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Suisse

Le Conseil fédéral exhorté à accueillir 10'000 réfugiés

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Une gare routière à Kiev jeudi: de nombreux habitants de la capitale ukrainienne ont pris la fuite le jour de l'intervention russe dans le pays. (© KEYSTONE/AP/Emilio Morenatti)

Dans une lettre ouverte au Conseil fédéral, plusieurs organisations demandent à la Suisse d'accueillir 10'000 réfugiés d'Ukraine. Les personnes en fuite devraient avoir la possibilité de déposer une demande d'asile dans un pays sûr.

Jusqu'à présent, le texte a été signé par 4000 personnes, ont indiqué vendredi dans un communiqué plusieurs organisations, dont le parti des Verts, Solidarité sans frontières, les Jeunes Verts, les Jeunes socialistes et Campax.

Les signataires demandent à la cheffe du Département fédéral de justice et police (DFJP) Karin Keller-Sutter, et au Conseil fédéral, d'accueillir, en étroite collaboration avec les cantons, les communes et la société civile, 10'000 personnes en quête de protection en provenance de la région en crise.

"La Suisse se montrera solidaire"

Lors d'une conférence de presse jeudi sur la situation en Ukraine, la secrétaire d'Etat aux migrations, Christine Schraner Burgener, avait déclaré que la Suisse était en contact avec l'agence européenne Frontex. Des mouvements migratoires sont attendus, mais ils semblent pour l'instant surtout se dérouler à l'intérieur du pays, a-t-elle noté.

"La Suisse se montrera solidaire des Ukrainiens", a assuré Mme Schraner Burgener. La semaine prochaine, Karin Keller-Sutter participera à une réunion des ministres de l'Intérieur de l'UE à Bruxelles, qui abordera certainement la crise en Ukraine.

100'000 personnes en fuite

Environ 100'000 personnes avaient fui jeudi leur foyer en Ukraine, et plusieurs milliers d'autres ont quitté le pays, cible depuis le jour même d'une offensive militaire russe, a affirmé l'ONU jeudi.

Filippo Grandi, haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, a appelé les gouvernements des pays voisins de l'Ukraine "à garder les frontières ouvertes pour les personnes en quête de sécurité et de protection".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

A Zurich, les victimes traitées avec de la peau de donneurs décédés

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L'hôpital universitaire de Zurich et l'hôpital pour enfants de Zurich ont reçu des Pays-Bas des bouts de peau prélevés sur des personnes décédées (image d'illustation). (© KEYSTONE/WALTER BIERI)

Les hôpitaux zurichois ont reçu des Pays-Bas 9,3 mètres carrés de peau provenant de dons pour soigner des victimes de l'incendie de Crans-Montana. Cette information a été communiquée à Keystone-ATS mercredi par la banque de tissus humains "ETB-BISLIFE".

Les peaux de donneurs décédés ont été acheminées à l'Hôpital universitaire de Zurich en trois fois. Les autorités douanières suisses se sont, heureusement, montrées très coopératives, a indiqué un porte-parole de la banque située à Haarlem (P-B).

Les peaux issues de dons sont utilisées de façon temporaire sur le corps des grands brûlés afin de prévenir l'infection de leurs plaies et favoriser la guérison. A terme, elles sont remplacées par des greffes de peau durables, provenant la plupart du temps de l'épiderme du patient.

Zurich a fait appel pour la première fois à la banque hollandaise en début d'après-midi du jour de l'an. "Le soir même, les 20'000 premiers centimètres carrés de peau (2 m2) étaient envoyés par courrier et sont arrivés durant la nuit. Le vendredi suivant, 52'000 cm2 étaient expédiés, puis 21'000 cm2 le lundi suivant.

Ailleurs en Europe

La banque néerlandaise a également livré de la peau à Leipzig, où trois victimes suisses de l'incendie de Crans-Montana sont hospitalisées. De nouveaux envois de peau en Suisse ne sont pour l'heure pas programmés. "Il faudra compter sur d'autres livraisons d'ici deux à trois semaines, en fonction de l'avancée des traitements", souligne le porte-parole d'"ETB-BISLIFE".

