffère toutefois entre les pays. Alors que les chiffres sont basés sur les prix demandés en Suisse, pour l'Italie et l'Autriche, les données sont tirées des prix des transactions, tandis qu'en France, elles sont fondées sur la valeur estimée.
Évolution démographique en soutien
L'évolution démographique influence également le marché des résidences secondaires en montagne. En Suisse, plus d'un million de personnes âgées de 55 à 65 ans vivent en dehors des cantons de montagne - soit une hausse de 25% par rapport à il y a dix ans. La possibilité d'utiliser le bien de manière flexible, avec par la suite un transfert de leur résidence secondaire comme résidence principale, afin de bénéficier d'avantages fiscaux, est également un atout.
Parmi les destinations de montagne phares de la Suisse, une grande disparité est observée du point de vue de l'évolution des prix. À Andermatt, le prix moyen au mètre carré a bondi de 12,5% sur un an, une situation que connaissent à la fois Davos/Kloster (+12,5%) et Crans Montana (+15,2%), tandis que la hausse a été plus mesurée à Gstaad (+3,3%), Zermatt (+3,9%) ou Flims Laax (+2,4%). Verbier est la seule destination suisse à avoir vu le prix au mètre carré reculer sur un an (-7,8%).
Malgré un niveau des prix "stratosphérique", aucun plafond n'est encore en vue. De nouvelles hausses de prix sont attendues au cours des prochains trimestres, en particulier dans les destinations suisses et italiennes. "La croissance devrait toutefois ralentir par rapport aux pics de 2021 à 2023", projette M. Veraguth. Une progression des prix au mètre carré aux alentours de 5% est ainsi attendue en 2026.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp
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