En Suisse, on ne prélève pas de peau sur les personnes décédées qui ont accepté de faire don de leurs organes, selon les informations dont dispose Franz Immer, le directeur de la fondation Swisstransplant.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Martin Pfister souligne le rôle des médias face à la désinformation

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Le conseiller fédéral Martin Pfister était l'invité jeudi des éditeurs alémaniques lors de la traditionnelle rencontre de l'Epiphanie. (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Martin Pfister a mis en garde jeudi face aux activités d'influence d'Etats étrangers en Suisse, en particulier la Russie. Le ministre de la défense a souligné l'importance de la diversité de la presse et de l'éducation aux médias pour assurer la résilience du pays.

Alors que l'Europe est à nouveau théâtre d'une guerre, le conseiller fédéral a souligné que les conflits modernes sont aussi menés de manière hybride, avec des cyberattaques ou de la désinformation. "Celui qui déstabilise l'espace de l'information d'un pays menace sa sécurité", a déclaré M. Pfister lors de la traditionnelle réunion de l'Epiphanie des éditeurs alémaniques à Zurich.

"Cette guerre a déjà lieu en Europe, y compris en Suisse. Nous aussi sommes touchés par des activités d'influence". Il a cité la manipulation de contenus audio-visuels ou encore le fait de sortir des informations de leur contexte. Ces actions ont pour but d'influencer la politique et de troubler et diviser la population.

La Russie en particulier attaque la Suisse avec ces activités depuis 2022 et le début de l'agression contre l'Ukraine. Moscou affirme notamment que la Confédération n'est plus neutre, démocratique ou sûre. Martin Pfister a souligné que des médias pro-russes comme Russia Today diffusent en Suisse entre 800 et 900 articles par mois. Il a aussi relevé la propagation organisée de contenus via les réseaux sociaux.

"Lorsque la peur et le doute se propagent, la cohésion intérieure vacille et les coopérations internationales deviennent plus difficiles", a alerté le chef du département de la défense (DDPS).

La protection contre les cyberattaques est devenue une tâche importante de l'Etat, a souligné Martin Pfister, qui a notamment rappelé la mise en place d'une structure interdépartementale dans ce domaine.

Modèle économique sous pression

Mais les médias ont aussi un rôle crucial à jouer. "Des médias de qualité, travaillant selon de hauts standards, ainsi qu'un public intéressé et critique, aident à lutter contre ces activités d'influence", a souligné M. Pfister, qui a relevé le travail de qualité effectué par les médias en Suisse.

Le conseiller fédéral a mis en évidence le rôle de la SSR dans la préservation de la diversité médiatique. "Avec son mandat de service public, elle fournit de l'information fiable dans toutes les régions du pays, où les offres privées peinent à se maintenir de manière durable", a constaté M. Pfister.

Il a cependant admis que le modèle économique des médias était sous forte pression. Le conseiller fédéral a rappelé les initiatives en cours au niveau fédéral pour renforcer l'aide aux médias, et pour assurer une rétribution par les grandes plateformes, notamment d'IA, pour leur utilisation des contenus journalistiques.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Une année difficile en vue pour les plus pauvres avertit Caritas

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Sur les 708'000 personnes directement touchées par la pauvreté en Suisse, environ 100'000 sont des enfants et 336'000 des working poors (image d'illustration). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

La charge qui pèse sur les ménages les plus pauvres en Suisse continuera d'augmenter en 2026, avertit Caritas jeudi. Pour l'organisation, il est urgent de soulager ces ménages, par exemple en développant les mesures existantes comme la réduction des primes.

"Le problème de la pauvreté en Suisse est devenu chronique. Il est inadmissible que 16% de la population - dont de nombreuses familles et enfants - voient leurs perspectives fortement réduites et soient confrontés au souci quotidien de garantir leur subsistance", souligne le directeur de Caritas Suisse Peter Lack, cité dans un communiqué de l'organisation.

Pour Caritas, sept éléments contribueront à détériorer la situation des plus démunis en 2026: l'augmentation du coût de la vie, la hausse des primes d'assurance-maladie, la pression sur le marché du logement, la stagnation des bas salaires combinée à la hausse des frais, un forfait pour l'entretien de l'aide sociale trop bas et un soutien aux familles insuffisant. Finalement, les plus pauvres ne bénéficient pas des baisses d'impôts mais sont beaucoup plus touchés que les riches par l'augmentation de la TVA.

Parallèlement à des mesures pour soulager directement les ménages les plus pauvres, Caritas appelle à agir pour éviter que les inégalités ne se creusent davantage. Et d'évoquer la possibilité d'augmenter les impôts sur la fortune ou les successions.

Nouvelle plateforme sur la pauvreté

Caritas fête en 2026 son 125e anniversaire. A cette occasion, l'association a lancé jeudi la plateforme web "La pauvreté en Suisse", qui fournit un aperçu de la situation dans le pays.

Selon les chiffres de l'Office fédéral de la statistique, plus de 1,4 million de personnes vivent sous le seuil de pauvreté ou juste au-dessus en Suisse, rappelle Caritas. Sur les 708'000 personnes directement touchées par la pauvreté, environ 100'000 sont des enfants et 336'000 des working poors, soit des personnes qui sont pauvres malgré un travail rémunéré.

Une personne seule touchée par la pauvreté dispose au maximum de 2315 francs par mois, et une famille de quatre personnes (deux parents et deux enfants) de 4051 francs.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Les éditeurs vent debout contre la "piraterie" dans l'IA

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Le président des éditeurs alémanique Andrea Masüger veut faire passer les plateformes d'IA à la caisse pour l'utilisation des contenus journalistiques. (© KEYSTONE/URS FLUEELER)

Les éditeurs alémaniques se sont une nouvelle fois inquiétés jeudi de l'exploitation des contenus des médias par les plateformes d'intelligence artificielle (IA). Ils ont réitéré leur exigence d'être indemnisés pour cette utilisation.

"La piraterie" dans le domaine de l'IA deviendra un problème toujours plus grave pour les médias", a déclaré jeudi le président de l'association des éditeurs alémaniques Schweizer Medien (VSM), Andrea Masüger, lors de la traditionnelle réunion de l'Epiphanie à Zurich. Celle-ci a débuté avec une minute de silence en mémoire des victimes de la catastrophe de Crans-Montana.

Le Grison a souligné que 15% des jeunes en Suisse utilisent l'IA pour s'informer. Et dans 70% des cas, les grandes plateformes comme Google, ChatGPT ou Perplexity utilisent des contenus produits par les médias pour répondre aux questions en lien avec l'actualité. "Nous leur livrons gratis la matière première pour leur modèle d'affaires", a martelé le président de la faîtière.

Les éditeurs placent leurs espoirs dans la motion déposée par la conseillère aux Etats Petra Gössi (PLR/SZ), adoptée par les deux Chambres fédérales, qui prévoit une obligation de rémunération pour l'utilisation de prestations journalistiques par l'IA.

Chercheurs et Comco fustigés

Andrea Masüger s'est dans ce contexte étonné de la prise de position de plus de 80 professeurs des Ecoles polytechniques fédérales (EPF), qui ont estimé que ce texte menaçait la recherche sur l'IA en Suisse. Selon eux, il ne serait plus possible d'entraîner des modèles d'IA helvétiques, ce qui favoriserait les géants du web américains. "L'élite intellectuelle de la Suisse plaide pour la première fois pour un 'Far West' médiatique", a asséné Andrea Masüger.

Le président des éditeurs a aussi fustigé les réserves émises par la Commision de la concurrence (Comco) sur l'accord passé au printemps dernier entre éditeurs et SSR. Dans cette entente, la SSR acceptait de limiter sa présence sur Internet, en échange d'un appui des éditeurs dans la campagne contre l'initiative "200 francs, ça suffit". Cela a permis d'enterrer la "hache de guerre", selon les propos d'Andrea Masüger.

Accord avec la SSR pas enterré

La Comco a toutefois jugé illicite cette limitation des activités en ligne de la SSR. Elle a aussi émis des réserves sur la collaboration prévue dans le domaine de l'IA, pointant une possible distorsion de la concurrence au détriment des sociétés de la Big Tech. "Ici, on en vient à protéger le géant Goliath face au petit David", s'est étranglé le président des éditeurs, jugeant que la Comco "habitait sur Mars".

Malgré ce veto de la Comco, l'accord avec la SSR ne sera pas dénoncé, a précisé M. Masüger. Les parties restent en contact pour corriger ce qui pourra l'être.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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